X-MEN : APOCALYPSE (Bryan Singer)

Ce qui est con c’est qu’il n’y a pas l’escapade au centre commercial ( ce sera sûrement pour le dvd comme la version rogue de DOFP ). Il manque quelques scènes de groupe pour justement apprendre à connaître les nouveaux.

Jim : spectateur, suis allé voir abracadabrunch à la grande comédie, petit vaudeville sympa, à titre de comparaison j’ai préféré la candidate avec amanda Lear à la michodiere.

[quote=« Jack! »]
Mais tu as donc vu le film Sylvain ?[/quote]

Oui. Mais je manquais de temps pour me lancer dans une analyse aussi poussée que la tienne.
Grosso modo, je suis comme toi : mitigé.
Le film manque de rythme. Autant la jeune actrice incarnant Ororo fait le job avec le peu de matière qu’on lui donne, autant je ne suis pas fan des nouvelles incarnations de Scott, Jean, Diablo et Angel. En terme de jeu, c’est assez faible. Toi, tu as bloqué sur Diablo. Moi, c’est Scott que je ne supporte pas. L’ado « tête de nœud », c’est un peu just pour ce personnage. Et Sophie Turner est définitivement transparente.
C’est dommage car cette nouvelle génération devrait être le maillon fort de cet opus.
Le scénario est assez flottant. On est loin de la belle efficacité de DOFP. Les personnages ne sont qu’esquissés. Décevant pour un film de deux heures et demi avec une première heure d’exposition. La manière dont certains suivent Apocalypse ou changent de camp correspond à mon sens à une grosse facilité d’écriture.
Reste quelques scènes fortes qui assument le genre. Le fight final à deux niveaux est effectivement bien vu. Comme dans la scène de l’aéroport de Civil War, on assiste à un vrai combat superhéroïque.
Je n’ai pas passé un moment désagréable, mais j’attendais plus de Singer.
Je suis curieux de voir ce qu’il ferait de Jean ou d’une suite avec Proteus. D’un autre côté, c’est peut-être le moment de passer la main. Après Apocalypse et l’enjeu mondial de ce film, il n’y a que la saga du Phénix Noir qui permettrait de passer au cran supérieur.

