LA CASE MÉMORABLE

[quote=« Zaïtchick »]Hé bien, 28 ans avant l’An 2000, on imaginait la conquête de l’espace comme dans… 2001 l’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick dont on pillait le visuel sans vergogne !

Un visuel sans rapport avec celui du vrai An 2000…

Le futur n’est plus ce qu’il était.[/quote]

Pas glop ! Pas glop !

Tori.

Tom Palmer a durablement officié comme encreur sur la série **Starwars ** © Lucasfilm LTD(Marvel) publiée dans Titans dans les années 80. Sa patte très reconnaissable et son recours à la trame assuraient une identité visuelle à la série. Je ne l’appréciais cependant pas beaucoup, non que je trouve le résultat laid mais -peut-être- l’associais-je au manque d’ampleur des scénarios de la série qui ronronnait. Par contre, lorsque, une fois n’est pas coutume, Lug proposa une de ses peintures en couverture, plutôt que que l’habituelle composition de Jean Frisano (toujours très appliquée mais de plus en plus figée), j’en fus… soufflé.

Jugez-en plutôt.

A l’intérieur, le récit ramenait Boba Fett que le Sarlacc (rebaptisé Sarlaoo dans *l’Ecran fantastique * à la sortie du film !) avait trouvé « quelque peu indigeste ». (Mark Twain n’aurait pas su mieux dire.) Après quelques péripéties mettant en scène notre Corellien favori dont les avoirs sont gelés pour cause de cryogénisation (!) - les gens qui crient au génie, ça me laisse froid -, notre princesse rebelle préférée, des Javas en virée dans leur chenille des sables et des Hommes, des sables, également, mal embouchés, le chasseur de prime temporairement amnésique (c’est treize handicapant) retournait dans le ventre du Sarlacc (enrobé du véhicule des Javas)… Un petit tour et puis s’en va.
Scénario de Marie-Jo Duffy, dessins de Ron Frenz, encrage de Tom Palmer et Tom Mandrake (le Magicien ?)… Les décors ne sont pas de Roger Hart et les costumes ne sont pas de Donald Cardwell (allez-y Mollo !)

Une histoire très sympa il est vrai :slight_smile: Après, le retour du Mandalorien dans la gueule du sarlacc, c’est assez cocasse… même si l’Univers Etendu a montré que son histoire est loin de s’arrêter là :smiley:

Mais surtout, cette couverture est particulièrement sublime ! Je possède le Titan en question, et je dois bien dire qu’il s’agit d’une des plus réussies sur la licence, même si on en a eu bien d’autres très sympa.

C’était surtout assez inhabituel à l’époque. les outils informatiques ont considérablement facilité le travail des illustrateurs.

L’Homme au masque de Fer (1939) par James Whale.

Doctor Doom (1961)

J’aurais 3 cases qui me reviennent d’outre-tombe comme ça.

La mort de Guardian dans la Division Alpha, quand il est sur le point de sortir et qu’Heather arrive et le distrait au pire moment.

Une case de Daredevil attaché à une arbalette géante par le Tireur (il me semble, mais là comme ça je me demande si c’est pas une espèce d’avion en papier géant tiens).

Et Ben Grimm déguisé en pirate dans un vieux FF où ils sont envoyés dans le temps par la machine de Fatalis.

Mais alors pourquoi ces cases là par contre… (à part la mort de guardian à la limite vu que gamin j’adorais le personnage à bloc, sans que je sache bien pourquoi en y repensant d’ailleurs)

Sortie en librairie de la collection Bob Morane.
1er album, Le mystère de la zone « Z » (textes de Vernes et dessins de Forton), à 2 euros, pourquoi se priver ?

Dans les rues nocturnes de Hong-Kong, trois « énaurmes » chinois enlèvent une jeune femme. Bob et Bill passent par là, la poursuite s’engage. Ils rattrapent les ravisseurs et font irruption dans la pièce où ils retiennent leur otage.


Bob désarme l’énaurme qui joue du couteau… Son frère fouille alors dans sa poche (vignette 1) pour…


Montrer Bob du doigt !? (vignette 2)

Pourtant, un pistolet apparaît ensuite dans sa main (vignettes 3 et 4)…

On peut donc penser que l’énaurme sortait un pistolet de sa poche mais que pour des raisons de censure, ou d’autocensure, on a ensuite prudemment effacé le pistolet… Sauf dans les vignettes suivantes où il est moins en évidence.

