NAOKI URASAWA : L'AIR DU TEMPS (Alexis Orsini)

[quote]Naoki Urasawa : L’air du temps, « la bibliothèque des miroirs — BD », volume 9
*Auteur : Alexis Orsini
ISBN 978-2-36183-076-2 | broché, 17 x 21 cm, 252 pages, à paraître le 18 mai 2012 | prix 23.00 €

Naoki Urasawa est l’un des principaux artisans de l’imaginaire japonais contemporain. Encensé à partir des années 1990 par la critique et les lecteurs pour ses thrillers haletants (Monster, 20th Century Boys puis Pluto), il s’est d’abord fait connaître avec des œuvres d’un registre très différent, telles que Pineapple Army, Master Keaton, Yawara! et Happy!. En plus de vingt-cinq ans de carrière, ce prolifique dessinateur et scénariste s’est vu couronné de tous les prix dans sa spécialité et s’est imposé comme un auteur incontournable de la bande-dessinée japonaise. Rien ne semblait pourtant prédestiner Urasawa à un tel succès. Comment un jeune homme passionné par la musique et le dessin bien décidé à ne pas devenir mangaka est-il néanmoins parvenu à vendre plus de cent millions d’exemplaires de ses œuvres ? Quel est le secret de la longévité de ce mangaka adulé par un public tant oriental qu’occidental ?

À la fois biographique (de l’enfance d’Urasawa à son manga le plus récent, Billy Bat) et analytique (principalement via une réflexion sur ses thèmes majeurs), cet ouvrage vise à mieux appréhender l’univers et les inspirations artistiques d’Urasawa. Cette plongée dans son œuvre amène inévitablement à évoquer une histoire beaucoup plus vaste. Car retracer le parcours de Naoki Urasawa c’est aussi revivre les évolutions culturelles et historiques qui ont agité le globe, des années 1960 à nos jours. Bien qu’il se défende de délivrer des messages dans ses œuvres, Urasawa se révèle être un formidable interprète du monde qui l’entoure.*[/quote]

Liens :
Le site de l’éditeur : www.moutons-electriques.fr
Le blog de l’éditeur : blog.moutons-electriques.fr
La page facebook de l’éditeur : www.facebook.com/pages/Les-Moutons-Électriques

Les Moutons Électriques ont eu la gentillesse de me donner un exemplaire, que j’ai feuilleté avec gourmandise à l’hôtel lors de la Lyon Geek Convention. Il est pas mal du tout, ce bouquin. L’iconographie est soignée, ouvrant notamment les carnets de croquis de l’auteur aux lecteurs. Vraiment très chouette.

Jim

Ah, il est sorti? Je vais voir si je peux le trouver ce soir, c’est un bouquin que j’attendais avec impatience.

Sorti à la fin de la semaine. Ils l’avaient sur le stand de la Lyon Geek Convention.

Jim

Je le prendrai bientôt, ça devrait être intéressant et assez différent des autres ouvrages de la collection, vu qu’on s’intéresse ici à un mangaka. Et de surcroît, un mangaka, qui n’a pas 50 séries à son actif, donc au sujet duquel il est plus facile de mettre en avant les tics d’écriture :slight_smile:

Perso, si je trouve qu’URASAWA fait du bon boulot, je trouve que c’est toujours un peu la même chose et je ne suis pas forcément plus fan que ça de l’auteur… sauf sur le début de Billy Bat que j’ai trouvé exceptionnel (surtout que l’intrigue repose sur un discours méta-fictionnel assez intéressant, avec une belle exploitation d’un personnage de BD brisant le 4e mur…) ! Je pense en tous cas que cet essai devrait être une très bonne lecture :slight_smile:

Le 46ème podcast de Yatta est entièrement dédié à Naoki Urasawa et à son travail, et Alexis Orsini y est invité pour parler de sa monographie récemment sortie chez les moutons électriques. A écouter soit ici ou via itunes.

[size=200]INTERVIEW D’ALEXIS ORSINI[/size]

Un entretien avec Naoki Urasawa dans l’émission Mauvais Genres “Spécial Manga” diffusée en fin d’année dernière.

L’émission propose aussi un entretien avec Leiji Matsumoto, mais aucun sujet déjà ouvert ne semble approprié pour y coller l’info (c’est peut-être différent dans la partie site, mais je n’y fous jamais les pieds).

