Dans Superman Adventures : https://www.urban-comics.com/superman-aventures-tome-1/
5 tomes pour le moment, je crois qu’un sixième est prévue avant la fin de l’année
(meilleure série on going Superman du catalogue)
Dans Superman Adventures : https://www.urban-comics.com/superman-aventures-tome-1/
5 tomes pour le moment, je crois qu’un sixième est prévue avant la fin de l’année
(meilleure série on going Superman du catalogue)
Bon ben je verrais ça prochainement, ça va c’est pas ça qui va plomber le budget.
Après le succès, tant éditorial que commercial et critique, de Crisis on Infinite Earths, qui a permis de redéfinir l’univers DC en 1986, l’éditeur a multiplié les grands événements éditoriaux, donnant des rendez-vous annuels aux lecteurs avec Legends puis Millenium… En 1994, c’était Zero Hour, dont le sous-titre était « Crisis in Time ».
Toutes les séries sont impactées à l’été 1994. Les comics datés d’octobre sont tous numérotés 0 et proposent de se pencher sur les changements que ce « méli-mélo spatio-temporel » a généré (une décennie plus tard, l’éditeur refera le coup avec les conséquences d’Infinite Crisis, en modifiant à discrétion la continuité, et le début des années 2010 verra le retour des numéros 0 dans le cadre du New 52 : comme quoi, rien ne se perd…). Le recueil Superman Zero Hour rassemble les différents épisodes de septembre et octobre 1994 dans lesquels l’Homme d’Acier et ses alliés Superboy et Steel affrontent les modifications multiverselles alors en cours.
Le sommaire commence par les épisodes de septembre 1994. Et notamment Superman The Man of Steel #37, dans lequel le protecteur de Metropolis voit apparaître différentes versions de Batman, parmi lesquelles celle de Neal Adams, celle de Frank Miller ou encore celle de Bob Kane. Si la narration présente des samples directs des uns et des autres, Jon Bogdanove s’amuse à singer les différents styles et s’en sort particulièrement bien.
Le lettreur Ken Lopez s’amuse aussi à trouver des équivalences modernes aux bulles des différents protagonistes, et l’effet est plutôt réjouissant.
Les autres productions de septembre proposent des situations cocasses, à l’exemple de The Adventures of Superman #516 où le héros se retrouve dans un monde où Superman n’existe pas, où Metropolis est défendue par le Centurion et où Lois Lane file un parfait amour torride avec ce justicier néo-romain. Peter Krause donne à Clark une trogne de garçonnet triste et déboussolé (au moins jusqu’à ce qu’il comprenne ce qui lui arrive) tout à fait hilarante.
Dans Superman #93, Dan Jurgens confronte le héros à ses parents kryptoniens, et dans Action Comics ##703, David Michelinie et Butch Guice explorent une ligne temporelle où les époux Kent ont trouvé un enfant mort et où Superman n’existe pas. À la fin de l’épisode, le monde s’efface, conformément au calendrier du cross-over.
La suite du recueil voit défiler les numéros 0 des mêmes séries. C’est là que, à la faveur des bouleversements temporels, les auteurs autour de Mike Carlin réécrivent un peu l’histoire, explorent la jeunesse de Clark Kent et mettent en avant la figure de Kenny Braverman, un camarade de lycée brillant… mais souvent second derrière Clark. Dans le même temps, au présent, Clark reçoit ce qui s’apparente à des menaces de mort.
Ces épisodes constituent une sorte de prologue à la saga « Death of Clark Kent », dont l’édition en TPB ne contient que quelques extraits avant le lancement de l’intrigue : avec ce Superman Zero Hour, les complétistes pourront donc assister aux premiers assauts du criminel appelé Conduit.
La fin du sommaire est consacrée d’abord à Superboy (par Karl Kesel et Tom Grummett) puis à Steel (par Louise Simonson et Chris Batista). Si les seconds me semblent plus anecdotiques, Superboy #8 est fort agréable (comme le reste de cette série mésestimée à tort), le clone de Superman se retrouvant embarqué dans la tempête temporelle et devant affronter le Superboy classique des années 1950, dont le QG était situé dans la cave de la maison Kent, en plein cœur de Smallville.
L’épisode offre un plaisir nostalgique évident pour les vieux lecteurs qui se rappellent encore les récits surannés du Clark adolescent. Kesel aligne les dialogues sympas pleins de clins d’œil et Grummett assure le spectacle avec cette touche presque semi-réaliste qui a fait sa réputation. Et puis les auteurs semblent aussi s’amuser à citer, discrètement, l’un des épisodes de Byrne où le héros rencontre sa version juvénile (en l’occurrence venue d’un univers de poche), et place donc leur récit dans une sorte de tradition.
Au final, le recueil, très plaisant pour les fans complétistes (et je suis content, il y a plein d’épisodes que je n’avais pas en fascicules), propose un sommaire peut-être anecdotique, puisque détaché de Zero Hour ou de Death of Clark Kent. Offert au sein d’une petite collection, il prendrait sans doute plus de sens. Mais il permet d’éclairer une période éditoriale houleuse et riche tout en profitant du travail d’auteurs visiblement enthousiastes. Je vois qu’il existe l’équivalent pour Batman : sans être batmanophile, je crois que je vais m’y intéresser.
Jim
L’histoire est connue : au milieu des années 1980, DC met en application une idée qui trotte dans la tête de la rédaction depuis des années, à savoir nettoyer la continuité afin de rendre plus accessible un univers constitué d’univers parallèle et de périodes différentes, fruits des différents rachats d’éditeurs (Fawcett, Charlton…) qui obligent à trouver des astuces afin de faire cohabiter différents catalogues avec celui de la plus vieille maison d’édition en activité. C’est donc Crisis on Infinite Earths, de Wolfman et Pérez, étalé entre 1985 et 1986, qui donnera naissance à la relance de nombreux personnages (Superman par Byrne, Wonder Woman par Pérez…), et à un véritable renouveau du catalogue DC. Une partie du lectorat (et j’en fais partie) considère que la période qui se prépare est l’une des meilleures de l’histoire de l’éditeur.
L’homme le plus rapide du monde, le Bolide Écarlate, autrement dit Flash, bénéficie lui aussi d’une relance. La nouvelle série est écrite par Mike Baron, un scénariste venu de la scène indépendante et repéré par son travail sur les séries Nexus et Badger chez First. Le dessin est assuré par Jackson Guice, un dessinateur venu de Marvel chez qui il a illustré les premiers épisodes de X-Factor et quelques chapitres de New Mutants.
L’astuce de la nouvelle série Flash, dont le premier épisode est daté de juin 1987 (il est donc sorti au printemps), c’est que le héros sous le masque n’est plus le même. Barry Allen est décédé durant la « Crise des mondes infinis », et c’est son pupille, Wally West, qui reprend le flambeau. L’action commence alors que le jeune héros fête son vingtième anniversaire. Baron présente un personnage qui monnaie ses services car il n’a ni emploi ni sécurité sociale.
L’argent sera un thème récurrent de ces premiers épisodes. D’autant qu’à la fin du premier chapitre, Wally gagne au loto et devient millionnaire, s’installant dans un riche manoir et dépensant sans compter. Autre tic d’écriture assez bien vu, les différents personnages considèrent encore Wally comme Kid Flash, et il a du mal à imposer son nouveau statut de héros héritier, d’incarnation de la nouvelle génération.
Le premier arc oppose le nouveau Flash à Vandal Savage, ennemi de la génération précédente et, donc, de Barry. Visiblement, Wally a interféré dans les plans de l’immortel, qui semble associé à des trafics d’organes, mais pour l’heure, on n’en saura pas plus.
Pour l’heure, Mike Baron s’intéresse à autre chose. En effet, il prend soin, dans chaque épisode, de mettre en scène les conséquences des pouvoirs du héros, qui mange comme quatre afin de compenser les dépenses caloriques de ses courses folles (une idée qui sera reprise dans la série télévisée Flash) et s’écroule de fatigue ensuite. De même, les pouvoirs du bolide sont limités par rapport à ceux de son prédécesseur. Donc, le héros s’associe à des savants, dont une nutritionniste des labos S.T.A.R., afin d’étudier ses capacités.
Cette nutritionniste, c’est Tina McGee (qui sera elle aussi adaptée dans la série télévisée), une femme mariée qui n’est pas insensible au charme du jeune héros. Cela contribue aussi à compléter le portrait de Wally, qui n’est pas particulièrement flatteur : il est présenté comme un infatigable dragueur incapable de résister aux atouts féminins. Malgré son appât du gain et son cœur d’artichaut, le personnage reste sympathique, ce qui n’est pas un mince exploit de la part du scénariste.
Les épisodes 3 et 4 opposent le héros à Killg%re, une entité cybernétique d’une autre dimension. L’histoire n’est guère intéressante mais permet de resserrer les liens entre Wally et Tina. Le sommaire du recueil « Savage Velocity » sorti en 2020 place ici le premier Annual, conte oriental où Wally est confronté à des savoirs exotiques dans une ambiance folklorique qui n’est pas sans évoquer les habitudes orientalisantes qui hantent déjà les coulisses de DC (sous l’effet, souvent, des récits de Denny O’Neil). Une parenthèse assez peu passionnante et qui surprend, notamment par l’absence de Tina : Wally fréquente alors une certaine Connie. On peut supposer que ce numéro annuel a été mis en chantier plus tôt dans l’année, en parallèle de la série.
Les choses démarrent enfin avec l’épisode 5, où Wally rencontre Jerry McGee, l’époux de Tina, un scientifique jaloux qui a pratiqué sur lui-même des expériences à base de stéroïdes et d’implants électroniques. Devenu fou (on lui accordera dans le récit, plus tard, le surnom de « Speed McGee »), il attaque l’amant de sa femme avant de s’effondrer, épuisé. Le conflit dure deux épisodes. La série semble peiner à trouver son rythme et son fil directeur.
