LA QUATRIÈME DIMENSION (Saisons 1-5)

Exécution (1960)
Saison 1, épisode 26
Scénariste : Rod Serling, d’après une histoire de George Clayton Johnson
Avec : Albert Salmi, Russell Johnson, George Mitchell…

En 1880, le hors-la-loi Joe Caswell est sur le point d’être pendu lorsqu’il disparaît sous les yeux éberlués de ses bourreaux. Caswell se réveille 80 ans plus tard, dans le bureau d’un savant qui teste sa machine à voyager dans le temps. Le scientifique a choisi le sujet de son expérience au hasard, sans se douter de la nature criminelle de l’homme qui vient d’échapper in-extremis à la corde…

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Exécution ne fait pas partie des meilleurs épisodes de La Quatrième Dimension mais il est tout de même assez divertissant. Le scénario joue bien sur la situation classique de l’homme déphasé qui n’arrive pas à s’adapter à l’époque dans laquelle il se retrouve prisonnier. L’équivalent d’une plongée en enfer pour ce criminel sur le point d’être exécuté. C’est sans surprises mais bien rythmé et interprété, avec une chute à l’ironie cruelle.

Dans la tradition des acteurs qui ont interprété plusieurs rôles dans la série, le prolifique second rôle Albert Salmi est ensuite apparu dans deux autres épisodes, A quality of Mercy (S3E15) et Of Late I think of Cliffordville (S4E14).

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Image miroir (1960)
Saison 1, épisode 21
Scénariste : Rod Serling
Avec : Vera Miles, Martin Milner…

Le budget télévisuel limité faisait que de nombreux épisodes pouvaient se dérouler dans un décor quasi-unique. Dans Image Miroir, le fantastique intervient dans la morne normalité d’un arrêt d’autobus en pleine nuit. Millicent Barnes (jouée par Vera Miles, qui fut la même année Lila Crane dans le Psychose de Alfred Hitchcock) est assise tranquillement dans la salle d’attente…mais sa nuit ne sera pas de tout repos…

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En effet, elle est le témoin de choses étranges : sa valise semble se déplacer seule, les rares personnes présentes, dont un guichetier irrascible, ont l’air de déjà la connaître. Et sa santé mentale vascille lorsqu’elle se voit dédoublée dans un miroir. Vera Miles offre une prestation solide dans le rôle de cette femme prise dans un étrange cauchemar. Une atmosphère angoissante bien entretenue tout au long des 20 minutes de ce suspense maîtrisé…

J’ai juste une petite réserve sur la scène finale que j’ai trouvée moins efficace que ce qui a précédé…

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J"adore cet épisode.

Jim

La Flèche dans le ciel (1960)
Saison 1, épisode 15
Scénariste : Rod Serling, d’après une idée de Madelon Champion
Avec : Dewey Martin, Edward Binns, Ted Otis…

Une fusée américaine, flèche lancée dans le ciel, s’écrase sur une planète inconnue. Huit hommes étaient à son bord, seulement quatre ont survécu, dont un sérieusement blessé. Le commandant de l’expédition tente de maintenir l’ordre mais un de ses lieutenants, poussé par la peur et son instinct de survie, crée le chaos au sein de cette lutte pour la survie dans un environnement inhospitalier…

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Dès que l’épisode (signé Stuart Rosenberg, futur réalisateur de Amityville, la Maison du Diable) commence, on se doute que cela ne peut que mal finir tant la tension imprègne les premiers instants. L’atmosphère est aussi pesante que la chaleur qui accable les protagonistes et la progression dramatique est implacable jusqu’à la chute d’une cruelle ironie (l’une des plus marquantes de la série à mon avis).

Rod Serling a raconté que La Flèche dans le ciel lui a été inspiré par une dame rencontrée lors d’un diner, sous la forme d’une phrase du style « que se passerait-il si…? ». L’idée lui a tellement plu qu’il a acheté ce (très) court pitch à cette Madelon Champion contre 500 $ et une mention au générique.

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La même idée a servi de base à une histoire courte publiée en 1969 dans la courte revue anthologique Web of Horror. Le scénariste Marv Wolfman s’est-il inspiré de La Quatrième Dimension pour livrer cette « variation sur le même thème » ? C’est bien possible vu les points communs. Pour les curieux, Breathless, dessiné par Bernie Wrightson, est à lire au lien ci-dessous :

Merci.

Jim

Et qui revint certainement à l’esprit de Serling quand il écrivit le scénario de La Planète des Singes

C’est clair !

