Vu l’épisode spécial du Muppet Show sur Disney +, pensé comme un épisode pilote d’un possible revival (et d’après les premiers chiffres, ça a plutôt bien fonctionné pour la diffusion TV avant la mise en ligne sur la plateforme). Et c’est toujours sympa de revoir cette équipe au grand complet, aussi bien sur scène que dans les numéros en coulisses. Je n’ai pas revu d’épisodes du Muppet Show depuis ma prime jeunesse mais je trouve que ça reste bien dans l’esprit. Pour les invités, je ne suis pas vraiment un connaisseur de la musique de Sabrina Carpenter (pas vraiment ma came mais son duo avec Miss Piggy est bon) et j’ai préféré les amusantes interventions de Maya Rudolph.
Je me suis permis de compléter
Ouais, c’est pas faux…^^
JOHN CANDY : I LIKE ME
Très beau documentaire sur un super acteur et humoriste parti hélas bien trop tôt. Un parcours de vie et une carrière évoquée par ceux qui l’ont bien connu, en remontant aux débuts sur les planches et le petit écran canadiens (une partie dont j’avais jusque là vu très peu d’images et que j’ai trouvé très intéressante…et drôle !). Un portrait tendre et émouvant (c’est hallucinant à quel point les journalistes remettaient tout le temps sur le tapis la question de son poids…son regard lors de ces extraits d’interviews est tellement parlant), qui confirme (si besoin est) que John Candy était dans la vie comme dans la plupart de ses rôles…quelqu’un de bien…
Vu sur Prime Video.
ils pouvaient vraiment enchainer un truc mauvais après un truc mortel et ainsi de suite.
Mais dans les mortels il était incroyable et surtout totalement marquant avec peu de temps à l’écran.
Je crois que mon film préféré avec lui c’est Un ticket pour deux.
Oui, il y est génial. Autant dans la comédie que dans l’émotion.
Dans le docu, il y a aussi les extraits de ses impros avec Catherine O’Hara pour son petit rôle dans Maman j’ai raté l’avion. Ca fait quelque chose de les revoir ensemble, surtout peu de temps après le décès de l’actrice…
Fabuleux tour de force.
Là où des adaptations de jeux vidéos à priori plus apte à passer sur grand écran s’y viande pourtant littéralement, voila un jeu dont la nature (une sorte de jeu des 7 différences version trouille qui peut se boucler en 5 minutes) n’offre guère de prise en terme scénaristique mais qui, pourtant, donne lieu à un film remarquable.
En basculant avec aisance du point du joueur à celui du narrateur et en créant une toile de fonds mince et efficace, Exit 8 s’ancre dans le sous-genre passionnant de la boucle temporelle. Si ce n’est qu’ici la boucle se base non pas sur l’unité de temps mais de lieu. Cela fonctionne d’autant plus que la caméra sait être poser au bon endroit et sait naviguer aisément pour rendre chaque moment efficace. Rajouter à cela des changements de point de vue (mais en est-ce bien) malicieux et relançant efficacement le rythme et vous avez un excellent film.
Moi qui fait souvent des rêves/cauchemars où je navigue dans le métro et les gares sans jamais pouvoir en sortir voila un film qui m’a bien scotché.
Robot & The Whale (2018) : Sur une planète Terre désertée depuis longtemps par l’humanité, un robot qui adore les plantes et les animaux tente d’aider une baleine échouée tout en évitant de se faire mouiller car il rouille rapidement. Joli court-métrage d’animation suédois…si l’histoire est classique et sans surprises, l’atmosphère et les visuels sont soignés. Vu sur Disney +.
Hollywood Western : Premier volet d’un vaste sujet, l’évocation des westerns produits par Hollywood depuis l’ère du muet. Ce début va jusqu’aux années 30 de façon très décousue dans sa narration mais les films choisis permettent de découvrir des raretés (dont pas mal de sérials) aux côtés des classiques avec Cooper, Wayne et cie. Vu sur Ciné+ OCS.