Dans l’épisode 7, Wally part en URSS exfiltrer un savant susceptible de soigner Jerry McGee, et se retrouve confronté à la Red Trinity, un trio de bolides soviétiques qui tiennent leurs pouvoirs de travaux comparables à ceux du mari de Tina. Là encore, le récit s’articule en deux parties, Flash affrontant un autre groupe d’êtres véloces, la Blue Trinity, qui ne dispose pas de l’équilibre mental des premiers. À ce stade, la série semble accumuler les pistes sans donner l’impression d’aller quelque part, malgré les efforts pour faire des épisodes 5 à 8 une sorte de tout.
Et ça ne s’arrange pas avec l’influence du cross-over Millenium, qui touche les épisodes 8 et 9. Dans le premier, Wally apprend que son père est un Manhunter. Baron a l’intelligence de traiter cette confrontation par de longues scènes de dialogues, et non par des bastons habituelles : cela permet de montrer que les relations familiales dans la famille West ne sont pas au beau fixe, et que ça ne date pas d’hier. Cela sert également afin de présenter un autre personnage, Mary, la mère de Wally. Dans le deuxième, le scénariste introduit l’un des super-vilains les plus saugrenus qui soient, le Chunk, un être girond qui est en réalité un trou noir humain, obligé d’absorber de la matière afin d’éviter l’explosion.
Encore une drôle d’idée, qui entraîne des péripéties étonnantes (Flash est projeté dans un monde où existe le Chunk en parallèle, et tente de libérer ceux qui y sont prisonniers, un principe qui sera repris par la suite notamment dans la version donnée par Brian Buccellato et Francis Manapul dans les années 2010), mais tordues et au final peu intéressantes. En parallèle, Baron décrit les relations tendues entre Tina et Mary, qui reproche à celle-ci d’être une femme mariée plus vieille de douze ans que son fils. Si l’idée d’un héros entretenant une relation adultère avec une femme plus vieille que lui (enfin bon, qu’est-ce que douze ans, quand on s’aime) est plutôt prometteuse et assez novatrice à l’époque, Baron n’en tire que des scènes de conflits familiaux et de crêpages de chignons, réduisant même Tina au rang de demoiselle en détresse souffrant de sa place de « pièce rapportée » sous le toit de la maison West : elle est bien loin, la nutritionniste de renommée mondiale.
De retour dans le monde réel, Wally pense trouver une solution au problème posé par le Chunk, mais sa lutte contre la municipalité, qui voit d’un mauvais œil la présence d’un surhomme costumé sur son territoire, prend un nouveau tournant. Allant de procédure en procédure, Wally dépense de l’argent et voit son statut s’éroder. C’est le moment où Vandal Savage décide de faire son retour.
Cela correspond aussi au départ de Mike Gold du poste de responsable éditorial. Ayant travaillé chez First précédemment, Gold a été engagé chez DC afin de renforcer l’équipe et de donner de la visibilité aux différents héros. Il sera responsable de l’arrivée de Mike Baron, mais aussi de Tim Truman, John Ostrander ou Mike Grell, chez DC. Il est remplacé par Barbara Randall à partir du numéro 12, qui met en scène Savage dans un plan visant à prendre le contrôle de l’économie américaine en droguant les courtiers et les avocats fiscalistes avec un produit appelé Velocity 9. Flash #12 et 13, qui marquent aussi l’arrivée de Mike Collins au dessin, sont très denses mais un peu bordélique, à l’image des scénarios précédents de Baron, qui prend du temps pour expliquer des évidences et passe sous silence des éléments importants, rendant parfois l’intrigue difficile à suivre ou trop riche en péripéties.
C’est d’ailleurs le cas de la dernière séquence de l’épisode 14, où l’on apprend que la fortune de Wally a été dilapidée par sa mère à coups de mauvais placements. Et c’est à ce moment que Mike Baron quitte le titre.
Il est remplacé par William Messner-Loeb. Et la comparaison ne joue pas en la faveur du prédécesseur. Le nouveau scénariste poursuit l’intrigue autour des toxicomanes super-véloces, parvient à rédiger trois épisodes durant lesquels Wally est privé de sa vitesse, et redonne de la visibilité à tous les personnages, tout en créant d’autres protagonistes. Développant le thème de la rédemption qui parcourra ses épisodes mais aussi ses prestations sur Wonder Woman ou Thor, Messner-Loeb revient sur Jerry McGee ou le Chunk (ou encore les membres de Blue Trinity, reconvertis au capitalisme dans une tonalité un peu parodique), à qui il donne un autre statut et un peu d’épaisseur.
Il met également un terme à la liaison entre Wally et Tina, et offre une belle caractérisation du héros, éternel adolescent louvoyant avec les responsabilités. Il boucle ces premiers chapitres de sa prestation avec une nouvelle confrontation face à Vandal Savage.
