MARVEL EPIC COLLECTION : AMAZING SPIDER-MAN (collectif)

Les Epic vo il faut les prendre dés leur sortie… en général au bout d un mois c est rupture (au bout de 6 au pire pour ceux qui se vendent le moins).
Ce volume est réédité mais il part vite.
Dans le topic sur les TP je te mets les sorties des epic VO une semaine à l avance.

d ailleurs il est réédité le 5 juillet en VO

Oui. Surtout les anciens.

5 juillet donc

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Moi aussi.

Plus sérieusement, passer de « assister au transfert » à « voir transférer » est effectivement curieux. Encore, passer de « assister au transfert » à « voir le transfert », j’aurais compris… mais là…

Tori.

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Début 2022, l’éditeur Panini Comics annonce modifier une partie de son approche de publication des comics passés et glorieux, en voulant reprendre le principe de Marvel Epic Collection. Celle-ci est une gamme lancée en 2014 par Marvel Comics, en Amérique, proposant des grandes sagas de plusieurs séries en format souple, soit beaucoup de pages pour un prix attractif.
Suivant une vague actuelle de titres à la grande pagination, mais au coût abordable pour des formats différents du cartonné désormais habituel, Panini Comics se lance en juin 2022 avec son personnage phare : Spider-Man. Marvel Epic version Panini propose ainsi entre 15 et 20 épisodes de périodes importantes, soit dans un format souple (à 26 €), soit dans un format cartonné (à 30 €).

L’un des deux premiers volumes de cette nouvelle collection est Marvel Epic : La mort du capitaine Stacy, qui plonge le lecteur dans les n°86 à 104 d’Amazing Spider-Man, entre juillet 1970 et janvier 1972.
Des épisodes importants pour ce qu’ils apportent, ce qu’ils bouleversent, ce qu’ils révèlent de l’époque. Mais aussi parce que les quatre derniers sont les premiers à ne pas être écrits par Stan Lee, qui abandonne ainsi la locomotive Marvel et prend du recul dans l’activité comics.

Mais que raconte ces 19 numéros ?
Sans tout trahir, le lecteur peut y trouver des éléments réellement marquants, autant pour Spider-Man que pour l’univers Marvel. Le n°86 révolutionne le personnage de Black Widow, qui abandonne son look et sa posture de femme fatale des années 50 pour devenir une super-héroïne fluide et active, avec un changement de costume épatant. Le n°87 montre comment et pourquoi un Peter Parker épuisé et brisé en vient à révéler à ses proches (dont Gwen Stacy) qu’il est Spider-Man… et comment il se sort de là.
Les n°88 à 90 forment un triptyque où Spider-Man affronte brutalement et difficilement le Dr Octopus, avec hélas la disparition héroïque mais tragique du Capitaine Stacy, père de Gwen. Les n°91 à 93 gèrent les conséquences de ce drame, avec notamment Gwen qui se perd dans les manipulations d’un politicien adepte de l’Ordre avec Spider-Man en bouc-émissaire. Iceberg et le Rôdeur viennent chercher des noises au Tisseur, qu’ils jugent responsable de la mort du Capitaine. Gwen, trop touchée et crispée contre Spider-Man, décide de partir à Londres, après des hésitations romantiques de Peter.
Les n°94 et 95 révèlent comment le jeune homme gère ce départ, et même comment il tente de la retrouver, en Angleterre ; sans succès. Les n°96 à 98 ramènent le Bouffon Vert, avec Norman Osborn qui retrouve hélas la mémoire et s’en prend à Peter, dont il connaît l’identité. Le n°99 montre Spider-Man stopper une émeute en prison, et mettre en avant les problèmes carcéraux déjà prégnants. Le n°100 fait un immense point sur le personnage, dans un combat intérieur intense et touchant.
Enfin, les n°101 à 102 concernent la fameuse saga où Spider-Man a six bras, qui découvre aussi le nouveau venu Morbius en s’alliant à un Lézard hybride. Les n°103 et 104 emmènent Peter et Gwen, qui lui est revenue quelques épisodes avant, en Terre Sauvage, pour un reportage avec J. Jonah Jameson, avec de mauvaises rencontres.

