RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Janvier 2021




Recueils des solicitations de janvier :

Ah chouette !

Jim

Au tour du Predator ensuite.

Je ne suis pas grand lecteur du Punisher, mais j’aime bien la production autour du personnage durant les années 1990. Et j’étais passé à côté de la mini-série Year One publiée en 1994. La réédition de 2009, récemment achetée à un célèbre contributeur de ce forum, m’a permis de découvrir un récit assez sympa.

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Bon, on connaît tous l’histoire : Frank Castle profitait d’un bel après-midi ensoleillé avec sa famille quand tout le petit groupe a été pris au milieu d’un règlement de compte. Seul le père de famille a échappé de peu à la mort. Et comme c’est un ancien soldat, vétéran du Viêt-Nam, ça va chauffer. Voilà les bases.

La mini-série The Punisher: Year One, qui date de 1994, est écrite par Dan Abnett et Andy Lanning, et illustrée par Dale Eaglesham. Comme à son habitude, le tandem de scénariste trouve un angle d’attaque intéressant : la scène de crime est découverte par un flic fatigué et par un journaliste aux méthodes contestables. On va donc suivre le parcours de ces deux-là, qui délimitent peu ou prou celui du héros.

Contre toute attente et à la surprise des policiers, du journaliste et des urgentistes arrivés sur les lieux, le père de famille est toujours vivant, et il est conduit en urgence à l’hôpital. Reprenant conscience, il est confronté à la tragique évidence : sa famille a disparu. Le désespoir d’ailleurs l’emporte sur la colère qu’il peut ressentir en découvrant que des tueurs ont été envoyés pour finir le travail.

C’est d’ailleurs l’un des points forts du récit : les auteurs dressent le portrait d’un personnage qui a tout perdu et qui est hanté par ses pulsions suicidaires. Personnellement, je trouve que ça fait assez bien écho au portrait du justicier tel qu’il est dépeint vers les mêmes périodes dans ses mensuels. Mike Baron puis Chuck Dixon ont pris soin de faire du Punisher un dingue de la gâchette doublé d’un fin stratège triplé d’un forcené qui fonce droit dans le danger. L’individu brisé dont Abnett et Lanning font le procès est au diapason de ça, sauf qu’il n’a pas encore trouvé de cause à défendre.

Graphiquement, Eaglesham n’a pas encore ce trait lisse qu’on lui connaît aujourd’hui. Il accorde un soin évident au détail et à la mise en scène des corps en mouvement, souvent torturés, et il y a quelque chose d’un Bart Sears dans les silhouettes massives et les visages épais des protagonistes.

Si le récit peut-être lu indépendamment, Abnett et Lanning s’ingénient à glisser quelques références à l’univers Marvel. Mais ils ne cherchent pas à moderniser ce dernier. Au contraire, les références renvoient à la période éditoriale qui a vu arriver le personnage (la période Amazing Spider-Man par Conway) et donc on croise Peter Parker ou encore le docteur Miles Warren (alias le Jackal). De même, ils s’amusent à vêtir leurs personnages (surtout les hommes) à la mode seventies, les pantalons à pattes d’eph étant nombreux. Plus qu’une continuité, c’est une atmosphère qu’ils veulent retranscrire.

Depuis, le passé de Frank Castle a fait l’objet de plusieurs explorations, notamment par Garth Ennis. Si bien que cette mini-série, malgré sa réédition (et ses couleurs un peu… pimpantes, dirons-nous), est aujourd’hui un peu oubliée. Mais elle bénéficie d’une écriture solide et riche, et s’intéresse surtout à la psychose d’un homme brisé.

Jim

Cela fait des mois que j’ai commenté Thor: Worldengine, le TPB regroupant les épisodes que Warren Ellis et Mike Deodato ont consacré au Dieu du Tonnerre, marquant une rupture avec ce qui précédait. Et donc, depuis juin, je devais évoquer les deux tomes suivants… et… le temps a passé.

