ASSAUT SUR LA VILLE (Mario Caiano)

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REALISATEUR

Mario Caiano

SCENARISTES

Gianfranco Clerici et Vincenzo Mannino

DISTRIBUTION

Leonard Mann, Henry Silva, Jeff Blynn, Massimo Deda…

INFOS

Long métrage italien
Genre : policier
Titre original : Napoli Spara !
Année de production : 1977

Comme nombre de ses collègues et compatriotes, le réalisateur Mario Caiano a suivi toutes les tendances du cinéma de genre italien. Il a débuté dans le péplum et le film d’aventures dans les années 60 (Ulysse contre Hercule, Le Signe de Zorro…), signé un film d’horreur aussi inégal qu’intéressant avec Les Amants d’outre-tombe (avec la troublante Barbara Steele) ainsi que plusieurs bons petits westerns spaghetti (dont l’atypique Mon nom est Shangaï Joe en 1973).

Dans les années 70, Caiano s’est égaré dans les eaux glauques de la nazisploitation (Fräulein S.S.) mais il s’est surtout fait remarqué avec le giallo L’Oeil du Labyrinthe et plusieurs polars, dont ce Assaut sur la ville et Antigang. Après ce dernier titre, il s’est dirigé vers le petit écran et a travaillé sur des téléfilms et des séries jusqu’à la fin de sa carrière.

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Assaut sur la ville (Napoli Spara !) est un représentant du poliziottesco, le néo-polar bis italien, sous-genre notamment connu pour son âpreté et sa violence. Le scénario suit les efforts du commissaire Belli (Leonard Mann, un comédien américain un peu fade qui a principalement tourné en Italie) pour stopper les méfaits d’un gang qui multiplie les braquages et les victimes parmi les passants innocents (et ces ordures n’y vont pas de main morte en frappant une femme enceinte dès la scène d’ouverture). Les criminels sont commandés par Santoro, un psychopathe protégé par le chef de la mafia locale (Henry Silva, dont la trogne l’a catalogué vilain pour une bonne partie de sa filmographie).

Entre traque tendue et règlements de compte (aussi bien entre flics et voyous qu’entre gangsters), le déroulé de l’histoire est souvent assez décousu, Mario Caiano ne s’embarrassant pas de psychologie pour miser principalement sur l’action…et de l’action, Assaut sur la ville n’en manque pas. Les courses-poursuites et les fusillades s’enchaînent avec régularité et une certaine rudesse. Vu la modestie de son budget, Mario Caiano a souvent filmé sans autorisation, cachant sa caméra à la cinéma guérilla, ce qui donne une touche d’authenticité très immersive à la façon dont les rues de Naples sont filmées.

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L’ensemble est rythmé, nerveux, brutal. Les coups font très mal, le sang gicle et le réalisateur flirte avec l’horreur (et le sadisme) en quelques occasions. Le récit ménage tout de même quelques instants plus légers avec les apparitions d’un gamin des rues débrouillard qui aide le commissaire entre deux escroqueries. Le petit Massimo Deda reprenait là le rôle du jeune Gennarino, qu’il avait tenu l’année précédente dans le Opération Casseurs de Umberto Lenzi. La relation de Gennarino avec le policier et ses différents plans pour gagner de l’argent sont amusants à suivre tout au long de ces quatre-vingt dix minutes…

…jusqu’à un final très amer…

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