Plus loin, l’encombrement de la bulle permet de masquer partiellement le pistolet que tient l’homme en vert.

L’art vit de contrainte.

Lol excellent

D’autant plus que Byrne a joué sur la situation clichée ou le héros s’en tire à temps et que le héros s’enflamme sous les yeux de sa fiancée avant de retomber en cendre. L’épisode suivant s’ouvre sur un éprouvant cauchemar où Gardian revient d’entre les morts et poursuit Heather dans un cimetière quand intervient Serval. Scène magnifique… Tronçonnée par Lug.

Un carreau d’arbalète géante que DD parvient à dévier de sa course.

La toute première histoire avec Fatalis.
Ben Grimm devient… Barbe Noire.

Détendez-vous, nous allons examiner votre cas.

Belle image que celle que j’ai pu voir hier, qui reflète beaucoup de ce qui touche le monde des comics Marvel …

Je ne l’ai pas sous les yeux là mais je la posterais ce soir.
Il s’agit d’une case extraite des Thunderbolts (TPB Classic Thunderbolts 3) où Hawkeye se pose comme nouveau leader des thunderbolts.
Pour leur permettre d’avancer sur la voie de la rédemption, Barton met en avant ce fameux « Avengers doesn’t kill ». Atlas, Songbird ou Jolt amènent alors dans la discussion deux, trois noms de personnages considérés comme héros et qui pourtant n’hésitent pas à ôter la vie comme Wolverine ou Punisher et un troisième qui doit être Paladin de mémoire.
La remarque qui m’a marqué vient alors de Clint qui s’explique sur le sujet en affirmant que ces 3 là, ne sont pas des vengeurs. Ce passage m’a marqué à la relecture d’aujourd’hui quand on sait que Wolverine a maintenant fait partie de plusieurs équipes de vengeurs, que Moon Knigth le psychopathe est devenu membre d’une formation de vengeurs lui aussi … Pour ne citer que ceux là …

Les trois premiers TPB des Thunderbolts classic restent un plaisir de lecture encore aujourd’hui. Au delà de la formation d’un groupe qui perdurera, les membres qui composent l’équipe trouveront un véritable tremplin pour se développer. Tous auront un développement intéressant et tous ne réussiront pas à s’amender. Songbird, Mach-I, Atlas deviendront réellement des héros, Moonstone et Techno oscilleront entre les deux et Jolt sera un formidable catalyseur bien exploité lors de cette période même si son devenir est de loin celui qui m’a le moins intéressé.

Cette série restera une superbe surprise pour moi qui avait repris les comics à l’époque après quelques années d’absence. Elle posait des bases nouvelles tout en étant solidement ancré dans la continuité de l’univers partagé.

Et des vilains comme Zémo, Techno, Graviton, c’était réellement un plaisir. Des personnages en nuances de gris, doté d’une réelle intelligence d’écriture dans leurs machinations, leur caractère ou leurs développements…

Du grand Busiek et un Bagley nettement plus en forme que ces dernières années sur JLA/Avengers Assemble.

Je plussoie c’est de l’excellente came ce run. Comme toi j’ai les tpb mais j’attends la fin du run pour me les refaires. Par contre je garde pas un très bon souvenir de la période nicieza.

Pour l’instant je n’ai lu que les 3 premiers qui sont de Busiek. J’avoue que c’est réellement ma période préférée, tout le foutoir de la contreterre et compagnie m’a proprement agacé même si je reste persuadé que je suis passé à côté de quelques bons moments.
Mais sur les 3 premiers, la qualité est là, c’est super dense, fort en caractérisation et ça reste une lecture géniale et une belle façon de redorer le blason de certains …

J’ai trouvé qu’il tournait un peu ne rond sur la fin le père Nicieza, et pourtant je suis fan.

Disons que jusqu’à la saga avec les Redeemers, Scourge et les manipulations de Gyrich, ça parait encore carré mais après j’ai vite été perdu entre les manipulateurs, les manipulés et ceux qui se font sciemment manipulé en manipulant …
Beaucoup de pseudo révélations sur les identités secrètes qui à force perdent vraiment de l’intérêt … On a vraiment l’impression d’un essoufflement et pourtant je ne me rappelle pas à l’époque d’évènements qui auraient pu géner l’évolution du récit à ce point.
Mais les 3 premiers TPB par Busiek, c’est foutrement bien foutu et intéressant. Et je pense que le 4eme est du même acabit puisqu’il devrait couvrir le second affrontement avec l’empire secret, le recrutement de Charcoal, la mise en place de leur repère, l’arrivée d’Ogre …
Le 3eme TPB Thunderbolt contient le double épisode des vengeurs/thunderbolts contre Dominex qui m’avait bien plu à l’époque et qui m’a ravi lors de cette nouvelle lecture.