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Succédant à Ellis, c’est William Messner-Loeb qui reprend la série là où son prédécesseur l’a laissée : Thor ne dispose plus de pouvoirs hérités d’Odin, il a des doutes, il est coupé du pouvoir d’Yggdrasil, et il vit avec l’Enchanteresse dans un appartement luxueux au sommet d’un gratte-ciel.

Le premier épisode, dessiné par Geoff Isherwood, un illustrateur dont j’aime beaucoup le style et que j’aurais aimé voir plus souvent, présente le couple de dieux déchus à la rencontre d’une jeune femme qu’ils sauvent d’un enlèvement. Au fil des épisodes, on apprendra que le père de celle-ci, collectionneur fortuné, souhaite la protection de Thor.

De fil en aiguille après un détour par le cross-over « First Sign », étalé également sur Captain America et Iron Man, et dont Mike Deodato assure la partie Thor avec l’énergie qu’on lui connaît, le héros retrouvera un Odin amnésique et clochardisé, indice qu’il se passe quelque chose en Asgard que le héros et les lecteurs ont encore à découvrir, puis sera confronté à une arme magique associée au collectionneur et qui aura une influence étrange sur Thor et ses amis.

Si Messner-Loeb écrit un récit bien rythmé et ponctué par des thèmes qu’il affectionne (notamment la rédemption, mais aussi la notoriété…), il semble toutefois jouer la montre en attendant l’arrivée du numéro 500.

La série souffre d’un déclin graphique évident. Deodato délègue de plus en plus à d’autres dessinateurs brésiliens, parmi lesquels Luke Ross qui n’a pas encore le style réaliste développé plus récent, ou Adriana Melo et d’autres. L’ensemble est très inégal et parfois bien repoussant, absolument pas à la hauteur d’un récit qui, sans être renversant, aurait pu laisser un bon souvenir s’il avait été doté d’un bon dessin régulier.

Et alors qu’un autre détenteur du pouvoir divin, Red Norvell, issu des épisodes de Roy Thomas peu avant le trois centième épisode, fait son retour dans la série, Thor obtient le fin mot concernant le sort d’Asgard.

Le royaume éternel est en ruines, les Asgardiens ont disparu, les Trolls et les Géants des Glaces ont envahi les lieux. Avec l’aide de Doctor Strange, il parvient à chasser les envahisseurs et à recouvrer son pouvoir. Mais il lui reste désormais à retrouver les autres Asgardiens et la dernière bulle du numéro 300 (assez chouettement dessiné par Deodato, qui ne fait pas énormément d’effort mais qui, au moins, assure une certaine cohérence énergique aux planches) laisse entendre que la suite se déroulera sur Terre.

Sauf que bien sûr, rien n’est aussi simple. En effet, la rédaction de Marvel a mis en branle le cross-over Onslaught, qui va tout ravager sur son passage, y compris les habitudes d’édition et de lecture, notamment en démontrant qu’on peut créer l’événement et générer des ventes en renumérotant / confiant les personnages à des auteurs vedettes même s’ils n’ont rien à dire / sacrifiant les héros / faisant fi de toute continuité.

Thor #501 est un épisode très dense dans lequel Messner-Loeb règle le subplot du prisonnier lancé peu avant (et qui devait sans doute réserver des développements plus longs), raconte les retrouvailles entre Thor et Norvell et fait le point sur le sort de l’Enchanteresse.

Le dernier épisode, sans doute le plus réussi de cette prestation où le scénariste n’est pas ménagé par l’éditorial, constitue une sorte de bilan, un instant de calme avec la tempête Onslaught qui s’annonce. Les deux porteurs de marteaux devisent sous les étoiles, Jane Foster vient dire bonjour, et soudain les personnages sont emplis d’une vie et d’une épaisseur que le scénariste a tenté de mettre en scène précédemment, dans le foutoir éditorial et l’agitation contradictoire où il a été amené à travailler.

