Dans les traductions de Disney, il y a beaucoup de bonnes trouvailles, dont certaines sont même meilleures, je trouve, que les noms originaux (Les Rapetou, que tu cites, en sont un bon exemple).
Patronyme japonais, en fait… ~___^
Et ce sont les Italiens qui l’ont renommé Goldrake (mais d’après le nom Goldorak)… En France, je ne sais pas d’où vient le mot « Goldorak », qui me semble tout de même suffisamment éloigné de « Goldrake ».
Quant au nom « Goldrake », les Italiens ont réutilisé celui d’un fumetto (c’est fumetto, le singulier de fumetti ?) d’espionnage (et là, l’idée de mélanger Goldfinger et Mandrake paraît plus logique).
Bon, Goldrake, c’est tout de même moins classe que Goldfinger… Qui voudrait d’un râteau en or ?
On aurait pu avoir un « Graine d’ail-zer », non ? ~___^
La Force Véloce au lieu de Speed Force (trouvé par l’ami **Jay ** je crois), le très beau titre ET DORMIR DANS L’OUBLI COMME UN REQUIN DANS L’ONDE (tiré d’un poème de Baudelaire) en lieu et place de l’original The Raw Shark Texts (excellent roman au demeurant).
Et tout le travail fait par Jean-François Ménard sur Harry Potter, ou encore la belle idée de ** Jérémy Manesse ** pour The Unwritten :** Entre les lignes**.
Non seulement c’est utile, mais c’est souvent beau & ludique.
[quote=« Tori »]…]
Patronyme japonais, en fait… ~___^
…][/quote]
Tu veux dire que le dessin animé français est traduit à partir du japonais directement et pas de l’américain ?
J’étais persuadé que la traduction n’avait pas été faite à partir du japonais.
En latin, ça désigne un blanchisseur (pas celui qui lave le linge, mais celui qui rend quelque chose blanc), et c’est aussi une forme verbale du verbe blanchir.
Oui.
Les Français étaient les premiers à l’acheter, les Italiens ont traduit depuis la version française, mais l’ont diffusé avant… Quant aux Américains, ils l’ont eu plus tard, et sous le nom « Grandizer ».
D’après docteur Géwé, c’était la fille du traducteur qui avait mal prononcé « Goldrake ».
Un peu comme l’anecdote Fantômus/Fantômas lors d’un brainstorming chez Gallimard.
Comment on traduit « brainstorming » déjà ? Remue-méninges… Pas mal ^^
Pour en revenir à un des points soulevés, il me semble indispensable de traduire autant que faire se peu les noms de code et autres pseudonymes des personnages, pour la raison fort simple, à mes yeux du moins, que ces surnoms sont souvent sinon toujours, programmatiques.
Ils disent simplement ce que sont les personnages, et c’est comme ça que les lit un lecteur autochtone dans sa propre langue.
…][/quote]
Je suis en train de lire l’excellent essai de l’ami Nikolavitch : « Les dieux de Kirby » 18 €uros dans toutes les bonnes librairies, et les autres aussi, me suis-je laissé dire, donc dans la deuxième partie de cet essai l’auteur (ou je sais c’est facile ) détaille les noms de quelques uns des Néo-dieux créé par Jack Kirby au sein des New Gods : **Highfather ** renvoie dit-il à Alfadir = All father, père de toute chose, **Darkseid ** celui qui engendre et sème les ténèbres, et bien évidemment Scott Free, nom dont je défie quiconque ne parlant pas anglais de connaître spontanément la signification et qui est pourtant utile de connaître.
Ne serait-ce que pour s’en amuser.
Cela dit, en rendre l’idée dans un nom francisé, ne doit pas être facile non plus.
Il cite aussi Metron, mais celui-là est compréhensible même en français.
Bref il me semble qu’un lecteur qui ne parle pas la langue de Mark Twain perd un peu de ce qui fait le charme de ce quadrant de la pop culture, si les noms ne sont ni traduits ni expliqués d’une façon ou d’une autre.
Je double ma question, et ce n’est pas du comic book, mais je reviens sur un sujet qui m’avait titillé dans une autre discussion, et aujourd’hui je relis un texte d’Alain Demouzon où il y fait allusion.
Il dit à propos de Les Dix petits nègres le célèbre roman d’Agatha Christie :
[quote]…]
Mais souvenez-vous que la traduction fautive des Dix petits nègres d’Agatha Christie a rendu pendant des décennies la version française de ce célèbre roman incompréhensible sans que personne s’en soit jamais plaint. …][/quote]
C’est un article paru dans la revue POLAR en 1991, quelqu’un sait-il à partir de quand la traduction a été révisée ?
Un article, qui me semble plutôt très intéressant, sur la traduction écrit par Harry Morgan qui discute de Pogo et de Barnaby qu’il a lui-même traduit :
[quote=« Harry Morgan »]Nous livrons ici quelques réflexions à bâtons rompus sur la traduction des classiques de la bande dessinée. Il ne faut pas chercher dans nos propos une visée scientifique, et nous ne prétendons nullement être le modèle et le parangon des traducteurs. Il faut lire ce qui suit comme les réflexions d’un honnête artisan de la bulle, en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas deux artisans qui s’accordent sur les finesses de leur métier, de sorte qu’il est à parier que nos aperçus éveilleront chez des collègues chevronnés toutes sortes de protestations.
