JUSTICE LEAGUE ODYSSEY #1-25 (Joshua Williamson, Dan Abnett / collectif)

J’avais essayé de lire au début, j’ai vite renoncé. J’ai ressayé avec la reprise par Abnett, mais j’ai dû lire un, un numéro et demi peut-être, sans accrocher suffisamment. Je m’y suis remis hier, reprenant à nouveau à l’arrivée de l’Abnett ; mais avec plus de numéros « en réserve », ce qui change un peu la perspective. Je pense qu’il s’agit d’une série qui gagne à être lue de façon fluide, plutôt qu’un numéro toutes les deux ou quatre semaines. J’ai donc enchaîné les épisodes #6 à 12 — équivalent du contenu du deuxième TPB de la série, intitulé « Death of the Dark » —, et il y a une vraie dynamique d’ensemble, assez prenante quand on se laisse emporter (mais qui résiste peut-être moins bien aux à-coups de la lecture épisodique).

J’ignore ce qui dans l’intrigue relève du projet initial de Williamson et ce qui relève (ou pas) d’une réorientation par Abnett. Mais le fait est que tel qu’écrit par ce dernier, cet arc-qui-ne-dit-pas-son-nom fonctionne, je trouve, terriblement bien, avec une montée insidieuse de la tension (liée à la transformation progressive du comportement du trio Azrael - Cyborg - Starfire) gérée à l’arrière-plan de l’habituel boum-badaboum des bastons super-héroïques. L’astuce est d’utiliser Jessica Cruz comme personnage-relai, assurant l’ancrage du point de vue du lecteur et la discrimination du normal et de l’anormal : de cette manière, on est assuré que les trois autres agissent d’une manière qui doit au moins nous inquiéter, et non pas juste parce que l’auteur a décidé que c’était comme ça qu’il les voyait.

À cette aune, si le cadre « cosmique » incite évidemment à repenser au travail d’Abnett en tandem avec Lanning dans les années 2000 du côté de chez Marvel — et peut-être plus encore, en l’espèce, à ses romans antérieurs, situés dans l’univers de SF du jeu Warhammer 40 000 (avec sa théocratie militariste) —, l’un des points forts du travail du scénariste sur cette Justice League Odyssey est peut-être d’accorder à certains personnages DC le meilleur traitement auquel ils aient eu droit depuis un bail. Ainsi, c’est peut-être bien la première fois que je trouve une utilisation (pour ne pas dire une justification) intéressante à l’idée, introduite dans les New 52, de faire de la part robotique de Cyborg une technologie néo-divine ; Starfire retrouve une part d’ombre qui me semble avoir été assez rarement exploitée ; et surtout Darkseid retrouve enfin une stature qu’il avait perdu depuis trop longtemps. Le #12 est assez impressionnant de ce point de vue — le style graphique de Conrad aide bien (ça n’aurait pas été la même si on en était resté à Giandomenico, ou même à Sampere) : sa succession des splash-pages à l’acmé de la scène, ça fait quand même quelque chose !

Là, tu me surprends. Si Abnett a réussi à rattraper toute la m&rde écrite depuis Darkseid War sur la durée, je le félicite car pendant quelques épisodes, ce n’est pas très glorieux.

Oui, c’est rafraîchissant de « retrouver » ces personnages souvent appréciés et trop régulièrement maltraités.
Ca fait plusieurs épisodes que Dan Abnett s’est débarrassé des principes de Joshua Williamson, pour créer son groupe, et l’orienter dans sa voie.
C’est différent, et surprenant. Dans le bon sens.