On peut imaginer ce qu’aurait donné la série si Messner-Loeb avait eu les coudées franches, s’il n’avait pas été embauché pour jouer la montre et mettre en place les intrigues dictées par l’éditorial, et si le dessin avait été à la hauteur. Ce Thor #502 semble en être un échantillon aussi tardif qu’explicite.

Rétrospectivement, toute cette période (Ellis / Messner-Loeb / DeFalco) semble correspondre à un vaste plan éditorial, une intrigue globale qui serait sans doute restée comme un chouette moment dans la vie du personnage si elle n’avait pas été étalée entre trois scénaristes, une trop grande floppée de dessinateurs, deux séries, le tout tronçonné par des cross-overs qui n’ont contribué qu’à couper l’élan de l’intrigue et diminuer son impact.

Onslaught a frappé. La ligne Heroes Reborn est lancée. La continuité autour des Fantastiques et des Vengeurs est interrompue ici et relancée là. Et pendant que de nombreux titres sont lancés (autre signe que Marvel, sous couvert d’une certaine vitalité, est en fait lancée dans une fuite éperdue en avant), Thor n’a plus de titre à son nom, ni dans un univers ni dans l’autre.

Reprenant son titre d’origine, la série redevient Journey into Mystery à partir du numéro 503 et propose une nouvelle série, « The Lost Gods », qui met en scène les amis, alliés et peut-être adversaires du Dieu du Tonnerre. Sous une couverture plutôt dynamique de Mike Deodato Jr., c’est un bataillon d’artistes, regroupés sous l’appellation floue et fumeuse de « Deodato Studios », qui se charge de l’illustration des histoires racontées par Tom DeFalco, qui revient pour l’occasion sur l’univers qu’il a animé pendant de longues années avec Ron Frenz.

Tout ceci concourt à laisser penser que les efforts de l’éditeur sont concentrés sur les séries reprises par Jim Lee, Rob Liefeld et leurs complices, véritables forces vives d’un catalogue apparemment déserté par les enthousiastes. Le savoir-faire de DeFalco n’est certes pas à remettre en question, bien entendu, mais le rappeler au chevet d’une série qui vient de s’arrêter afin de maintenir sur le devant de la scène le petit décor asgardien témoigne bien du désintérêt des auteurs pour le titre mais aussi du désintérêt de Marvel pour ses auteurs (à la même époque, Peter David est plus ou moins clairement délesté de Hulk, qu’il finira bientôt par quitter, Spider-Man survit au délire éditorial, DeFalco là encore revenant à Amazing, une série qu’il a animée longtemps, et la jeune génération incarnée par Mark Waid est prestement découragée par les manœuvres éditoriales paniquées de la direction).

Le principe de la série est le suivant : Thor a disparu, Asgard est en ruines, Odin, aux dernières nouvelles, est un vieux clochard, et les dieux ont été réincarnés sous des identités de terriens amnésiques. Le « jeu » consiste donc à fédérer autour de Red Norvell l’équipe que l’on connaît, et qui a pris des formes diverses. Une fois assemblés, les héros devront se redécouvrir eux-mêmes avant d’élucider le plus grand mystère de tous : comment Asgard a-t-elle pu chuter ?

En soi, le pitch est sympa (et montre que la grande idée soufflée par Gaiman à Straczynski pour sa reprise de Thor quelques années plus tard n’est pas étourdissante d’originalité) et l’ambition affichée de proposer un grand récit épique apportant une conclusion aux prestations d’Ellis et Messner-Loeb tout à fait louable. Cependant, comme pour les épisodes précédents, l’ensemble est laid comme tout.

DeFalco, de son côté, fait son travail assez soigneusement : il caractérise les personnages, il s’amuse de leurs découvertes progressives, il explique ce qu’il est arrivé à l’Enchanteresse, et il commence à glisser des indices. Dans Amazing, il s’était amusé autour de l’identité du Hobgoblin. Dans Thor, il s’était ingénié à brouiller les pistes concernant Don Blake, de la même manière qu’il avait glissé des informations trompeuses sur l’identité de Kristoff dans Fantastic Four. Il a une certaine expérience des attentes de ses lecteurs et des moyens de les tromper. Donc ici, il joue à nouveau sur ces ressorts et s’amuse à surprendre les fans sur l’identité de tel membre de l’équipe ou tel autre. Toute cette partie, c’est plutôt bien ficelé.

