X-MEN LEGACY t.1-4 (Spurrier / Huat, Molina)

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[quote]X-Men Legacy t.1

Auteurs : Simon Spurrier, Tan Eng Huat, Jorge Molina

128 pages, 14 EUR, en librairie seulement

Marvel NOW! continue ici ! Faites la connaissance de Légion, le mutant le plus puissant mais aussi le plus instable au monde. Souffrant de troubles mentaux, il possède de nombreuses personnalités qui ont chacune un pouvoir différent ! Alors que son père, le célèbre professeur Charles Xavier,vient de mourir, David Haller sera-il en mesure d’affronter les démons qui le hantent ? Une série captivante !

(Contient les épisodes US X-Men Legacy (2013) 1-6)

SORTIE LE 21 MAI ![/quote]

[size=200]LE SUJET SUR LA SERIE EN V.O.[/size]

Les retours de la V.O (plutôt rares, est-ce un mauvais signe ?) sont pas des plus engageants.

[quote]100% MARVEL : X-MEN LEGACY 2

Après avoir refusé de rejoindre les X-Men, David Haller - alias Légion - se demande comment poursuivre l’œuvre de son défunt père, le professeur Xavier. Mais est-il vraiment le bienvenu à Westchester ? Par ailleurs, son attirance pour Blindfold met en péril l’avenir de tous les mutants ! Légion va aujourd’hui lui proposer un rendez-vous… sur la Lune !

Auteurs : Simon Spurrier, Tan Eng Huat, Paul Davidson

136 pages, 14,00 EUR, en librairie seulement

(Contient les épisodes US X-Men Legacy (2013) 7-12, inédits)

SORTIE LE 10 SEPTEMBRE[/quote]

Pour ma part, j’étais passé complètement à côté de ce titre, un peu désabusé que je suis de l’univers mutant (j’ai arrêté, en fait, ou plutôt je relis les classiques). Mais un article dans un récent Comic Box, plutôt élogieux sans en faire des caisses (et sans masquer quelques faiblesses au dessin), m’a sacrément donner envie de tenter le coup. Je vais prendre le premier tome, pour voir…
Y’a un petit parfum “early Vertigo” qui me plaît beaucoup et qui me manque terriblement par les temps qui courent.

pareil.
merci Comic Box

Moi j’ai lu le premier tome et il y a de l’idée, c’est pas exceptionnel, mais c’est surement le seconde meilleur titre mutant derrière Wolverine & The X-Men

Et l’un des tous premiers titres en terme de couvertures VO !

Oui, la plupart sont vraiment magnifiques.

J’ai adoré cette série qui prend place juste après la mort de Xavier. Son fils, David, tente de s’extirper de l’ombre tutélaire de son père. C’est très fun à lire et **Spurrier **écrit un Légion moins névrotique qu’à l’accoutumée pour en faire un personnage drôle et attachant.

Je fais du déterrage de topic pour dire tout le bien que je pense de cette série !
J’ai pris les 2 tomes à ma librairie il y a 15 jours, un peu par hasard. En gros, j’ai feuilleté, le style m’a plu et comme c’était pas cher, j’ai acheté.

Ben c’était vachement bien. Quand on dit qu’il n’y a pas de mauvais personnages mais de mauvais scénaristes, cette série en est vraiment le bon exemple.

Légion, c’est le personnage casse-gueule par excellence, et je n’ai pas un seul souvenir où il ait pu être intéressant.
Même dans la mort de son père dans le passé, il n’est là que pour déclencher l’âge d’Apocalypse.

On retrouve Légion en plein apprentissage pour gérer ses multiples personnalités, loin du mutant Oméga qu’on nous présente habituellement.
En gros, Légion doit vaincre ses autres personnalités pour s’approprier leur pouvoir. Et si certains sont faibles, d’autres le sont beaucoup moins.

Spurrier confronte Légion au rêve de son père et à sa « milice technicolore » que sont les X-Men.
Je trouve d’ailleurs le propos assez réaliste.
Il met aussi en place une relation Légion / Blindfold assez surprenante mais très touchante.

J’ai vraiment préféré le 2ème tome et la confrontation Légion / Crâne Rouge face au médicament contre la mutation.
L’auteur creuse son sillon dans ce que font les « grands » auteurs des séries principales et s’insère dedans sans problème.

