TUMATXA : L'ÉMISSION !

Et voilà pour le chapitrage

2024.12.10 - (2:06) Acid Bath, (31:08) Apichatpong Weerasethakul, Cemetery of Splendour, (1:15:39) Chelsea Wolfe, (1:23:06) L’Exécuteur, John Wagner, Arthur Ranson, (2:10:03) Eros, (2:15:17) Alastair Reynolds, Eversion, (2:46:47) Twelfth Night

Oh, tiens, Twelfth Night, ça faisait longtemps que j’avais pas entendu ça. Chouette

1 « J'aime »

Info Tumatxesque au possible :
Gary Spencer Millidge ouvre un Patreon pour financer et publier la fin de son excellent « Strangehaven ».
Je croise les doigts!!! :crossed_fingers: :crossed_fingers: :crossed_fingers:

2 « J'aime »

Oh la bonne nouvelle que voilà !!!

Merci, comme d’hab’ !!!

Ah je me disais bien que tu connaissais ça… Perso pas du tout avant d’en voir la mention dans Opium Hum, ce qui me surprend quand même car le groupe avait l’air assez gros à la grande époque du néo-prog.
En plus, un peu comme dans le cas d’un Pendragon, c’est un groupe suffisamment cagneux pour parler aux hardos comme moi… un sacré album que ce « Fact And Faction » en tout cas, malgré les limites de la production.

1 « J'aime »

Et un autre pour la vf ?

Il faut l’espèrer !!

Oh oui, en terme de néo-prog, personne ne va nier que le groupe central est Marillion (et il faudrait faire la distinction entre la période Fish et la période H, mais là n’est pas la question). Mais, une fois sorti de cette ombre envahissante, la première vague du genre est, en général, présentée comme constituée de la trinité Pendragon + IQ + Twelfth Night. Évidemment, ça peut se discuter mais ce sont les noms qui reviennent le plus. Et même, quand on parle de la descendance, c’est pas rare qu’on parle de « néo-prog dans le style de IQ », « néo-prog dans le style de Twelfth Night »…

Et oui, on peut considérer que la branche Twelfth Night est celle qui se rapproche le plus de Marillion. En gros, ça veut dire qu’il y a parfois des guitares type NWOBHM (c’est une déclaration un peu à l’emporte-pièce, hein, mais y’a de ça), en plus des aspects prog et pop typiques du genre dans son ensemble.

1 « J'aime »

Oui, complètement je trouve : sur le morceau « Creepshow », il y a aussi des passages instrumentaux où la carre rythmique et la basse très volubile peuvent faire penser à du Maiden, sans problème.
Et il y aussi une théâtralité toute Fish-ienne, en effet, dans les passages en voix de fausset par exemple, bien maîtrisé par feu Geoff Mann, un chanteur très intéressant… Plus brut de décoffrage qu’un Fish, certainement moins bon parolier (mais Fish est un maître en la matière, j’adore ses textes), mais intéressant.

1 « J'aime »

En train d’écouter l’épisode. On dirait qu’il y a eu un problème au niveau montage. Toujours un plaisir d’avoir Chelsea Wolfe mais deux fois dans l’émission, c’était pas nécessaire. La chanson de Eros a été boulottée, on dirait.

Je confirme mais je pensais que cela avait été corrigé vu que tu n’en parlais pas dans le chapitrage.

Ah non, je fais le chapitrage avant d’écouter l’épisode. En me basant sur les niveaux de volume pour déterminer les points de jonction

Eh merde… ça va être compliqué à rattraper à ce stade. J’ai pas eu le temps de verifier cette semaine qu’il n’y avait pas d’erreurs de ce type, ça m’apprendra !!!

Ah ok. Dommage. Bon, je vais voir si je m’en sors avec mes maigres connaissances en terme de montage, si j’arrive à bidouiller suffisamment pour intégrer la chanson dans le fichier. Je vais essayer quand j’aurai 2 minutes mais je promets rien.

Bon, voilà, c’est fait. Le fichier dans l’archive a la chanson de Eros incluse. Du coup, nouveau chapitrage:

2024.12.10 - (1:54) Acid Bath, (31:10) Apichatpong Weerasethakul, Cemetery of Splendour, (1:15:35) Chelsea Wolfe, (1:23:38) L’Exécuteur, John Wagner, Arthur Ranson, (2:10:21) Eros, (2:20:21) Alastair Reynolds, Eversion, (2:51:55) Twelfth Night

Étonnamment, il semblerait que la manipulation ait modifié légèrement la structure de la totalité de l’épisode, si je me base sur les timecodes précédant la chanson. Rien de perceptible à l’oreille, à priori, mais, comme je le disais, c’est un peu une modification faite à la va-comme-je-te-pousse.

1 « J'aime »

Genial, merci beaucoup, Manu !!

1 « J'aime »

EPISODE 11 : J’ai vu le tribut à Burroughs

C’est la dernière de « Tumatxa! » !! Stupeur et tremblements !!! Rassurez-vous, c’est la dernière pour cette année bien sûr, mais on se revoit l’année prochaine, hein (cette bonne vieille blague, n’est-ce pas). Programme haut de gamme pour cette dernière émission de 2024 si vous voulez mon humble avis, avant quelques surprises au menu le mois prochain, comme nous l’avions subtilement teasé la semaine dernière… Vous en avez de la chance.

