LES BANLIEUSARDS (Joe Dante)

V1_SY1000_CR0%2C0%2C666%2C1000_AL

REALISATEUR

Joe Dante

SCENARISTE

Dana Olsen

DISTRIBUTION

Tom Hanks, Rick Ducommun, Bruce Dern, Carrie Fisher, Corey Feldman, Henry Gibson, Dick Miller, Robert Picardo…

INFOS

Long métrage américain
Genre : comédie/thriller
Titre original : The 'Burbs
Année de production : 1989

Ray Peterson (excellent Tom Hanks en banlieusard stressé qui va progressivement péter un cable) a pris une semaine de vacances et il compte bien en profiter pour traîner chez lui et ne rien faire…au grand dam de sa femme (la regrettée Carie Fisher) qui préférerait que la famille aille passer quelques jours à la campagne. Mais il semble que quelque chose ne tourne pas rond dans ce cul-de-sac du petit lotissement de Mayfield Place. La maison voisine de celle des Peterson est occupée par de nouveaux résidents, les Klopek. Ceux-ci sont discrets le jour…mais la nuit règne une activité étrange…

L’intrigue des Banlieusards ne quitte jamais ce petit bout de rue, un microcosme qui concentre toutes les mesquineries qui peuvent exister entre voisins. L’exposition présente rapidement et efficacement les acteurs de l’histoire et permet de cerner leurs traits de caractères, de Art, le voisin lourdingue et envahissant de Ray, au vétéran savoureusement interprété par Bruce Dern en passant par la jeune tête-à-claques (Cory Feldman, l’un des ados stars des années 80) pour qui ce petit théâtre (exagéré) de la vie est un vrai spectacle qu’il ne raterait pour rien au monde.

Avec son style caractéristique, Joe Dante (qui allait ensuite enchaîner avec Gremlins 2) mélange avec jubilation les genres pour faire du thème de la paranoïa et de la méfiance envers son voisin (à la base de nombreuses histoires) un spectacle complètement débridé. Le contraste passe, entre autres, par des idées visuelles cartoonesques, un jeu sur les bruitages et l’emploi de musiques décalées. La scène d’ouverture donne bien le ton…et un peu plus tard, la visite de Ray et Art chez les Klopek est filmée comme un duel dans un western-spaghetti, musique moriconnienne en prime, avant de se terminer sur un gag de dessin animé.

Joe Dante s’amuse comme un petit fou avec la forme (comme lors du croustillant cauchemar de Ray) et c’est ultra-communicatif. Il y a dans ce film une réelle énergie, en partie due aux improvisations sur le tournage encouragées par le réalisateur, qui nourrit l’intérêt jusqu’au délirant dernier acte en deux temps. La révélation finale pourrait dans un certain sens justifier le comportement de Ray et cie, mais elle ne fait en fait que confirmer ce qui sautait aux yeux depuis plus d’une heure…à savoir que c’est (pratiquement) tout ce beau monde qui a un pète au casque…

Excellent divertissement, référentiel et potache, Les Banlieusards se termine par un Ricky (le personnage joué par Corey Feldman) qui brise le 4ème Mur et s’adresse hilare à la caméra, avec un sacré bordel en arrière-plan, en s’écriant “dieu, ce que j’aime cette rue”. Ce qui résume parfaitement mon état d’esprit après le visionnage de ce long métrage que je n’avais pas revu depuis plus de 20 ans…

Bien entendu, il n’y pas de pelloche de Joe Dante sans les participations des têtes connues de son cinéma. On retrouve ainsi Henry Gibson (L’Aventure Intérieure, Gremlins 2) dans le rôle du docteur Klopek et les fidèles Dick Miller et Robert Picardo (trop de films pour n’en lister que quelques uns entre parenthèses) en éboueurs le temps d’une scène très amusante !

Jamais vu ce Joe Dante là (un cinéaste que j’aime pourtant beaucoup), mais c’est peu dire que ton post donne envie de combler cette lacune !!

à l’époque,ma mère ne voulait pas que je le vois.

Elle ne comprend pas pourquoi à l’heure actuelle.

Je suis en train de le regarder (fichue chronique, Doc, qui nous fait découvrir des tas de trucs sans lesquels on vivait très bien avant !), et je crois que le personnage qui m’éclate, c’est celui de Bruce Dern.

Jim