Ca fait plaisir de retrouver la série, même si la remise en route a été un peu difficile, vu le temps passé depuis le dernier numéro.
Dan Abnett avance clairement son intrigue, alors que le début de l’affrontement très brutal entre Jessica et un Azrael transformé en New God de Darkseid me laissait penser à un épisode un peu vide. Ce n’est pas le cas, car l’auteur passe encore à l’étape d’après en confirmant que les messages de Cyborg sont bien réels… et issus de ce qu’on voit ici, la tentative de Jessica d’utiliser la technologie d’Epoch pour laisser un message à ses proches dans le passé. Alors que Starfire et Azrael sont morts, Victor lui demande d’empêcher Epoch et ses nouveaux alliés de poursuivre ce plan de réécrire l’Histoire - car Epoch va échouer, mais Darkseid va s’emparer de tout ça et faire le pire. Et Darkseid débarque, pour confirmer la menace.
C’est bien. J’aime vraiment la série depuis la reprise par Dan Abnett, et cette orientation plus SF que super-héroïque. Il traite bien, je trouve, de la présence de Darkseid, cette corruption qui touche les premiers héros du titre. Sa Jessica est agréable et intéressante, les ajouts rendent bien, et l’ensemble fonctionne bien.
C’est dommage que Cliff Richards tire la langue, avec des dessins souvent maladroits et des visages qui donnent l’impression de ne pas être « finis ». Dommage, oui, car la série est vraiment intéressante et a trouvé autant une voix qu’une voie pertinente. Vivement la suite.

(W) Dan Abnett (A) Will Conrad, Rain Beredo (CA) Jose Ladronn (CA) Skan
After failing to neutralize Epoch by stealth attack, Darkseid launches an all-out strike! Cyborg, still under Darkseid’s control, shows where his loyalty lies when Green Lantern Jessica Cruz learns about the Lord of Apokolips’s plan to not only remove the self-proclaimed Master of Time but also take control of Epoch’s technology and obliterate the universe’s biggest threats!
In Shops: Jun 10, 2020
SRP: $3.99

Source : www.dccomics.com

Epic introduction

T’as des choix de mots intéressant quand tu aimes un truc. J’admire ta capacité à détourner les mots de leur signification.

C’est pas de l’anglais ?

Sisi

Dex-Starr.

J’adore ce matou…

Et Abnett l’écrit super bien, en plus !

Bon, vous arrêtez de vendre la série à des gens qui ont pas de thunes ou je prends un crédit à vot’ nom ?

'Foirés !

En fait moi je m’en tape, c’est juste qu’il y a un chat

Tu es le premier sur la liste de mes crédits, Blacki. Tu le sais.

C’est pas faux

On y est : l’un des moments préparés et attendus par Dan Abnett s’enclenche, là. Epoch est sur le point de finaliser sa machine de révision temporelle, Darkseid arrive pour s’en emparer. La JL de Jessica Cruz essaye de gérer, en attirant Darkseid puis en libérant l’Eskaton, la créature qui tue les New Gods. Mais Jessica veut aussi empêcher Epoch d’utiliser sa machine, car elle le juge trop dangereux, trop imparfait dans ses calculs. Il ne l’accepte pas et la téléporte ailleurs.
Un numéro en apparence simple mais intense. Dan Abnett maîtrise désormais très bien ses personnages, sa JLO, avec ceux qu’il voulait. Jessica est bien écrite, mais aussi Blackfire, Dex-Starr (formidable ressort comique), Orion (sobre mais efficace), la petite nouvelle et Epoch. Darkseid a de la carrure, il en impose, les échanges et combats sont bons.
Will Conrad illustre très bien tout ça, dans un style qui n’est pas forcément flamboyant mais qui fonctionne très bien, avec de belles images de bataille.

Dan Abnett est vraiment impressionnant ici : il a sauvé un titre mal lancé par Joshua Williamson, a fait le « sale boulot » d’achever ce qui a été lancé, pour ensuite révolutionner la série, l’emmener dans une direction cousine de celle prévue, mais très cohérente et plus passionnante.
Bravo. Vivement la suite.

Ça donne bien envie, cette affaire.

Jim

C’est vraiment devenu une très bonne série SF.
Bon, le titre JL n’a aucun sens, mais si ça peut faire vendre un peu…

Rien que pour le personnage… je vais craquer pour une VF.

Darkseid seeks absolute control of time, and Epoch has all but handed him that godlike power. Can the JL Odyssey team stop him in his tracks? If they fail, the Lordof Apokolips will rewrite universal history in his favor, and everything that could oppose him will cease to exist!

Justice League Odyssey #22

Written by Dan Abnett
Pencils Cliff Richards
Inks Cliff Richards
Colored by Rain Beredo
Cover by LADRÖNN
Release Date: July 7, 2020

Source : www.aiptcomics.com