En cours de visionnage, Lawrence D’Arabie en 4K. Je suis épaté par l’image, et intrigué par tout un sous texte dans le traitement du perso.
Ça m’intéressait d’échanger avec vous à ce sujet. Si un cador peut lancer un sujet (suit mon regard Le Doc), ça pourrait donner un sujet assez riche…
Quand je le reverrais, il y aura un sujet dans le club, pas avant…(à moins que quelqu’un d’autre écrive un billet critique et historique ^^)…
Il y a un sujet ici :
C’est seulement une ébauche, mais il existe…
Tori.
En croyant regarder autre chose (je voulais en fait voir Comme un lundi) j’ai maté Exit 8.
Depuis, j’ai joué au jeu vidéo.
Les gars sont forts. Il y a quelque chose de fascinant là-dedans. Arriver à créer un jeu à partir de pas grand chose et te faire flipper puis qu’un autre gus en tire un film et que ça marche ! J’en reste pantois.
Bon, il y a des trous dans le film, je trouve, des trucs qui ne fonctionnent pas bien mais quand même, c’est fort. Et ça a dû coûter vingt balles à faire.
@Lord-of-babylon si tu as d’autres découvertes à partager, je suis preneur.
Bon sinon, j’ai vu le Frankenstein de Del Toro… Ou comment t’expliquer, te surligner, te rappeler tout ce qui se passe à l’écran. Quel ennui.
J’avais trouvé Exit 8 très réussi et rafraîchissant parmi la cohorte de films japonais indigents sortis l’année dernière par Art house:
Un homme se retrouve coincé dans un couloir de métro sans fin sur le chemin du travail, pris au piège de limbes où les victimes font l’amère expérience de l’immobilisme régissant leur existence. Le vertige initial repose sur la caméra qui se saisit de cet effroi grandissant d’abord en témoin passif, jouant avec le personnage jusqu’à ce qu’il se retrouve submergé face à ses errances. Réduit à contempler sa propre indécision, trouver l’issue au labyrinthe devient le seul horizon de cet homme condamné à revivre ses défaillances, forcé d’y faire face.
Le choix du plan séquence pour suivre les frustrations en continu rend les coupes d’autant plus acérées que le spectateur, habitué à scruter les recoins du cadre, perçoit en différé la menace submergeant l’homme errant, pris dans un étau émotionnel qui rend indiscernable le caractère existentiel d’une anomalie puisant directement dans son vécu. Le piège diabolique se referme quand la coupe met en exergue la nature fictive d’une réconciliation. En poussant le concept plus loin, on se plaît à rêver de ce qu’aurait pu donner cet enfer liminaire en hub triturant les cahots du temps, croisant des strates de vies entremêlées sur plusieurs générations dans un lieu unique, matrice des regrets et des frustrations qui affleurent dans le cadre.
Tippi Heddren, des oiseaux maudits aux bêtes sauvages : Retour sur la carrière de l’actrice révélée par Hitchcock qui devint l’objet de l’obsession du maître du suspense pendant leurs années de travail sur Les Oiseaux et Pas de Printemps pour Marnie. Témoignages forts et édifiants révélés par Tippi Heddren des années après les faits et qui plongent dans les recoins les plus glauques de la personnalité d’Hitchcock. Même si c’était une autre époque (comme on dit hélas), cela reste hallucinant de se rappeler que personne n’est venu aider l’actrice sur le tournage des Oiseaux. Vu sur Arte.
Bruce Willis, les secrets d’une icone : Enquête sur les dernières années de la carrière de Bruce Willis, le but de l’auteur du docu étant de déterminer le moment où tout a changé pour la santé de l’acteur. Bon, ce n’est pas vraiment abouti, notamment parce que les proches de Bruce Willis n’ont pas souhaité participer mais les témoignages de ceux qui ont voulu parler montrent à quel point les tournages de la palanquée de navets qui constituent sa fin de carrière furent particulièrement compliqués…et certains détails laissent un goût amer…Vu sur W9.