Au niveau graphique, c’est pas forcément avenant mais sans pouvoir le dire avec des termes techniques, ben j’ai trouvé cela accrocheur.
Bon ça veut rien dire pour un pro de la BD mais le trait est fort, énergique.

Vraiment une super lecture !
(et dire qu’on se tape Uncanny X Force en mag alors que ça c’est clairement mieux !)

Voilà qui me conforte dans mon choix, j’ai commandé les deux tomes pas plus tard que la semaine dernière…

De simple spin-off comme on en trouve treize à la douzaine dans l’univers mutant, voilà qu’à la faveur d’un reboot le titre “X-Men Legacy” explore pleinement la promesse explicite de son titre : on se penche ici sur le notion d’héritage, et s’il y a un héritier parmi les persos mutants, c’est bien David Haller alias Legion…

Comme je le disais plus haut, j’avais vraiment envie de lire ce titre, et pas que pour les avis plutôt très positifs glanés ici. Même s’il est indéniable que Legion est loin d’être une création vraiment marquante aux yeux du public (même les fans les plus acharnés de Claremont, son géniteur, s’en foutent un peu), il y a pourtant du potentiel dans ce concept, parfois, très rarement, correctement exploité, et la plupart du temps totalement négligé (y compris par Claremont lui-même).

On se serait attendu à ce que le fils du fondateur historique des X-Men soit amené à jouer un rôle prépondérant dans la saga mutante (où la thématique de l’héritage et de la filiation a une importance cruciale), mais il n’en sera rien. Dès la première mention de son existence dans “New Mutants 1”, le personnage est aussitôt “abandonné” (sa malédiction, tout au long de son existence) par Claremont, qui lambine pendant 25 épisodes pour exploiter l’idée de la descendance du Professeur X (qui ignore à ce stade qu’il a un fils, né de sa relation avec Gabrielle Haller, vue dans “Uncanny X-Men 161”, le fameux épisode où un jeune Xavier s’unit à un Magneto en devenir contre l’Hydra…). Il a raison d’attendre cependant, car c’est du coup le grand Bill Sienkiewicz qui se colle à la représentation de David Haller. Le triptyque “Legion” (dans “New Mutants” 26, 27 et 28) est un sommet, aux côtés de la “Demon Bear Saga”, du run de ce tandem de créateurs. Sienkiewicz est l’artiste idéal pour illustrer la psyché fracassée du mutant.

Pur produit des années 80, le personnage est une sorte de jumeau américain de Tetsuo, le fameux mutant du manga “Akira” à peu près contemporain : même allure chétive d’adolescent torturé, même genre de délire capillaire, mêmes pouvoirs quasi divins. On peut se demander si Claremont avait connaissance de la création d’Otomo…
A l’instar de son travail avec Warlock, Sienkiewicz (qui participe peu aux intrigues mais semble booster la créativité de Claremont) donne là naissance à une figure authentiquement originale sur le plan graphique. Claremont, donc, n’est pas en reste de son côté : comme d’habitude quand il est en forme, le scénariste se fait référentiel à bon escient, que les références soient superficielles (Cyndi, l’une des personnalités de David, est un avatar de la chanteuse Cyndi Lauper, clairement) ou plus costaudes (les références possibles à “L’Etranger” de Camus, à travers l’idée de devoir tuer un Arabe anonyme, un autre des aspects de Legion, comme dans la chanson de The Cure “Killing An Arab”…).

Après ça, plus rien ou presque. Legion devient dans la saga mutante l’un de ces pensionnaires invisibles de l’Ile de Muir, se soignant auprès de Moira McTaggert, hors des radars. Le personnage souffre d’un syndrome typique de la période (bien illustré par un Jim Shooter, littéralement obsédé par la question), celui de l’omnipotent encombrant du type Beyonder, trop puissant, réduisant d’autant les pistes d’écriture. Evidemment, reste toujours la possibilité de le corrompre et d’en faire le grand vilain d’un arc majeur, une spécialité claremontienne. Et c’est bien le plan que souhaite au final dérouler Claremont.
Mais comme une humiliation supplémentaire, ce n’est même pas Legion qui était envisagé comme l’antagoniste principal dans les plans initiaux de Claremont : il est censé n’être qu’un pion aux mains du Roi d’Ombre, le véritable deus ex-machina d’une saga au long cours en devenir. Comme à son habitude, Claremont ménage un crescendo autour du personnage en le ramenant vers la fin de l’ère Silvestri, lors de la bataille de l’Ile de Muir contre les Reavers. On comprend vite que Legion est possédé. Claremont pense conclure ce crescendo sur un hypothétique numéro 300 d’Uncanny X-Men, Xavier y mourant aux mains de son fils et passant le flambeau à Magneto. Rien de tout ça n’arrivera au final, et Legion est défait, avec le Roi d’Ombre, à la fin de la Saga de l’Ile de Muir, dernière saga d’un Claremont débarqué et avortant ses plans contre son gré.

