RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Je me souviens de ces épisodes. Je ne sais plus si on a tout eu en VF, en revanche.
(ça démarre dans un appart’, c’est ça ?)

L’installation dans une maison à San Francisco, si c’est à ça que tu fais référence, c’est post Schism, donc à partir du huitième épisode du run.

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Oui, voilà. Merci.

On a tout eu, dans trois revues différentes (X-Men, puis X-Men Select et enfin dans une autre relance de X-Men)…

Qui me fait grave de l’œil.

Jim

De mon côté, j’ai déniché ce TPB lors de mon passage mensuel chez Pulps :

Alors c’est très sympa.

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Pour plusieurs raisons : déjà, en France, on n’a pas eu toutes les apparitions du personnage en dehors de sa première prestation et de ses aventures dans Avengers. Et notamment, on n’a pas eu les moments marquants de sa carrière, comme son choix de renoncer à l’appellation “Captain Marvel” au profit du fils de l’original, ce jeune égoïste de Genis. Une péripétie vécue dans Avengers Unplugged et donc compilée ici.

L’autre plaisir dans la découverte de ce sommaire foutraque, c’est d’en saisir la perspective historique. Grosso modo, ces épisodes couvrent une vingtaine d’années de parution, allant du début des années 1980, avec un style classique (en l’occurrence John Romita Junior encré par John Romita Senior), en passant par le trait de Sal Buscema ou de son frère John, puis par l’interprétation de Mark Bright, jusqu’aux délires à la Image mal maîtrisés. C’est un peu un résumé de l’évolution du support, un condensé des grandes tendances (grandes, mais pas meilleures).

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Pour plus de précision, je signale que le sommaire reprend le récit court écrit par Roger Stern et illustré par Kieron Dwyer dans Avengers Spotlight, les deux aventures concoctées par Dwayne McDuffie et Mark Bright (à quelques années d’écart), la première étant visiblement composé de deux chapitres courts (prévus pour une anthologie, sans doute) et la seconde opposant la belle héroïne à ces salopards de Sons of the Serpent, les deux Marvel Team-Up inédits écrits par David Michelinie et illustrés par un Greg Larocque assez inspiré, le tout saupoudré de quelques illustrations bien jolies sorties de Marvel Fanfare.

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Le recueil a les défauts des fourre-tout, à savoir une inégalité graphique criante, une disparité dans le sommaire qui nous conduit à lire des épisodes inscrits dans des récits plus longs, et la présence de récits qui, sans le prétexte d’un film à succès, auraient été oubliés, mais c’est peut-être aussi là que se situe son attrait, puisqu’il nous permet de redécouvrir l’histoire d’un personnage somme toute secondaire et de nous replonger dans l’environnement éditorial qui l’a vu naître et grandir.

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Jim

La réédition est en cours.

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C’est souvent comme ça : je parviens à compléter une période qui m’intéresse, et paf, réédition. L’univers conspire contre moi.

Jim

Du coup, histoire de savoir. Tu viens de compléter qu’elle période là ?

Ça m’est déjà arrivé aussi. Parfois, il vaut mieux attendre avant d’acheter un omnibus tout de suite, car le même contenu peut ressortir en tpb 1 ou 2 ans plus tard (les X-Men Classic/Vignettes par exemple).

Oui, Aaron, j’ai mis le temps, mais j’ai récupéré les TPB il y a quelques mois.
Il s’est passé la même chose pour la mini Fantastic Four de Larsen : j’ai mis des années à trouver les deux trois numéros qui me manquaient, et paf, ils ont annoncé l’édition intégrale. Et plein d’autres trucs qui ne me viennent pas à l’esprit.

Jim

En fait, c’est quelqu’un qui a l’info tôt et qui, du coup, revend ses numéros en se disant “j’achèterai l’intégrale” (ou “il faut que je les vende maintenant avant que l’intégrale ne sorte”)… ~___^
Ça m’a déjà fait le coup plusieurs fois pour des mangas : je commence une série d’occasion en VO et juste après, on a l’annonce de la série en VF (et pas seulement pour des trucs récents)…

Tori.