Playing God : Stop-motion et body-horror pour ce court-métrage italo-français sur l’obsession de la perfection d’un sculpteur qui laisse ses créations naître et mourir lentement et dans la douleur. Atmosphère pesante et brillant travail d’animation pour ces neuf minutes horrifiques très efficaces. Vu sur Arte.
D’un côté on nous avait laissé entendre qu’il capitalisait tant qu’il pouvait avant de devoir définitivement renoncer aux tournages.
De l’autre, on nous laisse entendre que c’est son entourage pro qui l’aurait pousser à multiplier les films pour capitaliser un max avant l’arrêt.
J’ai revu son intervention dans un récent Expendable, à base de champs/contre-champs avec Stalone, c’était évident qu’il avait eu 0 interaction avec le reste du casting.
Il y a eu des témoignages contradictoires sur le sujet. Après, le témoignage du réalisateur de deux de ces films montre bien que Willis n’avait plus toute sa tête. Et ça souligne que c’est une situation qui a duré trop longtemps…
Tintin et le Mystère de la Toison d’or : on a montré ça aux filles ce soir, et ça faisait un sacré bail que je ne l’avais pas vu (l’ai-je vu en tant qu’adulte ?)
Et c’est meilleur que dans mon souvenir, on retrouve bien les ingrédients d’un album, ce qui fait Tintin, dans le fond, la « forme » et les « à-côté ».
En tout cas, les filles ont demandé si elle pouvait en voir un autre, donc ça a bien fonctionné.
Kevin Costner et le western : Un bon retour sur la passion de Kevin Costner pour le western, entretenue depuis sa découverte des classiques du genre dans les années 60. Le western a profondément marqué sa carrière et si la plupart de ses oeuvres sont évoquées (à part Wyatt Earp), le docu s’intéresse particulièrement à la création de Danse avec les loups, magnifique long métrage qui participa à l’un de ces regains d’intérêt pour le western au début des 90s. Vu sur Arte.
Croak Show : Un de ces étranges courts métrages d’animation qui traînent sur le replay d’Arte. Dans un marais à la tombée de la nuit, un concert commence…et l’un des auditeurs va se révéler un peu trop enthousiaste. Le réalisateur indien Suresh Eriyat livre une animation soignée et dynamique au rythme d’une musique qui n’est pas vraiment ma tasse de thé (darjeeling ?)…mais la chute m’a fait sourire…
Ryan Gosling, tout simplement : Bon retour sur la carrière d’un acteur aux choix variés, qui mène bien sa barque entre gros films et productions indés. Un gars simple, comme le précise le titre, et plus nuancé qu’il n’y paraît (surtout vu sa réputation d’acteur monolithique d’après certaines critiques). Vu sur Arte.
Boule de feu réalisé par Howard Hawks, écrits par le tandem Thomas Monroe/Billy Wilder qui adapte leurs courte histoire « de A à Z » (qui donna lieu à un film, A song is Born, déjà de Hawks) maté hier soir au ciné.
Comédie de Hawks qui raconte comment 7 nains 8 professeurs voient leur retraite intellectuelle (pour concevoir une grande encyclopédie) chamboulée par l’arrivée d’une danseuse de cabaret se cachant de la police qui la recherche pour coincer son bandit de petit ami.
Comédie moins connu du réalisateur, le film tire sa force (comme souvent chez Hawks) de sa capacité à mélanger drame et rire et a confronté une élite au plus banal des quotidiens. La danse, la poésie et le burlesque gravite autour d’un duo d’electron à la complémentarité et l’alchimie remarquable. D’un coté un Gary Cooper raide comme un piquet et étudiant avec sérieux l’argot de la rue et de l’autre la boule de feu Barbara Stanwyck qui danse, chante et use d’une variété de langage assez incroyable.
Ça me fait penser y a de l’actu pour la suite de horizon qui a déjà été tournée ?



