POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS (Sergio Leone)

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REALISATEUR

Sergio Leone

SCENARISTES

Sergio Leone, Adriano Bolzoni, Victor Andres Catena et Jaime Comas Gil

DISTRIBUTION

Clint Eastwood, Marianne Koch, Gian Maria Volonte, Josef Egger…

INFOS

Long métrage italien/espagnol/ouest-allemand
Genre : western
Titre original : Per un pugno di dollari
Année de production : 1964

Pour une poignée de dollars n’est pas le premier western italien, ou western spaghetti comme ce sous-genre à part entière fut surnommé par un journaliste. Les premiers westerns européens remontent au cinéma muet mais la production resta tout de même assez éparse (quelques westerns comiques en Italie dans les années 50 par exemple) jusqu’au début des années 60. En 1963, Duel au Texas, avec l’américain expatrié Richard Harrison, fut assez rentable pour que les tournages s’enchaînent. Entre février et août 1964, sept westerns sont sortis sur les écrans italiens…Pour une poignée de dollars fut le huitième à la rentrée 1964.

Le deuxième long métrage de Sergio Leone (après Le Colosse de Rhodes) n’est donc pas le premier western transalpin, mais c’est bien Pour une Poignée de dollars qui fut le déclencheur de la renommée du spagh’, le style distinctif de Leone étant ensuite maintes fois copié, avec plus ou moins de succès. Son impact passe d’abord par la représentation du personnage principal, qui influencera de nombreuses histoires par la suite.

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L’homme sans nom (ou presque…il est appelé deux ou trois fois « Joe » mais on ne sait pas si c’est son vrai prénom) qui arrive dans la petite ville de San Miguel est uniquement motivé par l’appât du gain. Il est mal rasé, sarcastique et expert en manipulation puisqu’il a décidé de travailler pour les deux gangs rivaux contrôlant les lieux afin de se remplir les poches. Capable également d’humanité dans ce monde impitoyable, ce qui lui coûtera cher. Sergio Leone a eu un peu de mal à trouver son interprète principal et c’est justement Richard Harrison qui, après avoir refusé le rôle, lui a conseillé de regarder du côté de la série à succès Rawhide.

D’abord réticent, Clint Eastwood, qui en avait un peu marre de jouer le héros propre sur lui, profite d’une pause entre deux saisons de Rawhide pour s’envoler vers les plateaux naturels de cette co-production à tout petit budget (l’équivalent d’à peine 200.000 dollars…comme Clint l’a dit plus tard, il ne fallait pas compter sur des caravanes et les acteurs soulageaient leurs besoins naturels derrière des rochers), peuplée de comédiens et de techniciens parlant différentes langues. Il participa lui-même à l’élaboration de son look et des éléments comme le cigare au goût désagréable et des dialogues concis furent essentiels dans sa composition qui va droit à l’essentiel.

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Remake non-officiel du Yojimbo (Le Garde du Corps en V.F.) de Akira Kurosawa (la sortie américaine fut d’ailleurs retardée suite au procès intenté par Kurosawa et Ryuzo Kikushima), Pour une poignée de dollars pose avec talent les bases de l’oeuvre westernienne de Sergio Leone…les gros plans dictant le rythme et l’émotion des scènes, les éclairs de violence, le méchant mémorable (excellent Gian Maria Volonte)…et la première collaboration avec le maestro Ennio Morricone !

Oui, ça a très bien commencé…et le meilleur était encore à venir…

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ça se regarde ad vitam, ça.