L’ennui?
Je la revois là je suis au 4 de la S3 et ca fait un bail que j ai pas vu une série aussi rhytmée où justement j ai peu envie de faire autre chose pendant la série etje ne decroche pas à certains moments en partant pendant des sequences qui m ennuient… Pourtant je le fais sur pas mal de séries dites « geniales » et surtout j ai jamais fini un seul episode d une des séries dites « la meilleure de tous les temps » (c est pas twin peaks: j adore)
Vraiment c est justement une série où j ai pas d etemps où je pense a faire autre chose ou des scenes ne me semblent mal rhytmée et me semblant inutile.
Non je dis que la série « la meilleure de tous les temps » où j arrive pas a regarder un seul episode entier c est pas twin peaks que j adore
Je trouve justement qu en restant plus mainstream, il y a d autres points avec TP que ce soit au travers de Locke (la scenace de sudation où on lui dit d aller sauver M. EKO) ou M. EKO lui même…
Il y a de toute facon un lien entre un passage entre deux mondes materialisés dans un endroit geographique.
Bon apres le traitement et d autres sont pas du tout pareil.
Lost reste une série mainstream de chaines hertzienne… si elle est celle dans les années 2000 qui s inspire des séries du cable… elle garde quand même le gout du soap par exemple.
Oui je sais mais je trouve quand même que TP… reste mainstream en surface et comme une parodie.
Lost est mainstream
et ce n est pas une injure pour moi…
Je suis un gars qui aime le mainstream
Je ne dirais pas toute la série perso ; la navigation à vue (et il y a en effet quelque chose de fascinant à observer ça), c’est surtout les deux premières saisons et la première moitié de la troisième ; rendue là, les showrunners en chef (à ce stade, Lindelof et Cuse étaient les « patrons » du staff des auteurs) se sont rebellés en quelque sorte et ont demandé plus de contrôle sur les intrigues à venir. On dit même que l’interminable passage des persos de Jack, Sawyer et Kate dans les prisons des Autres, en début de saison 3, était une allégorie assez transparentes de la façon dont les auteurs vivaient leur travail à ce moment (Lindelof et Cuse l’ont confirmé… reconstruction a posteriori de leur part de ce qu’il se passait en coulisses ? peut-être).
Par contre, de la deuxième moitié de la saison 3 à la fin de la saison 5 (épilogue de la dite saison incluse), ça me semble très structuré et maîtrisé, comme narration. C’est le moment où Brian Vaughan rentre en jeu, très précisément ; je crois qu’il est pour beaucoup dans ce qui fait que la série me parle autant (il est aussi directement responsable de l’écriture des épisodes centrés sur Desmond, et la paternité des idées les plus fortes autour du perso lui reviennent, comme la « constante », qui a son importance dans le bagage purement SF de la série).
Si ça n’était pas aussi charpenté, je ne pense pas qu’ils auraient pu pondre une saison comme la cinquième, qui est quand même sacrément impressionnante dans le jeu d’échos qu’elle installe entre différents temps forts du récit.
Oui et Vaughan est un plus sans aucun doute… j ai un grand souvenir de tout ce qui est centré sur Desmond.
Mais franchement je pensais que les deux premieres saisons et le debut de la 3eme me gaverait parfois et pas du tout.
De toute facon je pense qu il y a du « navigue à vue » et du structuré partout… Certes la 2 est la moins structuré et peut etre que la 5 la plus mais je trouve que ca fonctionne vraiment comme un comics « a l ancienne » et que par là ca t embarque sur les personnages d abord qui vont « dans le sens où ils doivent aller » comme dirait des Claremont, Englehart ou Dematteis en parlant de perso qui imposent des choix aux auteurs.
Apres il ya aussi comme tu le dis tout un aspect méta assez regulierement… des mantras qui reviennent…
Je pense que ca reste une série assez riche qui est sur la ligne du foutraque (selon le sepctateur donc pour moi c est sur la ligne) qui permet de passer du perso à une idée, à un mantra, à du meta, …
Par exemple ma série préférée d HBO c est OZ car je trouve qu elle aussi jongle avec tellement de choses que jamais tu n as de moments « mort » où ton intérêt se dilue… Y toujours un truc qui te renvoie à quelque chose sur lequel mon interet, ma reflexion à un « ancrage » justement
Oui mais ej vois ce que c est… je l ai parfois et là… ben jamais ou en tout cas trés rarement
Il ya des séries où il y a des moments ou je suis sur le net en regardant d un oeil (ou quand j avais pas un smartphone, j allais faire un truc pendant une sequence ou deux): là qausi pas
Je te rejoins complètement là-dessus, et là encore les auteurs s’expriment assez clairement sur le sujet (je crois avoir vu ça dans les bonus des DVD, il me semble bien) : ils sont très concernés par les développements « character driven » comme on dit ; je me souviens du moment où ils décident de mettre un terme à la relation entre Charlie et Claire par exemple… ça n’était pas prévu du tout à la base mais ça leur semblait complètement logique et cohérent d’aller par là. Et la suite leur donne raison, Charlie en devenant le perso le plus émouvant du show.
Oui je vois.
Mais a partir du moment où je ne mets pas sur pause quand je vais faire autre chose, pas la peine que j’aille plus loin. La saison 1 m’a fait ça.
C’est bien pour cela que je parle d’un bel exemple de work-in-progress de la série en soi. Déjà parce que la documentation et la communication fait qu’on assisté aux coulisses en direct là où le découvrir plus tard pour d’autres séries ancienne.
Et quand tu passes d’un travail de production classique (à l’époque) d’écriture au fil des jours à une mise en place sur le long terme (en s’inspirant, au passage, du travail de Straczynski sur Babylon 5, je dis cela en passant pour les philistins que vous êtes, oui Ben c’est à toi que je causes), ta série est bien une création en évolution et progression en direct. Comme d’autres avant mais jamais de manière aussi transparente je trouve et je pense pas qu’on reverra cela de sitôt compte tenu des changements dans la manière de produire.
Oui c est ce que pleins me font (et que je continue quand même… j adore les sopranos mais sur certianes saisons la partie sur le fils ou sa femme … je partait faire autre chose
Les 4 premieres saisons peuvent etre lues comme un tout : splendeur et misère d Adebisi.
Ensuite, on est dans la redite qui peut éventuellement avoir un sens quasi meta : vous avez cru que suivre la vie en prison serait intéressant ? Et bien non, passée la découverte tout ce répète tout le temps et ne reste que l ennui.
Tu lis bien ennui. Il se passe bien des choses dans ces saisons mais est-ce que ces « choses » sont palpitantes, la réponse est souvent : non.
C’est pas un mal non plus. C’est une série « publique », qui a vécu les turpitude de son temps, les ingérences de la chaine, et qui, malgré tout, offre une conclusion assez satisfaisante à mon sens (malgré l’épilogue en mode « foutage de gueule » qui tend à se moquer des spectateurs un peu lents (des belges, probablement)).