DERNIERS VISIONNAGES

Ben tu vois à relire de nouveau le passage que tu cites, je trouve qu’il est très loin de déngrer la série télévisée. C’est une vision qu’il développe (cadré par son rapport au cinéma comme le souligne Photonik occasionnant des erreurs comme celle de croire que Miami Vice serait la création total de Mann comme celle qu’on fait généralement sur Twin Peaks) et c’est une analyse assez intéressante vis à vis de ce qui l’intéresse à savoir le cinéma. Je trouve très intéressant cette différence qu’il pointe entre le spatial et le temps. Je ne dis pas que je suis d’accord avec ce qu’il dit et cela aurait surtout besoin d’être dégrossi mais très clairement je trouve cela largement bien moins dénigrant que les multiples articles qui se pignole le poireau à base de « les séries c’est super géniale parce qu’on dirait du cinéma maintenant »

Poser des différences entre les deux médias c’est sortir de cette sempiternelle besoin de comparaison au cinéma comme si c’était l’alpha et l’omega de la culture je trouve que c’est en fait très respectueux et intelligent

FINAL SCORE (2018)

35.000 otages dans un stade. Des criminels internationaux qui menacent de tout faire sauter si leurs exigences ne sont pas respectées. Un soldat américain pris au milieu de ce chaos…l’horloge tourne…

Dans son parcours au cinéma, l’ancien catcheur Dave Bautista fait des choix intéressants (Les Gardiens de la Galaxie, Blade Runner 2049…) mais il emprunte aussi tous les passages obligés des « grands balèzes » du cinéma d’action. Le scénario de Final Score aurait pu être tourné dans les années 80/90 avec Seagal ou Van Damme (il y a même l’inévitable sidekick pour l’effet comique pas si drôle que ça). L’intrigue convenue ne se repose que sur les bastons, les courses poursuites et les explosions (qui s’enchaînent après une vingtaine de minutes d’exposition). Ca ne vole pas très haut, mais ça se laisse regarder…avant de s’oublier assez rapidement…

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Tiens, je n’aurais pas imaginé Bautista en héros principal.
En copain du héros, oui. Mais en personnage principal, j’ai du mal à le voir.

Dans ce film-là ou en général ? Parce que dans « Bushwick », il joue le rôle principal et ça lui va assez bien…

Tout court.
Mais j’avoue n’avoir vu que les Guardians et Blade Runner 2, de mémoire.

Il tourne beaucoup ces dernières années. Dans pas mal de films, il tient un rôle secondaire (007 Spectre…tiens tu l’as oublié celui-là…, The Warriors Gate, les Evasion avec Stallone, Hotel Artemis, The Ip Man Legacy, Kickboxer), mais il a aussi de plus en plus souvent le rôle principal. Dans Bushwick donc, dans la comédie d’action Stuber, il passe aussi par la case « comédie d’action avec gamins »,

il est le chef d’une bande de mercenaires dans le prochain Zack Snyder

Dans Dune, ce sera un rôle secondaire par contre. Bautista a tourné dans plus de 20 films depuis Les Gardiens de la Galaxie en 2014, c’est un sacré rythme…^^

Et il s’en sort très bien. Excellent film, au demeurant, petite surprise discrète, qui tient sa proposition jusqu’au bout.

Jim

Absolument, très bonne surprise. Et même si c’était pas gagné, la proposition de mise en scène (faux plan-séquence en temps réel) est effectivement cohérente et tenue.

Et le discours politique qui va avec va lui aussi jusqu’au bout, avec un final nihiliste, tendance « nuit en feu », qui ne laisse aucun espoir.

Pour ceusses qui ne l’ont pas vu et qui aimeraient en savoir plus, on en cause ici :

Jim

J’aimerais bien oublier le film, aussi. :stuck_out_tongue:
Merci.

Serions-nous face au Schwarzeneger de la prochaine décennie, en fait ?

C’est plutôt Dwayne Johnson, ça, non ?

Pas faux. Même si The Rock m’impressionne tellement qu’il (me) semble réussir à créer son propre format d’acteur et de destin à Hollywood.

