WAKI : L'INTÉGRALE (Franco Frescura, Jean-Marc Lainé / Luciano Bernasconi)

Non, mais je ne connaissais pas et j’aimais bien la couv’ …

Mais tu as raison, de toute façon : la curiosité est la plus belle forme d’intelligence.

Jim

Bémol : (éventuellement) ma seule forme d’intelligence !

Petite mise à jour avec la couverture du bouquin, qui sort début avril.

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Et le lien de promo de Rivière Blanche / Hexagon Comics :
http://www.riviereblanche.com/paraitre-hc85-waki.html

Les informations complémentaires :

ISBN 978-1-61227-745-5
544 pages - 35 euros
couverture: Jean Frisano
préface: Jean-Marc Lofficier

IL ME SEMBLE ME SOUVENIR D’UN TEMPS OU LES HOMMES ETAIENT PLUS FORTS ET PLUS HEUREUX !
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Waki, sorti en février 1974, fut la première tentative de Marcel Navarro, rédacteur-en-chef des Editions Lug, de dupliquer le succès de Strange avec des BD « made in Lug ». Le magazine n’eut hélas pas le succès escompté et s’arrêta au bout de six numéros, la fin des aventures du héros étant alors publiée dans Spécial Rodeo Nos. 52 à 55.
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Waki est un jeune homme qui aide la tribu des Dorgs à survivre dans un futur post-cataclysmique où la Terre est revenue à un âge sauvage. Avec l’aide de la belle Jasma, il défie Sohan le sorcier, jaloux de lui, et guide les Dorgs vers les Heureux Pays du Soleil chaud, qui ont échappé à la Grande destruction.
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Mais la Terre de Waki est visitée par les Solariens, descendants des colons qui ont jadis émigré vers les étoiles, et convoitée par les Autres, créatures du Grand Mental…
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Cette intégrale des aventures de Waki comprend une histoire de 80 pages totalement inédite par Jean-Marc Lainé et Luciano Bernasconi.

WAKI
Textes: Franco Frescura; Dessins: Luciano Bernasconi
1. Le Piège de Glace
2. Un Bruissement d’ailes
3. Histoire d’Amour et de Mort
4. Le Dieu de cendres
5. Tout le sable du monde
_6. Sortilège _
7. Dans la Pierre pour l’Eternité
8. Les Hommes noirs
9. Les Derniers Monstres
_10. La Paroi de Verre _
11. Un jour quelqu’un a dit…
12. Visions
Textes: Jean-Marc Lainé; Dessins: Luciano Bernasconi
- . Le Retour de Waki (80 p. inédites)

_Dessins: Luciano Bernasconi _
Récit de complément : 50 Damnés Stukas

N’hésitez pas à venir m’en parler si vous avez l’occasion de lire mon « Retour de Waki ».

Jim

Les séries « Hexagon » chroniquées sur le forum :

et

Nom de Zeus, Ka-Zar s’est teint les cheveux ? Loki est passé par là ?

Ah, tiens, j’ai un numéro de Waki chez moi (le quatrième, il me semble)… J’avais bien aimé, mais ça remonte un peu…

Pourquoi n’avoir pas gardé la graphie du titre ? Je trouve que celle utilisée ici manque un peu de chaleur.

Tori.

Aucune idée.
Souci d’homogénéité ? Souci de droits ?

Jim

Je viens de recevoir mon exemplaire.
Bien entendu, j’ai feuilleté avec curiosité la partie inédite, celle que j’ai écrite, et notamment la fin, et Bernasconi a donné une émotion à l’une des toutes dernières séquences qui est à la hauteur de mes attentes. Super content.
En plus, son trait est épuré, mais toujours vigoureux, et les scènes d’action sont bien musclées. Ravi.

Pour commander, c’est là :

http://www.riviereblanche.com/nouveautes-hc85-waki.html#cb0703bba8d2493f6433359b9b4fc242

Jim

Je viens d’envoyer trois tomes de la collection d’intégrales publiée par Hexagon Comics, à Laurent Zimny. Tout content, il m’a envoyé une photo du colis une fois ouvert, et je ne résiste pas au plaisir de partager l’image.

