WONDER WOMAN (Vincent McEveety)

REALISATEUR

Vincent McEveety

SCENARISTE

John D. F. Black, d’après le personnage créé par William M. Marston et H.G. Peter

DISTRIBUTION

Cathy Lee Crosby, Andrew Prine, Kas Garaz, Charlene Holt, Ricardo Montalban…

INFOS

Téléfilm américain
Genre : action/aventures
Année de production : 1974

En 1967, la société Kinney National Company rachète DC Comics, puis la Warner en 1969. Au début des années 70, le conglomérat change de nom et prend celui de Warner Communications (devenu ensuite Time Warner et actuellement Warner Media). La Warner développe alors en 1974 sa première adaptation en prise de vues réelles d’un personnage du catalogue DC : le téléfilm Wonder Woman, pensé comme un pilote pour une potentielle série télévisée. Mais pour la fidélité au matériel original, il fallait encore attendre un peu…

L’équipe rassemblée était composée de vieux routiers de la télé. Cette première aventure télévisuelle de l’amazone a été écrite par John D. F. Black, au générique de nombreuses séries dont Les Incorruptibles, Le Fugitif, Star Trek ou encore Mission:Impossible. À la réalisation, on retrouve Vincent McEveety, qui signa des épisodes de Star Trek, Gunsmoke, Buck Rogers et Columbo (pour ne citer que quelques titres). Des noms familiers des habitués du petit écran U.S. pour un résultat guère inspiré, aux décisions (très) discutables…

Après un prologue détaillant le vol d’informations top secrètes à travers le monde, le récit passe à un flashback qui montre le départ de Wonder Woman de Paradise Island pour rejoindre le monde des hommes. La scène est brève, avec un effet de flou pour tenter d’installer une atmosphère fantastique…ce qui fait plutôt photo de David Hamilton et cache-misère pour les limites du décor. On repasse ensuite à l’histoire en cours. Diana Prince est la secrétaire de Steve Trevor, chef d’une agence de renseignement. Mais elle est bien plus que cela (et pas seulement parce qu’elle sait repousser avec diplomatie les avances insistantes de collègues glauques). Ce n’est pas clairement expliqué mais il semble que Trevor connaît le secret de Diana puisqu’il la laisse mener son enquête sur les infos volées (la liste de tous les espions de l’organisation).

C’est d’ailleurs un secret de polichinelle puisque les voleurs l’appellent Wonder Woman à chaque occasion, même lorsqu’elle est en civil. L’Amazone est donc ici une « super-espionne », aux qualités athlétiques évidentes mais sans super-pouvoirs. Elle est blonde et porte une sorte de combinaison sportive dans le dernier acte à la place de sa tenue emblématique des comics. Pour l’incarner, le choix des producteurs s’est porté sur l’ancienne sportive Cathy Lee Crosby, à l’interprétation assez fade.

Le rythme est mollasson, les scènes d’action sont anémiques (le combat contre l’Amazone rebelle Ahnjayla est décevant) et les vilains, qui répondent aux noms de George et Abner (pas très exotique pour des grands méchants), sont des clichés ambulants. Pendant toute l’histoire, George (Andrew Prine) est partagé entre le désir de mettre Diana dans son lit et l’envie de la tuer (c’est qu’elle résiste à son charme très seventies et ses chemises à jabot). Quant à Abner, le réalisateur s’évertue à cacher son visage pendant plus d’une heure pour le révéler dans le final…mais comme Ricardo Montalban (L’Île Fantastique) est mentionné au générique, le soi-disant effet de surprise était éventé depuis longtemps…

Ce téléfilm bavard et très ennuyeux n’a pas franchement été un succès d’audience pour la chaîne ABC. Mais le projet fut retravaillé, avec la commande d’un autre pilote. Il se dit que Lynda Carter avait auditionné pour celui de 1974. Elle a eu plus de chance l’année suivante. And the rest is history, comme disent les américains…

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Pub d’époque :

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