Power Pack en omnibus :star_struck: (probablement décliné en tpb après).

Voilà un omnibus qui porte bien son nom !

Les sorties des quatre premiers mois de l’année prochaine se dévoilent plus en détails. Au programme :

  • Complete Collection : début d’X-Statix et de Captain America : Sam Wilson (Remender + Spencer, en amont de « The Falcon and The Winter Soldier »), Blade de Guggenheim, suite d’Agents of Atlas, des What If, du Thor d’Aaron, suite et fin du Ghost Rider d’Aaron, des FF de Claremont et des X-Men de Gillen
  • Milestones (X-Men) : passage aux années 90/2000 avec Onslaught, Operation Zero Tolerance, Messiah Complex et Messiah War
  • Epic Collection : Maximum Carnage, Conan par Truman, retour de Davis sur Excalibur, , Thor de Conway, suite du Wolverine d’Hama et du Cap de Gruenwald, suite de la période Clone Wars/Ostrander de Star Wars
  • Omnibus : Hulk de PAD, She-Hulk de Byrne, Power Pack, X-Men The Twelve
  • Divers : segment Avengers d’Acts of Vengeance, du Black Widow et du Taskmaster (dans une moindre mesure) en veux-tu en voilà (comme par hasard), Death’s Head, Love & War/Elektra: Assassin de Miller/Sienkiewicz en grand format (gallery edition, comme pour le hardcover Loki de Rodi/Ribic dernièrement), anthologie sur Méphisto, Crazy

MASTER OF KUNG FU easily ranks as one of the most iconic series in Marvel history. Doug Moench and Paul Gulacy’s blend of kung fu action and globetrotting espionage reached beyond the already high standard for the title and pushed to new horizons of action and adventure! The thriller, « Crystal Connection »; the debuts of the whip-cracking Pavane, the savage Razor-Fist and the lovely Leiko Wu; the showdown on Mordillo’s Island; the cinematic Hong Kong fi ght with the Cat; the tense intrigue of « Oriental Expediters »; the mystery of MI-6’s mole; and the sweeping scale of « The Return of Fu Manchu. » Each adventure will have you on the edge of your seat, so don’t hold back. Enter the world of Shang-Chi!

COLLECTING: MASTER OF KUNG FU (1974) 29-53 & ANNUAL 1

  • Broché: 496 pages
  • Editeur : Marvel (9 juillet 2019)
  • Langue : Anglais
  • ISBN-10: 1302901362
  • ISBN-13: 978-1302901363
  • Dimensions du produit: 17,1 x 2,7 x 26,2 cm

J’ai pris, en passant chez Pulps, le deuxième tome de la réédition souple de Master of Kung-Fu, dans la collection « Epic ». Et c’est un régal.
Déjà, c’est le début du règne bien installé de Paul Gulacy. À cette époque, il n’avait pas encore le trait figé qu’on lui connaît aujourd’hui. Mais il avait déjà cette passion pour les décors baroques et les compositions complexes. Ses planches sont une merveille d’inventivité. Sa présence donne une cohérence bienvenue à la série, et quand il est remplacé, c’est pas des gens comme Keith Pollard ou Sal Buscema, qui assurent le spectacle.
Doug Moench, de son côté, installe l’ambiance d’espionnage qui a fait la réputation de la série. Décors exotiques, sabotages à l’explosif, fusillades, vilains baroques, plus un casting qui se forme autour du héros. Bref, la tonalité de la série s’installe, ainsi que son exigence graphique (par la suite viendront Mike Zeck ou Gene Day, qui assureront quasiment jusqu’à la fin le très haut niveau imposé par Gulacy).
Moench parvient à un cocktail savoureux, avec des menaces exagérées et une structure de feuilleton qui n’est pas sans évoquer le contenu de certains pulps (voire de certains serials aussi), par leur rythme, leur sens des rebondissements, et la galerie de personnages.
Le scénariste parvient aussi à donner de la continuité à des actions parfois disparates. Ce tome met en évidence le rôle des animaux dans la construction des outils et la caractérisation des personnages. Contrairement à un Bill Mantlo qui n’a jamais hésité à faire pleurer dans les chaumières avec la mort d’un petit chien ou d’un petit chat, Moench incorpore un chat siamois auxquels le héros s’attache, mais qui au final reste en retrait dans l’intrigue. Mais ça permet de caractériser Shang-Chi, que l’on voit par exemple discuter avec un nouveau venu tout en caressant la tête d’un chien : le scénariste fabrique alors un héros en harmonie avec la nature mais en conflit avec l’homme, un pacifiste prêt à donner du poing, et c’est plutôt bien géré.