J’en sors (enfin, ce matin, ensuite restau, balade, tout ça… dimanche de glande, quoi…), et j’ai un avis moins dur que le vôtre.
Car globalement, j’ai bien aimé. Je n’ai pas vu les deux heures presque et demi du film, qui est passé très vite. J’ai trouvé l’exposition pas mal, avec une alternance qui donne la part belle aux jeunes mutants, si bien que chaque apparition d’Apocalypse (ou de Magneto) est percutante, alors que la nouvelle génération est présentée davantage sur la longueur. J’ai bien aimé les détours par Auschwitz ou par le Projet Weapon X, justement parce que ça marque les hésitations des différents personnages, et leur lente construction (surtout les jeunes, qui sont de grands enfants qui hésitent à passer à l’acte, bref à être adultes).
À ce sujet, j’aime bien le nouveau Cyclops. Une sorte de gamin perdu qui tente de se construire une carapace de rebelle, qui n’y arrive pas, et qui recule toujours à plus tard l’utilisation de son pouvoir. À plusieurs reprises, il a l’occasion d’en faire usage, mais il ne le fait pas. Il ne manque pourtant pas de bonne volonté, mais il a peur. C’est porté par l’acteur (et dieu merci ce n’est pas rendu dans les dialogues) donc dans l’ensemble, c’est finement joué.
Les acteurs m’ont paru assez bons dans l’ensemble. McAvoy et Fassbender, évidemment, mais j’aime aussi beaucoup Nicolas Hoult, qui campe un Hank toujours souriant et attentif, très en phase avec la version papier, et très cohérent par rapport à ses apparitions précédentes. Même Jennifer Lawrence m’a semblé porter son personnage de manière intéressante (et pourtant, elle est quand même en mode minimum syndical : c’est l’un des maillons faibles parmi les acteurs, mais ça n’étonnera personne).
Les personnages sont davantage développés que ce que vos commentaires me le laissaient supposer. Nightcrawler, par exemple, demeure présent. Même Jubilee, qui n’est pas nommée, qui n’utilise pas ses pouvoirs, est là, ça donne le sentiment d’une véritable école, avec des gens, c’est pas mal.
Mes seules récriminations, c’est sur les motivations des Cavaliers (parfois un peu maigres) et sur la chorégraphie de la dernière baston (on sent effectivement les effets spéciaux que le montage ne masque pas, et les combattants auraient pu changer de partenaires afin de déstabiliser les adversaires et de dynamiser la scène, ça aurait été très X-Men, en plus). Mais mes principaux reproches arrivent sur le tard, alors que je me suis pris plus d’une heure et demi de plaisir.
Qui n’est pas dénué d’humour. Je craignais que ça soit trop sérieux. Mais la grande scène de sauvetage en accéléré et quelques autres répliques permettent d’alléger la pression, ce qui est très agréable. L’équilibre me semble intéressant.
Le film a plein de subtilités élégantes. L’une de celles qui m’a marqué le plus, c’est après l’explosion, quand les étudiants reconnaissent (et admirent) Mystique. Quand celle-ci reprend son apparence humaine, ils ont tous un petit mouvement de recul : ils admirent la mutante bleue, pas l’humaine blanche. C’est super bien vu.
De même, l’ouverture repose sur un postulat finaud : cette civilisation est composée de bâtisseurs, donc ils savent également détruire. Logique. Et ça sert un autre usage : toute trace a disparu, devient difficile à trouver.
J’aime également beaucoup le constat final, très doux-amer. Les mutants ne reconstruisent rien, à part le manoir de Xavier. Signe qu’ils s’enferment un peu plus dans leur ghetto, dans leur communauté, laissant la reconstruction des humains… aux humains. Ce sentiment de repli sur soi (tellement en écho avec notre époque, même si l’action du film se passe dans les années 1980) est renforcé par la transformation de l’institut pour élève en centre d’entraînement pour soldats. Xavier passe les clés à Mystique, et c’est sur ce constat que se baisse le rideau (que se referme la porte). Conclure là-dessus, dans une sorte d’image inversé de la fin de First Class, c’est fort.
À la lumière de ça, le film m’a apporté plus de joies que de déceptions. Je crois que je préfère encore Days of Future Past, mais je ne l’ai pas revu depuis sa sortie. Il faudrait que je le revoie afin de m’assurer que c’est toujours le cas. La franchise X-Men au cinéma me semble quand même en pleine forme, et me fait pas mal oublier la première trilogie (que je n’aime pas…).

Mais on les saisit quand même assez bien.
Après, si l’on en croit la photo « disque de Dazzler » qu’on a vue un peu plus tôt, il semble bien qu’il y ait eu des scènes tournées. On devrait les avoir.

OK. Merci.

Jim

En lisant vos différents commentaires, je ne suis pas plus encouragé à aller voir cet opus. Est-ce du au fait que les actrices Turner? et Lawrence m’insupportent ? A mon manque de confiance en Singer pour écrire les mutants, son traitement des X-men dans les 2 premiers volumes était tout de même trop focalisé pour moi et si la cible a changé (Wolverine/Rogue ==> Mystique Blanche/Mystique Bleue), ça ne m’encourage pas.

