LES GUERRIERS DU BRONX II (Enzo G. Castellari)

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REALISATEUR

Enzo G. Castellari

SCENARISTES

Enzo G. Castellari et Tito Carpi

DISTRIBUTION

Mark Gregory, Henry Silva, Valeria d’Obici, Giancarlo Prete…

INFOS

Long métrage italien
Genre : action
Titre original : Fuga del Bronx
Année de production : 1983

D’après la fiche IMDb des Guerriers du Bronx 2 (Fuga del Bronx en version originale…plus vraiment la peine de cacher la filiation avec le New York 1997 de John Carpenter dont le titre italien est Fuga da New York), le body count du film de Enzo G. Castellari est le suivant (je n’ai pas compté hein, donc je fais confiance à celui qui l’a fait) : 110 morts par balles, 40 morts par explosion, 9 par lance-flammes, 1 par coup de couteau, 5 de raison inconnue (c’est ce que c’est dur à suivre à force), 6 par électrocution, 2 au crâne fracassés par un casque et un autre qui se fait mettre la tronche en bouillie avec la crosse d’un shotgun.

Oui, ça fait beaucoup de cascadeurs contusionnés et de mannequins en mousse réduits en lambeaux mais il faut dire que le scénario des Guerriers du Bronx 2 consiste en une longue guérilla (ça flingue et ça crame à tout va) entrecoupée de scènes de poursuite dans les égouts. Le réalisateur Enzo G. Castellari n’était au départ pas très enthousiasmé par l’idée de donner une suite aux Guerriers du Bronx, sorte d’hybride entre Les Guerriers de la Nuit de Walter Hill et New York 1997, mais comme le film s’était révélé rentable, c’était donc reparti pour un tournage entre le Bronx et Rome commandé par son producteur Fabrizio de Angelis.

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Nous sommes en 1990. Une société aux méthodes peu recommandables veut raser le Bronx parce que cette « tâche » dans le paysage urbain est un frein dans la construction de leur « cité de l’an 2000 ». Devant la presse, le président de la General Construction Corporation fait croire que les habitants du Bronx sont expulsés avec leur accord et relocalisés au Nouveau-Mexique. Mais la boîte n’a pas vraiment l’intention de perdre de l’argent en faisant preuve de générosité et préfère envoyer ses exterminateurs (qui ont bien du mal à y voir quelque chose derrière les visières de leurs casques remplies de buée) pour se débarrasser des derniers habitants de cet arrondissement à la triste réputation…

C’est là que surgit Trash, le héros du premier film, toujours campé par l’inexpressif Mark Gregory (qui avait perdu de sa masse musculaire dans l’année écoulée et qui arbore ici un visage un peu plus bouffi). Depuis le démantèlement de son gang, Trash se la joue « cow-boy solitaire » et aide une communauté souterraine en leur trouvant de quoi manger. Mais un jour, les choses s’accélèrent quand les parents de Trash sont passés au barbecue par les hommes de mains du méchant capitaliste (grand moment dramatique appuyé par l’interprétation intense de Marco Gregorio…nan, je déconne…).

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Aidé par une insupportable journaliste révolutionnaire, un cinglé des armes et le fils de ce dernier (version miniature aussi chtarbée que son paternel), Trash va tenter de kidnapper le président de la GCC pour arrêter ce massacre. Mais son plan ne va pas se dérouler sans accrocs…car il a face à lui le chef des exterminateurs, un psychopathe sapé comme s’il se rendait à une soirée sado-maso (dans la tradition du personnage joué par Vic Morrow dans le précédent opus) campé par l’un des incontournables méchants du cinéma d’exploitation de l’époque, le buriné Henry Silva (qui passait alors son temps entre les U.S.A. et l’Italie).

Il manque tout de même à cette suite plus de seconds rôles marquants (il y avait quand même Fred Williamson et George Eastman en chefs de gangs aux costumes bariolés dans Les Guerriers du Bronx) et l’intrigue répétitive tourne vite en rond…mais malgré les défauts de ce genre de production ultra-fauchée (dont une photographie aussi cradingue que les décors), la surenchère d’action concoctée par le père Enzo offre quelques passages nanardesques assez croustillants.

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Laurent Melki :

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