Trois tomes qui contiennent certains de mes travaux datant de la période Semic, soit d’une bonne quinzaine d’années.
Dans Galton & Trumbo, je mets en scène les fils des personnages de la vieille série, et c’est Gérald Forton qui illustre. Oui, le dessinateur de tas de séries dans Télé-Junior, qui a aussi dessiné Arak, Jonah Hex ou Black Lightning chez DC, héhé.
Dans Waki, j’ai écrit (vers 2003-2004) une « mini-série » qui sert d’épilogue à la série des années 1970, et c’est Luciano Bernasconi qui dessine, ce qui fait une continuité graphique. L’histoire a été finalisée il y a trois ans, en réalité.
Et dans Ozark, il y a tous les épisodes de la nouvelle série, dont beaucoup écrits par votre serviteur, ainsi que la série Wa-Tan-Peh, également illustrée par Bernasconi. Avec un inédit en plus, qui complète le sommaire.

Tout ceci remonte à quelques longues années, et depuis j’ai fait plein d’autres choses, mais je continue à garder une certaine fierté pour ces récits.

Jim

Tout un pan de BD dont je ne sais rien, mais ça semble cool. :slight_smile:

C’est un marché qui s’est développé sur l’après-guerre. Des sociétés comme Lug, Aventures & Voyages, Sagédition, Impéria et d’autres ont souvent été fondées dans ces années-là. J’ai toujours pensé que le petit format et le noir & blanc étaient dictés par des soucis d’économie liés à la reconstruction du pays et aux pénuries diverses.
Moi qui ai commencé à lire et à collectionner bien avant toi, j’ai pas mal connu le marché des pockets. Notamment tous les titres qui ont abrité des séries DC et Marvel, chez Artima / Arédit.
On trouvait vraiment de tout dans ces parutions. Récemment, on m’a offert un Indians de 1959 avec des westerns de Frazetta, et un Astrotomic de 1961 avec entre autres un Buck Rogers de George Tuska. Et à l’époque, les sommaires étaient composés de sources diverses, on pouvait trouver une série de production hexagonale, accompagnée d’un ou deux récits de provenance étrangère. Il faudra attendre les années 1970 pour que DC et Marvel demande à Artima d’arrêter de mélanger les contenus (les premiers Étranges Aventures ou Aventures Fiction étaient bien dépareillés à ce niveau).
Je connaissais aussi un peu les parutions poche chez Lug, avec des héros comme Blek, Zembla, Tex, Zagor et plein d’autres. Ma (maigre) culture fumetti vient de là.

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Et d’ailleurs, les parentés franco-italiennes sont nombreuses. Par exemple, il est bien connu qu’Auguste Vistel était un très bon ami du père Bonelli, ce qui explique le fait que le catalogue du second ait été traduit par le premier, que de nombreux illustrateurs italiens aient travaillé pour Lug, voire que la genèse de certains personnages (je pense à Zembla, mais peut-être aussi à Gun Gallon ou Blek, dont il faudrait que je replonge dans les premiers pas…) soit transfrontalière.
Et dans ces productions, bien souvent, il y avait la volonté de surfer sur les modes : récits de guerre, aventures, policier, science-fiction spatiale, tout y passait, sans une originalité foudroyante. Graphiquement, y avait de tout. Des trucs surnageaient : la série de science-fiction Titan, de Pierre Dupuis, est bien bancale question scénario, mais elle est super bien dessinée, par exemple.

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Pour ce qui est des séries chez Lug, il y avait beaucoup d’aventures, parfois historiques, parfois exotiques (des jungles, des pays lointains). Et l’idée éditoriale derrière tout cela, c’était d’éviter toute forme d’évolution, de tabler sur un statu quo. Donc les aventures se suivaient, sans réellement faire avancer le truc (même les vilains récurrents étaient rares). Y a bien entendu quelques exceptions : Wampus (qui n’était pas en poche et qui a eu droit à sa propre revue en 1969) avait un gros fil rouge. Des séries comme Baby Bang (une héroïne de western) connaissaient une certaine évolution.
C’est en cela que, lorsqu’on a travaillé sur ces vieux personnages, autour de Thierry Mornet et de Jean-Marc Lofficier, la rupture se faisait sentir notamment autour de cette idée d’évolution. On avait des histoires à suivre, des cliffhangers, des développements. Rétrospectivement, je dirais même que c’est là que la rupture est la plus forte. Parce que l’idée d’avoir un univers partagé, même si c’était un virage violent par rapport aux vieilles versions, ça aurait pu se faire sur un mode plus « team-up », avec une histoire à chaque fois, auto-contenue.
Pour en revenir aux anciennes productions, les intégrales de Hexagon Comics, jouant le jeu de la compilation, placent au même niveau les vieilles séries et leurs versions modernes. Et les vieilles séries, ainsi assemblées, montrent bien leurs faiblesses : des histoires sans conséquences, parfois répétitives, sans doute un peu trop longues pour leur bien (le format poche impose une pagination plus étendue). J’ai beaucoup de tendresse pour certaines d’entre elles (les plus SF en général), mais faut avouer que c’est parfois un peu rude à la lecture. De sorte que pas mal de gens qui découvrent sont soit déçus par le premier contact, soit sautent carrément à la période moderne.