J’attendrais …

Je te trouve très indulgent, Jim.
Comparé à Civil War et aux travail effectués sur les personnages qui ont une réelle épaisseur, là, il y a pour moi un vrai manque de profondeur.
Ton commentaire sur Cyclope résume tout ce qu’il y a à dire sur le personnage. C’est tout de même très court. La perte de son frère passé la séquence qui suit l’explosion ? Le néant.
La définition de Diablo - dont la dernière réplique donne le niveau - m’a fait rêver d’une téléportation terminale.
Warren ? On ne sait rien sur lui.
Betsy ? Zob.
Ororo est la seule à bénéficier d’une introduction à la fois simple et permettant d’imaginer son parcours.
J’imagine le spectateur qui n’est pas lecteur de comics. Il n’a pas les clés. Nous, on peut toujours se raccrocher à notre connaissance des personnages et comprendre les intentions de Singer & co ou identifier les socles sur lesquels repose leur récit. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
La partie Projet Weapon X pose des questions qui ne reçoivent aucune réponse.
Jubilee qui n’est pas nommée, c’est avant tout et surtout une erreur d’écriture. Pareil pour le recours aux pouvoirs limités aux acteurs « utiles ». C’est la preuve d’une pauvreté, pas l’expression d’une richesse. De ce point vue, Singer s’en tirait bien mieux avec Bobby dans X-Men 1, par exemple.
Résultat, un personnage meurt. On s’en branle. Quelqu’un a ressenti une émotion aux morts hypothétiques d’Havoc et Angel ? Perso, j’ai attaqué un sachet M&M’s.

Regarde sur la paquet de M&M’s s’il n’y a pas une notice d’explication du fonctionnement des balises spoilers. :mrgreen:

Couillon de moi.

Si le spectateur n’a pas un jeu de clés explicatives pour Civil War, plein de choses vont lui échapper. Notamment sur Ant-Man, peut-être sur Spider-Man. Mais il y aura la mise en scène qui permettra de raccrocher quelques wagons.
Là, c’est un peu pareil. C’est mieux fait dans Civil War, mais c’est grosso modo les mêmes problèmes (beaucoup de monde, pas beaucoup de temps) et les mêmes solutions (on va gérer sur le terrain). Les gars de Civil War s’en sortent mieux, mais bon, le cheminement est le même.
Il est clair que désormais, les films de super-héros en univers partagés, il va falloir être sorti de la cuisse à Saint-Cyr pour les comprendre. Avoir un minimum de bagage (soit des lectures personnelles soit des potes qui connaissent).
Parmi les points intéressants, ils ont un vilain qui a une véritable envergure et un plan (la métaphore de la forêt est excellente). Leur Apocalypse est bien plus convaincant que l’Ultron du second Avengers (je compare parce qu’ils ont un discours assez similaire). Cet Apocalypse ne change pas d’avis en cours de film, il tient son discours sur le faible, le fort et le traître, contrairement à Ultron qui oublie son projet initial en cours de route.
Ouais, j’imagine qu’il y a des scènes coupées, mais je ne suis pas sûr que les réintégrer pour une éventuelle sortie DVD change grand-chose. Je ne suis pas convaincu que Scott qui achète un vinyle de Dazzler, ça épaississe tant que ça le personnage.
Moi, j’ai pas vraiment aimé les deux premiers films X-Men, que j’ai trouvés mous, chiants, bavards. J’ai aimé les grosses bastons du troisième malgré les conneries. Mais ça fait trois films de suite durant lesquels je suis content de ce que je vois. Malgré les raccourcis (comment ils sont sortis de l’hélico ? Sérieux, le mec a débranché son brouilleur à pouvoirs ?), malgré les détours (le passage par l’Arme X ne s’impose pas), malgré les choix de personnages (Pourquoi Magneto accepte-t-il un chef ?) et de péripéties (Auschwitz, sérieux ?), malgré les truc faits pour faire jolis mais incompréhensibles (il fait quoi, Magneto, à jongler avec son métal ?), ça fait trois films que je me suis rabiboché avec les mutants, et même si je crois préférer les deux précédents, j’ai franchement pas envie de bouder mon plaisir.

Jim

Ils n’ont pas le même caractère non plus. Ultron est un enfant qui a l’information mondiale à la place du cerveau alors qu’Apocalypse est un terroriste centenaire, rodé. Surtout que pour un gars qui a un discours logique, je signale qu’il y a un gros différent entre le En Sabah Nur qui règne au début du film et celui qui veut détruire l’humanité ensuite.

