Sérieux !!!
Oui : il aime l’argent.
Jim
Sérieux !!!
Oui : il aime l’argent.
Jim
Ou alors, je voulais pas te voir !
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Gratuit pour un bouquin de l’éditeur qui invite, ça ne me choque pas. Panini avait sorti les Icons pour l’occasion. L’idée m’avait traversé de prendre les Thor, et de lui faire signer un Storyteller
. Mais j’avais oublié d’en prendre un (au fond de moi, je savais que je ne ferai rien signer. Pas le temps, pas l’envie.
En 98, à l’époque de la sortie de Thor période Heroes Return il m’avait signé une vingtaine de bouquins, gratos, et des exemplaires qui restent pour moi des « incontournables »)
20€ la signature, là, c’est abusé pour moi. Kubert à Paris, c’était 5 (et je m’étais fait violence pour me fixer un budget, que je n’ai pas utilisé finalement)
Du coup t’as rien signé là c’est ça ?
Je suis passé, j’ai vu les tarifs, je suis reparti.
J’ai même pas espéré pour ma part…
Quelques photos de l’expo Marvel
Je n’en n’ai pas pris sur les autres parce qu’avec le monde, je voulais surtout les admirer en vrai, sans avoir à être focaliser sur mon téléphone. Et les photos ne leur auraient pas rendu justice.
Merciiiii
(Qui a fait la 1ère planche ?)
Roland Boschi.
Évidemment
Et quel plaisir de voir des originaux des X-Men de Neal Adams et Tom Palmer. J’ai commencé à lire du super héros sur cet épisode précisément. J’avais l’impression de trouver un trésor.
Tu sais quoi… j’ai pris gros plaisir à la voir via ta photo.
Y en a d autres ici
Visiblement, le landerneau de la BD a bruissé et grommelé (comme souvent) à cette annonce, et voilà ce qu’en dit Bruno Duhamel, le 31 janvier 2025 sur son compte Facebook, avec la justesse qui le caractérise :
Qu’une partie du public réagisse de traviole en découvrant le boulot d’un grand prix d’Angoulême un peu « hors normes », rien de nouveau sous le soleil, ce public-là est vieux comme le monde, mais il se réincarne, il a déjà réagi de la même façon avec Bretecher, Reiser, Trondheim, Sfar, et j’en passe, des qui n’ont jamais eu le prix, comme Pévé, Cromheecke, Herriman, etc…
« Han cé moche ma fille de sète an dessinne mieu ! »
Point.
Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un avis, mais juste d’un réflexe. Celui de la diversion.
Juger sur une image, pour éviter de passer pour le con qui ne connaissait pas cet auteur dix minutes plus tôt. Juger pour masquer ses propres défauts.
Ça se pratique dès la cour de récré, en ayant un avis sur le film de la veille qu’on a pas vu parce qu’à 9h on est couché, ou en défoulant sa hargne sur la fille à lunettes, le petit gros, le grand maigre avec un gros nez, bref, sur tout ce qui ne rentre pas dans les clous, tout en cachant ses oreilles décollées sous une coiffure adaptée, en priant pour qu’il n’y ait pas de vent, mais avec l’arrogance du prépubère dans une classe ravagée par l’acnée.
Rien d’inédit, donc.
Mais les réactions hargneuses, bêtes et méchantes, d’un certain nombre de professionnels, d’auteurs, me sidèrent.
Pourtant, ce n’est pas faute d’en avoir pris l’habitude. Chaque année, à la même époque, la grande famille de la bande dessinée nous montre à quel point ça peut être pourri, une famille.
À tel point qu’on en finirait par se dire que ce prix, c’est une vraie tuile. Entre polémiques, jalousies, règlements de compte, et « affaires internes » liées à l’organisation, on finirait par se demander s’il ne faut pas le boycotter, ce festival.
Mais la question n’est pas là. Comment peut-on se revendiquer auteur et se révéler incapable de se laisser surprendre par la justesse d’un dessin maladroit (ou faussement maladroit, en l’occurence).
Ça fait plus de 20 ans que je dessine, et je fais partie de ces auteurs qui cherchent à maîtriser un dessin relativement complexe (je n’ai pas dit que j’y arrivais), mais rien ne m’impressionne plus que la simplicité, et la fragilité. Il m’arrive très régulièrement de me faire bluffer par des dessins de mômes, ou par des dessins d’« amateurs ».
La sensibilité ne se loge ni dans la perspective, ni dans la maîtrise des volumes, ni dans la capacité à dessiner tous les muscles, ou tous les cordages.
Giraud est un immense dessinateur. Pas par sa maîtrise, mais parce qu’il réussissait à conserver sa sensibilité malgré cette maîtrise. À mettre la contrainte au service de sa liberté.
Si les règles, les contraintes, les techniques, rendent hermétique à la liberté, c’est qu’on les subit. Depuis des années. Et qu’on en souffre, au point d’en vouloir à celui ou celle qui s’en émancipe.
C’est le danger qui rôde autour de tout dessinateur : devenir laborieux. Lourdingue. Insensible.
Technique.
L’autre danger étant de devenir un vieux con réactionnaire.
Ce qui nous amène à un dernier point. J’ai beau être régulièrement agacé par certains discours féministes radicaux, comme je suis agacé par les avis politiques radicaux, je reste convaincu que la plupart des auteurs qui se sont défoulés sur ce grand prix ces derniers jours ne l’aurait jamais fait de cette manière si le grand prix était un homme.
Et ça, c’est la honte.
Ni plus ni moins.
Jim
Ah ouais.
J’ai rien vu donc visiblement je me suis protégé.
Dingue quand même le.rageux, de nos jours.
Edit : ce sont bien les pros qui votent pour ce prix?
Pareil.
Mais je ne suis pas surpris.
Qu’est-ce que ça aurait été si la gagnante avait été Alison Bechdel…
Tori.
Ahahahahah… ouais.
Ah ben ça n’a pas arrêté
Les gens sont idiots, et ça gueule parce que certains se sont entendus entre eux, je vois pas le soucis. Oui comme beaucoup j’aurais préféré Catherine, mais bon, c’est pas la peine de vider sa haine sur un autre auteur. Une honte de leur part et des amateurs de BD (ces derniers n’ayant jamais ouvert un bouquin d’Anouk Ricard).