Oui, c’est bien possible ; j’avoue que je ne suis pas sa carrière d’assez près…

Je ne suis pas assidu non plus, mais je suis impressionné de voir comment un catcheur, certes star, est parvenu à devenir une telle pierre angulaire de Hollywood. Le type arrive quand même à cannibaliser la franchise de Fast & Furious de Vin Diesel de l’intérieur ; il a été invité comme guest, ennemi, et en vient à être l’Alpha et l’Oméga de la franchise, en bâtissant un spin-off sur lui et Statham, et en nourrissant le storytelling sur sa participation aux prochains.
Il se place aussi dans le prochain Disney, il a remis au goût du jour le film catastrophe (San Andreas), a fait beaucoup des bons moments de l’étonnante bonne surprise de Jumanji… mais joue quasiment toujours le même personnage, en fait. Un type super costaud, capable de briser un être humain en deux, mais qui n’utilise quasiment jamais sa force « contre » quelqu’un ; un personnage plutôt pacifique, toujours le type un peu « casual » obligé d’agir, dans des films très peu violents et très peu sexualisés.
C’est vraiment un cas surprenant.

Tu trouves ? Moi j’y vois un parcours classique sport => ciné comme il y a eu avant lui avec Arnie en champion de cette catégorie. Après je suis quand même assez surpris parce que ses débuts avec La Momie 2 ou Le Roi Scorpion ça n’annonçait pas ce qu’on voit aujourd’hui. Il a du suffisamment travaillé son image et faire des choix gagnant au bon moment. Après il lui manque quand même un rôle marquant (comme Conan ou le Terminator pour Schwarzie).

C’est surprenant dans l’approche extrêmement professionnelle de la démarche, en fait. The Rock ne commet pas ou quasiment pas d’erreur ; chaque film, chaque choix de carrière semblent sonner juste dans sa volonté de s’imposer comme l’acteur de référence du divertissement familial, avec continuellement cette image de bon père de famille, courageux et déterminé face aux épreuves qu’il n’a pas cherchés.
Je n’ai pas suivi la carrière d’Arnold, en tout cas à ce point, mais j’ai l’impression que Schwarzie a plus fait « comme il pouvait », quand il le pouvait. Là où The Rock a clairement un objectif, et il suit un plan pour cela.

Scharwzie n’a jamais fait comme il pouvait. C’est un mec qui a construit son parcours depuis ses 15/16 ans quand il s’est mis sérieusement au culturisme. Il faut voir Pumping Iron pour voir comment, déjà, il a construit sa stature dans cette discipline. Sans compter tout le business qu’il monte à coté (salle de sport, conseils et article dans des magazines etc.). Le cinéma c’est une volonté affiché dès qu’il arrive à l’age limite dans le culturisme et on remarque qu’il a rapidement du succès.

Conan c’est son premier film en tant qu’acteur principal et c’est un succès énorme. Dès lors il construit sa carrière sur deux piliers : la construction d’un personnage (le héros fort et vanneur) et l’association avec des réalisateurs de talents en faisant des choix pertinents (alors que Cameron lui propose le rôle de Reese, il se propose de jouer le Terminator).

Son image, il la modifiera ensuite pour les besoins de la politique qu’il envisage durant les années 80. La encore tout est planifié, prévu. C’est justement en cela que le parcours de The Rock n’a rien de surprenant. Il suit les mêmes traces qu’Arnie (ou d’autres avant lui, on pourrait citer Mister T par exemple, Hulk Hoggans, voire, allez fou, Lino Ventura*) avec, je dirais, un parcours plus haché et l’absence d’un rôle marquant qui l’inscrirais dans la mythologie cinématographique.

Il y a rien de surprenant pour The Rock. Par contre c’est exceptionnel compte tenu des très nombreux échecs.

*d’ailleurs c’est juste moi où il n’y a rien eu pour le centenaire de sa naissance ?

Ha bah j’ignorais que Schwarzie avait cette même volonté de « suivre un plan ».
J’ai commencé à vraiment suivre le cinéma et à m’intéresser aux éléments autour des longs-métrages à une époque où il se retirait avant son premier mandat. Je n’ai donc pas suivi tout son story-telling.

Le bouquin n’est plus disponible mais si tu le trouves en occasion, je te conseille cette lecture :

Ca éclaire très bien le parcours du bonhomme.

Merci !