INNOCENT BLOOD (John Landis)

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REALISATEUR

John Landis

SCENARISTE

Michael Wolk

DISTRIBUTION

Anne Parillaud, Anthony LaPaglia, Robert Loggia, Don Rickles, Angela Bassett…

INFOS

Long métrage américain
Genre : comédie/horreur
Année de production : 1992

Sorti en 1988, Un Prince à New-York avec Eddie Murphy est le dernier succès commercial de John Landis. Le réalisateur des mémorables Le Loup-Garou de Londres et Les Blues Brothers a ensuite principalement travaillé pour la télévision et la musique et n’a réalisé que sept long métrages depuis 1991, tous des échecs. Je n’ai pas vu The Stupids, Susan a un plan et Cadavres à la pelle. Loin de son illustre modèle, Blues Brothers 2000 est tellement oubliable que je ne l’ai vu qu’une fois avant de vite l’oublier. Et L’Embrouille est dans le sac (le remake d’Oscar avec De Funès) et Le Flic de Beverly Hills 3 sont deux médiocres comédies. De cette période, je n’apprécie que Innocent Blood, un inégal autant que sympathique mélange de genres, entre horreur, humour, érotisme, romance et film de gangsters.

S’il a fait partie de la liste des Masters of Horrors (la série anthologique de Mick Garris), John Landis n’a en fait que très peu oeuvré dans le cinéma horrifique (dont il est un grand fan). Après L’Embrouille est dans le sac, il a tenté de monter un film de vampires intitulé Red Sleep mais ses producteurs à la Warner, studio pour lequel il devait contractuellement réaliser un film, n’ont pas aimé le scénario. Ils lui ont alors proposé à la place Innocent Blood (le réalisateur prévu, Jack Sholder, avait claqué la porte suite aux fameuses « différences créatives »), une autre histoire de suceurs de sang dans laquelle le mot en V n’est jamais prononcé…

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Anne Parillaud (Nikita) prête sa sensualité à Marie, une vampire qui survit depuis des siècles en se nourrissant exclusivement de criminels. Une fois qu’elle a assouvi sa soif de sang, elle achève ses proies pour leur éviter de se transformer. Pittsburgh est maintenant son terrain de chasse, une ville où la principale famille criminelle est dirigée par le mafieux Sal Macelli. Le récit aménage certains éléments du mythe vampirique : les gorges sont lacérées, l’imagerie religieuse n’affecte pas Marie, les victimes revenues à la vie ressemblent à des zombies…

Car après s’être abreuvée du raisiné de Macelli, Marie est dérangée et ne peut le tuer complètement. Elle se lance alors à sa poursuite, de peur qu’un tel pouvoir ne fasse de Macelli un gangster surpuissant. Dans ce rôle, le très bon Robert Loggia (Scarface, Big…) se lance dans un amusant numéro de cabotinage et est au centre des premières scènes mélangeant comédie et horreur, comme lors de son réveil à la morgue (avec Frank Oz en pathologiste éberlué), moment bien délirant.

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Les changements de ton ne sont pas toujours très bien maîtrisés et le rythme est un peu bancal (notamment lorsque l’histoire se concentre sur l’amour naissant entre la jolie vampire et le flic joué par Anthony LaPaglia) mais dans l’ensemble j’aime bien l’ambiance de cette petite série B qui joue allègrement avec les passages obligés des genres qui se télescopent ici (une constante du cinéma de John Landis).

Comme souvent, Landis a réservé des petits rôles/caméos à ses connaissances : en plus de Frank Oz, on peut donc reconnaître Tom Savini en photographe, Forrest J. Ackerman en quidam qui se fait voler sa voiture, Sam Raimi en boucher ou encore Dario Argento en infirmier inquiétant.

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