TUMATXA : L'ÉMISSION !


(Photonik) #1881

Oups, petits soucis techniques sur cette dernière émission : y’a deux bugs (survenus durant l’enregistrement, donc “irratrapables”), au tout début et vers la demi-heure d’émission. Désolé pour ça, on va faire attention pour les prochaines fois…


(Vinch64) #1882

Je pensais que mon fichier était corrompu mais vu que ça a rapidement disparu, je n’ai pas cherché plus loin.

Sinon, je suis comme toi. Je jette toujours un œil dans les bibliothèques ou discothèques quand je vais chez quelqu’un pour la première fois. Plus ou moins discrètement en fonction de ce que je pense y trouver. C’est souvent intéressant.
Par contre, un salon où aucun support culturel n’est visible, ça m’angoisse. :sweat_smile:


(Ektah) #1883

D’ailleurs, en parlant de Billy Burroughs et Bill Laswell, j’ai aussi un certain goût pour leur projet musical au sujet du Vieil Homme sur la Montagne, “Hashisheen : The End Of Law” (surprenante thématique pour Burroughs, n’est-ce pas ? :wink: ), avec des gens comme Brion Gysin (bien sûr), Iggy Pop, Patti Smith, Techno Animal, Genesis P. Orridge ou Jah Wobble.

Perso, je l’avais découverte dans sa collaboration avec R.E.M. dans la compilation de musiques “inspirées” par X-Files, “Songs in the key of X”. Hé, il faut bien commencer quelque part. Et, d’ailleurs, je trouvais ce disque étonnamment bon, compte-tenu de son principe.

Au passage, la discographie de Laswell est, à mon sens, tout aussi foisonnante, tentaculaire et complexe (et presque aussi intéressante) que la bibliographie de Burroughs. Ca vaut le coup de s’y pencher. Même si Material reste, à mon avis, son sommet.


(Vinch64) #1884

C’est un nom que je croise très souvent mais je n’ai jamais pris le temps de m’y intéresser. Material me semble une bonne piste pour une première approche.

Sinon, je viens de finir de mater “Climax” et ça m’a bien retourné. J’attends un peu de laisser maturer tout ça avant d’en parler. J’ai beaucoup aimé le côté oppressant de la seconde partie. D’ailleurs, je suis plutôt étonné que tu n’ais pas parlé de la partie sonore du film. Toute l’ambiance de fin tient sur ça.
Ce qui est sur, c’est qu’une image va me hanter longtemps. Celle de cette grande fille blonde qui danse et semble flotter à l’envers à la fin du film. Superbe!

Ajout :

Ce que j’ai adoré :

  • l’ambiance sonore qui va crescendo. Ca commence doucement avec du Cerrone et du Patrick Hernandez (:sweat_smile:) et ça monte lentement en pression. Encore une fois, un super boulot de Thomas Bangalter avec Gaspar Noé. Mention spéciale au retour dans la salle de danse avec “Rollin’ and scratchin’” de Daft Punk en fond sonore. Sur la seconde partie du film, je me suis demandé s’il y avait un seul moment où on n’entendait pas un hurlement en fond sonore… C’est éprouvant et ça participe énormément au sentiment d’oppression.
  • les superbes plan-séquence. Effectivement le premier est terrible mais n’étant pas trop sensible à la danse en général, je lui ai plutôt préféré le final, la tête à l’envers où l’on ne comprend pas tout ce qu’il se passe.
  • le début du film avec les interviews des danseurs et les dvds et livres sur les côtés (j’ai tout décortiqué :grin:) . D’ailleurs, ça m’a permis d’apprendre qu’ “Eraserhead” est sorti en France sous le titre de “Labyrinth Man”. Ca m’a fait marrer de voir aussi le “Vibroboy” de Jan Kounen.
  • le final en lumière rouge avec le plan séquence à l’envers et les focus à la fin sur la situation de chaque danseur.
  • la sangria!!! Ca m’a fait marrer.