Jim

Merci. :slight_smile:
Hexagon, c’est bien ce qui publiait Strangers à un moment, non ? Avec une sorte d’équipe de super-héros ?

Tu oublies les westerns !
Mon père en avait des caisses complètes, de ces projets… Mais il n’avait que deux thèmes : la guerre et les westerns… La guerre, ça n’a jamais été mon truc… Du coup, j’ai surtout lu les westerns… Et en se limitant à un seul sujet, le défaut que tu souligné est d’autant plus visible !

En tout cas, petit format, noir et blanc, pagination relativement importante… C’est étrange que le manga ne soit pas arrivé à cette époque où fleurissaient les pocket (à part pour le contexte : méfiance de ce que venait d’Asie, et pour le manque de traducteurs depuis le japonais).

Tori.

En fait, Hexagon, c’est le nom qu’a pris le « Semicverse » quand il est… sorti de chez Semic, tout simplement. Et qui regroupait la plupart des séries générées par Lug (à l’exception notable de Mikros et Photonik…), qu’elles appartiennent au genre super-héroïque, aux récits de guerre, aux aventures de cape et d’épée, à l’héroïc-fantasy… C’est désormais une structure éditoriale qui, pour faire court, officie en tant qu’agent de ces personnages et de leurs créateurs et dont l’une des activités consiste à rééditer ce patrimoine (et à rémunérer, très petitement, mais à rémunérer quand même, les auteurs).
Et dans cet univers, il y a un groupe, qui s’appelle Hexagon, et qui rassemble des héros disparates. Disons que si les Strangers sont les Vengeurs de cet univers, Hexagon, ce sont les Défenseurs. Pour faire court.
Et Hexagon Comics a donc réédité, en trois volumes, les aventures d’Hexagon le groupe. C’est un peu artificiel, en ce sens que chaque volume regroupe les aventures des héros séparément, chaque sommaire étant introduit par un récit inédit, créé pour l’occasion, une aventure de l’équipe avec un côté « rétrospectif ».
Le sujet sur Hexagon est ici, et il me semble que, sur l’un des autres sujets, tu avais réagi aux hommages présentés en couverture.

Jim

Exactement, je me disais bien qu’on en avait parlé. Mais je n’avais pas encore fait le lien avec les productions N&B, comme Waki. Merci !

Oh, je dois en oublier plein d’autres encore.

Effectivement, si un éditeur avait eu l’occasion et les moyens d’explorer cet univers, ça aurait pu faire une belle rencontre. Le seul exemple qui me vienne à l’esprit, c’est Mutants, qui traduisait des bédés olé-olé.

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Alors pour la petite histoire, Waki est comme Wampus, il a eu droit à une parution en plus grand format, et en couleurs, à l’origine.

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En revanche, les rééditions chez Hexagon Comics systématisent le noir & blanc, pour des raisons économiques en partie seulement (la majorité des sources étant en noir & blanc, c’est plus simple).

Jim

En fait, le contenu de Mutants était un seul titre (« Androïde » en VF, « Jikken ningyō Dummy Oscar » en VO, avec un scénario de Kazuo Koike et des dessins de Seisaku Kanō)…
Il y avait aussi, à la même époque Rebels (qui est passé à un format un peu plus grand pour ses derniers numéros) qui publiait plusieurs titres dont, dans certains numéros, Scorpia, signé M. Yuu et K. Kazuya…

J’ai eu un peu de mal à trouver de quel titre il s’agissait : Yuu et Kazuya sont les prénoms, et on n’a que l’initiale du nom de famille … Retrouver des auteurs avec seulement leurs prénoms, ce n’est pas facile.

Mais j’ai fini par trouver : il s’agit de Kiken na Jill, de Kazuya Kudō et Yuu Matsuhisa…

Il y en avait aussi dans la collection « Bede X » (qui n’est pas au format poche, cela dit) :

Mais, là encore, il s’agit de titres érotiques.

Tori.

Tiens, ça ne me dit rien…

Et qui est plus tardive, aussi, non ?

Jim

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J’ai découvert ça il y a quelques années, en tombant sur unnuméro dans un vide-grenier.

Je le pensais, mais elle a apparemment commencé en 1980 :


Et au vu des noms d’auteurs de ce numéro 22, apparemment paru en 1981, il y avait des titres d’origine japonaise assez tôt :

Tori.

Diable, on en apprend tous les jours.

Jim