Mais bon, c’est vraiment l’aspect formel du film qui me dérange. Singer se perd dans ce qu’il considère comme fondamental (le trio Xavier/Mystique/Magnéto) et se loupe sur le sujet du film : les X-Men. En fait, on retrouve le même problème que sur les deux premiers films X-Men mais avec plus de latitude en ce qui concerne le spectaculaire. Quinze ans entre les deux franchises, ça se ressent forcément au niveau des effets spéciaux (et pourtant, le film n’est pas très agréable à regarder).

[quote=« Jim Lainé »]Si le spectateur n’a pas un jeu de clés explicatives pour Civil War, plein de choses vont lui échapper. Notamment sur Ant-Man, peut-être sur Spider-Man. Mais il y aura la mise en scène qui permettra de raccrocher quelques wagons.
Là, c’est un peu pareil.[/quote]

Pas d’accord. Le MCU compte un film Ant-Man. Donc, il ne sort pas de nulle part. Le spectateur peut avoir des repères.
Et Spider-Man, c’est le contre-exemple par excellence. Comment le grand public pourrait ignorer qui est/ce qu’est le personnage ?

Pas d’accord non plus. Quand tu as beaucoup de personnages à traiter comme dans ces deux cas, tout est question de justesse et d’équilibre. Ça passe par la structure du film, par les dialogues, mais aussi par « l’infratexte », ce qu’exprime les acteurs. Dans Civil War, je n’ai pas le sentiment d’un manque. Pour moi - peut-être pas pour toi - ce sont des personnages « pleins », riches de leur développement. En sortant de Civil War, j’en sais beaucoup plus sur la Vision. Je vois la relation entre Wanda et l’androïde se développer. La Panthère Noire - qui n’est pourtant qu’un personnage secondaire - est parfaitement exposée. Je pourrais faire le tour de tous les persos et dire en quoi ils sont plus étoffés, à une exception près : Hawkeye.

[quote=« Jim Lainé »]Il est clair que désormais, les films de super-héros en univers partagés, il va falloir être sorti de la cuisse à Saint-Cyr pour les comprendre. Avoir un minimum de bagage (soit des lectures personnelles soit des potes qui connaissent).
Parmi les points intéressants, ils ont un vilain qui a une véritable envergure et un plan (la métaphore de la forêt est excellente). Leur Apocalypse est bien plus convaincant que l’Ultron du second Avengers (je compare parce qu’ils ont un discours assez similaire). Cet Apocalypse ne change pas d’avis en cours de film, il tient son discours sur le faible, le fort et le traître, contrairement à Ultron qui oublie son projet initial en cours de route.[/quote]

Là, je te suis complètement. Ultron est un ratage. Ses motivations auraient fonctionné dans un comics des années 80. Mais dans un film des années 2010, c’est désolant. C’est d’autant plus triste que certains aspects sont réussis, mais l’approche manichéenne réduit son intérêt.

[quote=« Jim Lainé »]Ouais, j’imagine qu’il y a des scènes coupées, mais je ne suis pas sûr que les réintégrer pour une éventuelle sortie DVD change grand-chose. Je ne suis pas convaincu que Scott qui achète un vinyle de Dazzler, ça épaississe tant que ça le personnage.
Moi, j’ai pas vraiment aimé les deux premiers films X-Men, que j’ai trouvés mous, chiants, bavards. J’ai aimé les grosses bastons du troisième malgré les conneries. Mais ça fait trois films de suite durant lesquels je suis content de ce que je vois. Malgré les raccourcis (comment ils sont sortis de l’hélico ? Sérieux, le mec a débranché son brouilleur à pouvoirs ?), malgré les détours (le passage par l’Arme X ne s’impose pas), malgré les choix de personnages (Pourquoi Magneto accepte-t-il un chef ?) et de péripéties (Auschwitz, sérieux ?), malgré les truc faits pour faire jolis mais incompréhensibles (il fait quoi, Magneto, à jongler avec son métal ?), ça fait trois films que je me suis rabiboché avec les mutants, et même si je crois préférer les deux précédents, j’ai franchement pas envie de bouder mon plaisir.[/quote]