Un programme chargé, donc, pour une lecture massive mais agréable.
Bien sûr, le lecteur actuel peut être rebuté par quelques tics d’écriture, quelques approches parfois un peu lourdes. Pas la narration, qui demeure très fluide et dynamique, avec même des pensées de Spider-Man qui restent agréables et prenantes, pour qui ne déteste pas le principe.
Non, ce sont plus des éléments comme la caractérisation féminine, notamment Gwen Stacy, ou quelques facilités dans les combats, souvent trop aisément stoppés au profit d’un Spider-Man « trop facile ». Si la blonde préférée de Spider-Man demeure incontournable, et absolument phare de la franchise, force est de constater qu’elle incarne essentiellement une demoiselle un peu… simple. Ses réactions font girouette, et elle semble n’exister que dans sa relation avec Peter. Là où, déjà, Mary-Jane Watson a une caractérisation plus forte, plus riche, avec plus d’éléments dans son existence.
En soi, c’est essentiellement le couple Gwen / Peter qui interpelle, tant notre héros paraît brutal voire passif-agressif avec sa dulcinée, qu’il envoie souvent balader sans aucune douceur. Cela choque, quand même, et sort quelque peu de la lecture.

Des éléments à intégrer, mais qui n’empêchent pas de réellement apprécier des numéros qui ont plus de cinquante ans… et demeurent très bons !
Comme évoqué précédemment, le rythme de ces numéros est extrêmement fluide et intense. Il n’y a pas de temps mort (hormis quelques moments d’introspection un peu lourds, mais qui font partie du jeu des comics), tout est formidablement dynamique. Les événements s’enchaînent, le lecteur est pris dans un flux continu d’action, de bagarres mais aussi de rebondissements romantiques divertissants.
D’autant que, oui, ce volume est important pour le personnage, outre la mort du Capitaine Stacy, deuxième autorité morale et paternelle pour Peter, qui provoque une rupture réelle avec Gwen. L’on note la redéfinition de Black Widow, la révélation de l’identité par Peter à ses proches (même si le procédé est un peu ridicule, bien que la lecture soit intense), un retour fort du Bouffon Vert. Cela commence d’ailleurs dans un n°96 qui évoque de front le problème de la drogue, sans l’accord du Comics Code ; l’épisode n’aura pas le macaron de ce dernier, et c’est un choc réel à l’époque.
Enfin, la création de Morbius, les six bras de Spider-Man vont marquer la franchise… et cela vient en parallèle du départ de Stan Lee, qui laisse la main à son protégé, Roy Thomas. Un passage de relais fluide, pas forcément assumé alors (Stan Lee est encore évoqué dans les crédits, en parallèle de son poulain), mais marquant.

Graphiquement, Gil Kane et John Romita Sr se partagent l’essentiel des épisodes, avec l’aide de John Buscema. Des styles désormais classiques, mais fort efficaces. L’approche de John Romita Sr est révolutionnaire dans sa prise en compte des styles vestimentaires des personnages, vraiment dans le vent et proches de la jeunesse d’alors. Gil Kane est plus sûr, avec parfois des passages oniriques et des compositions multiples impressionnantes.
Un graphisme pertinent, qui accompagne bien des scénarios dynamiques et prenants.

Mon avis complet ici :

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et en couleurs vu que cette gamme existait déjà mais en noir et blanc (les Essentials)

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Et qu elles prennent vraiment la place de cette collection

En plus de supplanter les visionaries consacrés à des runs spécifiques (les Epic Hulk ont repris pile poil là où les visionaries Hulk s’étaient arrêtés).

Début 2022, l’éditeur Panini Comics annonce modifier une partie de son approche de publication des comics passés et glorieux, en voulant reprendre le principe de Marvel Epic Collection. Celle-ci est une gamme lancée en 2014 par Marvel Comics, en Amérique, proposant des grandes sagas de plusieurs séries en format souple, soit beaucoup de pages pour un prix attractif.
Suivant une vague actuelle de titres à la grande pagination, mais au coût abordable pour des formats différents du cartonné désormais habituel, Panini Comics se lance en juin 2022 avec son personnage phare : Spider-Man. Marvel Epic version Panini propose ainsi entre 15 et 20 épisodes de périodes importantes, soit dans un format souple (à 26 €), soit dans un format cartonné (à 30 €).

L’un des deux premiers volumes de cette nouvelle collection est Marvel Epic : De grands pouvoirs, qui plonge le lecteur dans Amazing Fantasy n°15 d’août 1962 puis Amazing Spider-Man n°1 à 15, avec un Annual, de mars 1963 à août 1964.
17 épisodes indispensables, donc, pour découvrir les origines de Spider-Man, mais aussi les apparitions de personnages appelés à devenir légendaire. Le duo Stan Lee et Steve Ditko révèle très vite son immense maîtrise des codes et du genre, en proposant des numéros solides et prenants, qui captent très bien l’air du temps. Un must, assurément !

