TUMATXA : L'ÉMISSION !

Oui, il est aussi sur Shudder, un service en ligne type Netflix, qui n’est pas disponible en France. Mais ça veut dire qu’il y a de fortes chances qu’il débarque sur Shadowz à un moment.

Ah oui, j’avais complétement oublié ce problème… :sweat_smile: Ça m’avait bien agacé à la lecture.
En tout cas, si ma mémoire a totalement occulté ce point, c’est signe que j’ai vraiment beaucoup aimé le reste. :grin:

Le reste (et notamment les talents de scénariste de Tynion, donc) est très bien en effet, mais ce truc de storytelling graphique, ça m’a vraiment fait sortir du truc sur ces doubles pages…

Episode 16 : Le salaire de l’Escadron des Ténèbres !!

Dernière émission de « Tumatxa! » (snif)… avant les vacances (youpi). Programme classique cette semaine ; cinéma, littérature, BD, musique, le tout très connecté à l’actualité.

Pour le cinéma, on se tourne vers du patrimonial, avec un titre méconnu de ce grand artisan de la série B qu’est Jack Arnold, dont « Le Salaire du Diable » (1957) est tout prochainement exhumé par la grâce d’un combo Blu-Ray/DVD de derrière les fagots. Sorte de mélange entre film noir et western hanté par la présence magnétique d’Orson Welles en personne, « Man In The Shadow » (titre VO de la chose) nous donne l’occasion d’évoquer quelques autres titres emblématiques de la carrière du cinéaste.

Pour la littérature, on cause toujours de la chose cinématographique, par le biais du très original « Murnau des ténèbres » de Nicolas Chemla : à la fois roman fantastique, essai philosophique, récit de voyage (en Polynésie en l’occurrence) et biographie, le livre raconte la genèse du légendaire « Tabou », dernier (immense) film du génie allemand, entre rencontres au sommet (Flaherty, Matisse) et malédictions autochtones.

Pour la BD, et c’est un petit événement à l’échelle de l’édition VF des comics, on se penche sur « L’Escadron Suprême », chef-d’oeuvre du regretté Mark Gruenwald (assisté de Bob Hall, John Buscema et Paul Ryan aux dessins), et prototype du comics « déconstructionniste » à la « Watchmen » (qu’il précède), ces BD qui considèrent le super-héros comme une donnée non fictionnelle. Qui nous garde de nos gardiens ? Gruenwald nous fait part de son sentiment sur la question un peu avant tout le monde…

Le tout est amoureusement saupoudré de bonne zique : les canadiens de Voivod reviennent aux affaires avec un excellent cru, « Synchro Anarchy », et on en écoute un extrait, le conclusif « Memory Failure » ; les jeunots slow-coreux/post-rockers de Deathcrash viennent de sortir un premier album mirifique, « Return », dont on écoute l’opener « Sundown » ; les australiens d’HTRK viennent de sortir un nouvel album aussi, mais c’est vers l’avant-dernier, « Venus In Leo », que nous nous retournons, avec le morceau « Mentions » qui en est issu ; on termine en beauté avec le morceau-fleuve « Crystalline Exhaustion », qui donne son titre au dernier album des black métalleux amerloques de Krallice, et c’est toujours aussi bon, bon sang de bois…!!!

« Unique natures
Them all enraptured
Reassemble all fundament
Reshaped empyrean »

EPISODE 16 !!

Mon petit billet sur ce film :

Oh ! Je n’avais pas vu que tu avais écrit un billet sur celui-là…
J’ai relu par contre avant l’émission les billets sur « L’étrange créature du lac noir » et sur « L’homme qui rétrécit », car je m’attarde assez longuement sur ces deux films durant ma chronique.

Normal…je ne pense pas me tromper en disant que ce sont les deux films les plus emblématiques de sa carrière. Pour L’Homme qui rétrécit, le film et le livre partagent bien la même fin, que Arnold et Matheson ont du imposer vu que le studio voulait un happy-end

Clairement.
Merci pour la précision concernant la fin de « L’homme qui rétrécit » ; sachant que Matheson adapte son propre roman, il eut été surprenant qu’il cherche à modifier le final… Et si ça n’est pas à proprement parler un happy end, on ne peut pas dire que ça se termine sur une note si noire que ça.