Plus intéressant, un des auteurs d’Anne Frank au pays du manga évoque l’étonnante perception du Journal d’Anne Frank au Japon.

[quote=“Louisv”]Un entretien avec Naoki Urasawa dans l’émission Mauvais Genres “Spécial Manga” diffusée en fin d’année dernière.

L’émission propose aussi un entretien avec Leiji Matsumoto, mais aucun sujet déjà ouvert ne semble approprié pour y coller l’info (c’est peut-être différent dans la partie site, mais je n’y fous jamais les pieds).

Plus intéressant, un des auteurs d’Anne Frank au pays du manga évoque l’étonnante perception du Journal d’Anne Frank au Japon.[/quote]

Merci beaucoup, ça va me forcer à me mettre à jour en termes de podcasteries d’un genre mauvais (j’ai beaucoup de retard).

Jim

Naoki Urasawa : L’air du temps va bientôt être mis en arrêt de commercialisation par l’éditeur. Pour ceux qui voulaient acquérir le livre sans l’avoir encore fait, ça risque d’être très difficile dans peu de temps.

“Arrêt de commercialisation” qu’est-ce que ça veut dire ?
Tu as des détails ?

Plus précisémment:

[quote=“artemus dada”]“Arrêt de commercialisation” qu’est-ce que ça veut dire ?
Tu as des détails ?[/quote]

C’est un terme qui n’est jamais utilisé par les éditeurs de comics ? Dans le monde du manga, les arrêts de commercialisation sont légions et le terme parfaitement connu. On sait que quand un titre passe en arrêt de comm’, cela va devenir difficile de se le procurer.

[quote=“Benoît”]Plus précisémment:

[/quote]

Merci, mais en fait j’aurais aimé savoir surtout pourquoi ? Qu’est-ce qui peut pousser un éditeur à de telles pratiques.

[quote=“ivan isaak”]

[quote=“artemus dada”]“Arrêt de commercialisation” qu’est-ce que ça veut dire ?
Tu as des détails ?[/quote]

C’est un terme qui n’est jamais utilisé par les éditeurs de comics ? Dans le monde du manga, les arrêts de commercialisation sont légions …] [/quote]

Oui, je comprends ce que veut dire “arrêt de commercialisation”, ma question est qu’est-ce que ça veut dire dans le sens : "qu’est-ce qui peut pousser un éditeur à faire ça ?

Donc quels en sont les termes ?

:slight_smile:

Peut-être des stocks plus ou moins importants du côté de l’éditeur (ce qui peut être coûteux) combiné à un tassement des ventes, j’imagine.

Quand les ventes ne sont plus là.
Le stockage coûte cher.
Quand il s’agit d’une oeuvre traduite, l’éditeur ne renouvelle pas les droits d’exploitation, mais pour un ouvrage français, il doit pouvoir (en fonction du contrat avec les auteurs) le faire quand il le souhaite.
Arrêt de commercialisation ne signifie pas que les libraires ne peuvent plus le vendre, mais qu’ils ne pourront plus en avoir, et qu’ils ont donc une possibilité exceptionnelle de retour de leurs exemplaires en stock (habituellement, les retours ne sont autorisés que sur des volumes reçus à la nouveauté, et seulement pendant une durée déterminée (en général 1 an après la parution)).

Tori.
Edit : concernant les deux premiers points, Benoît a été plus rapide que moi… J’ajouterais juste que la répercussion du coût du stockage pour un petit éditeur peut être plus importante que pour un gros éditeur, surtout s’il y a eu un tirage trop important sur un volume.

[quote=“Benoît”]

Peut-être des stocks plus ou moins importants du côté de l’éditeur (ce qui peut être coûteux) combiné à un tassement des ventes, j’imagine.[/quote]

D’accord, je suis assez étonné.
Les ventes ont été si mauvaises ?

L’éditeur devrait les brader plutôt que tout détruire.

[quote=“artemus dada”]D’accord, je suis assez étonné.
Les ventes ont été si mauvaises ?[/quote]

Peut-être pas forcément mauvaises, mais beaucoup plus faibles qu’espéré.

Ce n’est pas évident, avec la loi sur le prix unique du livre.
Parfois, les volumes ne sont pas détruits, mais vendus à des solderies (type Noz).

Tori.

Merci de tes précisions Tori.