DERNIERS VISIONNAGES

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Une sympathique série B résolument fun (parmi les premières productions de Touchstone) avec pêle-mêle un groupe de protagonistes archétypaux (le héros, sa copine, le nerd et le comic relief lourdingue), Dennis Hopper qui vient cachetonner pour un rôle taillé sur mesure (un ex-hyppie nostalgique des 60’s), un T-Rex en animatronique ou encore une apparition furtive d’un numéro d’X-Men (période Neal Adams).

NOT QUITE HOLLYWOOD (2008) :

J’avais déjà vu ce documentaire il y a quelques années et je l’ai revu avec plaisir vu que je me fais un petit cycle cinéma australien en ce moment. Le film de Mark Hartley est une évocation pleine d’énergie et d’humour (le montage et les nombreux extraits évitent le rythme un peu ronronnant que peut avoir une suite de témoignages) du renouveau de l’industrie cinématographique de son pays dans les annés 70/80, boosté par ces productions à tout petit budget au grand désespoir des critiques qui ont le plus souvent descendu en flammes ces démonstrations de sexe, d’horreur et d’action. Bon, moi ça m’a surtout donné envie de les revoir et de découvrir les longs métrages que je ne connaissais pas encore…^^

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TUCKER & DALE FIGHTENT LE MAL (2010) :

Revu avec plaisir cette excellente comédie horrifique qui détourne avec bonheur tous les clichés et figures imposées des slashers et autres survivals campagnards (backwood horror comme disent les américains). Le scénario est bourré de quiproquos alimentant des péripéties aussi hilarantes que sanglantes. Le duo vedette est irrésistible, grâce aux interprétations de Tyler Labine et Alan Tudyk en ploucs sympas dépassés par les évènements.

KNIGHTS OF BADASSDOM (2013) :

Revu également cette bonne petite série B comico-horrifique. Knights of Badassdom a été désavoué par son réalisateur à cause du remontage des producteurs mais ce portrait de rôlistes aux prises avec un démon pendant un Grandeur Nature reste très amusant. Je n’ai pas pigé toutes les références (pour moi, le jeu de rôle se limite à deux GN joués il y a 20 ans) mais ce n’est pas bien gênant tant l’énergie déployée par cette sympathique distribution est communicative…

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T’as vu ça via quel canal?

Amazon Prime.

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Chouette je vais pouvoir mater ça ! Merci.

Tu m’as donné envie de revoir « Tucker et Dale fightent le Mal », que j’avais vraiment beaucoup aimé à l’époque. Dans le registre des relectures des codes inhérents aux films d’horreur, c’est une excellente péloche.

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Ah, je crois que c’est trop tard (je mets des petits avis sur les longs métrages hors « ciné-club » que j’ai maté ces deux/trois derniers mois) et que ces films ne sont plus sur le service pour le moment…

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Tiens, c’est la première fois, je crois, depuis que je fréquente ce forum de perdition, que je reviens d’une séance en salle concernant un film pour lequel, apparemment, le Doc n’a pas ouvert de sujet.

J’ai vu la bande annonce de The Duke en allant voir Doctor Strange, et je me suis dit que j’allais surveiller. Parce que bon, Jim Broadbent qui braque un tableau, affole l’Angleterre des années 1960 et s’attire la réprobation d’Helen Mirren, bref, une histoire de vieux voyous irréductibles, ça ne pouvait que me plaire. La bande-annonce me laissait entrevoir une comédie, mais le film est plus que ça. Disons que c’est davantage un drame social teinté d’humour.

On suit donc un vieux chômeur, qui passe de petit boulot en petit boulot et qui ne manque jamais de marquer sa réprobation face à l’establishment (ceci expliquant sans doute cela), qui se retrouve à cacher chez lui un tableau qui a coûté 140 000 livres de l’époque à la Couronne. Le vieillard, inventeur, bricoleur et activiste politique, et entouré de son épouse femme de ménage et de ses deux fils qui survivent par quelques magouilles.

Le portrait de cette petite famille est touchant, évitant sciemment les clichés (quitte à les annoncer d’emblée afin de mieux les tordre). De même, il y a toute une galerie de personnages secondaires qui évoluent au fil du récit, personne n’étant taillé d’un bloc (à part peut-être les flics, fiers parangons d’une stupidité galopante et faire-valoir comiques de premier ordre).

Je ne connais pas du tout le réalisateur, Roger Michell, ni ses deux co-scénaristes. Mais j’ai particulièrement apprécié ses jeux sur le format de l’image, sur le grain des fausses images d’archives, sur tout cet ensemble de références qui permettent des clins d’œil avec l’auditoire. Le film est assez court (1h35, je crois), mais il n’est ni précipité ni superficiel, tous les personnages ont droit à leur développement, on n’oublie personne. La tonalité est aussi sérieusement à gauche, le fim présentant des gens sans le sou qui sont positifs, des activistes et des militants qui ne sont ni dangereux ni hystériques, et une charge envers le pouvoir sous ses différentes formes, qui ne fait pas oublier la peinture de caractères.