Mais que racontent ces 17 numéros initiaux ?
Amazing Fantasy n°15 est un modèle de présentation, avec seulement 11 pages pour les origines de Spider-Man, avec toutes les bases. Le timide Peter Parker, l’excursion scolaire, la morsure d’araignée, les pouvoirs, la tentative d’en faire de l’argent, l’arrogance qui coûte la vie à l’Oncle Ben, le rappel de ses principes de vie, et la décision d’assumer que… de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités !
Quelques mois après vient Amazing Spider-Man n°1, car ce premier segment est un succès immense, alors que la publication Amazing Fantasy s’arrêtait. Ce premier numéro de la série principale présente les origines de la haine de l’éditeur J. Jonah Jameson envers Spider-Man, mais aussi le super-vilain le Caméléon, qui pousse l’Araignée contre les Fantastic Four. Le n°2 narre la première bataille contre le Vautour, tout en lançant Peter contre le Bricoleur, qui semble lié à des envahisseurs extraterrestres.
Le n°3 est le premier numéro avec une histoire sur tout l’épisode, ici pour lancer le Dr Octopus. Le n°4 présente Sandman, puis le n°5 pousse Spider-Man à affronter rien moins que… Dr Doom ! Le Lézard est lancé dans le n°6, alors que le Vautour revient dans le n°7. Le n°8 retrouve deux histoires en un numéro, ici un cerveau mécanique hors de contrôle et un combat oppose Spider-Man à la Torche Humaine des Fantastic Four. Car Peter et Johnny Storm marchent sur les plate-bandes l’un de l’autre !
Electro apparaît dans le n°9, où J. Jonah Jameson est persuadé que Spider-Man se cache sous le masque électrique. Les Exécuteurs tentent de contrôler la pègre dans le n°10, alors que Jameson est soupçonné d’être leur chef, le Grand Homme. Les n°10 et 11 montrent la double opposition entre Spider-Man et le retour du Dr Octopus, qui démasque l’Araignée devant ses proches !
Mysterio arrive dans le n°13, et se fait d’abord passer pour un super-héros capable d’arrêter la menace Spider-Man. Le Bouffon Vert apparaît (enfin !) dans le n°14, alors que le Caméléon revient dans le n°15 en sollicitant l’aide de Kraven le Chasseur pour stopper Spider-Man.
Arrive alors le premier Annual, où quasi tous les super-vilains présentés jusque-là s’unissent… pour former les Sinister Six ! Un épisode hors-norme, où Spider-Man affaibli doit les affronter les uns après les autres, dans des planches épiques et iconiques. Le n°16 lance le Cirque du Crime mais propose surtout la première alliance Spider-Man / Daredevil (dans son costume jaune et noir), alors que le n°17 ramène le Bouffon Vert, à l’identité toujours inconnue…

Un programme chargé et intense, on le voit ! Stan Lee et Steve Ditko ne font pas semblant en lançant leur série, et proposent une quantité énorme d’événements et de personnages qui vont marquer l’univers Marvel et Spider-Man, à jamais.
Tout est déjà là, dans ces 17 numéros : Peter et sa malchance, Tante May éternelle, Flash Thompson, Liz Allen qui s’ouvre doucement à son camarade de classe, Betty Brant qui apprécie ce jeune photographe qu’elle croise au Daily Bugle. Tous ces super-vilains si marquants, qui bénéficient d’épisodes introductifs si intenses, si dynamiques, si riches !

Ces numéros sont d’ailleurs particulièrement solides, avec énormément de cases à lire, de rebondissements. La lecture n’est clairement pas « rapide », Steve Ditko devient rapidement moteur dans la gestion des épisodes, et propose des bagarres très chorégraphiées, où tout ne se règle pas en quelques coups. Le sens du dialogue de Stan Lee fait lui aussi mouche, en captant l’esprit de la jeunesse du début des années 60.

Certes, plusieurs éléments ont vieilli : cette fameuse jeunesse paraît dépassée, aujourd’hui, et les pensées sont parfois un peu lourdes. Il faut ainsi accepter les codes des comics de cette période, mais aussi le trait de Steve Ditko, extrêmement dynamique mais « léger » en décors, et au style particulier.
Mais cela reste des détails, pour quiconque se plonge dans ces numéros complètement légendaires, qui ont entièrement façonné Spider-Man mais aussi tout l’univers Marvel.

