L'APPEL DE LA FORÊT (Ken Annakin)

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REALISATEUR

Ken Annakin

SCENARISTES

Peter Yeldam, Tibor Reves, Win Wells et Harry Alan Towers

DISTRIBUTION

Charlton Heston, Michèle Mercier, Raimund Harmstorf, George Eastman…

INFOS

Long métrage britannique/français/espagnol/italien/est-allemand
Titre original : The Call of the Wild
Genre : aventures
Année de production : 1972

Après un film muet en 1923 et la version de 1935 avec Clark Gable, L’Appel de la Forêt de Ken Annakin est la troisième adaptation du roman de Jack London publié en 1903. L’histoire suit les aventures de Buck, un chien domestique arraché à sa famille et vendu comme chien de traîneau pendant la Ruée vers l’or. Pour survivre face à la rudesse des éléments et à la violence des hommes, Buck va devoir faire appel à ses instincts naturels. Il va tout de même faire la rencontre de John Thornton, un homme respectable et aimant qui deviendra son dernier maître…

J’ai lu L’Appel de la Forêt quand j’étais plus jeune et j’ai vu trois adaptations, dont la récente plus familiale avec Harrison Ford. Le film de Ken Annakin (Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines) reprend la plupart des péripéties de l’oeuvre de Jack London tout en procédant à quelques aménagements…par exemple, John Thornton rencontre Buck plus tôt puisque l’homme et son acolyte Pete reprennent la fonction de responsables du courrier, tenue par deux franco-canadiens dans le roman, histoire peut-être de réduire le nombre de personnages et de donner un peu plus de temps d’écran à Charlton Heston.

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L’interprète de Ben-Hur n’a pas gardé un bon souvenir de L’Appel de la Forêt, qu’il a tourné avant l’excellent Soleil Vert. Pour lui, il était tombé au milieu d’« amateurs et d’escrocs »…un contrat adroitement négocié mais sans talent pour conduire une production minée par les problèmes d’organisation. Ce bon vieux Charlton ne devait pas avoir entendu parler du spécialiste du bis Harry Alan Towers, le producteur et co-scénariste qui sortait d’une longue collaboration avec Jess Franco. Dans la première moitié des années 70, Harry Alan Towers s’était lancé dans une série d’adaptations de romans d’aventures (avant de retourner à la sexploitation) en produisant notamment une Île au Trésor avec Orson Welles en Long John Silver et un Croc-Blanc réalisé par Lucio Fulci.

Les moyens n’étaient pas importants et d’après Charlton Heston, les conditions de vie et de travail étaient particulièrement difficiles dans des décors naturels aussi splendides que sauvages. Cela rajoute au réalisme de l’entreprise, au côté poignant et impitoyable du destin du brave Buck…même si je n’ai pas pu m’empêcher de me demander si tout était réuni pour que le bien-être des animaux soit assuré (et franchement, j’en doute toujours).

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Malgré ses défauts (auxquels il faut hélas rajouter une fin bâclée, passage important médiocrement réalisé), cette relecture de L’Appel de la Forêt ne rate pas ce qui est l’âme de l’histoire, la belle amitié entre un homme et son chien. Si Charlton Heston n’a pas apprécié l’expérience, son jeu reste solide. À ses côtés, la distribution est internationale : la française Michèle « Angélique » Mercier, l’allemand Raimund Harmstorf (Une poignée de salopards) ou encore cette grande carcasse de George Eastman, alias l’italien Luigi Montefiori, figure bien connue des amateurs de séries B et Z transalpines dont j’ai souvent parlé dans ces colonnes.

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