TUMATXA : L'ÉMISSION !

Tiens, je rebondis là-dessus : tu as tout à fait raison, c’est bien l’usage qu’il en fait et l’axe qu’il privilégie. Je connaissais le cliché via, donc, la pochette de « Dawn Of The Black Hearts », et Akerlund fait preuve d’une grande méticulosité dans la reconstitution de la « scène ». Et c’est très précisément ce qui m’a mis mal à l’aise…
Ce n’est pas parce qu’Euronymous a fait preuve de crapulerie en se permettant d’exploiter la mort de son « ami » au profit de son groupe qu’Akerlund était obligé d’aller dans cette direction. Au contraire, étant donné que le film essaie (très maladroitement) de dénoncer cette attitude…

Il y a par contre un élément très intéressant dans la façon dont le film aborde la relation entre Dead et Euronymous : outre le fait que le suicide de Dead soit présenté, comme c’est le cas effectivement me semble-t-il, comme l’élément déclencheur de tous les événements funestes entourant Mayhem et la scène black metal norvégienne en général, il y a aussi l’idée qu’Euronymous comprend d’emblée qu’au petit jeu du « qui est le plus jusqu’au-boutiste et le plus extrême », il a en fait perdu d’avance. Un peu comme Kurt Cobain qui met (symboliquement mais pas que) un terme à la scène grunge en allant jusqu’au bout de la logique du spleen…

Ce que je dis là ne fonctionne évidemment qu’avec la distance des années écoulées, hein. Je fais volontairement l’impasse sur les éléments personnels/intimes (qui ne regardent qu’eux et leurs proches) qui ont pu amener aux suicides de Cobain et Dead, alors qu’à l’évidence dans un cas comme dans l’autre ces éléments ont joué un rôle prépondérant dans les tragédies advenues.

Au fait, Photonik, je suis en train de préparer mes vacances. J’envisageais un passage au festival de l’homme sauvage, les 27 et 28 Septembre. Tu y seras, cette année ?

Pas impossible du tout, même si je n’ai rien tranché à ce stade. Y’a encore des choses intéressantes à l’affiche (Monarch!, les italiens de Messa… entre autres choses), donc ça me tente beaucoup.
Je te tiendrai au jus si c’est le cas !!

Ca marche. Il est probable que j’y sois de toute façon.

Bon, j’ai écouté 2 ou 3 fois l’album et il me manque quelque chose. C’est sympa et agréable à écouter mais il me manque l’étincelle qui me donne envie d’y retourner. Trop proche de Cure sur les 3/4 de l’album. Il y a des passages, on pourrait se méprendre…

Sinon, j’ai pas mal écouté le dernier album des Psychotic Monks cette semaine. J’accroche bien! Pour l’anecdote, l’autre album qui tourne en boucle en ce moment est celui de Sweven. Vous avez fait un putain d’album quand même !

Yeeeeaaah !!! Merci encore, ça fait très très plaisir…
On est en studio de demain à mercredi pour mettre en boîte l’EP dont j’avais dû faire mention ici ou là. Hâte !

Ah oui. Tu fais bien d’en parler. J’avais complètement oublié de commander l’album. C’est chose faite. Mais, à juger par la vidéo live, oui, vous tenez carrément la route. Bravo.

Merci beaucoup !!!
Je pense qu’en live, on a fait quelques progrès récemment… Notamment du fait de l’inclusion de nouveaux morceaux au sein du set.

Grrrrrrrr… :rage:
Pour cause de problèmes techniques incompréhensibles (et en l’absence de techniciens plus compétents que moi, pour cause de 1er mai), l’émission n’a pu être mise en boîte cette semaine.
Re-grrrrrr…

Allez, un peu de teasing pour celle de la semaine prochaine (puisque le sommaire en est bien établi, et pour cause) : on va parler de deux films « jumeaux » ou en tout cas « frères » signés par deux jeunes cinéastes indé américains (qui font l’actualité DTV en ce moment), ainsi que d’un écrivain extrême-oriental fréquemment évoqué ici-même, et d’un auteur de BD américain mythique récemment honoré en France. Pour la musique, comme annoncé, ce sera une spécial Roadburn 2019 !!

A très vite, stay tuned !!

Bon, ben, décidément, je joue de malchance ces temps-ci…

A nouveau un mercredi férié cette semaine, donc changement de programmation de la radio et pas de techniciens sous la main pour assurer le montage de l’émission !!!

