TUMATXA : L'ÉMISSION !

Tiens, je pensais que tu n’allais pas manquer la proximité géographique d’ Huber Éditions.

Ils sont basés à Pau.
J’ai fait quelques campagnes de crowdfunding pour certains de leurs livres (dont celui-ci) et ils ne manquent pas de le mettre en avant.

2024.06.12 - (3:49) Thou, (27:20) Doug Moench, George Tuska, Alfredo Alcala, Adventures On The Planet Of The Apes, (1:12:14) Cathedral, (1:21:02) Scott McCloud, Le Sculpteur, (2:06:16) Aphex Twin, (2:16:25) La Princesse du Château Sans Fin, Shintaro Kago, (2:42:36) Graywave, (2:50:33) Ed Brubaker, Sean Philipps, Là Où Gisait Le Corps, (3:05:10) Haunted Plasma

1 « J'aime »

Merci beaucoup !!! A la bourre…

1 « J'aime »

Ah bon ?? Je l’ignorais totalement, tu me l’apprends…
Maintenant que tu le dis : j’ai acheté cet album chez Bachi-Bouzouk, à Pau justement, et le libraire était vachement bien rencardé sur l’album et son contenu, ça m’avait frappé. Ceci explique peut-être cela.

A priori, c’est un ancien de Bachi Bouzouk qui a créé la maison d’édition en 2015.

Ah ben, voilà, je comprends mieux… Jolie « prise » que cet album, quand même. Je crois le préciser dans ma chronique : il a paru initialement chez un éditeur italien, d’où le sens de lecture occidental de la chose. L’objet VF est magnifique, avec ce papier bien épais…

Ils ont une ligne éditoriale très intéressante et ils récupèrent de plus en plus d’auteurs importants dans des registres très différents : Norizaku Kawashima, Simon Hanselmann, Chris Gooch, Tony Millionnaire,…

D’ailleurs ta chronique m’a donné envie de le relire (et il faut que j’achète Les 12 soeurs)

Moi aussi !!

Oui, c’est via la campagne pour le premier princesse du château sans fin que j’ai découvert l’éditeur Hollow Press… Chez qui j’ai passé des commandes (notamment les Cité Parasite en japonais, limités à 50 exemplaires)…

Tori.

1 « J'aime »

EPISODE 30 : Le Docteur évolutif qui voulait savoir

Ce soir dans « Tumatxa! » : avant-dernière émission de la saison !! On se retrouve avant le grand « season finale » de la semaine prochaine, plus généreux que de coutume comme le veut la tradition, pour une émission au sommaire classique… mais costaud !!

Cinéma (pour une reprise), littérature (pour un livre « musical »), BD (avec un jeune artiste qui monte) : tel est le menu enthousiasmant de la semaine, amigos.

Pour la cinéma, à la faveur d’une ressortie en salles et d’une sortie en combo Blu-Ray/DVD (chez Sidonis Calysta), on se penche sur le chef-d’oeuvre méconnu de George Sluizer, « L’Homme qui voulait savoir », thriller hitchcockien stupéfiant et d’une noirceur abyssale, où un homme recherche sa femme disparue et va rencontrer celui qui se présente comme le responsable de cette disparition… Adoubé par Stanley Kubrick en personne (apparemment séché par le film), « L’Homme qui voulait savoir », porté par l’excellente prestation de Bernard-Pierre Donnadieu et la mise en scène géniale de Sluizer, est un puits sans fond thématique. Un film à (re)découvrir d’urgence !!!

Pour la littérature, comme la saison dernière au même stade, nous évoquons un ouvrage consacré à la musique, en l’occurrence à la carrière d’un des groupes les plus atypiques de la scène rock/métal des 30 dernières années, j’ai nommé les norvégiens d’Ulver. « L’histoire d’Ulver - Wolves Evolve » est un mix entre des entretiens accordés par le groupe au journaliste Tore Engelsen Espedal (fan ultime du groupe) et des textes signés de la main de ce dernier sur tel ou tel aspect de la discographie du groupe. Le livre est magnifique (comme souvent aux éditions des Flammes Noires), doté qu’il est d’une riche iconographie, et constitue même carrément un immanquable pour les fans du groupe le plus aventureux à être issu de la scène métal, qu’il transcendera rapidement au cours de sa stupéfiante trajectoire stylistique…

Pour la BD, c’est toujours un plaisir de se plonger dans les aventures psychédéliques en diable de ce bon vieux Dr Stephen Strange, comme nous le permet le surdoué Tradd Moore à la faveur de l’album « Doctor Strange - Fall Sunrise », écrit et scénarisé par ses soins. Moore nous propose ici un délire graphique d’une ampleur peu commune (et bien dans la tradition du personnage, depuis ses origines sous l’égide de Steve Ditko à des itérations plus récentes sous le crayon d’un P. Craig Russell par exemple) mais aussi un scénario complexe (et, disons-le, un poil obscur) tout imbibé de concepts gnostiques dûment référencés par un Tradd Moore visiblement très impliqué… Difficile d’accès mais bluffant !!

