Eh bien, c’était encore un chouette numéro thématique. Je regarde moins de séries en ce moment, mais celle qui m’intéresse le plus (parce que le délire me tente bien) est Happy!.
(et L’Evadé d’Alcatraz est bien un film de Don Siegel, hein ^^)…
Pour la sélection musicale, il n’y a que Plebeian Grandstand qui ne m’a pas plus (même sans la voix…j’ai tenté un autre titre après et ouais, ce n’est vraiment pas pour moi). Et perso, j’ai toujours beaucoup aimé ce titre de W.A.S.P. !
Retour dans l’émission après le petit hiatus imprévu de la semaine dernière, pour un sommaire classique cette fois.
Le programme cette semaine :
Pour le cinéma, on se décolle un peu de l’actualité et on plonge dans les années 70 (1977 précisément) avec l’envoûtant et étrange « Equus » de Sydney Lumet, cinéaste prolifique et passionnant s’il en est.
Pour la littérature, on se penche sur un auteur contemporain majeur des littératures de l’imaginaire au sens large, Stephen King, par le biais de l’évocation de son dernier roman en date, « L’Outsider », entre polar et thriller horrifico-surnaturel.
Pour la BD, on examine une vieillerie récemment exhumée en VF, avec la mini-série de luxe « Nick Fury vs SHIELD » (repris dans la collection des intégrales chez Panini), et c’est signé Bob Harras au scénar’ et Paul Neary aux dessins.
Et pour la musique, ce sera :
« It’s raining today », en hommage à l’immense Scott Walker tout récemment disparu (et c’est extrait de son album « Scott 3 »), « Window From The Old House » des canadiens de TRAITRS, auteurs d’un album décidément fabuleux avec « The Butcher’s Coin », « Fourth Realm » des amerloques drone-doomsters de Hyatari, et on termine avec l’excellent « Turn On » de Thurston Moore, extrait de son album solo « Rock N’ Roll Consciousness »…!!!
« It’s raining today
But once there was summer and you
And dark little rooms
And sleep in late afternoons
Those moments descend
On my window pane… »
Je précise que je m’attarde pas mal sur le travail de King en général, vu que j’ai très peu abordé directement son oeuvre dans le cadre de l’émission. Je reviens évidemment quand même sur le roman en lui-même… Bon, ce n’est pas toi qui devrais apprendre grand chose au cours de cette chronique, hein.
Ceci étant dit, ça m’intéresserait beaucoup d’avoir le retour d’authentiques connaisseur du corpus de King sur ce roman.
Merci pour la piqûre de rappel pour TRAITRS! Ça fait une semaine que j’essayais de me souvenir du nom d’un groupe que je devais écouter. Je ne pensais pas que ça venait de Tumatxa mais en fait oui.
Pour ce 2nd morceau, mon avis est mitigé. Pas pour la musique en elle-même car le morceau est excellent, j’adore ce style. Mon souci vient de la voix. Je n’imaginais pas que la ressemblance avec Robert Smith soit de l’ordre d’une copie carbone : la scansion, les notes traînantes sont exactement les mêmes. Je trouve que c’est beaucoup trop proche, ça me gêne. Je verrai bien ce que ça donne sur l’album en entier.
Sinon c’est cool que tu parles de Stephen King. Je suis un peu dans le même cas que toi. J’ai lu du Stephen King quand j’avais entre 13 et 15 ans, une bonne vingtaine au total (c’est ma grand mère qui me les achetait, elle les lisait aussi ).
Mais bizarrement, je n’en ai plus lu un seul depuis, alors que je n’ai rien à reprocher à cet auteur et qu’un paquet de livres plutôt bien réputés sont sortis ces 20 dernières années.
Question pour les spécialistes : il me semble avoir entendu que la qualité des ouvrages en VF était dépendante du traducteur (pour les romans pas trop anciens). Vrai ou pas vrai?
Perso, je n’ai aucun problème avec la qualité des traductions depuis le décès de William Olivier Desmond, qui fut pendant longtemps le traducteur officiel de King en France. Parmi les meilleurs King de ces dernières années, il y a eu par exemple 22/11/63, et j’ai trouvé la traduction de Nadine Gassie excellente…
J’ai pas vraiment de souvenirs de romans mémorables durant ces 20 dernières années pour ma part. Il y a eu quelques uns de bons (le 22/11/63 par exemple) mais rien qui ne vaille la 1ère période de King (que je termine, personnellement, à la destruction de Castle Rock dans Bazaar).
Il me semble d’ailleurs que j’avais eu cette discussion avec un ami, fan du King, à propos de ce roman. Par contre, je ne sais plus si, pour lui, le problème de traduction venait de Nadine Gassie ou d’autres traducteurs.
Sinon par curiosité je suis allé voir sur la fiche Wikipedia de Stephen King pour compter le nombre de romans (et recueils de nouvelles) que j’ai lu de lui et j’en ai compté 21. Je pensais que mon estimation était large mais finalement non!