Ben, justement, je trouve que dans la déconne ou dans l’exigence, les films adaptés de comics de super-héros suivent une voie vertueuse. Et là, j’ai l’impression d’un recul de deux cases, avec des personnages « unidimensionnels ».
Après, il y a pire, comme BvS.
Mais comme dit, j’attendais plus de Singer.

[quote=« sylvain cordurié »]
Pas d’accord. Le MCU compte un film Ant-Man. Donc, il ne sort pas de nulle part. Le spectateur peut avoir des repères.[/quote]

Mais à ce compte-là, les gens ont déjà vu Cyclops ou Jean Grey il y a quinze ans.

Sous-exploités, oui, un peu transparents, oui, mais unidimensionnels, ça me semble un peu dur.
Ouais, Archangel et Psylocke ne sont pas réellement expliqués. Étonnamment, ce sont les deux qui n’ont pas droit à la rédemption et qui, peut-être, sont amenés à revenir (comme Banshee dans la BD, qui ne trouvera une tonalité qu’à son retour).
Là encore, ça fait partie des points faibles, mais pas au point de ruiner le film. Alors que les Trois Guerriers qui font tapisserie dans le premier Thor, c’est fâcheux (d’autant que les scènes coupées permettaient de leur donner une réelle dimension).

Jim

[quote=« Jim Lainé »]

[quote=« sylvain cordurié »]
Pas d’accord. Le MCU compte un film Ant-Man. Donc, il ne sort pas de nulle part. Le spectateur peut avoir des repères.[/quote]

Mais à ce compte-là, les gens ont déjà vu Cyclops ou Jean Grey il y a quinze ans.[/quote]

Oui, mais pas Jubilee et Psylocke.

[quote=« Jim Lainé »]

Sous-exploités, oui, un peu transparents, oui, mais unidimensionnels, ça me semble un peu dur.
Ouais, Archangel et Psylocke ne sont pas réellement expliqués. Étonnamment, ce sont les deux qui n’ont pas droit à la rédemption et qui, peut-être, sont amenés à revenir (comme Banshee dans la BD, qui ne trouvera une tonalité qu’à son retour).
Là encore, ça fait partie des points faibles, mais pas au point de ruiner le film.[/quote]

Avec autant d’expérience derrière la caméra et dans le genre pour Singer, je maintiens que c’est dommage. D’autant plus que DOFP était très réussi. Warpath, Blink et Bishop avaient un minimum de substance.

Même si elle ne fait à chaque fois que passer, Jubilee est bien apparue dans la première trilogie (elle y est même nommée, si je me rappelle bien), sous les traits des actrices Katrina Florece (#1) et Kea Wong (#2 et 3).

Bon, il y a eu aussi une Psylocke dans X-Men 3, mais là elle n’avait vraiment rien à voir avec le personnage que l’on connaît.

M’en fous.
J’ai toujours raison, sauf quand j’ai tort. :slight_smile:

[quote=« Le Doc »]

Bon, il y a eu aussi une Psylocke dans X-Men 3, mais là elle n’avait vraiment rien à voir avec le personnage que l’on connaît.[/quote]

X-Men 3 n’a jamais existé, on t’a dit.
Même Singer a fait en sorte que.