Le tout est évidemment saupoudré d’excellent zique, plus que jamais : à la faveur d’un live report du concert récent du groupe à Pampelune (et quel concert !), envoyons-nous donc du Judas Priest dans les esgourdes, avec le rare mais excellent « Saints In Hell », issu de l’album « Stained Class » (1978) ; Julie Christmas (Made Out Of Babies, Battle Of Mice) vient de sortir son deuxième album solo, l’excellentissime « Ridiculous And Full Of Blood », dont est extrait le très bon « Silver Dollars » ; chronique littéraire oblige, on écoute « Forgive Us », dernier single en date d’Ulver, en attendant l’album ; enfin, on termine avec le beau et épique « Run On », issu du dernier album des japonais de Mono, « Oath », produit par le regretté Steve Albini…!!!

« The streets run with blood from the mass mutilation
As carnage took toll for the bell
Abattoir, abattoir, mon dieu quelle horreur
For a time it was like second Hell »

EPISODE 30 !!

Image Doctor Strange

Je suis impatient d’entendre ton avis concernant le livre sur Ulver. Il est dans ma pile à lire.
Je l’ai acheté il y a quelques semaines suite à un petit appel à l’aide des Éditions Flammes Noires (problème de trésorerie en attendant la saison des festivals).

1 « J'aime »

Globalement avis très positif, même si je crois que j’ai trop insisté durant ma chronique sur l’historique du groupe et son parcours tellement atypique, par rapport au contenu du livre, même si les deux se recoupent évidemment…
Je pense que pour les gros accros au groupe, dont je suis, c’est vraiment un immanquable… et le livre est très beau, du genre à trôner sur les tables basses, comme on dit.

Sacré programme cette semaine, dis donc. Je connais pas le film mais Bernard Pierre Donnadieu me semble être un des acteurs les plus sous-estimés de l’histoire du cinéma français. Ulver est bien évidemment un des projets les plus passionnants de l’histoire de la musique. Et, je n’étais pas familier avec cette histoire de Dr. Strange mais, comme toutes les grandes œuvres, me donne un peu l’impression d’avoir été écrite pour moi. Je vais certainement explorer tout ça. Comme toujours, merci pour les découvertes.

Et sinon, le chapitrage:

2024.06.19 - (1:56) Judas Priest, (30:48) George Sluizer, L’Homme qui voulait savoir, (1:17:32) Julie Christmas, (1:28:12) L’histoire d’Ulver - Wolves Evolve, Tore Engelsen Espedal, (2:16:04) Ulver, (2:23:55) Tradd Moore, Doctor Strange - Fall Sunrise, (2:57:17) Mono

1 « J'aime »

Merci beaucoup !! Je dois dire que je suis très content de l’émission de cette semaine, en toute franchise, pour le sommaire et ce que j’ai pu en tirer…
Notamment sur « L’homme qui voulait savoir » ; je partage ton constat sur Bernard-Pierre Donnadieu, formidable acteur qui n’a pas tout à fait eu la carrière qu’il mértitait. Gamin, il m’impressionnait beaucoup. Il est absolument incroyable dans le film de Sluizer, un portrait de sociopathe d’une très grande finesse.
Le « Doctor Strange - Fall Sunrise » est en effet un album étonnant, très riche thématiquement, et il me semble évident en effet que tu devrais y trouver ton compte. Pour un auteur encore relativement jeune (il a 37ans), Tradd Moore fait preuve d’une grande maturité artistique sur ce coup.
Quant à Ulver, c’est décidément un très grand groupe. J’ai passé le week-end à me replonger dans leur discographie au casque, en parallèle de ma lecture du bouquin (avec une pause le samedi soir pour aller voir Judas Priest, quand même !) et j’ai redécouvert avec plaisir certains de leurs albums pas écoutés depuis des lustres ou un peu survolés à l’époque. Autant je connais très bien « Shadows Of The Sun » par exemple, autant je me rends compte que le formidable « Blood Inside » m’était encore un peu étranger. Quel album étonnant…
Et puis « Nattens Madrigal », réécouté aussi pour l’occasion, c’est quand même un des plus beaux albums de pur black metal de tous les temps, sans l’ombre d’un doute, même si le groupe s’estime aujourd’hui très loin de ce disque et des conditions qui ont présidé à sa conception.

1 « J'aime »

Ah mais oui. Je ne connaissais pas le titre français mais j’en avais entendu parler sous son titre néerlandais, Spoorloos. Pas encore vu mais ça m’intrigue. A voir

1 « J'aime »

Tu vas pas le regretter !! Énorme claque pour moi, et probable meilleur rôle de Bernard-Pierre Donnadieu…

1 « J'aime »

EPISODE 31 : Paul Jenkins présente la viande viciée des choses inhumaines (Season Finale !!)

On y est !! Dernière émission de la saison pour « Tumatxa! ». Mais avant que vous ne vous recroquevilliez dans un plaid en PLS tout en pleurant toutes les larmes de votre corps, que je vous rassure : on se retrouve bien sûr à la rentrée prochain, à la mi-septembre, comme d’hab’, pour de nouvelles et exaltantes aventures radiophoniques !!

