TUMATXA : L'ÉMISSION !

Oui, quand même. ^^
Quand on s’intéresse au genre métal, c’est quand même un jalon essentiel. La production a pas mal vieilli (ce son de batterie, surtout la caisse claire, est clairement insupportable) mais quelles compos !!! Si tu as la flemme de jeter une oreille sur l’album en entier, écoute « Spreading The Disease », « The Needle Lies », ou le morceau-fleuve certes un peu pompeux mais très impressionnant, « Suite Sister Mary »…
Ils étaient peut-être un peu cake durant les interviews, c’est possible. A côté des mecs de Manowar, par exemple, ou de Yngwie Malmsteen, ce sont quand même des modèles de modestie… ^^ Leurs excès de mauvais goût chronique est ce qui m’a toujours empêché de me plonger vraiment dans leur discographie à fond… Je reste admiratif de leurs talents individuels (surtout Geoff Tate, évidemment) et de leurs débuts metal en diable…

Jette une oreille sur ça éventuellement, je surkiffais ce morceau plus jeune (toujours extrait du premier album « The Warning ») :

J’ai écouté cette partie et c’est très alléchant (je n’ai pas besoin de souligner à quel point j’adore cette période du cinéma de genre italien ^^). J’avais juste vu Toutes les couleurs du vice il y a pas mal d’années et j’ajoute donc ça à ma très longue liste de films à voir (quand ce sera dispo via les services vidéos/plateformes auxquels je suis abonné bien sûr)…

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Contrairement aux deux autres titres de la trilogie du Vice, « Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé » est un titre plutôt rare. J’avais les deux autres en DVD chez Néo (cette belle collec’ de DVD sortie il y a un peu plus de 15 ans), mais j’avais jamais vu le troisième, probablement inédit depuis au moins la période de la VHS et des vidéo-clubs, si ce n’est plus.
Etonnamment, comme je dois le dire durant ma chronique, alors que « Toutes les couleurs du vice » est très probablement le plus célèbre du lot (en partie du fait de la BO), c’est celui que j’aime le moins après visionnage consécutif des trois. Les deux autres sont moins « fous », plus « giallo canal historique », mais finalement plus maîtrisés.

2024.06.26 – (5:12) Queensrÿche, (42:48) Sergio Martino, Trilogie Du Vice, (1:01:34) L’étrange Vice De Mme Wardh, (1:15:14) Toutes Les Couleurs Du Vice, (1:23:43) Ton Vice Est Une Chambre Close Dont Moi Seul Ai La Clé, (1:34:54) Bruno Nicolai, (1:41:37) Martin Harnicek, Viande, (2:10:19) Greenleaf, (2:21:45) Cécile Coulon, La Langue Des Choses Cachées, (2:47:51) Eivør, (2:57:04) Paul Jenkins, Inhumans : Tour D’ivoire, (3:19:53) Paul Jenkins Présente Hellblazer, (3:36:26) Melvins, Boris

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Yeaah, merci !! ^^

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Au fait, Edwige Fenech n’est pas italienne. Il me semble qu’elle a des ascendances mais elle est pied-noir (de Kabylie, je crois). Elle est partie s’installer en Italie pendant la Guerre d’Algérie. Étant moi-même de cette ascendance, j’ai grandi en entendant parler d’elle, même si elle était plus connue pour ses sexy comedies, comme on dit, généralement assez navrantes (parfois signées Lucio Fulci et Sergio Martino, d’ailleurs)

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Oh que oui…du nanar première catégorie…^^

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Oh oui, absolument. J’ai pu traîner dans le coin de Nanarland, il y a bien longtemps. La sexy comédie faisait partie des territoires explorés. Un des acteurs récurrents du genre, Alvaro Vitali, est devenu une sorte d’icône pendant un moment, sur le site. Un acteur vu chez Fellini aussi, d’ailleurs. Les liens entre « cinéma populaire » et « cinéma d’auteur » italien de cette époque, comme toujours

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Oui, absolument. J’ai dit italienne durant la chronique ? Un raccourci malheureux.
Elle a d’ailleurs également vécu en France (dans le sud-est, je crois) puis en Allemagne, avant de s’installer et de faire carrière en Italie, aux côtés de son producteur de compagnon, le frère de Sergio Martino (ce qui est explique qu’ils aient autant bossé ensemble).
Il est d’ailleurs à relever que sa carrière cinématographique commence en Allemagne, dans l’équivalent local des sexy comedies à l’italienne. Un peu comme le krimi allemand, souvent des adaptations des écrits d’Edgar Wallace, était l’équivalent local du giallo italien (mais sans les grands artisans locaux du genre pour usiner des petits bijoux, manifestement ; le krimi a laissé peu ou pas de grands films).

En matière de sexy comedies, je dois bien avouer que mon inculture est totale ou presque, j’ai dû en voir deux ou trois à tout casser et aucune qui m’ait marqué suffisamment pour que je me rappelle lesquelles !

Elle a la double nationalité.

Tori.

Oui mais elle ne l’était pas encore dans le cadre du déroulé biographique dans l’émission. Enfin, peu importe. J’aurais pu être plus précis dans mon commentaire lapidaire.