Cinéma, littérature, BD, le tout est musique : tel est l’époustouflant sommaire de cette semaine.

Pour le cinéma, nous abordons le deuxième long-métrage de la très prometteuse Jane Schoenbrun, le troublant « I Saw The TV Glow », qui n’aura hélas pas eu les honneurs d’une sortie salles, mais est disponible en VOD depuis cet automne. Un peu vendu comme un film d’horreur qu’il n’est pas vraiment, « I Saw The TV Glow » est plutôt un mélange étonnant entre teen-movie dépressif et méditation onirique sur l’identité et la culture, le tout baignant il est vrai dans une atmosphère fantastico-horrifique (sans débordements gores pour autant). Owen et Maddy sont deux ados bien de leur temps (le mitan des années 90), obsédés par une série télé à la « Buffy », « The Pink Opaque ». Leur obsession pour ce show ne masquerait-il pas un lien plus profond à cette fiction qui semble si connectée à leurs propres vies ? Récit d’une mélancolie déchirante et d’une beauté formelle à se crever les yeux de bonheur, le film semble creuser le sillon déjà emprunté par Schoenbrun de la double réflexion sur l’impact de la pop culture sur nos vies et la question de la transidentité. Une pépite, à déconseiller tout de même si vous êtes sous prozac.

Pour la littérature, on retrouve un habitué sans qui une saison de « Tumatxa! » ne serait pas vraiment une saison de « Tumatxa! », j’ai nommé l’immense William S. Burroughs !! Cette fois, c’est son deuxième roman paru tardivement en 1985, « Queer », qui nous intéresse, à la faveur de la sortie imminente de son adaptation cinématographique par Luca Guadagnino (dont je n’attends pas grand chose, mais on est jamais à l’abri d’une bonne surprise). Cet texte du début des années 50, peu apprécié de Burroughs lui-même, est pourtant fascinant à plus d’un titre, notamment par sa place particulière dans le corpus du génie américain, entre le factualisme à l’oeuvre dans « Junky », son premier roman, et le délire littéraire débridé du chef-d’oeuvre « Le Festin Nu ». Lee, l’avatar fictionnel de Burroughs lui-même, erre à Mexico alors qu’il vient de décrocher de la came, et poursuit de ses assiduités le jeune Gene Allerton, pour son plus grand malheur… avant de se lancer à la recherche du Yagé. L’auteur lui-même a beau le considérer comme un « petit » livre, il va falloir se rendre à l’évidence : de petits livres il n’y a point dans la bibliographie de ce colosse de l’écriture qu’était Burroughs.

Pour la BD, une fois n’est pas coutume, attardons sur du franco-belge comme on dit, avec « Le Tribut » de Jean-Marc Rochette et Benjamin Legrand, chez Cornélius. Le tandem à l’oeuvre sur le fameux « Transperceneige » est à nouveau réuni au milieu des années 90 pour ce récit de SF qui semble débuter comme « Starship Troopers » et se développe comme une version plus teigneuse du « Avatar » de James Cameron. Intéressant…et d’autant plus que le duo se permet quelques audaces formelles fort pertinentes, car au diapason des bifurcations du récit. L’album s’achève sur un épilogue inédit, exclusif à cette édition chez Cornélius.

Le tout est savoureusement garni de bonne musique comme vous en avez désormais l’habitude : Better Lovers, le nouveau groupe de Greg Puciato (avec des anciens Every Time I Die), a signé à l’automne un premier LP, « Highly Irresponsible », dont est extrait le roboratif « A White Horse Covered In Blood » ; Kristina Esfandiari, la chanteuse de King Woman, apparaît dans « I Saw The TV Glow » pour y chanter « Psychic Wound », l’occasion pour nous d’écouter cet extrait de l’album « Celestial Blues » ; Dax Riggs était déjà au sommaire la semaine dernière, revoilà sa superbe voix de retour avec « The Hangman’s Daughter » qui apparaît sur l’unique album à ce jour de Agents Of Oblivion ; enfin Aaron Turner (ex-Isis) et son projet Sumac ont pondu cet année le redoutable « The Healer », et pour se convaincre du côté monumental de la chose, écoutons l’introductif « World Of Light »…!!!

« Sulfurous possessor, I have succumbed, I’m attuned
Enslaved by the opinions, under seductive rule
Please rescue me, I’ve disobeyed and I admit I’m chained to you
When I’m spread on the bed you remain the luscious fruit »

EPISODE 11 !!!

1 « J'aime »

2024.12.17 - (3:05) Better Lovers, (21:50) Jane Schoenbrun, I Saw The TV Glow, (1:10:28) King Woman, (1:16:08) William S. Burroughs, Queer, (1:11:31) Agents Of Oblivion, (2:19:58) Jean-Marc Rochette, Benjamin Legrand, Le Tribut, (2:49:25) Sumac

1 « J'aime »

Yeaaah, c’est du rapide !! Merci ^^

1 « J'aime »

Ouais, tu sais, vu que je bosse sur mon ordi toute la journée, il suffit que tu postes l’épisode à un moment où je suis en train de glander, ça me fournit un prétexte pour ne pas retourner au travail. Merci pour l’alibi.

1 « J'aime »

Ha ha ha !! A ton service… ^^

1 « J'aime »