Ce sont les œuvres d’allure les plus « littéraires » qui nous intéresseront ici, à cause des difficultés considérables qu’elles suscitent, difficultés qui sont accrues plutôt qu’atténuées du fait que des œuvres complexes sur le plan textuel se présentent sous la forme de bandes dessinées. Comme nous sommes spécialisés dans les littératures dessinées anglophones, nous nous appuierons sur l’exemple de deux strips fameux, Pogo, de Walt Kelly, traduit aux éditions Akileos par Philippe Touboule, en 2014, et Barnaby, de Crockett Johnson, traduit par nos soins pour les éditions Actes Sud-L’An 2, et qui est à paraître en octobre 2015. Mais nous ferons aussi quelques allusions à divers autres strips humoristiques, par exemple Nancy (Arthur et Zoé) d’Ernie Bushmiller, traduit par nos soins, toujours pour Actes Sud-L’An 2.
Un article intéressant… Je ne suis pas d’accord sur tout (gommer les références au « petit peuple » irlandais est dommage… Et je mange régulièrement du panais… C’est si peu courant ? O___o), cela dit…
Je me souviens avoir lu quelques strips d’Arthur et Zoé dans mon enfance… Je comprends mieux pourquoi chaque fois que je voyais Nancy, ça me disais quelque chose, mais que je ne comprenais pas pourquoi ce nom ne me parlait pas.
Concernant la collection « Gags de poche » de Dupuis, il me semble que c’est également dans cette collection qu’eut lieu la première traduction en français de Peanuts… Et concernant le diacre dont Yvan Delporte avait fait un procureur… Je dirais que ça lui correspond bien, vu ses critiques régulières envers les religions (à se demander comment il avait pu entrer et rester chez Dupuis au départ, d’ailleurs).
Une difficulté que n’aborde pas l’article, mais qui est liée à la question de la forme et la taille des bulles : quand il s’agit d’une traduction depuis une langue plus exotique que l’anglais, d’autres problèmes surgissent :
En japonais, par exemple, les textes sont verticaux… Et les bulles également, du coup.
Pour y caser des textes en français, donc horizontaux, c’est compliqué…
De même, si des onomatopées en anglais sont en général facilement compréhensible par un public francophone et sont rarement traduites, des onomatopées en japonais nécessitent traduction/adaptation (et c’est valable pour l’ensemble des langues n’utilisant pas l’alphabet latin, qu’il s’agisse de russe, d’arabe, de chinois, de coréen ou de grec, ou celles utilisant des variantes avec des lettres inexistantes en français comme le polonais, les langues scandinaves ou le vietnamien). Or, l’onomatopée fait également partie du dessin… Et c’est là que ça se complique. Cela dit, ce problème est moins fréquent dans du strip (surtout classique).
Je ne sais pas si vous connaissez la mini-série Jonny Double d’Azzarello & Risso, elle a paru aux U.S.A chez **DC **, et en France chez Le Téméraire en 1999.
Cette série n’a jamais aussi bien protée son nom puisque j’ai découvert qu’elle avait deux fins différentes, une en V.O et une en V.F (Pour en savoir +).
Si jamais vous savez le « pourquoi du comment », je suis preneur.
Je viens d’avoir une partie de la réponse à la question que je me posais au sujet de Jonny Double :
[quote]La version US de Jonny Double est effectivement en couleur (du premier coloriste de 100 Bullets - Grant Goleash.)
Quand à la fin de l’histoire elle comprend 4 planches inédites *(en fait 5 planches inédites) *qui clarifient le dénouement de l’intrigue.
Ces planches n’étaient pas présentes dans la V.F N&B publie chez Le Téméraire.
La V.O reproduit aussi les 4 couvertures du légendaire Mark Chiarello qui devait être le cover artist de 100 Bullets à l’origine, mais qui a passé la main à Dave Johnson.
La V.F en N&B est aussi intéressante de par son format,…]. En plus elle utilise un dessin de Risso en couverture qui n’est autre que l’illustration qui avait été faite pour annoncer la sortie de la série en comics mensuel dans le Previews en mai/juin 1998[/quote]
Cela dit à quel stade ces changements sont-ils intervenus, et pourquoi ?
A propos de traduction, j’ai trouvé de jolies perles dans « Les Chroniques de la Science-Fiction » que je ne peux pas m’empêcher de partager avec vous :
1 -" Lasswitz n’est … pas connu en dehors de son Allemagne native". J’aurais préféré natale car, personnellement, je ne connais que les minerais natifs.
2 -Dans l’article sur « Buck Rogers », il est évoqué la reprise de 1929 avec une précision : « Les Hans étaient devenus une tribu mongolienne ». Je pense que le bon terme est plutôt mongole ou mongoloïde.
Ôtez-moi un doute sur un point : doit-on dire « la Royal College of Science » ou" le Royal College of Science" ? Peut-être College est-il féminin en anglais !