C’est là que se conclut le recueil, après dix-huit épisodes qui replacent Wally West au centre d’un univers DC redéfini. Jackson Guice signe des planches dynamiques mais aux personnages tordus, et son remplaçant, Mike Collins, moins spectaculaire mais plus régulier, semble singulièrement influencé par Mike Zeck. Le tout donne une impression d’énergie, mais la série n’est pas au top sur le plan graphique. Les scénarios décousus de Baron ont fournis de nombreuses idées fertiles, mais rétrospectivement c’est la suite qui leur donnera une vraie dimension.
Un démarrage hésitant pour une série qui ne trouvera sa grandeur qu’avec l’arrivée de Mark Waid, des années plus tard.
Jim
En tant que lecteur français de comics ayant découvert le monde des super-héros au début des années 1980, j’ai longtemps conservé la sensation que le catalogue DC restait immobile, accumulant les petites histoires inventives mais sans conséquences, le statu quo dominant l’ensemble des séries. En gros, ça ne bougeait pas. J’ai assez vite eu conscience qu’il y avait des périodes de rupture, à l’exemple des Green Lantern / Green Arrow de Denny O’Neil et Neal Adams (mais pour cet exemple, c’est trompeur : les fanzines spécialisés genre Scarce et les encyclopédies de la bande dessinée s’accordaient pour y voir un truc à part et avaient « préparé le terrain » mental chez moi, cet effet de loupe ne donnant pas une vision très objective du paysage éditorial), des New Teen Titans de Marv Wolfman et George Pérez (que je suivais dans leur revue dédié chez Arédit) ou des Detective Comics de Steve Englehart et Marshall Rogers, que j’ai sans doute identifiés un peu plus tard, mais dans l’ensemble, j’évoluais dans la conviction que les séries « où ça bouge » étaient des exceptions. Cette perception est liée, selon moi, à deux phénomènes distincts. D’une part, les deux héros phares que sont Batman et Superman disposaient effectivement d’un statu quo assez pesant, remis en cause à diverses périodes mais pour à chaque fois façonner une formule type qui pouvait tenir des années (Clark Kent devient journaliste télé et reste à l’antenne bien longtemps, par exemple), et qui permet d’enchaîner des péripéties sans conséquences pendant des mois. D’autre part, les séries ont été adaptées dans un environnement éditorial peu propice à la fidélisation et à la lecture suivie. Concernant Batman, la période Conway, qui établit une continuité forte et des sagas à rallonge étalées sur les deux titres, les épisodes ont été adaptés dans le désordre et de manière parcellaire, ce qui ne permet pas de savourer l’évolution au long cours. Des personnages comme Flash, par exemple, ont évolué dans divers supports (quand des pans entiers ont été passés sous silence), et le lecteur pouvait facilement passer d’une période à l’autre et louper des épisodes. C’est pour cela que l’édition du recueil Flash: The Death of Iris West m’a intéressé.
Dans la mythologie du Bolide Écarlate, la mort de son épouse tient une place importante. Souvent cité, cet événement semble fondateur. Il aura des ramifications dans différents aspects de la série, jusque dans la « mort » de Barry Allen lors des événements de Crisis on Infinite Earths. Et pourtant, si l’on en croit le site ComicsVF, les épisodes directement liés à la mort sont encore inédits et seuls les derniers chapitres de la saga ont été traduits. Autant dire qu’il me manque des morceaux (et je ne suis pas sûr d’avoir les épisodes publiés dans le bon ordre, au fil de mes achats chez les bouquinistes). Donc je me suis précipité sur la lecture dès que le recueil est arrivé.
L’action commence dans Flash #270, en 1979. Cary Bates, le scénariste, qui officie depuis quelque temps sur la série, lance en même temps plusieurs fils d’intrigue : le récit central concerne une figure clownesque qui attaque la ville et agresse différents notables, postulat auquel il faut rajouter l’arrivée d’une mystérieuse femme rousse passionnée par Flash, un trafic de drogue dans les locaux du commissariat où officie Barry Allen et une expérience visant à réhabiliter un détenu dangereux dans la société. Bates se montre généreux et l’ensemble va très vite, d’autant que les épisodes ne font que dix-sept ou dix-huit planches.
L’affaire du Clown durera trois épisodes, récit de vengeance plutôt bien mené qui propose son lot de péripéties saugrenues mais amusantes et d’images spectaculaires (signalons les couvertures, très narratives et toujours intrigantes, signées Ross Andru, qui officie excellemment en tant que responsable éditorial, José-Luis Garcia Lopez ou Dick Giordano, excusez du peu.