J’ai cru comprendre que certains de ses aficionados considéraient que son grave accident à la fin des années 90 (après lequel il a cessé d’écrire un temps) marquait une césure dans son travail, mais pour le meilleur justement, ces mêmes fans estimant que la pause forcée lui avait été profitable…
Et je me souviens aussi d’une émission de « Mauvais Genres » où les intervenants considéraient que « Sac d’os » (1999, il y a 20 ans pile) était un sacré bon cru…
C’est très proche en effet, mais je pense que ça te gênera moins sur l’album en entier. La ressemblance est incroyablement criante sur ce morceau-là (que j’adore par ailleurs, avec ses grosses nappes de synthé inquiètes) mais moins sur d’autres, quand même.
Hier, je suis passé en librairie et j’étais à 2 doigts de ramener le premier tome de La Tour Sombre. Mais je l’ai finalement reposé. J’ai quand même bien envie d’en relire un.
Après vérification, le dernier Stephen King que j’ai lu était « Dolores Clairborne » à sa sortie, soit en 1993. J’avais 16 ans…
Dans mes souvenirs, mes préférés étaient « Misery », « Ça », « Le Fléau » (version en 1 volume à l’époque) et surtout mon petit chouchou « Différentes Saisons ».
J’ai découvert assez récemment Stephen King par ses recueils de nouvelles.
Je trouve que c’est un excellent auteur de nouvelles qui sait raconter une histoire courte sans trop s’étaler (ce qui est un peu le cas de certains de ses romans que j’ai pu lire).
Ouais, je suis assez d’accord. De ce que j’ai lu (une dizaine de livres à tout casser), il n’est jamais aussi bon que sur le format court et le meilleur est « Différentes saisons », effectivement. Il faudrait que je me penche sur « La tour sombre », un de ces jours, toutefois.
La Tour Sombre c’est vraiment un truc à part de l’oeuvre et qui, à mon sens, prend une certaine ampleur quand on connaît l’univers de King vu que cette saga se nourrit d’énormément de personnage vu dans ses autres ouvrages.
Et si on pense que King est plus efficace en nouvelle qu’en romans, j’éviterais de me lancer dans une telle saga. Surtout qu’il a des romans efficace.
Rien que Simetierre, qui profite d’une remise en avant via la nouvelle adaptation, est un classique à ne pas louper à mon sens. Une histoire terrifiante mais dont l’horreur se situe dans des choses bien réel comme la maladie de la sœur de Rachel et le décès violent d’un proche et les jours qui suivent.
C’est d’ailleurs ce que je trouve de plus fort chez King quand il utilise l’horreur dans un cadre quotidien et que l’un et l’autre se nourrisse. C’est pour cela que je préfère toujours des œuvres comme Ça à des épopée comme La Tour Sombre
(et c’est peut-être pour cela que j’aime moins ce que fait King aujourd’hui alors que je trouve Joe Hill, son fils, bien plus intéressant tant j’ai l’impression qu’il a repris ce flambeau)
J’ai tout lu (sauf le petit dernier, Elevation, que j’ai commandé hier) et j’aime autant les longues sagas (Ca, Le Fléau, La Tour Sombre…même si cette dernière devient surtout addictive à partir du tome 2 après un premier volume un peu poussif mais important pour la suite) que les récits plus courts (j’adore aussi les novellas de Différentes Saisons).
Je trouve que King a encore écrit de très bonnes histoires après la première période délimitée par Lord dans son commentaire plus haut : de beaux portraits de femmes (Dolores Claiborne, Jessie, Rose Madder), la deuxième moitié de La Tour Sombre, son évocation des années 60 (Coeurs perdus en Atlantide), son feuilleton (La Ligne Verte), Sac d’os, Dôme, 22/11/63…
Pour les plus récents, j’aime Joyland, Revival…et aussi la trilogie Bill Hodges parce que je trouve qu’il n’a pas perdu sa capacité de créer des personnages attachants (et qui fonctionnent très bien en groupe), dont Holly Gibney que l’on retrouve dans le récent L’Outsider.
Après, il y a en effet des crus un peu plus inégaux. Cellulaire n’est pas son meilleur, loin de là…et il faudrait que je redonne leur chance à des titres comme Duma Key et Histoire de Lisey que je n’ai lus qu’une fois (ce qui est assez rare). Mais même dans des romans qui ont leurs défauts comme Doctor Sleep ou Sleeping Beauties, il y a toujours des fulgurances qui me rappellent pourquoi j’aime toujours lire King après toutes ces années (et j’ai commencé par Ca quand j’avais 15 ans en 1989, ce qui m’a marqué à vie). Et le recueil Nuits noires, étoiles mortes (qui contient notamment le très bon 1922) montre qu’il sait encore écrire des novellas très efficaces…
Il n’y a pas de différence (du style untel va faire un truc différent) juste des passages en plus. De mémoire il y a par exemple le personnage du Kid qui apparait (dans l’arc lié à la Poubelle), des récits en plus quand à la propagation du fléau et ce qui s’ensuit. La fin avec le « retour » de Flagg (que perso je trouve débile). Il doit y avoir d’autres trucs (trouvable sur le wiki je pense). Ma lecture du pavé original remontant à 25 ans et j’ai lu que la version longue.
Ha si remarque il y a des menus différences avec une modernisation de quelques éléments du récit (genre des références à des films)
Juste la version longue (et au moins 7 ou 8 fois…peut-être même plus ^^), qui est sortie peu de temps après ma découverte de King, donc je suis bien tombé. Je me souviens que l’autre version était encore en vente à ce moment-là, mais je n’ai pas vu l’intérêt de l’acheter…