Le vengeurs/tb je l’ai lu une dizaine de fois ( dans iron man 12 ), et récemment encore car il est aussi compilé dans les tpb avengers assemble par le meme busiek ( d’ailleurs faut que je finisse les deux derniers opus, j’ai fais une pause à la fin de la partie perez pour lire autre chose et j’ai toujours pas reprit ).
Tout le run de busiek est excellent, j’avais aimé aussi la dernière confrontation contre gravitron ( un de mes vilains préféré ), avec angel. Ce que j’aimais aussi c’est qu’à l’epoque j’etais un débutant et que Busiek faisait pleins de références au passé du marvel universe mais sans me perdre et en me donnant envie d’aller découvrir sces récits. Bagley est super aussi et donne une unité à ce grand run.
Du très bon marvel

Je reposte la case dont je parlais concernant l’enrôlement de personnages comme le punisher, wolverine et le paladin.

http://img200.imageshack.us/img200/7743/imgtb.jpg

Songbird parle de ces soit-disant héros qui n’hésitent pas à tuer. Un moment de réflexion sur les changements survenus dans les comics et la place prise par ces soit-disant héros dans l’univers Marvel.

Et la remarque de Clint les rassurant comme quoi, ça n’est pas pret d’arriver que ceux là soient des vengeurs.

Discussion finalement interrompue par l’arrivée d’Hercule qui rajoutera à cette innocente question, puisque le demi-Dieu est uniquement motivé par sa vengeance contre Atlas concernant les évènements de « Under Siege » et dans sa colère, le Lion de l’Olympe sera proche de passer cette fameuse limite.
Dans une série où la rédemption est le moteur principal, ça démontrait aussi combien il était facile de faire des écarts de principes et combien cette limite entre héros et soit-disant héros était fine.

En relisant Watchmen récemment, je suis retombé à la fin sur une case qui m’a bien ému, alors que par le passé, rien, comme quoi chaque lecture de cette oeuvre diversifie les sentiments.

Alors cette case, la voici (ici tout en bas):

Après la visite de sa fille et du Hibou, voici que Silk Spectre se met à braire, tout en laissant un baiser sur un cadre, la dernière case nous fait découvrir le résultat… un doux baiser au Comédien, finalement son plus grand amour, malgré sa relation difficile avec ce dernier…
Puis c’est surtout le sourire du Comédien qui touche, mort dès le début, il est décrié tout du long du livre par ces compères, coupable de cruauté, etc… malgré cela je le vois comme un homme bon, malgré sa façon de faire, il avait compris le monde, il en riait, c’était LA parodie du super héros, et au fond de lui il avait du coeur, son grand regret est qu’il aurait bien voulu mieux connaitre sa fille.

Bref, le tout arrivant à la fin, on se recasse cette captivante lecture dans la tete… du lourd!!!.. après c’est que mon avis… et que peut etre quand vieillissant je deviens plus con à m’émouvoir pour rien.

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c’est toute la complexité de l’âme humaine, très finement amenée par Moore. C’est aussi pour des truc comme ça que c’est le plus grand.

s’il suffisait d’être aimé par une femme pour être un homme bon…

le comédien est un beau fils de p. comme l’est l’être humain à l’occasion et c’est bien le génie de moore d’écrire à partir de là.

En faisant une autre lecture, on peut aussi dire que « métaphoriquement » le Comédien représente un aspect de l’âme humaine (engagée dans l’Histoire) dont le Spectre Soyeux fait son deuil (il y a une analyse très fine de « Watchmen » qui traînait sur le Net, et qui fait de l’oeuvre de Moore et Gibbons un état des lieux de divers courants de la pensée humaine -positvisme, nihilisme, aristotélicisme, etc…- à l’heure de la Fin de l’Histoire telle que théorisée par Fukuyama, mais AVANT même qu’il n’est publié son fameux texte, et ça marche bien comme grille de lecture).

Le génie de Moore est de réaliser des récits qui fonctionnent sur tous les niveaux : à l’échelle des personnages et à l’échelle des « concepts » qu’ils peuvent représenter.