Faisant avancer son récit (Barry découvre le trafic de drogue, l’expérience carcérale prend des allures inquiétantes…), Bates rajoute une
À ce titre, le thème de la drogue, qui couvre ces épisodes (du 270 au 284) prend diverses formes. Barry découvre le trafic en cours au commissariat (signalons que Bates ne ménage pas ses efforts pour mettre en scène l’aspect « police scientifique » du personnage, qui analyse mais également enquête, n’hésitant pas à faire le coup de poing si nécessaire), mais il est également, à son insu, drogué, piège tendu par ses ennemis dont l’identité sera révélée au fil de la saga. On est bien dans une période où le Comics Code s’est adouci et où les scénaristes, même sur des séries consensuelles voire conservatrices, s’aventurent sur des territoires encore peu cartographiés par les comics.
Il y a d’ailleurs dans ces épisodes de Bates une petite dimension métatextuelle, autre signe de la timide mais présente modernité qui caractérise la saga. Mélanie, la jeune rousse aperçue précédemment, s’avère une admiratrice de Flash, énamourée d’un béguin adolescent, mais disposant de pouvoirs psychiques qui lui permettent de contrôler Barry, au point qu’il en vient à lui révéler son identité. Mais quand elle découvre le vrai visage de son idole, ses illusions s’écroulent, allégeant la menace qu’elle représente : elle est déçue par le caractère « ordinaire » de Barry, qui tranche avec l’aspect « extraordinaire » de son alter ego costumé.
C’est dans ce Flash #275 que les doutes d’Iris culminent, que le couple se rabiboche et songe à fonder une famille, que les deux se rendent à un bal costumé dont le thème est les super-héros et super-vilains… et qu’Iris trouve la mort. Généreux, le scénariste, intense et rapide, la narration. Et tout ça en dix-sept pages : prends ça dans les dents, Bendis !
Le coupable désigné est Clive Yorkin, le détenu rendu fou par l’expérience carcérale dont il a été le cobaye, que Flash a déjà affronté (avec difficultés) et qui développe petit à petit de dangereuses capacités. Avant de consacrer son récit à la course-poursuite qui s’engage entre le héros et l’assassin supposé de son épouse, Bates consacre deux épisodes au désarroi de son personnage, qui nage en plein déni à l’hôpital et qui affronte ses alliés de la Justice League car ceux-ci refusent de l’aider à changer le cours du temps. Le comportement de Barry est expliqué par la mauvaise influence de la drogue qui lui a été administrée lors du bal masqué, mais Bates saisit l’occasion aussi de montrer un héros en pleine chute, en pleine traversée du désert. Mélangeant le thème des effets stupéfiants néfastes à celui de la dépression nerveuse, il pose cette saga parmi les récits précurseurs, au même titre qu’un « Demon in the Bottle » pour Iron Man. Et jongle du même coup avec les interdits du Comics Code.
Toujours sous la houlette de Ross Andru, dont on ne dira jamais assez l’énergie et le flair qui caractérisent son travail d’editor (sur cette série et ailleurs), Bates déroule ses fils d’intrigue. Melanie, la jeune femme perturbée, est devenue une alliée dont les pouvoirs permettent à Flash d’identifier celui qui lui a inoculé le poison. Barry, associé à un enquêteur également inventé par Bates, remonte la filière. De fil en aiguille, il parvient à trouver Yorkin pour une confrontation finale.
Dans Flash #280, le vétéran Don Heck, dont j’apprécie beaucoup le style académique et qui fait partie de ces rares dessinateurs à l’ancienne qui sont parvenus à s’adapter aux codes des héros en collants, remplace Alex Saviuk, excellent faiseur au style cependant un peu terne.
C’est aussi dans cet épisode que Frank Curtis apprend à Barry que de nouveaux indices innocentent Yorkin. Rebelote, rebondissement !
Dès l’épisode suivant, Flash est confronté à un adversaire qu’il n’avait pas vu depuis longtemps, le Professor Zoom, alias le Reverse-Flash, qui le vainc à l’occasion d’un premier affrontement, et profite de l’occasion pour lui laisser entendre que, au 25e siècle, l’identité de l’assassin est bien connue. Au fil des épisodes, Bates boucle ses intrigues : le rôle du chef Paulson est précisé, le trafic est démantelé, les pièges tendus par Zoom évités.
D’une manière assez habile (Zoom enregistre ses mémoires, qui prennent la forme d’une confession), Bates nous dévoile que le Reverse Flash est le véritable assassin. Il pousse plus loin le mimétisme, la gémellité entre le vilain et le héros, donnant une dimension psychologique à un personnage qui, bien souvent, ne dépassait pas le stade du reflet négatif du justicier. Le duel des deux Bolides se poursuit dans un vaisseau temporel en route vers le Big Bang, Flash parvenant à s’échapper et à abandonner son ennemi à son sort.
Flash #284 raconte le parcours du héros qui doit revenir à son époque, échouant un temps dans le royaume du Lord of Limbo à l’occasion d’un dernier chapitre très batesien : une idée tordue et une résolution capillotractée. Mais là où il excelle, c’est dans la manière de faire miroiter au lecteur la possibilité que Flash pourrait sauver son épouse en annulant les événements. On y croit jusqu’au bout, mais en fait, Barry échoue, et se retrouve face à la tombe d’Iris et à l’obligation de continuer sans elle.
