DC COMICS : le général

ca, à la rigueur, ça ne me dérange pas. Que DC change la sauce, c’est leur droit et dynamiser leur catalogue (s’ils pensent que c’est ainsi, soit).

Moi, ce qui me dérange, c’est expliquer sans cesse les choses que cela soit en revenant sur l’Histoire de l’Univers comme Snyder le fait sans avoir rien à fiche, soit en sortant du chapeau un concept mal fagoté pour être poli.

Et quand je vois que Venditti est dedans, les bras m’en tombent alors qu’il vient de réaliser une prouesse équivalente sur Hawkman avec une génie de simplicité.

C’est tout le problème. Est-ce qu’ils pensent, ces gars-là ?
Ils me donnent plutôt l’impression de faire dans le poulet sans tête.
Et sauf à n’avoir vraiment rien dans la tronche, ils ne peuvent pas ne pas se rendre compte qu’ils défoncent leur propre catalogue comme des grands.
Quand tu changes tout constamment, fatalement, c’est qu’il y a un problème.
Il n’y a même plus de pilote automatique dans l’avion.

Sylvain, combien de fois on entend que DC a des grands plans pour tel personnage? Et pour ça, et pour ci…
A l’échelle des dix dernières années, est-ce que le DCU a « avancé »? Non.
A-t-il pris une direction? Non.

Pour reprendre ta formule gallinacée, ça n’accouche d’un oeuf blanc finalement. Sûrement parce qu’il manque la tête, en effet…

Non.

Jim

Récemment (genre, hier en remettant le nez dans « The Oz Effect »), je me faisais la réflexion suivante (totalement subjective, genre réflexion à voix haute) : parmi les histoires DC qui m’ont le plus emballé ces toutes dernières années, la plupart sont des récits qui, en quelque sorte, remette d’équerre certaines choses. Par exemple le travail de Jurgens et Tomasi afin d’ordonner les versions de Superman, dans Superman Reborn. Ou encore le travail de Dan Abnett sur les Titans. Ou plus récemment la longue prestation de Joshua Williamson sur Flash. Et je me suis dit qu’en fait, ces récits avaient ceci de commun qu’ils se confrontaient directement aux bidouilles spatio-temporelles inutiles et encombrantes de DC quelques années plus tôt, et consistaient surtout à rebâtir ce qui avait été construit des décennies avant et rasé par le Nioufiftitou. C’est très frappant sur Flash où Williamson livre certes une prestation de qualité, mais qui revient peu ou prou à refaire ce que Waid avait construit.
Et du coup se dégage un sentiment de perte de temps (à l’échelle d’années voire de décennies), malgré le plaisir de ces lectures.
Bon, le plaisir de ces lectures tient aussi, en tout cas chez moi, dans le fait de retrouver des éléments que j’avais savourés quinze, vingt ou trente ans auparavant, et là, je renvoie à une autre discussion sur le sujet voisin des licences pop culture et des fanboys qui deviennent créateurs.

Jim

On parlait recemment de ce truc de pitcher.
Ils peuvent pas engager un gars sans avoir validé sa premiere intrigue qui court en général sur un voire 5 ans et ilks sont jamais foutu de tenir à jour leur continuité…
ce que je disais pour Shang Chi par exemple… qui va avec agents of atlas… comment on fait pour pas lier le truc au lieu de surajouter?

Oui je suis d’accord, mais on peut quand même sourire quand il s’agit de réinstaurer ce qui devait être gommé quelques années plus tôt dans le cas du Rebirth.

Je ne suis pas du tout à jour sur les expérimentations métallurgiques de Snyder, mais j’ai suivi par contre ce qu’a fait Johns sur Doomsday Clock, et j’ai un peu l’impression qu’ils s’amusent à expliquer/chambouler le plus le Multivers de son côté.
A ceux qui ont tout lu : y a-t-il un semblant de cohérence entre les révélations cosmogoniques de chacun d’entre eux ?

Mais même ça, et tu as raison sur le « fait qu’ils s’amusent à tricoter et détricoter », ça ne va pas plus loin. C’est mis à la poubelle direct par Snyder sous couvert du « quoi qu’il en coûte »…pardon… « du tout compte ».

Mais oui!

Là, avec Williamson, Tynion en Batsuperviseur et JFK sur Superman (son Future State est bien tenu), j’ai confiance… jusqu’au prochaine anniversaire de « Crisis ».

C’était pas du luxe New 52 était globalement mauvais et mal branlé dès le départ.

Depuis le New 52, l’univers n’a plus d’avancée ou de direction alors qu’avant il se préparait à accueillir la troisième voir 4ème générations de héros, la seconde avait grandi la troisième devenait adulte…

J’aimerais bien revenir à ça.

Pourquoi s etre décidé dans la précipitation pour un reboot d une telle envergure ?

Mystère.

C est là où les journalistes dans les comics ne font pas leur travail, on sait tres peu de chose de l arrière boutique.

Et c’est bien dommage, car Johns proposait quelque chose d’assez beau par rapport aux origines éditoriales du DCverse…

Peut-être que le scoop, c’est juste : « y a des branquignoles aux commandes, et ils ne lisent pas de comics ». Du coup, c’est plus glamour de… ne rien savoir.

Jim

Sourire.

Oui peut-être bien.

Ca j’avoue que j’aimerais bien le savoir, le pourquoi du comment ça c’est fait dans le plus grand des secret et surtout autant dans l’urgence.

Des fois, heureux est l’ignorant.

Pourtant j’en garde de bons souvenirs en termes de titres. « Green Arrow » période Lemire, Batman de Snyder que j’ai bien aimé à part la fin, Justice League de Johns mais surtout Animal Man et Swamp Thing. Je n’oublie pas la « JLD » de Lemire ou encore « I Vampire » de Fialkov qui n’aura pas survécu au départ de Sorrentino. Ou encore Jonah Hex dont j’ai lu les cinq ou six tomes.

Le « Batman & Robin » de Tomasi & Gleason était super aussi.

Je citerais aussi le Wonder Woman d’Azza et Chang. Ou encore le premier volume de Earth-2 aussi avec Robinson et Tom Taylor. Grayson de King et Seeley avec Janin.

Superman était une catastrophe continue et incessante. D’ailleurs, son identité était connue. Les « incohérences » sur les personnages de Batman montraient la limite de réflexion entre Robin, Red Robin et compagnie et la disparition des Spoiler et Batgirl au profit de Barbara Gordon remis sur pied.
Tu peux ajouter la « Trinity of Sin » qui est une horreur que j’ai suivie (écrite par DiDio) et Pandora. Dieu merci, DC n’avait pas trop touché aux New Gods.

DC proposait de bonnes choses avec des séries qui duraient me semble-t-il.
Je dirais que les deux dernières années étaient pénibles et d’ailleurs, c’est là que ça s’emballe. On arrive à cette période des cinq ans (source ; interview de Denny Colt, le meilleur d’entre nous) où « il faut rebattre les cartes » pour renouveler le lectorat.
Mais on sait bien que ça ne marche pas.

J’aime bien Doomsday Clock car il pose une certaine poésie sur Superman et son rôle central du DCU. Alors que le pilier commerciale reste Batman aujourd’hui. Je ne parle même pas de Wonder Woman pas gâtée ces dernières années.

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Mon petit doigt me dit que Dan DiDio a une clause de discrétion dans sa rupture de contrat…:wink: