Quel visuel pourri! C’est fou!
Zombie + muay thaï? Pourquoi pas ?
Avec une telle accroche, je n’attendais pas grand chose, à part des zombies, et de la castagne. Et d’un côté comme de l’autre, ce n’est pas satisfaisant.
Les compétences martiales de l’acteur principal ne sont pas bien mise en valeur (au point de douter qu’il soit vraiment bon dans sa discipline), et du côté des zombies, c’est assez convenu… Jusqu’à la fin, qui se dirige vers le bis total, mais trop tard !
Parce qu’entre-temps, c’est ennuyeux. Heureusement, quelques moments improbables, mal foutus, étonnants ou risibles font leur apparition.
Attention, ça va spoiler, au cas où…
il y a l’enfant asmathique le moins asmathique du monde. Au bout de 40 minutes, on apprend qu’ il a un inhalateur (jamais on ne le verra essoufflé) , il ne l’utilisera qu’une 2ème fois, à la fin, certainement pour se calmer après toutes ses péripéties .
Le héros se retrouve blessé, mais continuera de se battre sans que cela l’affecte plus que ça. Au point de se battre avec plus de hargne! L’adrénaline forcément.
La mère de l’asmathique imaginaire se retrouve infectée dans une nurserie, avec des nouveaux nés numériques ridicules, qu’elle bouffera (hors champ) devant l’asmathique/simulateur. Chaud. Étonnant. Ridicule. L’un des meilleurs moments du film !
Mais surtout, la pépite finale , qui voit les ingectés/zombies, une fois au contact de l’eau, se transformer en poissons mutants digne d’une Bruno Mattei! Parce que l’ origine de l’infection, bah, ce sont des poissons porteurs de bactéries qui résultent du réchauffement climatique. Bah oui, le film a un message !
1h 40 où je me suis un peu fait chier, alors que je voulais juste de la tatane et de la décapitation
Je viens de revoir La Crime, l’un de ces polars français eighties qui m’avaient marqué à l’époque (je les ai vus à la télé, donc quelques années après la sortie en salle), genre L’Indic ou La Guerre des polices. Ce qui a attiré mon attention sur cette rediffusion, c’est le nom de Jean-Patrick Manchette parmi les scénaristes. Le romancier bien connu des amateurs a fait aussi une partie de sa carrière sur petit et grand écrans.
Tout commence avec l’assassinat d’un juge. Martin Griffon, commissaire (et non lieutenant), est chargé de l’enquête, mais comme il a pour habitude de prendre le règlement un peu à la légère, le flic incarné par Claude Brasseur se voit affublé d’un contrôleur, joué par Jean-Claue Brialy, une vieille connaissance avec qui le contentieux est plutôt lourd.
L’enquête de Griffon le conduit à croiser le chemin d’une journaliste fouineuse jouée par Gabrielle Lazure, d’une call-girl apeurée interprétée par Dayle Haddon (autant dire que la partie sexytude du film est largement et doublement assurée) et d’un ministre campé par Jean-Louis Trintignant. Tous impeccables (ah, la scène de l’orange !). Sans compter des malfrats, des flics ripoux, des flics surveillant des flics, et même des armures de kendo.
On y parle de gros sous, de ferrailleurs richissimes, de politiciens incorruptibles qui se prennent les pieds dans le tapis, de tueurs sadiques, de maquillage de la vérité… C’est plutôt bien troussé, filmé par un Philippe Labro qui n’a jamais été un technicien de l’image (euphémisme) mais qui saisit très bien les rouages sociaux des milieux qu’il propose d’explorer. En gros, c’est filmé un peu platement, mais proprement, et les dialogues font mouche.
Brasseur y campe un Martin Griffon bourru, malpoli, irrespectueux envers les signes du pouvoir, manifestant les orientations politiques de Manchette (qui à mon sens sont à l’opposé de celles de Labro, mais ils se rencontrent sans doute sur le terrain de la méfiance envers l’autorité). L’acteur crée un personnage décalé, fatigué, toussant, soupirant, blasé, simple fonctionnaire de police qui se bat contre les grands. D’une certaine manière, c’est un Columbo qui a oublié ses bonnes manières. Et ça fonctionne à plein.
Martin Griffon est un personnage manchettien à bien des manières, et pas simplement par son incarnation d’une certaine conscience sociale. Mais il est également une déclinaison cinématographique de son personnage d’Eugène Tarpon, héros de Morgue pleine et de Que d’os !, gendarme devenu détective à la suite d’une bavure. Dans La Crime, on apprend, après la mort de la call-girl, que Martin Griffon traîne une culpabilité comparable depuis le décès d’un passant, frappé par une balle tirée par le policier lors d’une fusillade. Les deux personnages sont les deux faces de la même pièce, ce portrait d’un homme désabusé et fatigué.
