VERMINES (Sébastien Vanicek)

Face à une invasion d’araignées, les résidents d’un immeuble de cité vont devoir survivre…

Horreur
Long métrage français
Réalisé par Sébastien Vanicek
Ecrit par Sébastien Vanicek et Florent Bernard
Avec Théo Christine, Lisa Nyarko, Jérôme Niel…
Année de production : 2023
Date de sortie non communiquée

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Tiens, y a un filon ?

Jim

Vermines sortira le 27 décembre 2023.

Tiens, sur la route, aujourd’hui… une chaussure. D’homme. Vide.

Tout de suite, plein d’idées : un corps enlevé, la chaussure comme dernière trace d’une lutte à mort, promesse d’une demande de rançons ou d’une disparition angoissante ; ou une histoire d’amour torride oublieuse des convenances et du rangement, la chaussure comme témoignage des embrasements charnels impératifs…

Mais je n’ai pas pensé au contenu potentiel de la chaussure…

Jim

Un pied ?

Elle semblait bien vide, cela dit.

(Chaussures vides, gants vides : je repense à ce film où des limaces carnivores se glissent dans les gants de jardinages d’un papy très fier de ses plantes sous serres…)

Jim

Vraiment aimé
C est beau mais aussi creepy
Ca ne veut pas faire semblant d etre autre chose…
Je recommande

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Ca faisait longtemps que j’avais pas autant sursauté ou me serrer les bras durant un film. C’est tendu du slip bien comme il faut.

Beaucoup aimé l’ouverture et le générique en version sérieuse de Braindead. Ca commence bien et le reste et au diapason. Il y a une manière très naturelle de s’inspirer des prédécesseurs dans ce film là où d’autres essais sentait bon l’artificiel. On le sens dans le choix des cadrages, dans la manière de poser un décor marquant et, surtout, dans une caractérisation qui ne s’emmerde pas de long tunnel de dialogue mais s’appuie sur une confrontation constante sans jamais dépasser la limite.

J’adore cette idée d’enfermement dupliqué à tout le film. Insecte et humain sont les vermines pour d’autres et vivent cloitrés entre quatre murs. Pour autant, ce qu’on pourrait vite taxer de propos social n’est jamais appuyé (merci ici à des comédiens parfait qui débite un langage, la aussi, d’un naturel foudroyant) ni ne joue sur un misérabilisme de bon aloi. Si l’immeuble est tout autant dépeint comme un lieu dégradé c’est aussi un lieu de vie pour tout une population. Et ça c’est très bien joué. Une scène comme la fête à l’occasion du départ de Claudia nous place du coté des personnages devant vivre dans des conditions exécrable (par la faute de…) et fait qu’on comprend tout à fait le dilemme à devoir quitter ce lieu a partir de l’attaque des araignées. Par extension ca donne encore plus de force au conflit entre Kaleb et sa soeur Manon. Les dossiers ressortent de façon aussi implacable que la nué d’araignée. Des bestioles nombreuses, variés, terrifiantes et dont la conception en terme de SFX est remarquable.

C’est blindée de scènes forte (le couloir menant au parking, la douche), ca fait flipper bien comme il faut et cela à le bon gout d’une fin qui évite les clichés éculés.

Bref c’est du tout bon

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Je déteste les araignées, et là, tu me donnes envie.
Merde ! Merde ! Merde !

Une collègue arachnophobe au dernier degrés à voulu le voir pour le boulot. Le distributeur lui a filé un lien et elle a regardé ça un soir chez elle dans la pénombre de son petit appartement. Elle a trouvé le sommeil qu’en fin de nuit et à mal dormi pendant trois jours ensuite. Mais elle adore le film

Eh bien, c’est une femme courageuse.

Moi, j’ai ça avec les films de zombies ou d’infectés (je sépare pour faire plaisir aux puristes, mais tout ça a le même effet sur moi). Je me souviens avoir regardé le premier [REC] chez un pote dont je gardais l’appartement et le chat. Connaissant ma possible réaction, j’ai pris la précaution de regarder le film en plein jour, pour être peinard, ne pas trop subir l’effet de la pénombre. Et au milieu d’une scène bien tendue, le chat, qui était un vieux matou souffreteux qui faisait des crises d’angoisse, se réveille et pousse un long cri qui ressemble un peu à « Yyyyiiiaaaaaeeeeeeeiiiiiirrrrggggglllllllhhhhh ». Purée, le flip !

Jim

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Une certaine manière de combattre ses peurs. Moi c’est les films d’apocalypse nucléaire

Complètement.
Au début des années 2000, à l’heure de la vague de zombie dans les comics (entre autres), j’ai beaucoup discuté avec des potes fins connaisseurs du sujet, et j’ai eu l’impression de passer à côté de quelque chose. Donc j’y suis allé. J’ai regardé plein de films de zombie, des classiques, des récents, des bons, des navets. En frémissant, tu penses bien.
Mais ça a aidé. Parmi les cauchemars que je faisais jusqu’à mes trente ans à peu près, il y avait des zombies. Je n’en fais quasiment plus.
(En revanche, il m’arrive souvent de rêver que je retourne à l’école. En tant qu’élève. Et ça, c’est pire. Il faudrait que j’aille à nouveau dans une cour de récré pour exorciser ce traumatisme, mais je crois que là, je n’aurai pas la force !)

Jim

Et un adulte dans une cour de récré c’est suspect maintenant

Surtout s’il n’a pas d’enfant.

Ouh là, j’ai pas dit : « une cour de récré avec des enfants dedans ».
Déjà, une cour de récré vide, ça serait un grand pas.
(Je vous ai dit que je n’ai guère de bons souvenirs de l’école, docteur ?)

Jim