[quote=« Jim Lainé »]Si le spectateur n’a pas un jeu de clés explicatives pour Civil War, plein de choses vont lui échapper. Notamment sur Ant-Man, peut-être sur Spider-Man. Mais il y aura la mise en scène qui permettra de raccrocher quelques wagons.
Là, c’est un peu pareil. C’est mieux fait dans Civil War, mais c’est grosso modo les mêmes problèmes (beaucoup de monde, pas beaucoup de temps) et les mêmes solutions (on va gérer sur le terrain). Les gars de Civil War s’en sortent mieux, mais bon, le cheminement est le même.
Il est clair que désormais, les films de super-héros en univers partagés, il va falloir être sorti de la cuisse à Saint-Cyr pour les comprendre. Avoir un minimum de bagage (soit des lectures personnelles soit des potes qui connaissent).
…][/quote]

J’ai été voir Civil War avec un ami et il m’a confié après coup s’être enquiquiné parce qu’il y avait un certain nombre de choses qui lui échappaient, et de fait ça le privait d’une partie du plaisir que procure le film.

J’avais déjà cette sensation à la vision d’Age of Ultron mais on arrive un peu à la limite de l’exercice en termes de nombre de personnages à traiter à l’écran.

Ton pote avait vu les autres films ?
Parce que pour ma femme qui ne fait que regarder les films (et pester de temps en temps sur la place que ça prend) n’a pas eu l’air d’avoir des choses qui lui échappaient !

Il en a vu certains, comme Ant-man, mais pas Age of Ultron et Winter Soldier par exemple.

Ah oui, donc il rate l’introduction de Vision et la Sorcière Rouge, l’explication du sort de Bucky, les références à la destruction de la Sokovie.
Bon c’est pas primordial non plus à mon avis.

Déçu et ca m’emmerde

Non pas parce que c’est les X-men, série qui a fondée mon amour des comics, ou parce que je m’attendais à un qualité du niveau de Days of Future Past. Je suis déçu parce que le film plombe des intentions et des concrétisations excellentes et que je n’attendais guère par une caractérisation et une structure bancale à laquelle la majorité de la franchise ne m’avait pas habitué.

Je comprend toujours les multiples reproches fait aux différents films bien que ne les partageant forcément pas tous. Les films X-men de** Bryan Singer** c’est des fondations solides et parfaites mais une finition à la va-vite qui fait que la maison parait moche sauf si on regarde avec les yeux du coeur http://www.mad-movies.com/forums/public/style_emoticons/default/wub.png .

Bref

Et là, marrant, pour moi ce fut l’inverse. Singer prouve qu’il peut faire un film qui tient la dragée haute face aux productions Marvel ou Warner (c’est pas un gage de qualité vous me direz) en terme de spectacle, déjà présent dans les précédents films mais poussé plus loin. Et ça c’est cool.

Mais je suis déçu parce que la base même de la franchise. Cette capacité à exprimer de manière épique un conflit individuel et idéologique est beaucoup moins bien traitée. Que des personnages soient justes fonctionnel au sein du film n’est pas une nouveauté et pas dérangeant mais que le noyau central rejoue en moins bien la même partition c’est plus dérangeant.

Et c’est dommage parce qu’on voit bien l’intention du film qui en fait une suite logique et totalement enthousiasmante dans le fait d’assumer d’être une histoire avec des mutants en costume. C’est quelque chose qui a souvent était reproché d’ailleurs et qui là prends sa pleine mesure. On n’est plus dans un film de super-héros qui sauve le monde contre des super-vilains que dans un film « Civil War entre mutants ».

Mais X-men - Apocalypse aurait pu trouver un juste équilibre rendant le tout incroyable si le film ne subissait pas des longueurs gênantes (en gros tout le milieu du film) et ne touchait que du doigts les problématiques liés à ses personnages principaux. C’est là, on voit ce que le film veut dire mais ca manque de peu de transformé l’essai. Apocalypse est un méchant à la fois fascinant de par sa puissance et sa motivation à rabaisser les super-puissances (inscrivant le film dans cette logique d’être une parabole de l’époque où il se déroule) et un personnage ridicule dans ses démonstration et son jeu. Cela dis c’est pas ce qu’il y a de plus dramatique et au final il s’en sorte bien avec un personnage qui est souvent inintéressant sauf dans des versions alternative ou mort. Là ils reviennent à sa base première en tant que catalyseur pour d’autres personnages (héros et vilains) et c’est pas forcément plus mal.