Alors certes, le sort d’Iris sera précisé par la suite, par Bates lui-même qui donnera à cette saga une conclusion plus souriante (mais également plus capillotractée). Il n’empêche que le scénariste a laissé ici un sacré morceau de bravoure, signant une saga trépidante et passionnante (la pagination y est pour beaucoup) et posant les bases de plein d’éléments importants pour l’histoire du personnage. Entre les lignes, cette « mort d’Iris West » contribue, à sa hauteur, à la modernisation des comic books, qui s’orientent vers des sujets plus graves et une caractérisation moins idyllique.
Jim
Petit lapsus… Mais ça renforce la modernité : Iris et Barry sont mariés, mais elle n’a pas pris son nom de famille (quoique… Sur sa tombe, il y a les deux noms).
Hé, hé ! Cela dit, il n’est pas le seul dans ce cas…
Encore un lapsus… C’est Barry, je suppose, et non Wally.
Ah, tu recommences !
Tori.
Ah, et sinon…
Tiens, j’ai l’impression que ce n’est pas du nitrate d’argent… je vais goûter pour voir !
Tori.
Ah tiens, ouais, ce que c’est de ne pas regarder ce qu’on poste.
Bah oui, pardi.
C’est vrai que Wally, d’une certaine manière, est « mon » Flash, celui dont j’ai suivi les aventures avec passion, même si j’ai commencé par Barry. C’est assez étonnant même que j’apprécie autant cette version.
Jim
J’ignorais pour le premier.
Mais j’ai pensé au deuxième.
Et c’est surtout le troisième qui m’est venu à l’esprit d’abord.
Jim
Et c’est même corrosif.
Ça peut laisser des brûlures sur les mains. C’est parfois utilisé (dilué) pour brûler des verrues.
Le point 2, ce n’est pas la première fois que je vois ça, c’est fréquent dans des polars : le flic voit une substance et la goûte pour vérifier que c’est bien ce à quoi il pense… Alors que ça pourrait être n’importe quoi.
Tori.
Oui, c’est sans doute pour ça que ça m’a seulement amusé, sans me frapper réellement : c’est tellement fréquent. J’ai toujours trouvé ça saugrenu mais j’ai fini par m’habituer à ce raccourci narratif.
Jim
Pas que je m’en sers dès fois pour des ulcères aux jambes. Ça crame bien.
Je retrouve plus le nom mais y’avait un chercheur genre y’a 300-400 ans qui goûtait tout les produits qu’il découvrait. Pas besoin de spécifié qu’il n’a pas fait de vieux os.
Au début des années 1990, alors que DC venait de remettre en selle son catalogue et d’engranger quelques succès publics et critiques (Dark Knight, Watchmen, Man of Steel, Wonder Woman, l’émergence de nouveaux formats plus luxueux, le développement de ce qui s’imposera comme la collection Vertigo), la rédaction travaille toujours à mettre sous le feu des projecteurs l’ensemble de son catalogue. Et certains personnages sont parfois plus difficiles à imposer, pour mille raisons, tout en faisant l’objet de nombreux efforts. C’est le cas des membres de la Société de Justice.
L’année 1991 voit donc une tentative de rajeunir cette équipe de vétérans, avec la mini-série Justice Society of America, écrite par Len Strazewski et dessinée par Rick Burchett, Grant Miehm, Mike Parobeck et Tom Artis. La saga a pour sous-titre « Vengeance from the Stars », mais le recueil, sorti en janvier 2021, est identifié comme « The Demise of Justice ».
Le principe est simple. Les héros, séparés, rencontrent des créatures gigantesques, faites d’énergie, qu’ils identifient comme des constellations incarnées. Au début, ils affrontent ces menaces séparément (d’abord Flash, puis Black Canary, puis Green Lantern, et ainsi de suite…). Dans le premier épisode, Jay Garrick découvre que son ami Ted Knight, alias Starman, a été victime d’un accident et se retrouve cloué sur une chaise roulante. Cela constituera le fil rouge des huit numéros, où l’on apprendra que Ted est surveillé par un manipulateur dans l’ombre (dont l’identité sera facile à deviner pour qui connaît l’univers DC et l’histoire de la Société de Justice).
L’intrigue est assez simple : le comploteur dans l’ombre cherche à détourner les diverses sources d’énergie de l’ère moderne afin de plonger la société de l’époque (années cinquante) dans un nouvel âge de pierre sur lequel il pourra régner. Les héros, qui vivent des aventures séparées, se retrouvent petit à petit (Flash rejoint Hawkman, Canary s’allie à Green Lantern…) jusqu’à faire front commun face à la menace. À la fin, Ted reprend du poil de la bête et rallie ses amis pour porter le coup de grâce.