Ce que je n’ai pas aimé :

  • quelques acteurs ne jouent vraiment pas bien… Ca m’a fait légèrement décroché à quelques moments. Dommage…

(calvinball) #1885

Hop, j’ai pu écouter l’analyse de Climax par Photonik, et même si je suis moins emballé que toi sur ce dernier film je suis tout à fait d’accord avec la plupart des qualités que tu trouves dans le cinéma de Noé. En gros sa maîtrise formelle époustouflante et sa manière d’accorder cette “machinerie” du cinéma (dans lequel j’englobe la photo et les astuces de montage de ses films) à ses scénarios. D’ailleurs la plupart de se scénars sont très maigres et souvent la réalisation donne toute la chair à la moelle de ses histoires. C’est particulièrement visible dans “enter the void”, de loin mon film préféré de Noé.
Là sur Climax j’ai trouvé que l’esprit sale gosse ou ado attardé qui perle le cinéma de Noé et que tu évoques dans ta chronique m’a proprement sorti du film, surement parce que le cinéaste réutilise beaucoup de figures et de thématiques de ses précédents films. Du coup j’ai eu du mal a raccrocher avec le début de la deuxième partie où les réactions des personnages semblent soudains et presque ridicules (notamment celle du personnage enceinte ou de la mère qui se retrouve à enfermer son gamin pour le protéger… dans une armoire électrique !).
Bon ceci dit je vais jouer les cyniques, la dernière ligne droite du film est proprement anxiogène, crispante et fonctionne parfaitement en mode film d’horreur.

ça par contre j’ai vraiment aimé cette sur représentation sonore, moi qui n’écoute quasiment pas de Techno , j’ai accroché à quasiment tous les morceaux.
D’ailleurs je n’avais pas fait le rapprochement avant que Photonik n’en parle dans son émission mais Climax mais ça se rapproche effectivement très fortement de Suspiria dans son utilisation de la musique.


(Vinch64) #1886

Totalement d’accord, j’ai tout aimé (dans le cadre du film) alors que je ne connaissais que le “Rollin’ and scratchin”" de Daft Punk et le “Windowlicker” d’Aphex Twin (sans oublier “Supernature” de Cerrone et “Born to be alive” de Patrick Hernandez :grin:).
Ca me fait aussi penser que le “Angie” des Rolling Stones fait du bien en phase de descente finale.


(Photonik) #1887

Wow. Je connais pas ça. Mais je vais me renseigner, là encore !!

Pour Laswell, même si c’est un peu “extrême” et pas facile d’approche, je conseille aussi, quand même, de jeter une oreille sur Painkiller, son projet avec Zorn et Mick Harris. Ne serait-ce que par curiosité.


(Photonik) #1888

Eh bien, tu fais bien de le signaler car c’est un énorme oubli de ma part : ça m’a évidemment beaucoup plu et parlé durant mon visionnage du film. Mais comme je bosse sans notes et sans filet, ça m’a échappé sur le coup…
C’est très réussi comme approche, et assez original. C’est rare qu’un réal’ opte pour le parti-pris “tout musical”, et c’est pourtant ce que choisit de faire Noé ; c’était son intention dès le début du projet.
L’utilisation de la musique est totalement “intra-diégétique” comme on dit, et c’est raccord avec l’idée de Noé de tirer sa fiction vers une veine documentaire (à la base, “Climax” a été pensé comme un docu, puis un docu-fiction, avant que Noé n’opte pour la fiction pur jus). Noé est malin : les tempi respectifs des morceaux qu’il choisit et/ou leur “humeur” globale collent pile poil à la dynamique du film. C’est très abouti, au final.

Un détail qui m’a surpris quand même : ça n’est jamais dit, mais l’action du film est censé se dérouler en 1996, Noé le précise dans ses entretiens. Du coup, pour les interviews (improvisées) des danseurs en début de film, il leur a demandé de bien garder ça en tête et de ne pas faire d’anachronismes. Et pourtant, si je ne me trompe pas, “Windowlicker” d’Aphex Twin est postérieur à cette date…!! Et c’est peut-être le cas d’autres morceaux, je n’ai pas vérifié.
Plus généralement, les courants de street-dance utilisés dans le film (voguing, waacking, krump) sont je crois tous issus des années 2000 ou 2010. Là je pense que l’anachronisme est voulu et assumé par le cinéaste.

Concernant “Labyrinth Man”, titre que j’aime beaucoup, c’était bien le titre originel de “Eraserhead” pour son exploitation française. Force est de reconnaître que ça n’a aucun rapport avec le film. La raison ? Le premier film de Lynch est sorti en France après le second, “Elephant Man” : dans une logique bien racoleuse, ce titre hors-sujet avait pour but d’attirer le chaland à peu de frais…


(Photonik) #1889

Oui, je crois que tu résumes très bien la façon dont opère Noé, je crois : ça semble inverser “l’ordre naturel” des étapes de création, mais il est en fait loin d’être le seul à procéder de la sorte. Même Hitchcock admettait que ses scénarios (même les plus brillants) étaient des sortes de prétextes à incorporer des séquences, et donc des idées de mise en scène, antérieures à toute ébauche de script.
Les idées de mise en scène précèdent le contenu narratif, en quelque sorte.