Mais bon, bien dessiné, ou au moins dessiné avec constance, ça aurait été chouette. Bref, DeFalco nous conduit petit à petit à la révélation : le grand méchant, c’est Seth, le dieu-serpent égyptien. Et l’on découvre bientôt que la disparition des dieux de la cité d’Asgard est un mécanisme de défense automatique, implémenté par Odin dans le cas où l’arbre-monde Yggdrasil serait attaqué. C’est ce qui s’est produit dans les épisodes d’Ellis, et le plan d’Odin s’est donc mis en branle, réincarnant les Asgardiens loin, sur Midgard, afin de les protéger.

Mais Seth a profité de tout ce bazar pour avancer ses pions, s’emparer de l’installation souterraine branchée sur Yggdrasil (et montrée par Ellis), et profiter de l’absence des dieux asgardiens pour asseoir son influence. Joli retournement de situation qui, rétrospectivement, donne de la cohérence à une série dont les derniers numéros donnaient pourtant l’impression qu’elle partait dans tous les sens. On se doute bien (par le suivi du sort de l’Enchanteresse ou la déchéance d’Odin et quelques autres indices…) que l’éditorial avait l’ensemble de l’intrigue en tête, mais tout de même, le peu de soin accordé aux dessins a considérablement nui à une intrigue au potentiel pourtant prometteur.

Au fil des épisodes, les héros retrouvent leur souvenirs et leur identité, et se lancent dans la bagarre. L’épisode 507 est dessiné par Marc Campos (dont nous avons déjà parlé à l’occasion de l’évocation de ses épisodes sur Justice League), dans un style cartoony pas si éloigné d’un Mike Wieringo. Une bouffée rafraîchissante qui laisse songeur : si toute la saga avait été dessinée comme ça, ça aurait été pas mal.

Le combat est d’autant plus féroce que Seth a acquis à sa cause des surhommes, parmi lesquels Red Norvell, considéré comme mort et possédé. Ça bastonne, l’essentiel des épisodes est consacré à des missions contre l’ennemi. Question lettrage, à part quelques remplacements par l’excellent John Costanza, c’est hélas le nettement moins bon Jon Babcock qui assure la mise en bulle, parfois très maladroite. Décidément, ces épisodes ne bénéficient pas du soin qu’ils méritent.

Les deux derniers épisodes (512 et 513) voit l’arrivée du dessinateur Sal Buscema à la rescousse. Il est sans doute engagé à cause de sa rapidité et de son sens de la narration. La présence d’Al Milgrom à l’encrage, lui aussi compétent et rapide, semble confirmer l’idée que l’éditorial a besoin de tenir les délais. Les rumeurs qui veulent que l’agent du Deodato Studio ait du mal à traduire les textes (c’est ce qui est arrivé sur Avengers…) laissent imaginer que les conditions de travail ne sont pas optimales pour Journey into Mystery.

Toujours est-il que les deux derniers épisodes sont bien entendu les plus agréables à lire, à défaut d’être les plus originaux. Scénariste et dessinateur font preuve d’un classicisme un peu élimé mais parfait pour la conclusion. On notera aussi que Bobbie Chase, l’éditrice, est remplacée par Joe Andreani : ça bouge en coulisse, mais ce n’est pas toujours bon signe.

La conclusion du récit, qui s’en remet à des expédients classiques, tape dans un genre bien installé : Odin réveillé affronte Seth, tous deux revêtant des statures de géants au milieu des ruines, dans un déferlements d’effets pyrotechniques. Ces deux épisodes contrastent avec la volonté affichée de Marvel d’être plus moderne, plus « in your face », plus « à la Image ». Si des lecteurs comme moi peuvent se réjouir d’une lecture aux recettes éprouvées, on peut lire dans ces deux derniers épisodes une forme de constat d’échec : ils ne sont pas parvenus à maintenir le style tape à l’œil à la Deodato sur l’ensemble des épisodes. Pour ma part, je dirais que c’est dommage qu’ils soient parvenus à le maintenir si longtemps.