Non pour moi le vrai problème vient du trio Xavier/Erik/Raven qui est la base des films depuis First Class. Là encore j’aime bien les intentions. Repositionner le trio pour faire d’Erik l’enjeu du film et le sujet d’une opposition entre un Xavier qui souhaite la paix et une institution universitaire et une Raven guerrière qui agit sur le terrain à un faible niveau. C’est vraiment pas con, ca permet intelligemment de jouer sur la popularité et les désirata de Jennifer Lawrence et surtout ça apporte un sens au film que je n’attendais pas : celui de raconter comment des mutants assument de devenir des super-héros. Comment les X-men, le groupe dont on lit les bd nait. C’est génial et ce qui fait que la dernière partie ma totalement enchantée.

Mais le problème c’est que je ressens comme une désaffection de McAvoy, Fassbender (la reprise d’un des plus célèbre dialogue de la franchise sonne creux c’est terrible) et, surtout, Jennifer Lawrence qui sonne toujours faux dans son personnage là où elle m’avait totalement enchantée dans le film précédent. Je reconnais qu’il y a aussi des choix pris qui ne me plaisent pas en tant que amoureux de la BD et qui me gênent bien plus qu’avant : placer Mystique au centre de tout ou que les X-men soient des adolescents et non des jeunes adultes par exemple. Il y a un blocage…idéologique je dirais. Le pire c’est que les acteurs sont pas mal, qu’ils fonctionnent bien ensemble (la référence au Retour du Jedi ca sert de vanne mais j’y vois aussi une sorte d’hommage à une référence en terme de film de groupe) ou que leurs cheminements individuels est bien fait. Ces « ultimate X-men » sont bien mais voila pour moi Jean Grey restera Famke Jansen quand à Cyclope je ne pourrais jamais me défaire de cette image de fils spirituel de Xavier/1er X-men et leader ingénieux et puissant (ce pourquoi je n’apprécie d’ailleurs pas les comics X-men actuel).

Je suis frustré. L’image de la dernière scène est génial mais punaise ! c’est quelque chose que je voulais voir pendant le film, j’adore voir Apocalypse montrait qu’il en a une plus grosse que les USA et l’URSS mais il passe ensuite la plupart de son temps sur une colline avec ses quatre comparses, Vif-Argent devient la clé pour résoudre l’histoire mais au final non, les X-men sauvent le monde et pourtant l’humain n’aura jamais était plus absent que dans ce film etc etc. Rahhhhh ca me fait chier

Ben oui parce qu’a coté de cela il y a un début super, une capacité à synthétiser des moments forts de la bd dans le film de manière délicate et bien trouvé (le combat Cyclope/Tornade un régal pour celui qui aime Uncanny X-men #201 http://www.mad-movies.com/forums/public/style_emoticons/default/wub.png) et offrant des moments (et une baston) qui renvoi dans les cordes les tenants du « on peut pas faire pareil que dans la bd au ciné, faut faire plus darkkkk ». Ca passe ou ca casse c’est clair mais pour ma part quand je voit un énorme X tombé du ciel, quand les X-men mettent la misère aux cavaliers, quand ils s’unissent pour butter Apocalypse ou quand Jean Grey fait exploser tout son pouvoir (cette marche dans le vide punaise http://www.mad-movies.com/forums/public/style_emoticons/default/wub.png) j’étais aux anges.

Plein, plein, plein de bon truc que je m’attendais pas et qui m’ont réjouis mais une base beaucoup moins bien équilibrée et solide qui ma désagréablement surpris. Je suis sorti du ciné assez décontenancé. Pas enthousiaste, ni en colère. Plein de belles images dans ma tête mais pleins de regrets aussi. Je verrais avec le temps comment le film vieillira et si, passé cette déception, les bon cotés resteront.