HUDSON HAWK, GENTLEMAN & CAMBRIOLEUR (Michael Lehman)

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REALISATEUR

Michael Lehman

SCENARISTES

Steven E. DeSouza et Daniel Waters, d’après une histoire de Bruce Willis et Robert Kraft

DISTRIBUTION

Bruce Willis, Danny Aiello, Andy MacDowell, James Coburn, Richard E. Grant, Sandra Berhnard, David Caruso, Frank Stallone…

INFOS

Long métrage américain
Genre : comédie/action
Titre original : Hudson Hawk
Année de production : 1991

Would you like to swing on a star
Carry moonbeams home in a jar
And be better off than you are
Or would you rather be a mule?

Après avoir été révélé en 1985 par la série télévisée Clair de Lune, Bruce Willis est devenu une star internationale en 1988 grâce à son interprétation du flic John McLane dans Piège de Cristal de John McTiernan, l’un des meilleurs films d’action du cinéma américain. Willis a rapidement repris le rôle de John McClane en 1990 dans 58 minutes pour vivre de Renny Harlin, en alternant avec des compositions plus dramatiques dans des films comme Un héros comme tant d’autres (il y est très bon en vétéran du Vietnam brisé) et Pensées Mortelles (où il campe un véritable salaud). À cette période, il tourne aussi dans Le Bûcher des Vanités de Brian De Palma (un échec critique et commercial) et prête sa voix au bébé de Allo maman, ici bébé (un succès) et sa suite.

En 1990, le succès des premiers exploits de John McClane aidant, Bruce Willis amène au producteur Joel Silver un projet qu’il portait depuis plusieurs années. Alors qu’il n’était qu’un aspirant comédien qui arrondissait ses fins de mois en travaillant comme barman, il jouait aussi régulièrement avec le groupe de son ami Robert Kraft, dont le répertoire comprenait la chanson “The Hudson Hawk”, co-écrite par ses soins. C’est sous cette forme que fut développée pour la première fois l’histoire de Eddie Hawkins et son indéfectible pote Tommy Five-Tone.

Bruce Willis savait que Eddie “Hudson Hawk” Hawkins, le plus grand des cambrioleurs, avait le potentiel de devenir un héros de cinéma. Il put donc concocter l’histoire du film avec Robert Kraft (ce qui reste à ce jour son seul crédit à ce poste), avant que le scénario soit rédigé par Daniel Waters (co-scénariste de Batman Le Défi et Demolition Man) et Steven E. DeSouza (co-scénariste de Piège de Cristal et Commando)…rédigé et souvent réécrit sur le tournage, suite aux idées et improvisations de Bruce Willis.

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Hudson Hawk était donc le “bébé” de Willis : avec Joel Silver, il a choisi personnellement le réalisateur Michael Lehman (Fatal Games), avec qui il a fini par avoir des relations conflictuelles, et il a imaginé le rôle de Tommy Five-Tone pour un acteur en particulier, l’excellent Danny Aiello (Il était une fois en Amérique). Véhicule idéal pour l’humour et le côté malicieux de Bruce Willis (il était encore loin de la feignasse has-been qu’il est devenu), Hudson Hawk, gentleman & cambrioleur se solda par un échec. Le long métrage fut démoli par la critique et sabordé par un studio qui n’a pas su comment le vendre, avec notamment des affiches horribles et des bandes annonces d’époque qui ont insisté sur l’action pour tenter de capitaliser sur les Die Hard.

Mais même si Hudson Hawk ne manque pas de scènes d’action explosives (réalisées de manière très dynamique), le film de Michael Lehman est avant tout ancré dans la tradition des “screwball comedy” (ou comédie loufoque) du cinoche hollywoodien tout en rendant hommage à des classiques mettant en scène des cambrioleurs de haut-vol comme le Topkapi de Jules Dassin. Délirante jusqu’au non-sens, cette quête pour retrouver trois objets créés par Leonard de Vinci repose sur des effets hérités des cartoons (certaines transitions sont d’ailleurs toujours aussi croustillantes), des répliques qui fusent et une interprétation déchaînée.

La distribution s’en donne en effet à coeur joie, quitte à en être parfois lourdingue (mais bon, dans l’ensemble les gags du film, même les plus stupides, me font bien marrer) : Bruce Willis et Danny Aiello forment un duo attachant et complémentaire, James Coburn parodie savoureusement ses rôles de gros durs…mention spéciale à son équipe de bras cassés : Kit Kat (joué par David “Horatio Caine” Caruso), Snickers, Nuts Amandes et Bounty (un petit goût de paradis)…et Richard E. Grant et Sandra Berhnardt en font des tonnes en méchants d’anthologie, les milliardaires dépravés et complètement chtarbés Darwin et Minerva Mayflower.

Parmi mes scènes préférées, il y a les deux passages chantés. L’idée de minuter les casses de Hudson Hawk en chanson est géniale et le rythme profite de l’énergie communicative apportée par la musique et les prestations de Bruce Willis et Danny Aiello.

One, Two, Three…
Oh, we ain’t got a barrel of mon-ey
We may be ragged and fun-ney
But we’ll travel along,
Singin’ a song
Side by side

Je n’ai que de vagues souvenirs du film (que je n’ai dû voir qu’une ou deux fois), mais je me souviens bien de l’adaptation en jeu vidéo (sur CPC, pour ma part), avec ses écrans aux ambiances en bleu et bleu (que j’imaginais d’après les captures d’écran des magazines : je n’avais pas d’écran couleur, je devais donc me contenter d’ambiances en vert et vert)…

Tori.

Ah ouais, CPC écran monochrome, j’étais équipé pareil. Je me souviens très bien du jeu “Hudson Hawk”, d’ailleurs…

Un film très attachant en effet, dont le souvenir m’est assez flou également, si ce n’est que je me rappelle l’avoir beaucoup aimé à l’époque ; le film est très injustement tombé dans l’oubli, plombé par sa sale réputation infondée. Il y avait un rédacteur chez “Mad Movies” il y a quelque années, nommé Stéphane Moïssakis, qui était fana du film au point de le citer systématiquement dès que l’occasion se présentait.

Je ne connaissais pas l’anecdote de la chanson à l’origine des persos et du concept, c’est plutôt frais comme approche.

Pour le plaisir, voici le premier passage musical :

youtube.com/watch?v=D8KvM3vZo0w

J’adore !

[quote=“Photonik”]
Un film très attachant en effet, dont le souvenir m’est assez flou également, si ce n’est que je me rappelle l’avoir beaucoup aimé à l’époque ;[/quote]

Kif kif pareil !

Sinon, Willis a fait d’excellents 33 tours de blues avec son groupe (pas en CD à l’époque où j’avais découvert ça, dommage ! Faudrait que je refouine, d’ailleurs, en y pensant)

Je préfère le Dernier Samaritain.
Hudson Hawk ne m’a pas laissé un grand souvenir. Il ne me semble pas avoir été très emballé, de mémoire (mais ça date).

Ce n’est pas un des films de Willis que les casses sont organisés sur des durées de chanson ? (la scène d’Hudson Hawk du Doc m’y fait penser)

C’est bien ça…je l’ai précisé à la fin de ma chronique… :wink:

Le pire, c’est que j’ai cherché dans ta chronique et j’ai dû lire ce passage en diagonale … :unamused: