Et justement ça démonte le mythe du c’est trop cher et que le grand public n’intègre pas : en vf, le comics c’est le meilleur rapport qualité/prix en terme de qualité d’édition et de pagination du monde (le pire étant la franco belge) mais ça tu le sais déjà j’imagine (et on parlera pas du fait que la vf revient moins cher que l’ensemble des issues vo) .
Alors oui faut claquer plus pour 1 volume c’est vrai, ce qui psychologiquement fait son effet.
Après le libraire a sa responsabilité, le comics ça peut très bien se vendre si on trouve les bonnes clés.
6% au national pour les comics en moyenne, 20% chez mon libraire bd généraliste (comics/manga/franco belge): pourquoi?
Le fait qu’il en est pas trouver et que son père est un très très bon clients qui a demandé
Amen.
Tom Taylor il parle de ça ? Ah ben pourtant j’en ai lu des comics à lui et j’ai jamais vu ça.
Hmmmm. Je n’en suis pas sur, mais sans être catégorique.
C’est là ou pour moi le raisonnement ne fonctionne pas. Le manga dans les librairies et en kiosque c’est pas dispo depuis 10 ans, mais plutôt 30 ans. L’arrivée de Dragon Ball en kiosque et librairie c’est 93. Akira c’est en 90. One Pièce dont c’est la folie actuellement (c’en est saoulant). Ça existe depuis 21 ans.
tout ça pour dire que les choses en face il y en a depuis un bon moment et pourtant il y a eu une génération de nouveaux lecteur qui a commencé et lu des comics alors qu’en face il y a des choses « plus faciles » d’accès
Aaaaaahhhh. Je suis curieux de connaitre et savoir quelles sont ces bonnes clés.
J’ai pas dit que je les avais hein^^ mais ça doit bien exister.
De part de marché sur le marché de la bd (si je dis pas de conneries sur le 1er chiffre que j’ai sorti de ma mémoire vieillissante).
Ben ça n’empêche pas que c’est plus facile d’accès quand même je trouve. Mais même les séries manga que tu as citées (sauf akira qui est assez court et qui faisait déjà exception à l’époque de sa sortie) comment à souffrir du problème « c’est trop long, flemme de tout lire » chez les nouveaux lecteurs de manga (enfin certains).
Une génération qui représente donc 6% de part de marché aujourd’hui. Autant dire qu’on en a plus perdu qu’on en a gagné, et je ne pense pas que ce soit à cause de la fin du kiosque… mais ça n’engage que moi.
T’avais aussi des astuces narratives qui ne sont guères utilisé aujourd’hui. Des trucs « cons » comme des pages de flashback (tel le "previously dans les séries TV), le fait de bien nommer les personnages avec leurs noms de super-héros, le narrateur extérieur au lieu des cases de pensée etc.
Tout cela et bien d’autres choses (une aventure dure 2 ou 3 numéros max et pas six ou sept) contribuait au principe simple mais oublié, qu’un comic doit toujours être le 1er de quelqu’un. Du coup la continuité n’est un problème que pour les mauvais scénaristes et les lecteurs qui s’en font tout une montagne.
clap, clap, clap. Tu le dis avec des mots plus polis que ce que je pense. A savoir qu’avant le lectorat, il y a aussi et d’abord une perte de qualité et d’intérêt chez un paquet de prescripteur qui confonde travail de critique et commentaire de comptoir. Du coup quand je vois les exemples plus haut je me demande sincérement s’il faut prendre pour argent comptant les propos d’un gus qui n’a aucune capacité d’analyse ou estime que Watchmen est surcoté.
(c’est quand même marrant de voir que d’un coté au encense la série télévisée qui actuellement se positionne sur de l’hyper-feuilleton tendance « loupe pas un épisode sinon c’est mort » et qu’on est limite en PLS si on te recommande le numéroe 156 de Spider-Man sans avoir lu les autres avant)
Par le fait qu’il cristalise les avis de followers dont le nombre ne cesse d’augmenter à vitesse grand V? Malheureusement on peut au moins considérer ça comme un symptôme.
J’ai envie de dire qu’ils évoluent dans une société qui encourage ces comportements, ça aide pas.
Oui j’étais pas clair. Ils cristallise et ils transmette, voir ils sont d’accord mais ensuite ? Doit-on prendre pour argent comptant ou au contraire ne pas effectuer, justement, un vrai travail critique pour démonter ce genre de préjugés. Par exemple ce qui est dit sur la continuité qui serait un frein alors qu’en soi non elle ne l’est pas.
Il est là le vrai travail de critique. Et des gens comme cela, ça manque.
J’ai essayé en m’adressant directement à lui, dans les commentaires et en mp. Difficile de faire de faire comprendre quoi que ce soit à un gars qui a au bas mot 3000 personnes qui lui donnent raison.
Et il n’a pas de préjugés puisqu’il met en avant son expérience personnelle qui est semble-t-il la même que celle de nombreux lecteurs et que j’ai moi même entendu dans mon entourage et en librairie.
Personnellement je pense vraiment que la complexité des univers dc/marvel peut faire peur et que si tu es mal orienté tu peux y aller à reculons.
Mais ça c’est déjà autre chose que dire que « la continuité c’est mal ou c’est trop compliqué ». Un vrai critique qui t’explique la différence entre la nature intrasèque d’une forme artistique et son utilisation en ressituant dans les époques, en montrant comment on a perdu des outils de narration dans le temps avec l’arrivée massive du TPB par exemple etc. c’est autre chose. C’est du recul sur l’expérience personnelle justement (qui est limité, justement, à la personne et son environnement).
Après c’est clairement pas en allant sur son pré-carré que ca change parce que ce genre de vidéo n’est pas un appel à la discussion. Ça revient à vouloir écrire à un intervenant suite à son passage télé. C’est le regret que j’émettais plus haut. C’est pas tant que cette offre existe, c’est qu’il n’y a pas une proposition de qualité qui arrive à toucher un maximum
(mais j’imagine que c’est plus liés à une question d’environnement qu’a une absence réel de gens qui font du bon boulot, t’en es la preuve)
J ai écouté first print mais je trouve que c 4st un argument de validation de ses propres choix.
Sur les forums et discords avec des newbies intéressés, le premier argument c est le prix… la continuité ça les effraie mais ils posent la question d un point d entree … c est facile à avoir…
Je peux leur donner des conseils… mais pas 30€
D autant plus que la complexité est un mythe
J ai commencé dc avant crisis… qui est sorti à mes 11 ans… je comprenais très bien les terres parallèles et j ai une intelligence moyenne…
Marvel et dc était publié dans le désordre, parfois une série avait deux périodes distinctes publiées en même temps et en plus les séries se spoilaient vu que non synchrone
Pas internet pas de revues…
Bref tu te démerdes et ça vendait deux fois plus
Je pense aussi.
Surtout en matière de caractérisation.
Aujourd’hui, les scénaristes pensent en matière d’articulation de récit, ça fonctionne bien, c’est bien huilé et tout. Mais le héros est noble, droit dans ses bottes, le méchant très méchant, et au milieu, il y a des personnages comme, mettons, Harley Quinn, qui jouent l’entre-deux et apportent un peu d’humour et de décalage. Mais grosso modo, les héros parlent tous pareil.
Il y a quarante ans, quand Michelinie écrivait Hawkeye, ce dernier ouvrait sa gueule, quitte à bousculer l’ordre établi et surtout à frôler le « pas bien ». Et pas besoin de récitatifs voix off pour faire comprendre ce qu’il pensait, qui il était. Il suffisait de lire ses dialogues et on comprenait.
Hahahahaha.
Tellement vrai.
Ils ont dix ans de catalogue, quand même. Dix ans que ça fonctionne. La décennie précédente a été dominée par le format Semic Books / 100% Marvel. La décennie d’avant par une sélection en format de luxe. Etc etc. Leur système semble fonctionner, faire adhérer du lectorat, surtout sur la nouveauté, comme toujours, et c’est sans doute sur le patrimonial qu’il faudra trouver d’autres pistes pour la prochaine décennie.
C’est en grande partie parce que le public en question a subi un creux de quinze ans durant lesquels DC n’a quasiment pas été traduit. Les plus vieux ont connu le creux mais aussi la période d’avant. Les vieux trentenaires, eux, n’ont pas biberonné à DC. Rien que ça, ça change un marché.
Voilà.
Un truc qui me frappe : il m’arrive fréquemment d’écrire des textes pour des albums d’Urban, ou de traduire des encyclopédies, et donc de tomber sur des personnages que je connais mal voire pas du tout. Donc je fais un crochet par readcomiconline, et je regarde. Et il m’arrive parfois de lire trois ou quatre pages de la séquence que je cherche avant de trouver, ENFIN, le nom du personnage que je cherche à identifier.
Comme tu le dis, dans les années 1980, quand un personnage entrait dans la pièce, quelqu’un prononçait son nom. Une astuce à la fois simple et naturelle, quasiment invisible. Et vachement plus élégante que des voix off qui écrivent en grosses lettres italiques « Je suis SuperTotor et je suis le plus fort. »
Clap clap clap.
Ou que je le pense moi-même. Parce que, quand je pense, je suis nettement moins poli que quand j’écris.
HAHAHAHAHAHA
Génial !
Non, on ne peut pas.
Certains sont minces.
C’est pour cela que j’aime bien les forums.
C’est souvent répétitif (parce qu’on croise des gens qui posent les questions auxquelles on a déjà répondu mille fois avant qu’ils arrivent), mais c’est souvent un espace d’expression plus propice aux explications au long cours. Pas de nombre maximum de signes, quoi.
Bon, après, si les gens font une syncope après avoir feuilleté deux mangas, effectivement…
C’est quoi, l’expression ? « Cent milliards de mouches peuvent pas se tromper : la merde, c’est bon » ?
La collection New 52 a été un succès oui. Le Batman de Snyder & Capullo eTout ne fut pas un hit, mais elle la collection le fut.
et je dis surtout qu’urban a arrêté assez tôt sa collection par auteur et ne la garde que pour Hellblazer, mais pour le reste, elle a été abandonnée depuis un bon moment là ou Urban lancer la gamme Infinite.
Je suis curieux de les connaitre et surtout de savoir ce qu’on met dans le comics ? Car je suis certains que certains comics ne sont pas dans les ventes liés aux comics. Pour ma part après 2 ans ou ma librairie a eue 4 Billy avec 8 surmeuble, j’ai du réduire à 3 Billy et encore parce que je suis fan de comics. Les news je les prends par 2 ou 5, elles ont leur propre emplacement, j’ai quelques fans, mais faire lire du comics à quelqu’un qui veut pas, même du one-shot, c’est l’enfer.
Par contre la bonne idée de futuropolis, Urban (récemment avec leur produit grand format), c’est de sortir les comics de leur format et de leur emballage pour proposer une approche de l’objet plus proche du FB résultat des courses, East Of West je cartonne avec.
Clairement pas que, mais l’un des plus gros problème ne provient pas de la France, mais des US, le produit est pas de qualité, dans sa majorité. Il y a bien des pépites comme Immortal Hulk, le fun de Aaron sur Thor, Wolverine & The X-Men, mais ça fait bien peu.
Mais totalement.
Si je me base sur les retours d’un mec pour qui j’ai fait une vidéo il a plein de demandes de gens pour savoir par ou commencer les comics, ils sont perdus veulent des séries courtes ou des one-shot, je pense donc que son retour cristallise les avis de followers dont le nombre est encore inconnu, mais bien grands de gens qui veulent en lire de manière occasionnel et ont du mal à s’y retrouver simplement.
Wahou, 3K de personnes, mais wahou quoi. Trop de gens. Si le mec à déjà le melon pour 3K qui le suivent, je pense que son avis est inintéressant.
De mon expérience de libraire je peux te dire que j’entends autant ce que tu dis que l’inverse. Ce que tu avance c’est un ressentit, mais même si c’était vrai (ce dont je doute, je pense que c’est largement bien plus complexe que ça), ce n’est qu’un ressentit pris sur une infime portion de la quantité de gens qui peuvent potentiellement lire des comics.
Clairement, des mecs comme blackie ou d’autres ont commencé par civil par, pas le truc à mon avis le plus simple du monde.
C’est vrai, mais j’admets que je pensais à l’époque que le nom de Byrne suffirait à faire vendre pour les vieux lecteurs ce qui ne fut pas le cas.
Et super pratique. J’aimais bien ce qu’avait fait Fraction sur les X-Men en voulant réintroduire de manière amusante ce genre de chose.
Ah bah écoute, quand on voit les chiffres, j’aimerais bien savoir ce qu’est un hit.
Plusieurs ont fait l’objet d’intégrale (Grant Morrison Présente Batman, Geoff Johns Présente Green Lantern), ce qui est le signe que ça continue à se vendre. D’ailleurs, c’est réimprimé.
Est-ce que ça se confirme sur le reste du marché ?
J’imagine que les éditeurs se sont méfiés de cette idée, déjà exploitée dans les décennies passées, avec le risque de viser deux publics et de n’en toucher aucun.
Bonne remarque.
Pourtant, Panini a l’air d’y croire, puisqu’ils font des produits sur son nom.