Enrico Marini
On a marché sur la Lune : la scène où Haddock balance dans l’espace un paquet des cheveux des Dupondt au milieu duquel dormait Milou ne se retrouve pas dans l’album.
Ce qui n’est pas plus mal.
L’histoire de l’album Thermozéro est complexe.
Lampion, qui m’énerve :
Philippe Goddin, tintinologue, a écrit un livre jamais publié, ce qui est plutôt raccord avec le sujet. Il résume :
(photo : Hergé, Baudouin van den Branden, et Jacques Martin)
Tiens après avoir revu Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne (chef d’oeuvre) j’ai eu envie de me relire tous les albums dans l’ordre chronologique
Bon relire Tintin au pays des Soviets et Tintin au Congo c’est se faire du mal. Déjà gamin je trouvais ça chiant et débile mais là c’est pire. Ta déjà du mieux avec Tintin en Amérique mais l’aspect foutraque et work in progress est mal géré.
Reste qu’il y a dedans une page que je trouve toujours grandiose à la fois dans la pertinence du propos et comme exemple de la capacité magistrale de la bande dessinée à expliquer simplement et parfaitement un truc :
Et je viens de terminer :
(au passage « Tintin » c’est surement parmi les plus belles couvertures d’albums que je connaisse. Parfois je me dis que j’afficherais bien un poster du 4ème de couverture des albums de mon enfance)
C’était une belle relecture. C’est une aventure a la fois foutraque mais dont tu sens déjà plus la maitrise que sur les précédentes. C’est le dernier album a être colorisé et donc refondu par rapport à la 1ère édition et je pense que l’expérience acquise à beaucoup fait de bien pour synthétiser l’histoire et aller à l’essentiel.
C’est en plus une histoire qui m’a longtemps causé un questionnement sur une incohérence dont j’ai eu la réponse que longtemps après. Dernier album refondu et colorisé donc, on y trouve une scène ou un homme explique au jeune reporter qu’il adore ses aventures en BD et lui montre un exemplaire d’Objectif Lune. Gamin je trouvais ça incompréhensible puisque le voyage vers la Lune n’arriverait que bien plus tard. Ce n’est que bien des années plus tard que je découvrais le travail de refonte et que dans la première édition, c’est Tintin en Amérique qui est montré. Plus logique donc alors, mais le changement fait des aventures de Tintin une sorte de tout mélangé sans réel souci de la continuité.
Et du coup je me dis que ce mélange ajouté à un empilement d’aventure sans gros souci de réalisme en terme de géographie et des distances c’est surement celui qui a le plus inspiré Spielberg pour la construction de l’histoire du film. Tel l’enfant qui a récupéré la collection de son grand frère dans un carton, il a tout lu dans un coup et l’univers de la BD se mélange pour former un tout sans souci et questionnement sur l’évolution du style. De fait c’est surement un des albums dont le film tente de capter l’énergie.
Comme pour Tintin en Amérique, j’en suis pas fan mais il y a une planche parfaite pour montrer l’emprise des grandes société pétrolière sur un continent
Un de mes albums préférés de la série principalement du au fait qu’il n’y a aucun temps mort et tunnel de dialogue et qu’on va du quotidien le plus banal au mystère le plus inquiétant.
Là encore cet album ma questionné beaucoup gamin. Comment on passe de l’Oreille Cassé et son Tintin écoutant un vieux poste radio à L’ile Noire et sa retransmission télévisée d’un numéro d’aviation pour revenir ensuite vers des engins technique moins moderne avec le Sceptre d’Ottokar. Et j’ai eu ma réponse beaucoup plus tard en découvrant que cette histoire existe en trois versions. Je serais curieux de découvrir la première version en album couleur
C’est bien là le hic dans la dernière édition
Je n’avais pas remarqué les postes de radio/télé, mais c’est le style du dessin qui me laissait perplexe, parce que plus moderne dans des albums plus “vieux” !
J’avais fait ça il y a quelques années, c’est top. Bonne lecture !

