Oui, à Nice, comme une grosse partie des pieds-noirs après la fin de la guerre. Ca a une certaine importance dans la politique de cette région. Les histoires avec Eric Ciotti, en ce moment, ça a tout à voir avec la population pied-noir de la côte d’azur. Je ne sais rien de l’identité politique d’Edwige Fenech, ou même si elle en a une, et peu importe, mais elle appartient à ce mouvement-là.

Oui, j’ai un certain intérêt pour le Krimi. J’ai un pu tendance à le voir comme le point de passage entre les films du docteur Mabuse (ceux de Fritz Lang comme ceux d’Harald Reinl) et le giallo. Je trouve qu’il y a une continuité entre tout ça et que le krimi est un peu ce qui servi de joint. Ceci dit, c’est plus un intérêt historique qu’autre chose. Comme tu le dis, y’a pas vraiment de film qui se distingue par sa qualité, à ma connaissance. C’est juste une curiosité que j’aime bien.

Ouais, j’y connais rien non plus. J’en ai vu qu’un seul, La Pretora, parce que réalisé par Fulci. Ben, ça explique pourquoi on ne se souvient pas des masses des comédies du grand Lucio, alors qu’il en a réalisé un paquet, sexy ou pas, toutes ratées pour celles que j’ai vues. Il est bien plus à l’aise avec l’horreur, le giallo, le western ou le drame, on va dire.

J’étais déjà tombé sur son nom, bien sûr, mais ne me suis jamais penché sur ses écrits. Ta chronique fait sacrément envie, en tout cas, d’autant plus à cause du cadre géographique. Ce n’est pas à proprement parler ma région d’enfance mais les Alpes de Haute-Provence ont une certaine dimension mythique, pour moi, notamment via le paganisme/panthéisme des écrits de Jean Giono, qui ne sont pas sans liens avec mon intérêt pour la folk horror, en réalité. De ce que tu dis, le livre de Coulon me semble porter un peu tout ça. Plus la dimension féministe, qui, de toute façon, est plus que récurrente dans le genre, via la figure de la sorcière/guérisseuse. Mon intérêt est certainement piqué. Et oui, Beigbeider comme boussole qui indiquerait toujours le sud me semble être une comparaison valide, absolument, ha ha

Ah, pardon, j’avais mal compris.

Tori.

On a demandé la main de ma soeur, en V.F. ^^

Tout à fait. Edwige Fenech y joue deux soeurs

Pas de soucis. Comme je disais, mon message était sans doute trop lapidaire

Le mien également.

Tori.

En effet ; ma compagne vient de la région et elle a elle-même des ascendants pieds-noirs, sa famille vient d’Oran avec des origines espagnoles et italiennes, justement…

Oui, ça me semble pertinent de tracer ce lignage, même si je suis loin de connaître assez le krimi pour me prononcer de manière trop définitive là-dessus. C’est comme les sexy comedies : je n’ai vu qu’un ou deux films du genre, sans trop accrocher d’ailleurs.

Ah je pense en effet que tu y trouverais ton compte !! Mais peut-être plus finalement sur la plan thématique (évidemment) et en termes « d’humeur » que sur des éléments concrets si je puis dire (la veine potentiellement documentaire de ce type d’ouvrages ? on pourrait le dire comme ça), car Coulon « escamote » ce type d’éléments au profit d’un feeling particulier de long poème en prose…
C’est une approche qui ne m’a pas refroidi pour deux sous, je le précise.

Je suis en train de finir « Viande ». Déjà j’aime beaucoup l’objet, tout rouge (même la tranche) ça colle parfaitement à la thématique.
Bizarrement ça m’a fait penser au roman « La Faim » de Knut Hamsun qui lui est dans une veine plus réaliste. Dans le genre déprimant, difficile de faire pire…
Il me reste 12 pages (je piquais du nez sur le livre, impossible de le terminer j’étais trop fatigué), tout semble s’arranger pour le narrateur mais on sent bien qu’il y a quelque chose qui cloche.

Concernant Cécile Coulon, j’ai lu deux de ses romans il y a 6 ou 7 ans (un en tant que juré pour le prix du Livre de Poche et l’autre car la thématique m’intéressait : le rapport à la course à pied justement). J’avais trouvé qu’elle avait vraiment une belle écriture mais je m’étais plutôt fait chier sur la longueur de ses romans. En plus, je m’étais un peu renseigné sur elle et je la trouvais très désagréable voire agressive en interview. Ca ne m’a pas donné envie de creuser plus loin …

Une petite recommandation rapide si tu ne l’as pas déjà lu.
Hier, j’ai profité d’un trajet de train pour acheter et lire le recueil de nouvelles « Comptine pour la dissolution du monde » de Brian Evenson.
Bien que je ne sois pas fan de ce format littéraire, j’ai vraiment bien accroché. Il crée des ambiances très intéressantes et j’ai trouvé qu’il y avait peu de baisses de régime dans ces 22 nouvelles.
Je recommande chaudement! :wink:

Ah ben tiens, je repensais justement à Evebson récemment, et notamment à « Immobilité », en me disant qu’il fallait que je creuse un peu plus son corpus…
C’est dûment noté !!