Il est ironique de constater que les idées abandonnées ou refusées d’un Claremont (pourtant écarté au final) seront toutes plus ou moins recyclées à sa suite. Pourquoi ne pas l’avoir gardé à ce compte ?
Ainsi, le principal fait d’armes du perso, la fameuse “Legion Quest” (rééditée incessamment sous peu) reprend l’idée du parricide, le personnage provoquant l’avènement de l’Ere d’Apocalypse en tuant son propre père (tout ça fleurant bon le gros complexe oedipien), faisant de Magneto le leader des X-Men. Malgré ça, le perso est évacué à la fin de la célèbre saga, et depuis, ressurgit à intervalles réguliers sans vraiment faire d’étincelles, son statut de second couteau étant définitivement acté.
Pourtant, encore une fois, le concept est porteur : si Claremont n’a pas vraiment su pousser son idée jusqu’au bout, on a une bonne idée de ce que pourrait donner une interprétation aboutie du concept en lisant le “Doom Patrol” de Grant Morrison. Sa création Crazy Jane est clairement inspirée de Legion. Morrison y pousse un peu plus loin l’idée du pouvoir surhumain accolé à une des multiples personnalités du personnage.

Au moment de reprendre le personnage, Spurrier se trouve donc confronté à une double tâche, celle d’intéresser les lecteurs à un personnage au passé plutôt chiche, et gérer cette fameuse omnipotence si gênante. En fait, ces deux inconvénients, entre les mains d’un auteur inspiré, peuvent se retourner facilement : l’absence de passé de Legion est aussi une absence de passif, son avenir est une vraie page blanche ; on peut tout envisager. D’autre part, si le perso est par nature un des ces mutants surpuissants à la “Akira”, il se caractérise peut-être plus encore par son syndrome de personnalités multiples. De la fraîcheur et une bonne compréhension du concept de base, voilà ce qu’il faut au perso ; Spurrier relève le gant, du moins au 2/3 du premier tome (c’est là où j’en suis).

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La première bonne idée, c’est de tirer la série, malgré la noirceur (relative) de certaines péripéties, vers un côté assez vivifiant et “feel good”, le scénariste accomplissant quelques prouesses en matière d’humour. Le perso aura assez peu été amené de ce côté-là, et ça fait du bien.
Spurrier tire aussi du concept des personnalités multiples et de la bagarre intérieure de David contre ses autres lui-mêmes de chouettes idées, comme cette prison conceptuelle très série B, mais très fun. Bémol : les dessins, très moyens (LE point faible du titre), affaiblissent par leur représentation ce type de délire pourtant très porteur sur le papier.
Le titre s’inscrit de plus, pour le meilleur, dans la veine de la “rébellion adolescente” qui a fait les beaux jours de Marvel de Spider-Man aux Young Avengers de Gillen en passant par Marvel-Boy / Noh-Varr. Et il se révèle même assez subversif en la matière, et plutôt irrévérencieux envers quelques figures majeures de l’univers mutant : ainsi en va-t-il du Prof X, qui morfle pas mal, et surtout Wolverine et ses X-Men, dépeints comme totalement hermétiques à la discussion avec un Legion pourtant très mesuré, depuis sa “retraite” du monde.

Encore une fois, comme avec un “Superior Foes of Spider-Man”, Marvel montre qu’il n’est nul besoin (ironie) de placer Wolverine ou Spider-Man, leurs poids-lourds, dans 15 mensuels différents : leur catalogue regorge de peros secondaires aux concepts porteurs, pour peu qu’un scénariste inspiré et à qui l’on aurait lâché la bride s’en empare à bon escient. Très bonne surprise, très bon titre, à la fois “cohérent” et étonnant.

