VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE (Henry Levin)

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REALISATEUR

Henry Levin

SCENARISTES

Walter Reisch et Charles Brackett, d’après Jules Verne

DISTRIBUTION

James Mason, Arlene Dahl, Pat Boone, Peter Ronson…

INFOS

Long métrage américain
Genre : aventures/fantastique
Titre original : Journey at the center of the earth
Année de production : 1959

En 1954, le succès du 20.000 Lieues sous les Mers de Disney a déclenché un véritable intérêt pour les écrits de Jules Verne et tous les studios ont voulu leur adaptation. United Artists a par exemple produit Le Tour du Monde en 80 jours en 1956 (un succès financier) et la RKO a sorti De La Terre à la Lune (une déception) en 1958. Et il y a eu encore beaucoup de films par la suite, aussi bien en Amérique qu’en Europe. À la fin des années 50, le producteur Charles Brackett amène le projet Voyage au Centre de la Terre à la 20th Century Fox et en co-écrit le scénario avec son collaborateur régulier Walter Reisch (Niagara, Titanic…).

Cette superproduction a été confiée au réalisateur Henry Levin, qui a signé ce qui restera son long métrage le plus célèbre (il s’illustrera ensuite sur The Wonderful World of the Brothers Grimm, ou Les Amours Enchantées en V.F. ainsi que des enquêtes de Matt Helm). Avec sa mise en scène solide, Henry Levin sait ménager des moments calmes, intimistes et amusants dans la première partie du récit lors de l’obligatoire phase de présentation des protagonistes, avant d’installer un bon suspense dès que les héros se lancent dans leur expédition qui les mènera au centre de la Terre.

Lors du passage de l’écrit à l’écran, les personnages allemands sont devenus écossais. Le professeur Oliver Lindenbrook devait à l’origine être interprété par Clifton Webb (Laura, Titanic…) qui a du renoncer à ce rôle physique à cause de ses problèmes de santé. Il a été remplacé au pied levé par James Mason. Celui qui fut le capitaine Nemo dans 20.000 Lieues sous les Mers est irrésistible en savant impétueux, un ours mal léché qui cache un bon fond, une carapace que percera la veuve de son rival jouée par Arlene Dahl (les relations entre les deux acteurs furent beaucoup plus fraîches pendant le tournage).

Aux côtés de ce couple qui se chamaille tout le temps, le très populaire chanteur Pat Boone campe Alec, l’assistant de Lindenbrook (souvent torse nu, ce qui a du plaire à ses fans) et Peter Ronson (dont c’est l’unique film) est leur guide, un colosse islandais…et pour les plus jeunes, les auteurs ont ajouté une sympathique « mascotte » à l’expédition sous la forme d’une cane nommée Gertrude…

À partir de la seconde moitié du métrage, les rebondissements s’enchaînent dans des décors variés, colorés et étonnants (la forêt pétrifiée, la scène du pont, les champignons géants, la mer souterraine, la découverte de la cité perdue…). Des visuels qui participent pleinement au charme de cette grande aventure, malgré une temporalité pas très bien gérée (difficile de croire qu’ils ont passé presque un an sous Terre…mais ce n’est pas bien gênant) et quelques trucages un brin datés…

Pour représenter les dinosaures qui vivent au centre de la Terre, la production a en effet opté pour la solution bon marché des lézards affublés de membranes en plastique, un effet que je n’ai jamais aimé (on est loin de la magie des créatures à la Ray Harryhausen). Mais malgré cette petite réserve, Voyage au centre de la Terre reste un excellent divertissement, porté par une très belle bande originale composée par Bernard Herrman (Psychose, Jason et les Argonautes…).

1 J'aime

Un petit aperçu de l’adaptation en comic-book dessinée par John Ushler pour Dell Comics :

Pauvre Gertrude…

Moi,c’est l’inverse:j’ADORE cette effet.

J’ADORE aussi.

J’ai jeté un oeil à l’adaptation en comics et Gertrude n’y passe pas à la casserole. La BD devait être basée sur une des premières versions du script comme souvent (il y a plusieurs différences). Ceux qui l’ont lue à l’époque avant de voir le film ont du être surpris…