Sur la boîte du Marvel Super Heroes Role Playing Game, publié par TSR en 1984, Monica Rambeau, la nouvelle Captain Marvel parmi les Avengers, figure en bonne place, dessiné par John Romita Sr.
Le manuel, dit « Battlebook », représente la même scène, cette fois-ci dessinée par Al Milgrom.
Toujours sous le trait de Milgrom, on retrouve Captain America et Monica « Captain Marvel » Rambeau, ainsi que Ben Grimm, mais aussi Spider-Man, en couverture du « Campaign Book ».
Illustration de Jeffrey Butler pour le jeu de rôles Marvel Super Heroes - The Ultimate Powers Book (1987), qui présente le Super-Adaptoid, Mimic et Rogue, trois favoris récents, ainsi que le Super-Skrull et Warlock.
Le mien est au grenier. Je ne sais pas trop où, sans doute dans la petite armoire pleine de produits dérivés.
Ce jeu, je l’ai eu au lycée, je sais pas comment (sans doute un copain rôliste qui le revendait). J’ai très peu joué avec mais c’est mon premier boulot de traducteur, en fait. Je m’étais mis en tête de traduire les règles et donc j’avais pris un cahier grand format à petits carreaux et j’avais entamé le boulot. J’en avais traduit pas mal, et puis j’ai arrêté (lassitude, difficultés ? je ne sais plus…), mais d’une certaine manière, ça m’a appris plein de choses.
Je me souviens particulièrement d’un passage où l’auteur détaillait les différentes manières d’attraper un méchant (et ce que ça déclenchait en matière points en plus ou en moins), et il y avait une liste de verbes assez longue, et je m’étais mis à tenter de trouver des équivalents. Ce qui, en soit, est la mauvaise approche dans le boulot de traduction : il faut soit écourter la liste (par une pirouette, une périphrase, si besoin…) soit recomposer une liste qui s’éloigne de la source. J’ai rencontré le même problème pour une liste de synonymes de taper et cogner (c’est là je crois que j’ai compris le sens de « clobber »). Faudrait que je retrouve le cahier (qui ne doit pas être loin, sans doute dans la boîte elle-même) mais il me semble que j’avais laissé un espace dans ma traduction (manuscrite, est-ce besoin de le préciser), dans le cas où j’aurais eu de meilleures idées, ou plus de temps pour me documenter.
Bref, je découvrais les nuances du métier, la distinction fluctuante du littéraire et du littéral…
J’y suis allé. Pas sûr d’avoir tout compris au concept (mais c’est souvent le cas, chez moi, ce genre de chose un peu « éthérée », pour lesquels j’ai toujours un doute sur ma capacité de compréhension)
Tiens, bizarre y a rien de bien compliqué, juste une histoire de montagne magique (un thème assez vieux) greffé sur ce qui au départ n’était qu’une blague de scénariste.
Je suis d’ailleurs assez étonné que, somme toute, après Defenders#100, rien n’ait été fait ni approfondi concernant Rutland, alors qu’on a Citrusville, le phare d’Excalibur ou Wundagore dans des catégories voisines. Peut-être justement qu’il y en a trop ?
Je me faisais une réflexion voisine au sujet de Claremont et de ses thèmes abordés dans X-Men, sa capacité à passer d’un truc SF à un truc space-opera à un truc magique.
Et au final je crois que c’est lié au caractère de plus en plus flou des règles. Voire des exceptions à ces règles. En gros, tu peux tricher.
En matière de super-héros, ça permet aussi de se débarrasser des appareillages, des objets, de l’aspect matériel des choses. Un corps astral, par exemple, pas besoin de voiture, de vaisseaux spatiaux, de hangar où garer la magicmobile, tout ça.
Etc etc.
Mais je pense que les scénaristes de l’époque, qui étaient peut-être moins au fait de la science (et encore, c’est à relativiser) utilisaient tout ça comme… des baguettes magiques. Regarde l’atome, les radiations, tout ça, chez Marvel : c’est la baguette magique pour donner des pouvoirs (comme la génétique a été la baguette magique d’une partie de la version « ultimate » ou de certains films de super-héros). Paul Levitz sur Legion of Super-Heroes, il utilise la science un peu comme il pourrait utiliser la magie, et de temps en temps il montre les Légionnaires en train de brancher ou de souder un truc, pour donner l’impression que c’est technologique.
Dans cette perspective (un peu réductrice), la magie chez les super-héros, c’est seulement une version un peu plus heroic-fantasy de leurs histoires habituelles.