EPISODE 17 : Le cauchemar de Grendel dans l’espace !!

Retour de « Tumatxa » après une pause salvatrice pour les vacances et avant l’apocalypse nucléaire. Comme d’habitude, cette émission est longue comme un jour sans pain, mais c’est la durée idéale pour attendre la fin du monde recroquevillé dans un plaid bien douillet… Hmmmmm !!

Programme classique cette semaine avec du cinéma, de la BD, de la littérature, le tout collant de près à l’actualité la plus fraîche.

Pour le cinéma, une loooooongue chronique de « Nightmare Alley », dernier effort en date de Guillermo Del Toro, qui sera l’occasion de revenir sur la carrière féconde du réalisateur mexicain. Avec ce film, Del Toro sort de sa « zone de confort » et signe un film noir sublime, et thématiquement riche comme Crésus.

Pour la BD, on se penche avec joie sur le premier volume de l’intégrale de « Grendel », chef-d’oeuvre de l’excellent Matt Wagner ; ce titre mythique n’avait jamais fait l’objet d’une telle édition en VF, voilà donc une regrettable lacune comblée… Faites donc la connaissance du dangereux et fascinant Hunter Rose, le premier des Grendel de Matt Wagner! Car il y en aura d’autres…

Pour la littérature, on évoque le fameux roman d’Arthur C. Clarke, « 2001, l’Odyssée de l’espace », qui vient de ressortir il y a quelques mois flanqué d’une toute nouvelle traduction. Ce sera l’occasion de comparer le roman et le film, sachant que les deux ont été conçus de concert.

Le tout est évidemment servi frais avec un zeste de musique, excellente tant qu’à faire : Wovenhand, le projet de David Eugene Edwards, est de retour aux affaires avec « Silver Sash », dont on écoute le plombé « Timbel Timber » ; Matthew Cooper, maître d’oeuvre du projet ambient Eluvium, est de retour avec l’album « For Thousands Of Miles », dont est issu le sublime et bien nommé « Currents » ; les amerloques d’Anatomy Of Habit, une découverte toute récente pour votre serviteur, usinent un mélange très personnel de post-punk, de doom et de rock indus et c’est fabuleux, comme en atteste « A Marginal World » ; enfin, pour finir en beauté sur une note insolite, on écoute du disco (!!!) pour la première fois dans cette émission certainement, avec « High On Mad Mountain », premier titre de l’album du même nom de The Mike Theodore Orchestra, et ça déchire…!!!

« Know the end rite
From the beginning
Only darkness taken
From the first night »

EPISODE 17 !!

Marrant ta remarque sur la concision du dernier Wovenhand, je trouve qu’il y a de plus en plus d’albums qui durent moins de 40mn en ce moment. Dans les récents qui me viennent en tête, il y a ceux de So Hideous, Failure et Korn (oui oui j’ai écouté le dernier album avant de le transmettre à ma fille, et le pire c’est qu’il n’est pas trop mal à défaut d’être original :sweat_smile:).
Personnellement, je ne m’en plains pas car j’ai de plus en plus de mal à trouver de longues périodes pour écouter de la musique. Ce format-là me permet d’écouter les albums en entier à coup sûr.

Sinon petit HS, tu vas voir Zombie Zombie à l’Atabal demain?

Perso, je trouve également que cette concision nouvelle (car c’est vrai que c’est une tendance de fond, en partie causée à mon avis par la déchéance du format CD qui avait justement incité à des albums à rallonge, limite en mode « remplissage ») est plutôt salutaire. 40 ou 45 mn, c’est la longueur idéale pour moi. Sur des albums comme ceux de So Hideous ou de Failure (pas écouté le Korn, par contre :wink: ), c’est tout à fait adapté en effet. Le retour en force du vinyle doit jouer, je pense : le format est très contraignant sur ces question de durée.
Pour le Wovenhand, j’ai vraiment ressenti un sentiment de frustration. 9 morceaux tous très courts, c’est un peu léger pour s’immerger dans une musique qui gagne à se déployer « dans l’espace et dans le temps », si je puis dire. Ma remarque sur la production du disque, un peu « flat », va dans ce sens aussi.

