AMERICAN GRAFFITI (George Lucas)

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REALISATEUR

George Lucas

SCENARISTES

George Lucas, Gloria Katz et Willard Huyck

DISTRIBUTION

Richard Dreyfuss, Ron Howard, Paul LeMat, Charles Martin Smith, Cindy Williams, Harrison Ford, Wolfman Jack…

INFOS

Long métrage américain
Genre : comédie dramatique
Année de production : 1973

One, two, three o’clock, four o’clock, rock
Five, six, seven o’clock, eight o’clock, rock
Nine, ten, eleven o’clock, twelve o’clock, rock
We’re gonna rock around the clock tonight

L’accroche de l’excellente affiche signée Mort Drucker pose la question : où étiez-vous en 1962 ?. Cette année-là, George Lucas avait 18 ans et comme de nombreux jeunes de son âge, il était passionné par le rock et les bagnoles, jusqu’à un accident survenu quelques jours avant la remise de son diplôme. Quelques années plus tard, pendant le tournage de THX 1138 (qui se soldera par un échec commercial), Francis Ford Coppola met au défi Lucas d’écrire un scénario qui serait un peu plus « grand public » que ses travaux précédents. L’idée a plu au futur créateur de La Guerre des Etoiles qui est allé puiser dans ses souvenirs de jeunesse.

American Graffiti fait partie de ce type d’histoire que les américains appellent le coming-of-age, le « passage à l’âge adulte ». Le film suit une bande de potes le temps d’une nuit mouvementée. Curt et Steve viennent d’obtenir leur diplôme et se préparent à partir pour l’université le lendemain matin. Mais Curt a encore des doutes sur le chemin à suivre et Steve prend une décision qui pourrait affecter sa relation avec sa petite amie Laurie. Curt, Steve et Laurie passent un peu de temps avec leurs amis John Milner, le meilleur pilote de Modesto, et Terry « La Grenouille » Fields sur le parking du restaurant Mel’s Drive-In avant de se rendre au bal du lycée. La nuit est encore jeune…

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Avec la collaboration de ses co-scénaristes Gloria Katz et Willard Huyck, George Lucas a mis beaucoup de lui dans American Graffiti (produit par Coppola). S’il n’a pas été tourné sur place, le long métrage se déroule à Modesto, la petite ville californienne où il est né. Comme pour ses personnages, le rock avait une grande importance dans sa vie. La bande-originale diégétique est riche, dynamique et bien représentative de cette époque de la vie de Lucas notamment marquée par la voix de Wolfman Jack, présentateur et DJ qui joue ici son propre rôle.

George Lucas pratiquait aussi le cruising, cette façon de passer des heures en soirée à rouler (plus ou moins) tranquillement afin de rencontrer des filles. La nuit tombée, c’est un véritable ballet qui commence, un fil rouge qui lie les expériences de chaque protagoniste, Steve, Curt, John et Terry représentant tous un aspect de la personnalité de Lucas à un moment donné. Des éléments semi-autobiographiques qui renforcent l’authenticité de cette tranche de vie étalée sur une soirée…

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À mon premier visionnage il y a longtemps, j’ai eu un peu de mal à « rentrer » dans l’histoire. Mais je me suis habitué au rythme particulier de cette errance nocturne composée de savoureuses vignettes. Si certains sont plus intéressants que d’autres (je préfère celui de Richard Dreyfuss à celui de Ron Howard par exemple), les personnages sont attachants et les acteurs alors peu ou pas connus (Ron Howard tournait depuis l’âge de 5 ans, Harrison Ford galérait et gagnait plus en charpentier…) sont tous convaincants dans cette chronique qui sait naviguer entre légèreté et une certaine tristesse.

They asked me how I knew
My true love was true
Oh-oh-oh-oh, I, of course, replied
"Something here inside
Cannot be denied" (Ooh, ooh, ooh)
They said, "Someday you’ll find
All who love are blind"
Oh-oh-oh-oh
When your heart’s on fire
You must realize
Smoke gets in your eyes

Je l’ai vu à de nombreuses reprises et, contrairement à toi, je l’ai apprécié dès mon premier visionnage… En revanche, je crois que je n’ai vu la suite qu’une seule fois (et je n’en ai aucun souvenir).

Tori.

Je parlais juste des premières minutes. Quand j’étais plus jeune, je trouvais que le film mettait un peu de temps à se mettre en place, avant de me laisser emporter par l’histoire et les personnages. Ensuite, j’ai changé d’avis…
La suite ne m’a jamais intéressé…

Sur twitter, y’a un podcast qui nous a recommandé leur épisode où ils abordent le film :

(Je ne sais pas du tout ca que ça vaut, je ne fais que relayer)

Faudrait que je vérifie (ma doc « série » est dans des cartons sous un lit va falloir un jour que je la ressorte) mais il y a un truc intéressant avec Ron Howard. En 1971, il avait tourné un pilote pour une série télévisée appelée New Family in Town, qui racontait la vie d’une famille américaine dans les années 50, Howard y jouait le fils de la famille, le pilote ne permis cependant pas de lancer une série et fut au final diffuser dans le cadre d’une série anthologique intitulé Love, American Style. L’année suivante, George Lucas demanda à voir le pilote de la série pour juger de la performance de l’acteur. Il fut convaincu, fit jouer le jeune Howard et le film est un succès.

Ce qui est drôle alors c’est que l’immense succès du film, relance l’idée de série sur une famille américaine et son entourage dans les années 50, Gary Marshall, le producteur de New Family in Town, remanie alors le pilote et le propose à nouveau à ABC qui cette fois valide la production de la série avec un nouveau titre : Happy Days