En attendant, comme le veut une tradition informelle, la dernière de la saison dispose d’un sommaire long comme le bras, de nature à vous amener jusqu’au bout la nuit, sans problème…

Triple dose de cinéma !!! Doubles doses de littérature et de BD !!! Et plein de musique, comme il se doit ; tel est le gargantuesque menu du soir.

Pour le cinéma, faisons d’une pierre trois coups, en évoquant la sortie récente chez Artus de la « Trilogie du Vice », signée Sergio Martino, l’un des principaux artisans du giallo italien, un genre que l’on est bien content de remettre à l’honneur dans le cadre de l’émission. Certes moins connu que ses géniaux confrères Mario Bava et Dario Argento, Martino n’en a pas moins emballé quelques gialli de très haut-vol, dont ceux qui nous occupent ce soir. « L’étrange vice de Mme Wardh », « Toutes les couleurs du vice » et, palme du meilleur titre de film de l’univers et de tous les temps, « Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé » ont tous les trois étaient réalisés entre 1971 et 1972 (l’âge d’or du genre), ont en commun le scénariste ou co-scénariste Ernesto Gastaldi, et ont l’immense privilège de voir leur casting mené par l’icône absolue du genre, la belle et troublante Edwige Fenech. Beaucoup de points communs pour trois films néanmoins totalement différents les uns des autres… Absolument immanquable pour qui souhaite creuser le genre comme il se doit !!

Pour la littérature, ce soir c’est donc double rasade. Dans un premier temps, nous évoquerons la sortie aux éditions Monts Métallifères de « Viande », court mais remarquable (et traumatisant) roman signé en 1982 par Martin Harnicek, écrivain tchécoslovaque à la carrière aussi courte qu’empêchée par les autorités de son pays, pour soupçons aggravés de dissidence. Dans cette dystopie d’un jusqu’au-boutisme effarant, l’auteur imagine une société où la solidarité a été dissoute par les impératifs de survie, garantie par le… cannibalisme, institué comme seul et unique biais de subsistance. Allégorie politique en vue, et estomac retourné assuré !! Nous nous pencherons sur le dernier roman en date de Cécile Coulon, le beau « La Langue des choses cachées », court récit finement ciselé qui retrace la nuit initiatique d’un jeune guérisseur cherchant à prendre le relais de sa mère, tout en questionnant la tradition dont il est le dépositaire… Beau et riche sur le plan thématique !

Pour la BD, le scénariste britannique Paul Jenkins (dont nous aurons finalement peu évoqué au cours des ans l’excellent travail) est à l’honneur, avec deux titres de la deuxième moitié des années 90. Le premier des deux, paru chez Panini dans la collection Must-Have, est consacré au peuple des Inhumains, création de Jack Kirby dans les années 60. « Inhumans : Tour d’ivoire » opère aussi dans le registre de l’allégorie politique, sous le crayon de Jae Lee, dessinateur alors au sommet de sa popularité. Le second n’est autre que le deuxième et le dernier tome de la série « Paul Jenkins présente Hellblazer », à savoir les pérégrinations de John Constantine, l’occultiste punk nagère créé par Alan Moore. C’est toujours aussi bon, c’est toujours aussi noir, c’est toujours aussi cool.

Le tout est évidemment à de la musique de premier choix, car vous le valez bien : à la faveur des 40 ans de la sortie de leur premier album « The Warning », écoutons donc l’épique « Roads To Madness » des métalleux américains de Queensrÿche ; soirée en partie consacrée au giallo oblige, on écoute « Sabba », issu de la BO de « all The Colors Of The Dark », et c’est signé Bruno Nicolai ; les suédois de Greenleaf usinent toujours un stoner rock classieux leur dernier album « The Head And The Habit », dont est extrait l’excellent « The Tricking Tree » ; la voix phénoménale d’Eivør retentit encore avec brio sur son dernier album « Enn », et le très beau « Jardartra » en atteste d’ailleurs ; enfin, après « Pain Equals Funny » il y a quelques semaines, on écoute « Funny Equals Pain » des Melvins, et c’est issu d’un split avec leurs collègues japonais de Boris…!!!

« For now I’m standing here
I’m awaiting this grand transition
The future is but past forgotten
On the road to madness »

EPISODE 31 !!

Image Viande

Image Cécile Coulon

Image Inhumans

Image Hellblazer

1 « J'aime »

Magnifique !

1 « J'aime »

Plus beau titre de giallo EVER !!! Et magnifique film, accessoirement…

Sans raison valable je n’ai jamais voulu écouter ce groupe… Je crois qu’ado, j’avais dû lire une interview d’eux où ils se la jouaient grave et après je ne lisais même plus leurs entretiens dans la presse metal (alors qu’en général, je n’en jetais pas une ligne). Je pense que c’est la première fois que j’en entends en sachant que c’est eux. :rofl:
Marrant, j’ai pensé au morceau « Sanitarium » de Metallica pendant l’intro. Il y a un petit quelque chose.
Pas trop fou du morceau que tu as diffusé mais il faudrait quand même que je mette ma (mauvaise) fierté de côté et que j’écoute « Operation Mindcrime ».