COMICS ODDITIES

En voyant le dessin intermédiaire, je me dis que phil noto lui aussi travaille à partir de photo. doug braithwaite aussi sans doute.

Je sais le rendu des trames. Mais qu est ce que c est en fait ?

Oh punaise, Clint a posé pour toi ?!

C’est à dire ?

Si tu veux une explication sur l’aspect technique, @Tori en parlera certainement mieux que moi pour le coup.

La classe hein? Par timidité, je n’ai pas souhaité abusé en lui demandant de poser avec lui.

Oui, je sais reconnaître un dessin où des trames ont été utilisés mais je n ai aucune idée de ce que c est en réalité.

Je n’en utilise pas (d’ailleurs, je ne dessine plus depuis des années), mais je connais le principe.
Et une trame physique, c’est différent d’une trame numérique, d’ailleurs (et ça doit être bien galère à utiliser, mine de rien)…

Ah, et Wikipédia explique ce que c’est, sinon :

Tori.

Il me semble que dans le temps, les trames étaient imprimées sur des feuilles plastiques transparentes qu’il fallait découper et coller sur le dessin. C’est ça les trames physiques ?

J’ai été dirigé sur wiki pour trouver une explication « simple ». Je me demande si l’utilisation des trames couleurs ne se justifiaient pas par des contraintes d’imprimerie. Et que les trames n&b furent surtout utilisées plus tard (dans les 70’s) pour ajouter des effets d’ombres et de textures.

Palmer style ?

Je ne savais pas qu’il y avait des trames couleurs…

Oui.
Il faut les découper avec précision, les fixer sur le dessin (les trames anciennes étaient à coller, les plus récentes fonctionnent un peu comme des décalcomanies, de ce que j’ai compris) et les gratter (avec un cutter, souvent) pour y ajouter des effets en blanc.

Tori.

Avec des images c’est mieux ! :wink:

Dans cette vidéo sont présentées succinctement les trames « à la main », les trames « papier » et les trames sur ordi.

Merci pour toutes les réponses

Ce sont deux processus différents.
Les trames couleurs, c’est un procédé d’impression. Une couleur imprimée est toujours composée d’une trame, mais plus celle-ci est serrée, moins elle se voit et plus nette est l’image (faisons une analogie qui n’est pas complètement pertinente : c’est un peu comme la définition d’une image informatique énoncée en dpi : 72 dpi, ça fait une image à gros carrés, dite pixellisée, 600 dpi, ça fait une image jolie et imprimable). Si on utilise un compte-fil (qui est une sorte de loupe, pour résumer), on peut voir que la couleur se décompose en succession de petits points : c’est le mélange et les variations en densité qui composent l’ensemble des couleurs imprimées.
Les comic books, qui ont longtemps été des objets à pas cher, utilisaient des trames facilement visibles, avec de gros points bien séparés. Ceux qui connaissent bien l’évolution des comics savent qu’avec l’amélioration du papier (plus blanc, plus épais) et des techniques d’impression, les couleurs ont été mieux reproduites, donc avec des trames plus denses.
Du temps où l’on travaillait avec des films d’impression fournis par les éditeurs américains, on demandait à un « flasheur » de fabriquer les films pour les pages rédactionnelles, et dans le bon de commande on précisait la qualité (je crois que c’était « trame 150 », et de mémoire je dirais que les couleurs d’un comic book des années 1970 ou 1980, c’était « trame 75 », mais tout ceci est bien lointain).

C’est donc un procédé d’impression pour les couleurs.
Les trames mécaniques (celles que l’on découpe et que l’on colle, à la manière de Tom Palmer cité plus haut), c’est un procédé de dessin, une technique pour le noir et blanc. Ce sont deux choses différentes.
(Il existe des papiers traités chimiquement : on peut encrer tranquillement dessus, et à l’aide d’un révélateur qu’on badigeonne au pinceau sur la feuille, on peut faire apparaître une trame. Les papiers « craftint » ou « duo-tone » peuvent proposer cet effet. John Byrne l’a utlisé sur ses Namor.)

(Et j’en profite pour évoquer les encrages en couleurs que l’on voit apparaître dans les années 1980 : il s’agit d’une partie de l’encrage, qui apparaît en couleur sur la page. Souvent, cette couleur est l’une des trois couleurs d’impression, soit cyan, magenta ou jaune. Et pour faire ça, la technique était « simple » : l’encreur retrace en noir, sur un calque, la partie qui apparaîtra en couleur, et le flasheur ou l’imprimeur le convertit en film de couleur avant impression. Je crois qu’on en parle dans la discussion « encreur : un métier »).

Jim

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Ah, oui, ces trames couleurs, je connais, du coup…

Sinon, concernant les trames, il y a aussi ce type de trame, qui n’est pas celui auquel je pensais, mais qui s’en rapproche, par le transfert à sec :

Les premières trames Letraset (et peut-être Deleter) étaient, il me semble, des trames avec transfert à sec (et non des trames adhésives).

Tori.

Trame … trame, trameur, tramer.

Trame, ouais.

Tori.

Tiens c’est Virginie qui dessine, mais c’est vrai qu’elle est égérie Graph it

Merci pour toutes ces infos !

Très intéressant à voir !

J’adore ce que fait Alexander Lozano, et j’ai retrouvé un encrage réalisé il y a quelques années.

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Et pour terminer le thème « j’encre les autres » :