BLAME! t.1-6 (Tsutomu Nihei)

Discutez de Blame !

Apparemment Blame devrait être adapté en série animée par Netflix en 2017. Pour l’occaz les ricains ressortent la série en Renewal edition, 6 tomes format Akira, j’espére que Glénat va faire pareil assez vite.

Je ne pense pas. Tous les tomes sont encore disponibles, sauf le dixième… Il n’a pas de date de réimpression prévue, mais je pense que Glénat le réimprimera.
Ils n’ont pas fait de nouvelle édition de Parasite quand la série animée est arrivée, je ne vois pas pourquoi ce serait différent en ce qui concerne Blame! (mais on peut toujours en rêver)…

Au passage, la nouvelle édition aux Etats-Unis est chez un nouvel éditeur (Vertical), et la précédente (chez Tokyopop) n’est plus commercialisée…
La situation est donc différente.

Tori.

Bah ici c’est Netflix qui produit, ça peut offrir une certaine caisse de résonance et puis Nihei à un certain succés en France donc why not… Glénat n’a pas besoin d’attendre qu’une série s’épuise pour la proposer sous un nouveau jour, comme par exemple les multiples versions d’Akira toujours dispos ou encore dbz etc. Je ne connais pas la situation de Parasite mais peut être n’y avait il pas non plus de nouveau matériel à adapter?

Pour Akira, on parle quand même d’un titre mythique, qui a un peu lancé la vague manga en France…

Ben si, justement (des one-shot par d’autres auteurs, entre autres)…

Il est plutôt léger, son succès…
C’est surtout un succès d’estime.

Malgré tout, comme je le disais, on peut toujours espérer…

Tori.

Bon, on a la réponse de Glénat sur le sujet :

Tori.

Je venais justement poster la réponse sur le fofo! C’est moi qui avait posté la question sur le site de Glénat, c’est cool ils sont réactifs!
Sinon pour la réponse en elle même dommage, mais il y a toujours possibilité de se rapatrier sur la version Jap ou US.

Je me suis replongé dans le premier tome (de la première édition, celle en dix volumes), hier soir.

image

Bon, c’est pas très long, hein : la série est marquée par ses longues scènes de silence et d’errance dans ce monde vertical constitué de couches superposées. Les dialogues sont maigres et suggestifs. Et si l’on devine un fil rouge (les décors sont hantés par des figures hybrides, cybernétiques, qui s’intéressent au code génétique des survivants, le tout sur fond de mutation génétique d’espèces entières et d’un grand, très grand désespoir), le récit vaut surtout par la performance graphique et l’aspect virtuose de la représentation de ce monde.

image

D’ailleurs, la grande force de ce premier tome (et de la série, dans mon souvenir), c’est l’accumulation de designs forts, évocateurs. J’ai bien l’impression que cet univers graphique, développé dans la deuxième moitié des années 1990, a fortement influencé pas mal de monde, notamment dans les comics (mais pas que). J’ai l’impression que des choses se retrouvent chez Morrison ou chez Hickman (les cyborgs à long cou et face blanche, certaines créatures artificielles…). En relisant ce tome, des années après son achat, je me dis qu’il a dû connaître un écho favorable dans une grande frange des créateurs d’autres pays. Sans doute séduit par l’aspect mystérieux (les mauvaises langues diraient « confus ») du récit.

Je vais continuer ma relecture, ça va assez vite.

Jim

Oui, c’était un ovni graphique, à sa sortie… Il est indéniable que par ce titre, Nihei a eu une influence plus ou moins importante sur un certain nombre de dessinateurs dans le monde, à l’instar d’un Ôtomo ou un Moebius.

Tori.

Et j’ai un peu de mal à savoir d’où il « vient », lui. J’ai la vague impression qu’il a mangé du Otomo, certes, mais aussi peut-être du Moebius (les scènes de chute vertigineuse ont un côté Incal…) et peut-être du Caza. J’avais l’impression de lire cette SF un peu onirique et sans enjeu qu’affectionnait Métal Hurlant. Vu son âge, je me dis que c’est pas impossible.

Jim

D’une école en architecture !

C’est marrant que tu cites Métal Hurlant : je ressens quelque chose de proche de ce que je ressens en lisant du Druillet…

Aussi, et les bâtiments sont très présents…

Tori.

Oui, Druillet, aussi, tu as parfaitement raison.

Ce qui est bizarre, c’est que ce n’est pas toujours ma came (Caza, si, un peu, mais L’Incal, pas trop, et Druillet, pas du tout), mais Blame!, à la première lecture il y a de longues années, je trouvais ça bizarre, un peu vide, mais intéressant, et aujourd’hui j’y vois une personnalité très présente et intriguante. Alors qu’en fait, je ne devrais pas. Sans doute que tout ça passé par son filtre, ça marche mieux ? Ou bien l’absence de couleurs ?
J’aime par exemple pas trop les pages en couleurs qui introduisent certains tomes, dont le deuxième. J’ai trouve le même rendu rouillé / boueux / crapoteux qu’affectionne Bilal, dont je reconnais la personnalité, mais que je n’apprécie pas du tout.

Jim

Quand j’avais dit que j’aimais beaucoup Snikt, on m’avait fortement conseillé Blame!
Mais j’ai toujours su résister à la tentation.

Forcément, quand ils ont une personnalité marquée, il sont souvent clivants : soit on aime, soit on n’aime pas, il n’y a pas tellement d’avis tiède.

Dans Snikt, Logan se retrouve dans l’univers de Blame!.

Tori.

Pas lu.
Un mélange entre la saturation du personnage et l’absence d’appétence envers une interprétation par Nihei.

Jim

Ça m’intéresse ton retour sur la série jusqu’à la fin, ça fait des années que j’hésite à la commencer.

En fait, je n’en ai que la moitié, m’aperçois-je.
Tu auras donc mon retour jusqu’au tome 5, déjà…

Jim

C’est déjà pas mal x) !