(Vinch64) #1890

Après une grosse dizaine d’années à penser entendre la voix de Burroughs sur “Linger Ficken’ Good” des Revolting Cocks, je viens de me rendre compte que c’était celle de Timothy Leary (qui fait d’ailleurs une belle passerelle avec “Climax” :grin:). Sa voix lancinante est vraiment très proche de celle de Burroughs.

En parlant de passerelle, tu as évoqué dans l’émission les mots aux concepts flous que Burroughs fustige tels que capitalisme, etc…
Pendant mes vacances, j’ai lu “Le premier cercle” de Soljenitsyne et dans ce roman, il y a un personnage qui s’appelle Nerjine (alter ego de l’auteur) qui ne supporte pas non plus ce type de mots et fait des périphrases pour les éviter. Ça m’a fait tilt quand tu en as parlé. Je n’avais pas pensé à ce lien sur le coup. Le livre est sorti en 1968. Je ne sais pas de quand date les premières réflexions de Burroughs à ce sujet mais je me demande s’il peut y avoir un lien. Je vais creuser ça. :wink:


(とり) #1891

Lors d’une émission précédente, il y avait déjà eu de petits bugs similaires (mais plus courts). C’est vrai que c’est dommage quand on voit la passion que tu mets à faire tes émission (et le travail que ça représente, mine de rien) de voir ça gâché par des problèmes techniques.

Encore de bonnes émissions… Je découvre plein de trucs.

Tori.


(Photonik) #1892

EPISODE 17 : Sale Temps pour les Frères de la Nuit

Menu classique pour l’émission du jour ; on dérogera à cette formule pour une émission un peu spéciale la semaine prochaine ou la suivante, on verra bien…
Le programme cette semaine :

  • Pour le cinoche, on se penche sur une intéressante sortie toute récent, avec le deuxième long de Drew Goddard, “Bad Times at the El Royale / Sale temps à l’hôtel El royale”, au casting époustouflant.

  • Pour la littérature, on revient sur l’oeuvre de l’excellente Ursula K. Le Guin, mais pas avec une de ses fictions, mais avec “Le Langage de la Nuit”, petite collection de courts essais passionnants.

  • Pour la BD, là aussi on évoque une sortie toute récente, avec “Thanos : Les Frères de l’Infini”, premier volet d’une nouvelle trilogie centrée sur le Titan fou et signée par les vétérans Jim Starlin et Alan Davis.

Et en musique, ce sera :
“Dancing And Blood”, extrait de “Double Negative”, le dernier album de Low encensé à juste titre par la critique, “Hush”, inoxydable classique de l’institution britannique Deep Purple (extrait de leur tout premier album “Shades Of Deep Purple”, “Older”, des écossais d’Aereogramme, et on termine avec le trippant “A Lefthanded Sign”, morceau de dark ambient extrait de l’album “Incarnation Of The Solar Architects” des cadors allemands du genre, Inade…!!!

“I’m older
And maybe wiser
I’m old enough to
Save something…”

EPISODE 17


(Le Doc) #1893

Concernant la précédente émission, je dois dire que le cinoche de Gaspar Noé ne me branche pas (j’ai juste vu Irréversible et ça m’a suffi), je n’ai jamais lu Burroughs et tu connais mon avis sur les comics de Jonathan Hickman (ce qui fait que j’ai vraiment du mal à sortir des sous pour acheter autre chose de sa production)…mais c’est toujours aussi intéressant de t’écouter même quand les sujets me touchent moins…:wink:
À part Silver Rain Fell (je ne suis pas parvenu à “rentrer” dans le morceau, je ne suis pas allé jusqu’au bout, peut-être trop froid pour moi), j’ai apprécié le reste de la sélection musicale : la voix de Brendan Perry, l’intrigant Seven Souls et la montée en puissance du morceau de Lisabö…


(Photonik) #1894

Ah oui, à ce compte, cet épisode-là n’était pas trop pour toi. J’y pensais justement au sujet de Jonathan Hickman… :wink:
Le sommaire de l’émission de cette semaine devrait déjà plus te parler, sans l’ombre d’un doute.


(Vinch64) #1895

Et celui là l’est moins pour moi! :smile: A part ta chro sur Ursula Le Guin qui m’intéresse.
Mais comme le dit Doc, ton émission arrive toujours à être intéressante.