Jim
Dans les Secrets des Films - Fast & Furious : Après les Spider-Man, Le Seigneur des Anneaux et la carrière de Tom Cruise, ce n’est pas le sujet qui m’intéresse le plus mais je continue d’apprécier cette série documentaire, même quand elle parle des Fast & Furious (que j’ai juste vu une fois chaque, à part le 8 que j’ai zappé). L’accent est principalement mis sur l’excellent travail des cascadeurs (avec des images de tournage impressionnantes qui permettent d’avoir une bonne idée sur ce qui a été fait en vrai et ce qui a nécessité des CGI) tout en n’oubliant pas bien entendu les moments difficiles comme la mort de Paul Walker (et c’est très émouvant). Une saison dynamique, même si un peu too much par moments dans ses déclarations (mais c’est ça aussi Fast & Furious)…
Jeff Bridges, Star malgré lui : Evocation passionnante de la vie et de la carrière d’un immense acteur (un de mes préférés) qui a longtemps fui le star-system. Le déroulé revient sur les doutes de Jeff Bridges, propulsé devant la caméra par son père acteur Lloyd, les choix d’une filmographie de qualité et l’importance du rôle du Dude qui lui colle à la peau et en a fait un acteur culte. Un très bon portrait…
Tim Burton, un monstre de cinéma : Sympathique docu dispo sur Arte. Il y avait bien entendu plus à dire, le déroulé s’attardant plus sur les années 80/90 que sur les années 2000 (pour cela il aurait fallu plus que le format 52 mn), mais toute la partie qui revient sur la jeunesse de Burton est plutôt bien fichue, les influences, les débuts compliqués chez Disney, les premiers succès et échecs. Rien de bien nouveau pour ceux qui connaissent bien la carrière de Tim Burton ainsi que les thèmes de son oeuvre mais c’est bien raconté, avec de chouettes images d’archives (dont certaines que je n’avais jamais vues) et des extraits d’interviews.
Oui, on a vraiment l’impression qu’ils ont été pris de court…
« Ah, merde, on n’a pas 1h40, on n’en a que la moitié ? »
Tant les années 2000 et 2010 sont survolées !
Alors que pour les années 90, ils ont même parlé de La triste fin du petit enfant huitre !
Tori.
En continuant de faire le tour des cartoons disponibles sur Disney +, j’ai zyeuté quelques productions Star Wars Lego, les mini-séries L’Aube de la Résistance (avec les personnages de la troisième trilogie) et Les Aventures des Freemaker (sur les aventures d’une famille de ferrailleurs pendant la première trilogie). Et j’ai trouvé ça très amusant…des épisodes de 5/6 mn très énergiques, clairement axés jeunesse sans que cela soit trop bêta pour le vieux fan que je suis. C’est fun, avec de bonnes idées, pas avare en action et en humour. Le ton est décalé et c’est plutôt agréable…
Sex & British Comedy - Le cinéma anglais dans tous ses ébats : L’Angleterre a eu aussi sa période « sexy comédies », à une époque où l’industrie cinématographique du pays connaissait des difficultés (de nombreux studios, comme la célèbre Hammer Films, étaient en crise dans les années 70). C’est un autre aspect du cinéma d’exploitation U.K., plus coquin, qui avait la faveur des spectateurs, au grand dam de la critique et des censeurs. Ce très bon docu disponible sur Arte revient sur cette décennie avec les interviews de ceux qui en ont été les stars, réalisateurs, producteurs et acteurs livrant leurs souvenirs avec une certaine gouaille. Et si le ton est le plus souvent léger, le déroulé n’occulte pas certaines histoires plus sombres…
Et dans un tout autre genre, vu aussi E.T. Un Blockbuster Intime, qui revient sur l’aventure du film et ses liens personnels avec la vie de Spielberg. Rien de bien nouveau pour qui connaît bien le parcours du réalisateur mais bien fait et bien raconté…
Night Swim de Bryce McBride (Un nom à retenir, parce qu’il est l’auteur complet de cette pépite : réalisateur, scénariste et co-priducteur, le Simon Kinberg du pauvre? Ça donne envie tout de suite non ?)
Un film sur une piscine hantée, avec un pitch pareil, c’était pour moi.
J’avais peur que le film soit “seulement” chiant, parce que c’est une prod’ Blumhouse, et qu’il est parfois difficile d’avoir un nanar qui ne soit pas un Z mal foutu.
Je me suis un peu ennuyé, jusqu’à ce que je m’amuse dans un premier temps à lister les films que ce navet pille toutes les 10min. Et heureusement, le film a la bonne idée de faire participer un fantôme tout droit issue de… Scooby Doo 2. Donc j’étais forcément content de voir que petit à petit, le film allait me proposer ma dose de caca cinématographique !
Parce que non seulement la piscine est hantée, mais son eau, issue d’une source thermale possède ceux qui en boivent la tasse.
Là aussi, votre tolérance, ou votre niveau de déviance,vous aidera à aller au bout, et de voir que le deuil chez les américains, c’est surfait.
Tu aurais pu mettre ton avis ici…^^
Ha mince ! En faisant une recherche, j’ai dû mal orthographier le titre, parce que je ne l’avais pas trouvé !