Cela faisait quelque temps que je n’avais pas pris un « Epic » (et d’ailleurs je suis en retard sur quelques séries), mais je note que celui-ci propose, dans ses couvertures intérieures, la liste des autres parutions. Je n’ai pas l’impression que c’était le cas précédent. Mais je me trompe peut-être. Cela me permettra en tout cas d’identifier facilement les titres de ceux que je veux me procurer.

Jim

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Jim Starlin’s Infinity saga continues here! After defeating Thanos, Adam Warlock won the Infinity Gauntlet - and now has absolute power! Can the most powerful being in the universe be convinced to give up the Gauntlet? And who can be trusted with even a portion of its awesome abilities? Meanwhile, the Silver Surfer races to destroy Thanos’ shrine to Death - but first he must contend with onetime Infinity Gem owner the Collector, and face his darkest fears! Plus: discover the fate of Thanos’ daughter Nebula! Don’t miss the stories bridging the Infinity Gauntlet and Infinity War events, guest-starring the original Captain Marvel, Doctor Strange, Thor, the Inhumans, and an army of cosmic forces!

COLLECTING: Silver Surfer (1987) 60-66, Dr. Str ange : Sorcerer Supreme 36, Warlock & the Infinity Watch 1-6, material from Silver Surfer Annual 5

  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Marvel; Édition : 01 (24 septembre 2013)
  • Langue : Anglais
  • ISBN-10: 0785184864
  • ISBN-13: 978-0785184867
  • Dimensions du produit: 16,8 x 1,3 x 26 cm

J’ai déniché chez un soldeur ce TPB bien sympathique, sans trucs essentiels, mais qui offre une lecture des plus agréables.
En gros, le contenu se déroule peu après le cross-over Infinity Gauntlet, le premier des gros événements orchestrés par Starlin autour du retour de Warlock. Après cette grosse fiesta, ledit Warlock, qui a écopé de la responsabilité des Gemmes de l’Infini, regroupe une équipe de bras cass… euh, de héros, afin d’en partager le fardeau. Le TPB rassemble donc les six premiers épisodes de Warlock and the Infinity Watch, ainsi qu’un épisode de Doctor Strange et sept chapitres des Silver Surfer de Ron Marz. Ce dernier était encore un jeune scénariste à l’époque (1992) mais il fournit un travail plus starlinien que Starlin.
Le Collector, une contamination, l’apparition fantomatique de Captain Marvel, et même Mistress Love et Sire Hate (le second est une création de Starlin, alors que la première est une invention de DeMatteis dans Defenders), tout cela navigue dans des eaux déjà explorées par Starlin, avec la petite dimension de quête intérieure qui a déjà fonctionné pour Captain Marvel et pour Warlock. Rajoutons que Ron Lim était plutôt en forme (et sa manière de s’inspirer du boulot de Jim Lee est plutôt subtile), et que le lettrage de Ken Bruzenak est d’une fluidité sidérante, en dépit d’un grand nombre d’invention, et vous obtiendrez une lecture des plus agréables.
Une petite plongée dans des récits qui ont vingt-sept ans, et qui demeurent très chouettes, en dépit du fait qu’ils appartiennent à une décennie qui aura encore quelques années avant de nous proposer nettement pire…

Jim

On n’a pas eu ça dans Titans ? Ou je confonds ?

Oui, Titans pour les Warlock. Nova pour les Surfer. Dans ce sommaire, il n’y a que le Doc Strange qui est inédit…

Ah voilà, merci d’avoir confirmé. Et cela doit être la période Nova que je dois avoir (les « grands formats »)