[HS] Je viens de rentrer du concert de “La colonie de vacances”. C’était top! Je ne sais pas si t’as eu l’occasion de les voir mais c’est vraiment intéressant comme expérience. J’ai fait une grosse fixette sur “Pneu” que j’aimais déjà sur disque et sur “Electric Electric”. [/HS]

Ajout : Pour rester dans mes habituelles “synchronicités”, ce midi je t’entendais évoquer Lord Dunsany et 10mn plus tard, je tombe encore sur son nom en lisant “La Cité sans Nom” de Lovecraft (nouvelle traduction de David Camus). :smile:


(Le Doc) #1896

Ah, tu as fait une petite erreur dans la présentation de Drew Goddard. Pour moi, il n’a jamais travaillé sur Dollhouse (juste sur Buffy et Angel). D’ailleurs, les dates ne concorderaient pas puisque Goddard a réalisé La Cabane dans les Bois à la même époque (le film a été tourné en 2009 et n’est sorti qu’en 2012 suite aux problèmes financiers de la MGM).

Je viens d’écouter la chronique de Sale temps à l’hôtel El Royale et ça me donne encore plus envie de regarder le film. Et c’était l’occasion de réécouter un classique de Deep Purple, ce qui fait sacrément plaisir !

Pour la BD, là aussi on évoque une sortie toute récente, avec “Thanos : Les Frères de l’Infini”, premier volet d’une nouvelle trilogie centrée sur le Titan fou et signée par les vétérans Jim Starlin et Alan Davis.

Selon les bruits de couloir de net, l’ultime tome de cette dernière trilogie de Jim Starlin pourrait finalement être complétée et publiée avant la fin de l’année. Mais il n’y a encore rien d’officiel pour le moment…


(Photonik) #1897

Gasp !! My fault, j’avoue que je n’ai pas vérifié…
Je me rappelle avoir lu (peut-être ici-même, d’ailleurs) que Whedon avait initié “Dollhouse” mais s’en était un peu éloigné, assez rapidement, pour laisser ses acolytes mener la série. Un peu benoîtement, j’ai pensé que c’était Drew Goddard qui avait hérité du bébé…
J’ignorais également qu’il y avait eu tant de temps entre la réalisation et la sortie de “La cabane dans les bois”.

Bonne nouvelle en ce qui me concerne si la sortie du troisième tome de Starlin et Davis devait se confirmer ; je suis très client de ce que les deux compères ont fait sur le premier tome. On a beau dire, Starlin continue à “piger” Thanos (normal en même temps : il l’a créé) comme peu de scénaristes finalement.

La prochaine émission sera mise en ligne un peu plus tard dans la journée, en tout début d’après-midi normalement. Emission un brin spéciale, puisque tout entière consacrée aux séries télé (avec de la musique évidemment pour faire bonne mesure) !!!


(Photonik) #1898

EPISODE 18 : La série télé dans tous ses états !!

Comme annoncé plus haut, émission un brin spéciale cette fois, avec un menu consacré à 100 % à la fiction télévisuelle…
Le programme cette semaine :

  • On entame les hostilités avec la troisième saison de “True Detective”, le bijou télévisuel signé Nic Pizzolatto qui revient très en forme cette année après une saison 2 fort (injustement) décriée.

  • On continue avec l’adaptation télévisuelle d’une BD signée Grant Morrison, “Happy!”, et c’est le scénariste écossais lui-même qui s’y colle, aux côtés du réalisateur Brian Taylor.

  • On termine avec une petite perle, la mini-série “Escape At Dannemora”, dont la fabuleuse mise en scène est signée par l’excellent Ben Stiller, qui n’est pas qu’un bon acteur comique mais aussi un réalisateur très inspiré.

Et pour la musique, ce sera :
“Bring Out Your Dead” des norvégiens d’Ulver, extrait de leur dernier EP en date “Sic Transit Gloria Mundi”, “Tame The Shapes”, morceau instrumental à cheval entre hardcore et black metal signé par les toulousains de Plebeian Grandstand, “The Lovely Wounded” des canadiens de TRAITRS, qui signe un fabuleux album avec leur deuxième effort “The Butcher’s Coin”, et on termine en beauté avec “The Great Misconception Of Me”, cavalcade glam-métal épique de WASP…!!!

“Long live, long live
Long live the King of Mercy
Long live, long live…
There is no love to shelter me
Only love, love set me free”

EPISODE 18


(Le Doc) #1899

Joss Whedon a rencontré Chris Hemsworth sur le tournage de La Cabane dans les Bois et c’est sur son insistance que l’acteur australien alors inconnu a auditionné pour le rôle de Thor.
La Cabane dans les Bois et le remake de L’Aube Rouge sont deux films tournés par Hemsworth avant Thor et sortis en 2012, l’année d’Avengers.


(Photonik) #1900

D’où l’impression un peu faussée, du coup, que Hemsworth était partout cette année-là, et pourtant surgi un peu de nulle part…