VENDREDI 13 III : MEURTRES EN 3 DIMENSIONS (Steve Miner)

Meurtres_en_3_dimensions

REALISATEUR

Steve Miner

SCENARISTES

Martin Kitrosser et Carol Watson

DISTRIBUTION

Dana Kimmell, Tracie Savage, Richard Brooker, Gloria Charles…

INFOS

Long métrage américain
Genre : horreur
Titre original : Friday the 13th part III
Année de production : 1982

Le relief qui tue !

Le succès du western-spaghetti comique italo-espagnol La Vengeance Impitoyable/Coming at ya ! de Ferdinando Baldi déclencha au début des années 80 un nouvel engouement pour la 3D, technique populaire dans les années 50 et tombée en désuétude par la suite.
Vendredi 13 Chapitre III fut le premier film d’horreur de cette période à capitaliser sur ce phénomène (avant notamment Amytiville 3-D et Les Dents de la Mer 3). Un gimmick qui était synonyme d’espèces sonnantes et trébuchantes : tourné pour 2 millions de dollars, Meurtres en 3 Dimensions en rapporta 36 millions et fut le premier long métrage de 1982 à détrôner le E.T. de Steven Spielberg de la tête du box-office U.S.

Bien sûr, je ne l’ai vu qu’en 2D, mais les scènes préparées spécialement pour la 3D se repèrent très facilement et ne sont dans l’ensemble guère imaginatives. Un bâton est pointé vers l’écran, un des personnages joue au yo-yo en direction de la caméra (et le réalisateur s’attarde dessus quelques secondes de trop, histoire de…), un clodo montre un oeil arraché (et mal fichu) en gros plan, du pop-corn fait pop…bref, c’est très gadget et seul la scène où Jason presse la tête d’un pauvre gars jusqu’à lui faire jaillir un oeil de son orbite a du faire son petit effet à l’époque…

La scène d’ouverture de Meurtres en 3 Dimensions reprend les dix dernières minutes du Tueur du Vendredi sans l’assaut final d’un Jason démasqué et barbu (apparition qui était de toute façon voulue comme une référence directe à la scène onirique de la fin du premier Vendredi 13). Steve Miner l’a remplacé par un plan où l’on voit Jason se relever après que la « Final Girl » du Chapitre II lui ait planté une machette dans le corps (c’est que Jason était déjà très résistant avant de devenir un mort-vivant).
Pour cet épisode, Steve Miner a préféré choisir un comédien un peu plus massif pour incarner Jason…et en se débarrassant ainsi du look de redneck issu d’une longue lignée consanguine, le réalisateur posait là les bases de l’apparence définitive du serial-killer de Crystal Lake.

Le scénario ? C’est en gros le même que pour les deux premiers films. Les personnages ? Ils sont encore plus oubliables (et sacrifiables) que les précédents…et ceux amenés pour changer la formule des ados baiseurs et fumeurs de pétards sont totalement ridicules (comme ces bikers pas vraiment badass).
Les acteurs sont tous très mauvais et n’ont de toute façon été engagés que pour leur physique (comme l’a fait justement remarqué l’un des scénaristes quelques années plus tard). Une anecdote rapporte que les efforts sur le tournage étaient principalement tournés vers l’élaboration de « trucs cools » pour la 3D…donc pas le temps pour des choses comme la direction d’acteurs dont les rôles finiront de toute façon en chair à pâté sous les poings et la machette de Jason…

Le fameux masque de hockey apparaît au bout d’une heure, un dernier acte plutôt bien rythmé mais qui répète une fois de trop le principe du « jump scare onirique » dans ses dernières minutes (deux fois ça va…trois fois…).
Cette fois, Jason finit pendu, avec une hache dans le crâne…mais on le sait, il a la peau dure et il est revenu en 1984 pour le mal nommé Vendredi 13 Chapitre IV : Chapitre Final !

À suivre…Ki Ki Ki…Ma Ma Ma

Grand fan du genre, Francesco Francavilla choisit chaque année un thème horrifique pour son Inktober . Le sujet du mois : les films d’horreur des années 80.

VENDREDI 13 III