Au final, ces épisodes, réunis en un TPB, mettent un point final aux aventures (du petit monde) de Thor, avant la relance de Heroes Return. Sur le papier, la vaste saga qui couvre trois scénaristes aurait pu donner un véritable feu d’artifice final. Mais elle a pâti des grandes maœuvres éditoriales d’un Marvel alors exsangue ou presque. Un joli gâchis, somme toute, dont Thor a fait les frais.

Jim

Relance fracassante et old school pour Thor.

je te trouve bien gentil avec lost gods… moi au bout de la moitié ca m a totalement desinteressé…
Je trouve la periode Messner bien plus interessante.

Oui, j’aimais bien. Je sais que Roger Stern a proposé un pitch pour cette relance, j’aurais bien aimé qu’il officie sur la série.

J’ai davantage un sentiment de gâchis éditorial sur la période Messner-Loeb : son tout dernier épisode est vraiment très chouette, et laisse entrevoir ce qu’il aurait pu faire s’il avait eu un dessin à la hauteur. Sur Lost Gods, on sent bien au contraire que DeFalco est aux ordres de l’éditorial, donc y a moins de tensions, de trucs irrésolus, pour la simple raison que ce récit est là pour boucler les intrigues. Si au moins on avait eu un dessin régulier !

Jim

oui y a un gachis mais c est terriblement mieux ecrit…
Lost Gods c est vraiment daté y compris pour l epoque et pas en bien…
J ai eu du mal a le finir le TP alors que la periode Ellis/Messner… y a certes un trou au milieu d el intrigue mais ca se lit tres bien

L’épisode avec le vilain qui veut se faire un nom, il est dur à lire : on sent un projet qui n’est pas soutenu par l’éditorial, et visuellement, il est laid comme le péché.
De toute façon, on voit bien que le projet éditorial lancé avec Ellis est maintenu sous perfusion alors que la direction met tous ses efforts ailleurs.

jim

On est 2.

J ai eu peur quand ils ont annoncé l annulation de ce TP vu que j avais vendu mes floppies à un autre habitué du forum.

J ai relu et c est bien mieux que dans mes souvenirs.
On sent que Bair gâche le scenario de Nieves en dessinant le début comme un comics de super-héros… Cependant les 3 premiers restent bons avec un nouveau statu quo expliqué… 'bien que si on a pas lu les Defenders de Dematteis à minima… Certains points sont sortis du chapeau, mal expliqués et surtout pas référencés…)
L’utilisation de Gabriel Devil Hunter est assez bienvenue en exorciste qui a perdu la foi…
Tout est remis aussi au niveau du marvelverse avec Doc Strange ou Gargoyles qui montre un peu la nouvelle place à part de Hellstrom.
Le 4-5 sont moins bons mais on sait que ca devait être un guest starring avec le Ghost Rider qui est redessiné en nouveau personnage sans explication.
Le 6 est un superbe episode… aujourd’hui c est du déjà lu… mais à l’époque c etait assez neuf, surtout dans le marvel universe.

Kaminisky qui a scripté les 4-5 reprend le titre à ce moment là… et là j avais un sale souvenir alors que c est pas mal du tout… seul le poncif chez lui de booster les pouvoirs est assez chiant… mais cette histoire d’âmes ramenés de l enfer que Hellstorm veut amener au Paradis puis un petit tour de l’enfer est vraiment sympa.

Un bon compromis entre vertigo et du superheros… en tout cas bien meilleur que les midnights sons.

Vraiment une lecture sympa… qui certes n est pas au niveau de la suite avec Ellis mais c est quand même sympa.
Je vous laisse avec quelques petites mention de la distinguées concurrence que je n avais pas vu.