Mention spéciale aux couvertures originales, qui reprennent l’esprit “aventureux” ayant présidé à la naissance du personnage sous le crayon de Sienkiewicz…

Je ne vois aucun complexe oedipien dans Legion Quest, Legion veut rendre son père fier de lui et tuer celui qui à empêcher l’idéal de Xavier d’atteindre son plein potentiel à savoir Magnéto, ce que David n’avait pas compris c’est que Xavier à cette époque était le meilleur ami d’Erik et il est prêt à tout pour se sacrifier pour lui.

Un autre fait d’armes assez similaire à AoA et Legion Quest reste l’un des derniers arcs de Carey ou Legion tient un rôle important dans l’univers alternatif qu’il a créé.

Oui, l’arc de Carey, j’aurais pu le citer, déjà parce que c’est un des rares arcs récents dans l’univers mutant que j’ai suivi et que c’était pas si mal, en plus (et assez annonciateur du travail de Spurrier ici).

Pour la dimension oedipienne, que David en soit conscient ou non, quand un fils tue son père dans une fiction (qu’il n’en ait pas eu l’intention à la base, c’était aussi le cas d’Œdipe… le fait qu’il ne l’ait pas voulu ne fait que renforcer le caractère tragique de l’évènement), difficile de ne pas faire le rapprochement, même si ce n’est pas systématique évidemment.
Mais dans le cas de ce perso, l’ombre tutélaire du père qui “paralyse” son héritier, c’est un thème fort ; Spurrier joue d’ailleurs dessus, en désacralisant subtilement le Prof X et en “soulageant” ainsi Legion de cette angoisse.
Je précise que je ne suis pas du tout (on en parlait avec le Doc sur un thread cinoche) un fana de la grille d’analyse psychanalytique appliquée à toutes les sauces. Mais pour Legion, c’est présent dès la conception du perso par Claremont, je crois : il y a d’emblée des images de “bons” et de “mauvais” pères…

Légion, on l’a également vu dans un arc d’une énième relance récente des Nouveaux Mutants, avant son passage dans le run de Carey il me semble. Y a vait de bonnes idées dans l’utilisation de ses pouvoirs, si je me souviens bien.

Son utilisations dans cet arcs de Nouveaux mutants est pour moi assez anecdotique, il est le vilain de service une fois de plus. Là ou dans Legion Quest et l’arc de Carey il est à la fois héros et vilain.

Oui, c’est bien résumer la fonction du personnage : une menace (il est trop puissant) qui voudrait bien faire.

Ah mais je ne disais pas le contraire, je citais simplement une référence (mais l’utilisation de ses pouvoirs n’était pas mal foutu)

[quote]100% MARVEL : X-MEN LEGACY 3
Auteurs : Simon Spurrier, Tan Eng Huat, Paul Davidson, Khoi Pham
128 pages, 14,00 EUR, en librairie seulement

David Haller, alias Légion, vous invite une nouvelle fois dans les méandres de son esprit torturé. Il commence à accepter la mort de son père, Charles Xavier, mais ne pardonne pas pour autant les actions de Cyclope ! Mais est-il vraiment en mesure d’affronter le leader de la révolution mutante ?

(Contient les épisodes US X-Men Legacy (2013) 13-18, inédits)

SORTIE LE 8 AVRIL
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[quote]**DERNIER TOME

100% MARVEL : X-MEN LEGACY 4 – CAR NOUS SOMMES LÉGION
Auteurs : Simon Spurrier, Tan Eng Huat, Khoi Pham
128 pages, 14,00 EUR, en librairie seulement**

L’histoire de David Haller et ses alliés touche à sa fin. Une des personnalités de Légion veut anéantir une espèce extraterrestre mais la directrice du S.W.O.R.D., Abigail Brand, compte bien l’en empêcher. David doit alors affronter le monstre qui hante son esprit, même si ce dernier a les traits de son père, le professeur Charles Xavier.

(Contient les épisodes US X-Men Legacy (2013) 19-24, inédits)

SORTIE LE 14 OCTOBRE !
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