Si tu as mis le nom que tu croyais être celui du réal’, c’est normal…^^
LES GEANTS D’HOLLYWOOD (2022) :
Avec les six épisodes de cette mini-série, c’était la première fois que je regardais un docudrama, ce mélange de documentaire et de reconstitution avec des acteurs (tous d’illustres inconnus). Bon, l’interprétation n’était franchement pas le point fort de l’ensemble et le budget ne devait pas être si important que cela car plusieurs plans sont souvent réutilisés dans le déroulé des événements. Mais si on passe au dessus de ça, l’histoire en elle-même est absolument passionnante…celle des débuts du cinéma américain jusqu’à l’avènement du parlant et de la création des grands studios par des immigrants passionnés et ambitieux (on suit les parcours de Carl Laemmle, Adolf Zukor, William Fox, les Frères Warner…). S’il y a bien quelques raccourcis pour servir la narration, l’ensemble est globalement fidèle à la réalité, c’est riche et très intéressant.
Je regrette juste le choix étonnant de ne pas montrer certaines figures historiques. Le quatrième frère Warner est ainsi oublié et il n’y a aucune mention de D.W. Griffiths, même lors de la création d’United Artists. Omettre de tels noms est quand même étonnant et incompréhensible surtout quand le docudrama est tout de même assez complet sur pas mal d’autres points…
J’ai adoré ce recueil. J’aime bien les dessins.
le nouveau documentaire de Jean-Baptiste Thoret. Un voyage à travers la découverte des tunnels de Las Vegas qui abritent toute une population de sans-abris, brisés de la vie et trouvant un refuge dans ce lieu dangereux.
Le contraste entre les ténèbres de ce labyrinthe sous-terrain et les lumières de la ville du jeu est forcément frappant d’autant plus que Thoret travail sa lumière et sa mise en scène pour appuyer toute l’étrangeté du lieu. Tout cela afin de mettre en valeur des gens comme vous et moi que des accidents de la vie ont détruit.
C’est à la fois fascinant et triste. Touché par des moments de beauté mais surtout transporté par une misère sociale et humaine.
KEANU REEVES, MESSIE POP (2023) :
Un bon documentaire signé Julien Dupuy. Plutôt que de se concentrer sur une classique énumération de la filmographie, le réalisateur a observé l’évolution de Keanu Reeves au sein de la culture pop à travers les étapes d’une carrière qui s’est renouvelée à plusieurs reprises. Pas mal du tout…et une construction bien adaptée à l’image de l’acteur…
MR. SCORSESE (2025) :
Un excellent documentaire fleuve (près de cinq heures réparties en cinq épisodes) qui couvre quasiment tous les aspects de la vie et de la carrière de Scorsese, à travers des témoignages précis et de nombreux documents et images d’archives (dont certaines assez rares). Même si j’avais déjà regardé plusieurs docus sur Scorsese, il y a encore des choses à apprendre, aussi bien du point de vue personnel que sur son processus créatif…et c’est passionnant…
STILLER & MEARA, NOTHING IS LOST (2025) :
S’ils sont peu connus en France, Jerry Stiller et Anne Meara furent en leur temps des icônes de la comédie U.S…et les parents de deux acteurs, Amy et Ben Stiller. Après leurs décès (en 2015 pour Anne et en 2020 pour Jerry), Ben Stiller a décidé de travailler sur ce documentaire pour livrer un portrait très personnel du duo Stiller & Meara et explorer les frontières très fines en ce qui les concernait entre le travail et la famille. Jerry Stiller enregistrait tout et gardait tout, ce qui a donné à son fils un matériel incroyable à archiver…car avec ses parents, rien n’était perdu. Il y a de l’humour et de la tendresse dans cette évocation et aussi des moments un peu plus durs mais sans que cela tourne à l’aigreur. Une vraie thérapie familiale pour Ben et Amy Stiller…une thérapie touchante et pleine de justesse…
Amy, plutôt ? ![]()
TALES OF HALLOWEEN (2015) :
Sympathique anthologie (comico-)horrifique à petit budget sur le thème d’Halloween. Inégale, comme souvent avec ce format, mais globalement divertissante. Comme il y a 10 segments sur 90 minutes, les différentes histoires sont rapides et n’autorisent pas vraiment de développements, ce qui fonctionne pour certaines et se révèle un chouïa plus frustrant pour d’autres. Mais il y a de bonnes choses, comme un Barry Bostwick en démon qui s’éclate pendant une récolte d’Halloween chaotique, l’affrontement de deux voisins qui ont chacun leur propre vision des décorations horrifiques (classique version 30s contre hard rock et gore), une parodie délirante de Vendredi 13 en mode S.F., un enlèvement qui tourne mal (pour les kidnappeurs) ou encore une citrouille génétiquement modifiée qui décide de bouffer tous ceux qu’elle croise. L’humour se marie bien à l’horreur et les parties s’enchaînent bien, avec des éléments qui se croisent plutôt efficacement.
Parmi les noms les plus connus des fans d’horreur à la réalisation, il y a Darren Lynn Bousman, Lucky McKee, Mike Mendez et Neil Marshall. Et la liste de caméos ne manque pas de bonnes surprises : Adrienne Barbeau en narratrice (et hommage à Fog), Lin Shaye, Barbara Crampton, Stuart Gordon, Mike Garris, Adam Green, John Landis, Greg McLean, Drew Struzan et même Joe Dante…