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Qui est toujours frappé par cette étrange malédiction : il complète des histoires en fascicules et paf, l’édition en recueil arrive.

Jim

Parlons vraiment de Hellstorm.
Warren Ellis arrive au #12.
Le 11 finissait sur le fait que Hellstorm se retrouvait confronté à son père. IL avait vu que le Paradis était un broyeur d’individualité et que l’enfer… était l’enfer.
Ellis commence par une ellipse de deux mois.
On ne sait pas ce qui s’est passé durant la confrontation. Un des amis de Daimon lors des premiers arcs, Avram Siegel est tué par sataniste tueur en série. Il s’attaque aux magiciens et fait de leurs entrailles une protection contre la magie.

Notre héros va poursuivre ce tueur et rencontrera Jaine Cutter, une terroriste de l’occulte qui frappe ange et démons qui voudraient que la terre appartienne à leur camps et Anton Devine, Sataniste en chef des USA.
Gabriel Rosetti, devil-hunter, finit dans les mains des Asura, anges guerriers qui en font une arme contre l’enfer.
Daimon et Jaine commence une liaison. Ils finiront par vaincre le tueur, anisi que le démon qui l’animait.
Patsy, elle, reçoit la visite de Deathurge qui l’aide à se suicider.
Voici un résumé du premier arc en 3 numéros de Ellis.
On trouve déjà ses dialogues percutants, son habilité à mélanger magie et sciences, son gout de la provoc.
Manco, lui, a progressé et nous livre de superbes planches (même si Druid sera meilleur sur ce plan graphique).

L’épisode suivant nous sert une sorte de maison hantée revue et corrigée. Ellis nous fait un tour d’horizon des pires instruments de tortures existants. A la fin, Daimon semble avoir pris du poids niveau pouvoir.

On apprend ensuite qu’il a tué son père et pris le trône de l’enfer (enfin un celui de Marduk Kurios). On découvre Stephen Loss, qui lui défend le camp du Paradis et semble devoir devenir l’adversaire de notre héros.
Satana, elle, en bonne succube vole des âmes en étant prostituée.

Les 4 épisodes suivants faisaient progresser pas à pas les subplots de Satana, Gabriel, Stephen Loss et Lavoisin (qui donna le nom de son père à Daimon en échange de…?), tout en nous donnant de nouvelles affaires oùù soit les démons, soit les anges cherchaient à gagner de l’influence sur terre.
Les deux derniers numéros tenteront de donner une fin satisfaisante mais un peu rapide.

En même temps et c’est le point positif de Hellstorm par Ellis. Certes ca marche sur les plates bandes de Vertigo mais sauce Marvel: L’action dans tous les sens du terme sont présent tel que Marvel se détachait de DC dans les 60’s.
Vertigo c est un peu le coté litteraire… Hellstorm c est un album des Sisters of Mercy (référencés par Manco), des Fields of The Nephilim (le look de Hellstorm), le Pornography de Cure ou Skinny Puppy/Nine Inch Nails… Il y a la rage, le désespoir en plus, il y a l’énergie!

Quand c’est sorti, c’est devenu d’un coup mon comics préféré du moment devant même Sandman ou Hellblazer. Sa fin m’a fait mal, et Druid n’a pas changé cela.

Bref Mallrat Recommande!!!

Y a tjrs pas de publication de ça et de druid en vf ?

Non …

Il y avait un tpb de prévu pour la période Ellis (après l’omnibus récent et le tpb dé-annulé de l’ère pré-Ellis du titre) mais je ne sais pas s’il a été annulé ou juste repoussé (entretemps il y a eu la polémique autour du scénariste et la sortie dans l’indifférence générale de la série tv sur Hellstorm/strom).

a priori il a jamais été sollicité, juste sur amazon.
Bon de toute facon je garde l omnibus avec les planches lettrées des 2 Satana de Ellis/Olivetti et le 3 non lettré de OStrander/Bennet