SIMON DU FLEUVE t.1-9 (Claude Auclair)

Discutez de Simon du Fleuve

Longtemps restée introuvable (ou alors cher), la splendide série post-apo intitulée Simon du Fleuve a récemment (2015-2016) fait l’objet d’une réédition dans une intégrale en trois tomes épais.

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La série constitue l’un des jalons franco-belges du genre post-apocalyptique. Elle a fait l’objet d’une publication dans le journal Tintin entre 1973 et 1978 qui seront ensuite publiés en albums, avant que la série passe directement en volumes reliés.

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Le décor est connu, désormais, mais il est emblématique de la fiction des années 1970, qui s’intéressait à la fin du monde, plus ou moins imminente : la société s’est effondrée et l’homme a dû retourner à un état plus ou moins sauvage, survivant au sein de communautés resserrées ou luttant contre des tyrans locaux. Bref, rien que de très classique aux yeux des lecteurs d’aujourd’hui, mais pour son époque, la série synthétise les aspects les plus marquants du genre.

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Simon du Fleuve tire son nom du cours d’eau près duquel il survit, notamment grâce à la pêche. C’est un personnage pacifiste, qui devra néanmoins se résoudre à se battre contre les bandes armées qui sillonnent cet univers. Trop jeune pour se souvenir du monde d’avant ni même du vaste conflit qui a provoqué la chute, il n’a connu pour ainsi dire que le monde d’après, où il espère encore vivre heureux et en paix.

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À mes yeux de lecteur assez jeune (je crois que le premier tome que j’ai lu, c’est « Cité N. W. n°3 », mais je ne suis pas sûr…), Simon me donnait l’impression de ressembler à Buddy Longway, pas seulement physiquement, mais aussi dans sa mentalité, dans sa quête incessante d’une vie à la fois paisible et pacifiste.

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Je suis en train de reparcourir l’intégrale. Il y a des épisodes que je n’ai jamais lus (surtout au début de la série, mais également après) et je retrouve cette tonalité particulière, qui tentait de donner un aspect réaliste au post-apo, sans la glamorisation hollywoodienne.

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Jim