Ce qui frappe surtout, c’est l’humour généralisé et l’ambiance légère. Les héros sourient, plaisantent, se charrient. Jusqu’à la manière dont les constellations vivantes évoluent et s’adaptent au monde moderne, où la manière pseudo-scientifique dont les héros l’emportent. C’est amusant et rapide, aux antipodes de l’ère crispée qui règne en maîtresse depuis quelques années sur le paysage éditorial. Enjoué, voilà l’adjectif qui convient.
Graphiquement, c’est assez inégal. Bien entendu, le regretté Mike Parobeck tire la couverture à lui, offrant une sorte de vision cartoony du style de John Byrne. Rick Burchett tente de se glisser dans la tradition d’Alex Toth et des comics des années cinquante. Grant Miehm a un trait plus grossier, il recourt à des hachures épaisses qui feraient penser à un Terry Austin peu inspiré encrant Al Milgrom. Quant à Tom Artis, c’est peut-être le plus maladroit de tous, mais ses tentatives d’imiter Art Adams ou Jackson Guice confèrent aux planches un aspect facile à suivre. Le tout sous des couvertures de Tom Lyle, autant dire que l’ensemble est agréable et honnête, mais sans génie.
Il demeure étonnant que DC n’ait pas confié l’ensemble de la série à un seul dessinateur. En tout cas, la mini a eu suffisamment de succès pour générer une série mensuelle en 1992, par Strazewski et Parobeck (je ne sais pas si elle a été compilée, va falloir que je me renseigne) puis le fameux Golden Age de Robinson et Smith, en 1993, signes divers de la volonté de l’éditeur de mettre en avant ces personnages (jusqu’à la série de la fin de la décennie).
Le recueil, étonnamment en hardcover (c’est un peu beaucoup pour une mini honnête sans plus) propose une préface de Mark Waid, mais aussi la réédition d’All-Star Comics #57, de 1951, soit la dernière aventures classique du groupe, puis d’Adventure Comics #466, de 1979, fameux épisode expliquant les dessous de la dissolution du groupe, lié au maccarthysme.
La mini vaudra à Len Strazewski d arriver sur Starman (la série avant Robinson) de ec que j ai lu de son interview dans Back Issue (un des derniers)
Ah oui, c’est vrai, il y a une série Starman entre celle de Stern et celle de Robinson, c’est bien ça ? Je crois que je n’en ai pas vu un seul numéro.
Jim
Ah, après vérif, ce n’est pas une série à part, c’est la série qu’a lancée Roger Stern. Strazewski arrive à l’épisode 29.
Et il assure la série jusqu’à la fin, à l’épisode 45, avec seulement un fill-in écrit par Keith Giffen et Peter David. Je découvre tout ça, merci du tuyau.
Aussitôt après son arrivée, il enchaîne sur un arc, « The Seduction of Starman », du 30 au 33. Donc je pense que l’affaire était bien installée, il n’est pas arrivé en remplaçant de fortune mais sans doute avec un projet.
Le #29 est daté de décembre 1990, et le 33, fin de son premier gros arc, du même mois que le premier numéro de Justice Society of America. Donc de loin, on dirait plutôt que c’est l’inverse, que Starman a attiré l’attention. Cela dit, une mini-série demande sans doute plus de préparation éditoriale, donc il n’est pas impossible qu’il ait commencé à travailler dessus en premier, avant de bosser sur Starman, mais si les épisodes de cette dernière série sont sortis avant.
Jim
En 1968, la série Aquaman atteint son quarantième numéro. C’est le premier auquel ne participe pas Nick Cardy, qui a contribué à relancer le personnage, allant jusqu’à se charger du scénario et du dessin pour de nombreux numéros (Jack Miller l’a aidé à lancer le titre, Bob Haney a signé des épisodes vers la fin…). Quand la nouvelle équipe, composée de Steve Skeates au scénario et de Jim Aparo au dessin, sous la supervision de Dick Giordano, entame sa première saga, ils décident de bousculer les codes en faisant disparaître Mera. La fameuse « Search for Mera » entraînera les lecteurs jusqu’à l’épisode 48, le tout compilé dans un recueil en 2018.
Skeates dira plus tard que le courrier des lecteurs a témoigné des vives réactions du public. Beaucoup ont aimé l’initiative des auteurs, d’autres ont détesté, mais personne n’est resté indifférent. Le meilleur des signes pour une série, on imagine.
Sous une couverture de Nick Cardy, qui reste associé au personnage à qui il a donné toute une esthétique, les auteurs débutent fort : pris dans une tempête sous-marine, Aquaman, Aqualad et Aquababy sont séparés de Mera. Après avoir confié le rejeton royal à Aquagirl / Tula (et le royaume au régent Narkran), les deux héros s’empressent de partir à la recherche de la reine. Ils tombent sur une société pseudo-médiévale et découvrent que Mera y est vénérée… Sauf qu’il s’agit d’un sosie.