Promis, retour de l’émission la semaine prochaine sans faute !! Sans compter qu’il y a plein de trucs sur le feu à traiter, là…

Hé bien…tu sais te faire désirer là…^^

A mon corps défendant !!! :sweat_smile:

La prochaine émission durera 7h! :grin:

Ah je vais prendre ma revanche, c’est certain !!! :slight_smile:

Non, en fait, je vais te remercier (pour de faux :wink: ). Etant actuellement en vacances chez mon père dans la campagne provençale, ma connection internet est en carton. Faire l’archivage des épisodes est un peu plus complexe ici, donc (ce qui ne veut pas dire que je ne le ferais pas, hein, bien sûr). Du coup, ton timing est parfait. Même si j’ai un peu des symptômes de manque.

Ha ha !! Moi aussi, ça me démange…

Je me joins au concert de manque général. (mais en réalité j’en profite pour me mettre à jour sur tous les trucs dont tu as parlé qui m’ont fait bien envie)

Bon tant mieux, ça sert au moins à ça !! :grin:

EPISODE 21 : L’esprit inhumain et sans fin

At long last !! Avec beaucoup de retard mais aussi un peu d’avance (??), le dernier épisode en date de l’émission est là !!!
Le programme cette semaine :

  • Au rayon cinoche, on évoque deux films d’un duo de réalisateurs américains très prometteurs, Justin Benson et Aaron Moorhead, à savoir « Resolution » et « The Endless », deux films à petit budget mais sacrément inventifs dans leur genre.

  • Pour la littérature, on se penche sur un recueil consacré à l’œuvre d’Edogawa Ranpo, figure majeure de la littérature japonaise, avec « Un amour inhumain ».

  • Concernant la BD, on évoque le travail de l’américain Richard Corben, avec « Esprit des Morts », recueil d’adaptations de nouvelles et de poèmes signés Edgar Allan Poe en personne.

Et pour la musique, ce sera une spéciale Roadburn 2019, comme annoncé, avec :
« Nebulas », extrait de « Great Escape », le dernier-né des britanniques de Crippled Black Phoenix, « Floodlight », du duo électro/black-metal Bliss Signal, « Early Release », morceau signé par les terribles Street Sects, entre électro et indus abrasif, et on termine en beauté avec le magnifique « The Truth, The Glow, The Fall », extrait de « Dead Magic », le dernier album d’Anna Von Hausswolff…!!!

« Unexpected out from nowhere
Was the Truth told for me
From his heart and from his sadness
He sadly sang for me… »

EPISODE 21

Sans suivre ce groupe de près, ça fait un moment que Crippled Black Phoenix est sur mon radar. Du coup, je n’avais pas encore écouté ce dernier album. Je dois bien avouer que ce morceau, au moins, est plus que convaincant. Comme tu disais, les sonorités post-punk 80’s font du bien par où elles passent. Belle voix aussi.

Ca a l’air passionnant cette affaire. Comme beaucoup de monde, j’avais surtout noté « Spring » (qui avait fait grosse impression dans le milieu des fans de Lovecraft, dans le temps). On me l’avait notamment comparé au style de Lucile Hadzihalilovic (ce qui n’est pas rien, comme référence). Le coté horreur lovecraftienne mais lumineuse (paye ton oxymore…), j’imagine. Mais, du coup, après cette critique, il semblerait que ce soit leur filmo complète que je doive explorer. Vraiment intriguant, du coup.

Beau, très beau. Dans ce cas précis, le black metal n’est plus qu’un écho relativement lointain mais j’ai un peu pensé à ce style de BM cosmique (très lovecraftien, cet épisode, décidément) façon Paysage d’Hiver ou Darkspace. En fait, j’ai beau avoir la plus grande curiosité pour la seconde vague du BM scandinave (et pour les Légions Noires), je trouve quand même que le genre a atteint sa plénitude dans les projets plus tardifs et plus aventureux à la manière de ceux que tu présentes régulièrement ici: Blut Aus Nord, Ulver, Arcturus et, donc, Altar of Plagues et Bliss Signal… Comme disait un copain progeux (pour faire rager quelques trves…), le black metal, ça mène à tout, à condition d’en sortir…

Marrant. Je n’aurais jamais deviné à l’écoute que ce serait si violent sur scène. Ca reste assez tranquille, sur cette chanson (toute proportion gardée). Bien sympathique, effectivement.