L'ANGE DU PROLÉTARIAT - UNE VIE DE YOURI GAGARINE (Alex Nikolavitch / Félix Ruiz)

Bah, d’ici là, j’aurais bien trouvé deux trois trucs qui t’intéressent pour faire craquer le carton, héhé !

Jim

J’amène une palette (ma femme a peur maintenant, quand je passe la frontière du nord)

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Tu fais bien.
(Et elle aussi)

Jim

vous me direz ce que vous en pensez !

(bon, y a une atroce coquille ça/sa qui a échappé à toutes les relectures)

Complot américain.

Sa, sa arrive çouvent.

Jim

Hop, dans la besace.
Bel objet.
Reste plus qu’à le lire.

Jim

Pas pu y aller aujourd’hui. Je me suis fait piéger par un guet-apens suédois … le pire dans tout ça, c’est qu’en plus ça va m’empêcher de lire demain après-midi.

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Diable, tu vis dangereusement.

Jim

Si vous n’avez pas de nouvelles de moi lundi, appelez police secours.

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Oh, ça sent l’anecdote marrante.
À lundi, alors !

Jim

Du bricolage ? Mais ça n’a rien de marrant.

Oh tu n’as peut-être pas encore utilisé le mauvais outil de la mauvaise manière.
Patience.

(Personnellement, je me méfie de ces installations : je les trouve jamais assez solides et tout et tout. En plus d’être un peu nul en montage d’après notice explicative. Mais je ne suis en tout cas pas convaincu de la qualité.)

Jim

C’est pas fait pour durer. Dans 15 ans, elle en voudra plus.

Héhéhé.
Déjà, si ça tient quinze ans…

Jim

Bon, les gars, je suis sorti vivant. J’ai vaillamment combattu, non sans mal. Je crains quand même qu’au retour desdites gentes dames, je sois obligé de faire une modif.

Dure vie que celle de preux chevalier.

Jim

Très sympa. Très bien raconté, avec un choix concernant les séquences et leur agencement, qui fonctionne très bien, mais on s’en doutait pour peu que l’on ait lu la production précédente du tandem, Deux frères à Hollywood.

Bon, si l’album nous vend essentiellement Gagarine, le récit est également une biographie croisée de Korolev et Von Braun, et donc un portrait de la course aux étoiles, ce duel qui a imposé deux nations rivales (et parfois si semblables) dans l’imaginaire de l’après-guerre, autant que dans l’histoire géo-politique. Le brave Youri est parfois un personnage secondaire de sa propre biographie, ce qui le rend d’autant plus touchant, notamment dans les moments où il s’aperçoit que son destin lui échappe (et qu’il n’arrive pas à en parler, même à son épouse).

L’ensemble est très chouette. Le découpage, comme signalé plus haut, est efficace et pertinent. Les couleurs sont bien maîtrisées, le trait épuré convient à merveille aux années évoquées, renvoyant à un style illustratif un peu suranné et parfaitement au diapason. La narration a quelques belles trouvailles, comme les résumés explosifs des « progrès » accomplis par les Américains.


Il y a quelques bémols, cela dit. Felix Ruiz gère bizarrement la spatialisation de certaines discussions dans des décors serrés : un personnage semble venir depuis la droite d’un bureau où est assis un autre protagoniste, mais dans la case suivante, il semble venir de la gauche : l’effet se répète et il aurait suffi de composer la case à l’envers (ou de la retourner) afin de ne pas perdre le lecteur.

L’autre bémol vient du lettrage, une fixette toute personnelle. Cependant, je trouve dommage que tous les textes, qu’il s’agisse de récitatifs off omniscients, de dialogues, de propos rapportés ou de bulles de transmission radio, sont traités en bas de casse en italique. Si l’on rajoute l’approche de paire est un peu bancal autour des chiffres, des « t » ou des « j », ça attire l’œil, et c’est dommage. J’imagine qu’il y a un hommage là derrière, sans doute à Blake & Mortimer, mais même Jacobs variait la casse de ses textes afin de créer des effets, et je trouve dommage que l’on se prive ainsi des outils de la BD.

Malgré ces récriminations et ces grognements, voilà un album que j’ai eu grand plaisir à lire, et qui invite à la relecture. Vivement recommandé.

Jim

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Une critique positive, qui s’arrête néanmoins sur l’usage de caractères cyrilliques.

Jim

Je n’ai pas compris cette phrase… Tu peux expliciter ?
Moi, ce que je constate, c’est qu’il y a une espace après les apostrophes et ça gêne ma lecture.

C’est vrai que c’est probablement anecdotique dans le bouquin, mais j’ai, moi aussi, lu « Bir-bir » sur l’onomatopée de son exemple…

Tori.