Ce premier épisode donne le ton. Séparé d’Aqualad (qui, blessé, suit sa convalescence), Aquaman va explorer les fonds marins, rencontrant une peuplade vaguement préhistorique, un aventurier en sous-marin, des géants en toges grecques, etc… En creux, les auteurs pointent du doigt certaines caractéristiques de la série. En séparant progressivement le héros de son entourage, ils s’interrogent sur le fonctionnement du personnage, sur sa capacité à agir seul (et force est de reconnaître que, parfois, ça tourne un peu en rond, le roi des mers apparaissant souvent comme naïf, maladroit et prompt à favoriser les coups du sort permettant de faire avancer le récit).
Dans le même temps, ce périple sous-marin permet aux auteurs de cartographier un univers potentiellement infini, peuplé de races bizarres et de civilisations étranges. Aquaman y est doublement candide : naïf, certes, mais il incarne aussi un point de vue qui est toujours confronté à une réalité différente, à des mœurs qui ne sont pas les siennes, à des codes qu’il ne comprend pas. Des Lettres persanes sous la mer ? Il y a quelque chose de ça, en effet.
Néanmoins, et malgré le charme des récits, on ne peut s’empêcher de songer que les auteurs avancent un peu au doigt mouillé. Dans quelle mesure la résolution de l’énigme et l’identité des ravisseurs de Mera étaient déjà bien définie au début de la saga, cela restera un mystère, mais la lecture laisse penser que les éléments s’additionnent au fil de l’eau.
On sent aussi que les auteurs apportent leur réponse à une des questions soulevées plus haut : assez vite, Skeates et Aparo font sortir Aqualad de sa chambre d’hôpital. En partie amnésique, le jeune homme se lance à la recherche de son mentor, ce qui permet de remplir des pages à l’aide de sub-plots à suivre. Et c’est bien le signe que le scénariste trouve les limites du fonctionnement en solo de son héros, qui parfois semble devenir le personnage secondaire de sa propre série.
Les choses accélèrent quand, suivant une intuition, Aquaman se rend à la surface. Il est rapidement mêlé à une affaire de meurtre qui cache un trafic qui dissimule… une installation souterraine digne d’un film de James Bond (en lien avec l’intrigue se déroulant sous l’eau). Signe fort, le récit s’étale sur deux épisodes. Et conduit aux retrouvailles des époux royaux.
L’épisode 46 est un long récapitulatif du parcours de Mera, et les deux derniers chapitres montrent les retrouvailles avec Aqualad, le retour du roi en son domaine, l’Atlantide étant secouée à la fois par des séismes et par une révolte violente contre le pouvoir tyrannique de Narkran. Là encore, Skeates a utilisé un personnage séparé, Tula, afin de raconter des événements dont le héros n’a pas connaissance, au contraire du lecteur.
La morale politique est assez pacifiste, la saga se concluant sur Aqualad libérant une société pusillanime d’un monstre, mais sans le tuer, laissant comprendre aux autorités qu’elles doivent assurer la survie de leur monde, et sur Aquaman tançant vertement les révolutionnaires qui ont recouru à une violence aveugle face au tyran. On n’est ni dans Machiavel ni dans la real-politik, et si Skeates a bousculé les codes narratifs de la série, il n’est guère subversif dans son propos. Mais il injecte quand même de la politique dans une série jusque-là consensuelle, c’est pas si mal.
Graphiquement, Aparo, qui vient de Charlton (comme Giordano), officie dans un style proche de celui de Cardy. Son Aquaman est large, épais, solide. Ce n’est qu’à la fin de la saga, sur les deux derniers épisodes, qu’il déploie le style délié qu’on lui connaîtra, ajoutant des ombres et des modelés. Dans les premiers chapitres, c’est surtout dans les décors, qui semblent inspirés par les paysages extraterrestres d’Al Williamson, qu’il étale sa patte personnelle. À la fin de la « Search for Mera », Jim Aparo a contribué à changer le style de la série. Un tournant vient d’être franchi.
Jim
Ajoutez à cela un rendez-vous amoureux entre Superman et Wonder Woman, une petite fille super-héroïne qui aimerait bien aller jouer comme tous les enfants de son age, la vie normale d’un quartier même quand une crise universelle intervient, une invasion secrète mélangée au récit d’une vie d’un sidekick, une réflexion sur la cause du retour inlassable de vilains même quand ils pourraient gagner ou bien un récit cruel sur les dommages collatéraux d’un relaunch de l’univers et vous vous dites que voila une série qui a du servir « d’inspiration » à pas mal de scénariste dans les années 2000.
C’est d’autant plus dommage que la série ne soit pas traduite en France et que le peu qui fut édité n’ai pas trouvé son lecteur
Semic à essayé sans succès, Panini aussi.
Je suis content que ça te plaise. Astro City étant une des mes BD de super-héros préféré. On y retrouve le côté super-héros justement même s’il n’est pas au centre.
Je sais. C’est pas eux que je blâme