Stan Lee et Steve Ditko sont littéralement en état de grâce, faisant feu de tout bois autant pour les affrontements de super-vilains si marquants, que pour la gestion d’une pègre crédible et intense. Les relations personnelles de Peter sont aussi très bien creusées, et cela offre des numéros tout simplement épatants.

Un bémol, cependant : la traduction, signée Geneviève Coulomb et Makma / Benjamin Viette, est dérangeante.
D’une part, plusieurs réflexions ou tournures de phrase semblent trop « modernes », quelque peu déplacées pour des personnages dans un contexte clairement passé. De l’autre, plusieurs termes sont eux définitivement gênants : lire Peter Parker considérer que Flash Thompson est un « connard », que lui-même peut avoir un comportement de « con », ça sort de la lecture. Tout comme le narratif qui décrit J. Jonah Jameson comme une « ordure ».
Sans rentrer dans une critique abusive de Panini, cette traduction n’est à la hauteur ni de ces épisodes, ni de cette proposition pertinente à prix accessible.

Mon avis complet ici :

La légèreté des décors pour un lecteur actuelle je pense pas que ça pose souci compte tenu de la faiblesse actuelle en la matière.

J’aime bien ton texte mais je permet de rebondir sur un point que je trouve récurrent quand aux critique concernant les ré-éditions à savoir de me questionner sur la pertinence de juger une œuvre sur la manière dont le lectorat aujourd’hui pourrait la percevoir. Je trouve cela incongru comme si quelqu’un parlant de La Horde Sauvage devrait prendre des pincettes et dire « bon c’est pas comme on fait aujourd’hui mais c’est très bien ».

Dès que cet angle apparait je me demande si je lis un guide de lecture pour novice alors que je veux lire l’avis d’une personne avec son enthousiasme, son approche, sa vision.

C’est certain mais, pour l’avoir lu en parallèle du Marvel Epic sur La mort du capitaine Stacy, sorti en même temps, la différence est flagrante.
Et bon, « ça se voit » que Steve Ditko se concentrait sur les personnages, et ça finit par sauter aux yeux.

Je te remercie de ton retour, mais la « réponse » est dans ta conclusion. Quand j’écris un avis sur Sanctuary, et avant sur Top Comics, je n’écris pas comme mes retours rapides sur la VO ici.
Ici, je considère m’adresser à des lecteurs avec de la bouteille, qui sont suffisamment impliqués et intéressés dans les comics pour venir sur un forum, s’y inscrire, participer.
Sanctuary, et avant Top Comics, je me dis que j’écris aussi et souvent surtout pour des lecteurs novices, ou peu habitués, ou qui cherchent quoi lire. Du coup, j’essaye d’avoir une approche plus généraliste, avec des bémols qui n’en sont pas pour moi, mais seraient je pense des freins pour un lectorat moins impliqué que moi (et nous).

Ça peut s’expliquer par l’âge des auteurs (un Lee Quadra et un Ditko trentenaire), transposant leurs souvenirs de jeunesse sur les jeunes des 60’s (tel un Bendis trentaine/quadra faisant de même au moment de son USM), là où Conway avait à peu près le même âge que Peter Parker lors de son run.

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C’est sûr que l’approche de Ditko sur la jeunesse avait un autre goût. :grin:

Avec en plus un jeune héros obligé d’être l’homme de la maison (suite à la mort de l’oncle) et donc de grandir à vitesse grand V (bien loin de l’insouciance d’un Johnny Storm célèbre), plus souvent montré dans le cadre du travail (le Daily Bugle où les jeunes sont rares) que du lycée (où il a très peu d’amis).

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C’est très vrai. Même si les passages à la maisln sont très rares er expédiés. Comme si Peter fuyait son foyer. Ce qui est très pertinent sur l’aspect psychologique, même si je pense que les auteurs voulaient surtout placer l’action ailleurs.

Et il est entouré par pas mal de personnages plus âgés que lui (sa tante, son patron, ses villains, ses profs, etc), nourrissant cet aspect « conflit de générations ».

Tom Brevoort : « One of the (probably unconscious) common traits of most of the classic Spidey villains when they were introduced is the fact that they’re more or less all older men, which gave Spidey’s battles a subtext of generational conflict. »

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