Un Monde à soi (1960)
Saison 1, épisode 36
Scénariste : Richard Matheson
Avec : Keenan Wynn, Phyllis Kirk, Mary LaRoche…

Diffusé pour la première fois en juillet 1960, Un Monde à soi a marqué la fin de la première saison de La Quatrième Dimension. L’épisode est le troisième écrit par le romancier et scénariste Richard Matheson (Je suis une légende) pour la série, avec quelques réécritures par Rod Serling si l’on en croit le site IMDb. L’histoire a pour personnage principal Gregory West (campé par Keenan Wynn), un écrivain/auteur de théâtre qui a le pouvoir de rendre réel tout ce qu’il dicte dans son dictaphone. Il tente de prouver sa bonne foi à sa femme, qui le prend pour un illuminé…

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L’histoire montre que West abuse tout de même de ses capacités, notamment dans la façon dont il traite ses créations. Le ton aurait pu être sombre, mais finalement l’épisode est assez léger, ce qui est souligné par le jeu des acteurs et quelques gags sympathiques comme celui avec l’éléphant et l’apparition finale de Rod Serling lui-même, brisant le quatrième mur pour s’adresser au spectateur dans une séquence amusante.

Un caméo qui a visiblement plu puisque Serling a commencé à jouer son rôle de narrateur à l’écran à partir de la saison 2 au début et à la fin des épisodes, remplaçant son habituelle voix-off.

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Je crois que c’est le tout premier épisode de la série que j’ai vu

Je ne me rappelle pas du tout premier que j’ai vu dans les années 80 mais je pense qu’Un Monde à soi a fait partie de mes premiers visionnages (avec Question de temps qui fait partie de mes plus vieux souvenirs de la série)…

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Rod Serling Twilight Zone Mosaic, by Paul Van Scott
Van Scott’s mosaic contains at least one scene from every original Twilight Zone episode

Ben Templesmith :

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Ben Templesmith :

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Ron Frenz :

Jim

Deux (1961)
Saison 3, épisode 1
Ecrit et réalisé par Montgomery Pittman
Avec : Charles Bronson, Elizabeth Montgomery.

La diffusion de la saison 3 de La Quatrième Dimension a débuté avec cet épisode qui ne contient pas d’éléments surnaturels. On peut tout de même le classer dans les entrées S.F. de la série puisque l’histoire se rattache au sous-genre post-apocalyptique et que les fusils d’apparence normale tirent des sortes de laser. Il n’y a que deux personnages, silhouettes qui déambulent dans une ville américaine vide et dévastée à la suite d’un conflit nucléaire (ce qui est suggéré par la une d’un vieux journal).

L’homme est américain. Il est fatigué et en assez de se battre. La femme est russe, ce qui ne facilite pas la communication (elle ne prononcera en tout qu’un seul mot), et elle est plus méfiante. Elle commence par se jeter sur lui, avant de se faire assommer. Ils vont se tourner autour (les huit premières minutes sont sans paroles), se jauger, se rapprocher avant de s’éloigner…mais le final montre qu’il y a encore de l’espoir…

Car cela finit plutôt bien pour l’homme et la femme…on peut l’imaginer en tout cas. Il y a eu plusieurs récits tournant autour de la Guerre Froide, de la peur du nucléaire et contrairement au dernier plan de Deux, le ton a souvent été pessimiste (ce sera encore le cas dans le tendu L’Abri, autre épisode de la troisième saison, diffusé deux semaines après celui-ci).

Les deux acteurs sont des visages connus. L’Homme est joué par Charles Bronson, futur gros dur des cinémas américains et européens, présence forte face à la belle et talentueuse Elizabeth Montgomery, au regard hanté, loin de l’univers familial de Ma Sorcière Bien aimée qui fera d’elle une star à partir de 1964.

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Ah ouais, l’histoire est simple et carrée, mais eux, ils dégagent un charisme de dingue, tous les deux.

Jim

L’Abri (1961)
Saison 3, épisode 3
Scénariste : Rod Serling
Avec Larry Gates, Jack Albertson, Sandy Kenyon…

Comme je l’ai souligné dans mon post précédent, la peur du nucléaire était l’un des thèmes de la science-fiction des années 50/60 et donc de La Quatrième Dimension, le reflet d’une certaine paranoïa liée à la Guerre Froide. Dans L’Abri (que l’on peut voir comme une sorte de compagnon à l’excellent Les Monstres de Maple Street de la saison 1, voir post #2), les habitants d’une rue d’une petite ville américaine se déchirent pour pénétrer dans l’abri atomique de leur médecin suite à une alerte gouvernementale sur une possible attaque de missiles.

Tout avait pourtant bien commencé pour ce petit groupe réuni pour fêter l’anniversaire du docteur dans une ambiance joyeuse. Mais après le bulletin radio, les choses dégénèrent rapidement. Le médecin est le seul à avoir fait construire un abri et il ne l’a prévu que pour sa famille. Rapidement, ses voisins lui demandent de l’aide mais il refuse de les laisser entrer. Le climat de tension est palpable et la nature humaine étant ce qu’elle est, la peur et la colère font ressortir les pires aspects de chacune de ces personnes qui s’entendaient pourtant à merveille au début de la soirée…

Si le suspense est prenant, l’étude de caractères est aussi très intéressante dans cet épisode écrit par Rod Serling. Avec une chute en deux temps, à la fois positive et amère, car après ce qui s’est passé plus rien ne sera comme avant pour ces voisins transformés pendant quelques minutes en bêtes sauvages…

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Pas étonné par le trio de tête de ce classement…