Le casting est très chouette (on croise des têtes connues des amateurs de séries, comme Anna Maxwell Martin, dont je me souviens à cause de The Bletchley Circle), très vivant, écrit avec subtilité et joué avec entrain.

Une excellente surprise.

Jim

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J’ai vu la deuxième partie de In Search of Darkness (enfin presque tout puisqu’il me semble qu’il manque un segment sur le replay…mais pour le reste, ça fait tout de même plus de trois heures) et c’était encore une fois très sympa. La sélection de films a l’air un peu plus aléatoire, certains ont droit à une ou deux minutes de commentaires tandis que d’autres ont un peu plus de temps, mais entre films fantastiques de studios et séries B/Z gores et complètement barrées, il y en a pour tous les goûts (et ça rappelle des souvenirs).
Comme pour le premier In Search of Darkness, la chronologie est entrecoupée par des gros plans, sur Tom Savini, Robert Englund, Nancy Allen, Linnea Quigley ou encore l’humour dans les films d’horreur des années 80 et les premières adaptations de ces films en jeux vidéos (et elle pique les yeux, la foire aux pixels de l’époque).

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Crotte , ça ne fait pas parti de mon offre canal …

Un troisième opus est prévu, non ? À l’instar du premier volet, il y a au moins deux intervenants qui se distinguent (en dehors des spécialistes comme Phil « Fangoria » Nobile Jr) : Andre Gower (The Monster Squad) et Alex Winter (The Lost Boys), de fins connaisseurs du genre semble t’il (nettement plus intéressants à écouter que le youtubeur de service).

Yep, le chapitre final.

il y a au moins deux intervenants qui se distinguent (en dehors des spécialistes comme Phil « Fangoria » Nobile Jr) : Andre Gower (The Monster Squad ) et Alex Winter (The Lost Boys ), de fins connaisseurs du genre semble t’il

Oui, leurs interventions sont vraiment intéressantes…

En plein dans un cycle découverte de Chabrol en ce moment. Après Que la bête meure et Le Boucher (notamment), je fais un saut dans le temps pour arriver en 1985 et rencontrer l’inspecteur Lavardin dans :

Dans une petite ville de Normandie, Louis Cuno, un jeune postier au comportement curieux et sa mère infirme et à demi folle subissent les assauts répétés de trois notables locaux (Lavoisier, le notaire, Morasseau, le médecin et Filiol, le boucher) afin qu’ils acceptent de leur vendre leur propriété.

À la suite d’un accident mortel qui coûte la vie à Filiol, mais qui ressemble fort à un crime, l’inspecteur Jean Lavardin, arrive pour enquêter.

Enquête policière dans le milieu qu’affectionne Chabrol (enfin façon de parler) à savoir celui des petits notables de campagne. Tout comme Columbo, on voit le crime et on connait le meurtrier, tout comme Columbo, Lavardin ne paye pas de mine, tape la discut’ avec tout le monde et engrange les indices, tout comme Columbo il tabasse les témoins…ha non là par contre c’est bien de chez nous ça ^^

Ce qui est passionnant dans Poulet au Vinaigre c’est pas tant une enquête qui devient rapidement secondaire que la description d’un milieu où tout le monde est soit pourri (les trois notables donc incarnés par Jean Topart, Michel Bouquet et Jean-Claude Bouillaud), soit manipulateur (la mère ou la maîtresse de Cuno), soit à côté de la plaque (Cuno). Remarquable de voir que le mobile qui met en branle tout le merdier est en soi pas si dramatique que cela mais que c’est la folie de l’homme qui provoque mort et destruction.

Au milieu de tout cela Lavardin enquête, tabasse, manipule pour faire éclater tout le merdier au sein d’un microcosme qu’il déteste visiblement. C’est passionnant, je me suis régalé du début à la fin (faut dire que c’est typiquement le genre d’univers qui me plait) et j’aime la façon dont tout s’imbrique et comment aucun personnage n’est innocent.

Une jolie histoire sur Robin Williams sur le tournage de Jumanji :

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Vu hier soir grâce aux ressources numériques de ma médiathèque,
ce film taïwanais de 2022 m’a procuré beaucoup de plaisir.

Le pitch est assez simple, des politiciens s’affrontent sur le soutien à une usine à priori polluante. Et à postériori ça se confirme puisque les soutiens politiques de celle-ci, suite à une visite de la dite usine, se transforment en zombies au cours d’une séance du parlement.

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L’invasion zombie n’a pas encore commencé , là tout est normal …

L’image ci-dessus illustre parfaitement le ton du film, c’est complétement déjanté et même si il y a une satire puissante de la politique et des médias le film ne se prend absolument pas au sérieux.
Il n’est pas fait pour tout le monde, la musique est omniprésente, ça oscille entre référence à la BD, aux jeux vidéos , beaucoup de catch aussi, l’héroïne est une adepte de la german-souplex chère à Onizuka, et ça ne s’arrête jamais.
Le film est aussi épuisant que fun et réjouissant pour un adepte du mélange des genres.
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