Pas de Zombie Zombie pour moi, je suis pris demain soir (pour tout dire, tu me l’apprends :sweat_smile: ). En plus, j’entretiens une petite frustration vis-à-vis des concerts ces dernières semaines : je devais aller voir Year Of No LIght et Napalm Death à l’Atabal, puis Emma Ruth Rundle à Paris, et les trois concerts ont été repoussés, certains à l’an prochain. Grrrrrrrrr !!
Mais bon, je me console cet été en réalisant sur le tard un rêve de gosse puisque je vais voir Metallica à Bilbao, que j’avais raté à chaque fois que j’aurais pu les voir…

Cool ça! Je les avais vu à Donostia sur la tournée de Load (je ne préfère pas calculer le nombre d’années :sweat_smile:), j’avais pris une belle claque.

Je demandais pour Zombie Zombie car je descends demain sur Biarritz en express (truc familial à régler, rien de bien méchant mais pas trop le choix). Matthieu était moyennement chaud pour y aller et moi je ne sais pas encore si je suis dispo. Si tu y avais été, j’aurais peut être fait un petit crochet en zappant la 1ère partie.
Par contre ça me fait chier car à Cherbourg je rate « Regarde les hommes tomber » … Ils passent samedi soir. J’ai refilé ma place à un pote… :roll_eyes:

Sinon, c’est cool que tu chroniques la nouvelle trad de 2001, je suis tombé par hasard dessus en librairie (alors que j’achetais la nouvelle trad d’Ubik:thinking:). J’ai hésité à la prendre mais j’avais déjà pas mal de choses dans mon panier…

Pour l’adaptation des Montagnes Hallucinées, ça pourrait ne pas être totalement mort. Del Toro parlait d’une reprise possible par Netflix en décembre dernier, après réécriture. Mais, ça, c’était avant le four de Nightmare Alley. Faut voir.

Ha ! Très intéressant, ça !!

Sinon, je serais curieux d’avoir ton retour sur "La Forme de l’eau" quand tu l’auras vu. Personnellement, je suis totalement passé à côté.
La première fois que je l’ai vu c’était sur un mini écran d’avion. J’en avais discuté sur le forum et face à pas mal d’avis dithyrambiques, je m’étais dit qu’il fallait le revoir.
Je l’ai revu ensuite dans de bonnes conditions et mon avis était le même, une sorte de gloubi-boulga avec des morceaux d’Amelie Poulain et de la créature du lac noir. :grin:
Le fait d’annoncer dès le départ que c’est un conte n’efface pas tout ce qui m’agace dans le film.

En fait, si je n’ai pas encore pris la peine de le voir (mais je le ferai), c’est un peu parce que je craignais les éléments que tu relates là, oui…

Très cool le morceau d’Anatomy of Habit même si je ne trouve pas le parallèle avec Type O Negative évident, moins que sur le dernier Hangman’s Chair en tout cas. :sweat_smile:
Mais c’est vrai qu’on retrouve leur influence dans un paquet d’albums récents. Ils sont cités très souvent dans le dernier New Noise par exemple.
Pour revenir sur le Hangman’s Chair, j’ai un ressenti bizarre. Il y a 2 morceaux que j’adore : l’introductif « An ode to breakdown » et « Loner ».
Pour le reste, j’adore écouter l’album en faisant autre chose. Par contre en écoute attentive, j’ai souvent tendance à m’ennuyer. Curieux…
Et toi, t’en penses quoi?

Ah ça c’est certain. :wink:

Hangman’s Chair, c’est un groupe pour lequel j’ai du mal à m’enthousiasmer. Je n’en ai d’ailleurs jamais diffusé dans le cadre de l’émission, ce qui est un signe… Je préfère le projet parallèle du batteur je crois, Ruins Of Romantics, avec James « Perturbator » Kent : ça, on devrait en écouter prochainement.

D’ailleurs, c’est le batteur qui est un gros gros fan de Type O non?
En fait, je te demandais car je pensais que tu allais diffuser prochainement du Hangman’s Chair
Un moment, tu dis que tu vas diffuserdans une prochaine émission des morceaux influencés par Type O. Le lien me paraissait évident. :grin:

Je pensais plus à Ruins Of Romantics, justement.
Sinon, oui, c’est bien le batteur Medhi qui est le gros fan de Type O dans le groupe, en effet.