DOCTOR SLEEP (Mike Flanagan)

Le petit Danny Torrance est désormais adulte. Il a échappé au sort de son père alcoolique et travaille en tant qu aide-soignant dans un hospice où il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser la souffrance des mourants. D où son surnom : Docteur Sleep. Il rencontre Abra, fillette de 12 ans, pourchassée par un étrange groupe de voyageurs qui traversent les Etats-Unis en se nourrissant de la lumière des enfants télépathes. Commence alors une guerre épique entre le bien et le mal…

Après Jessie, Mike Flanagan (Oculus, The Haunting of Hill House…) réalise actuellement sa deuxième adaptation d’un roman de Stephen King avec Docteur Sleep.

Et c’est Ewan McGregor qui incarne Danny Torrance, le gamin de Shining, à l’âge adulte. À ses côtés, on retrouvera notamment Rebecca Ferguson (Mission:Impossible 5 et 6) et Bruce Greenwood (déjà à l’affiche de Jessie).

Sortie prévue en octobre 2019.

Le sujet sur le roman :

quelle chouette lecture ce fut :slight_smile:

Premier trailer :

Je n’ai jamais été particulièrement fan de Stephen King, et je ne cours donc pas nécessairement les adaptations de ses œuvres, mais là je fais confiance à Flanagan.

La BA semble prometteuse. McGregor a également l’air ben dans le rôle.

Je suis juste un peu surpris par le nombre de citations du film de Kubrick à l’image, c’est quand même inviter les ennuis que de prendre le risque d’une comparaison aussi directe.

What you’ve seen today in the more iconic imagery that’s been on the screen, that isn’t taken from the Kubrick film. There’s only one shot in the trailer you saw that’s actually his footage, and that’s the shot of the bloody elevators. Everything else is us. Everything else is our recreation. I don’t want to spoil to what extent, outside of what you’ve already gotten to see, what we’ve been able to revisit from Kubrick’s world, but I can say that everything we decided to use, our attention was always to detail and reverence and making sure we were doing it properly, with the hope that even the most rabid cinephiles might not be able to tell the difference between some of our frames and some of his. That’s always been the goal. We were able to do that with the full support of the Kubrick estate, who were willing to provide us with his plans.

INTERVIEW DE MIKE FLANAGAN :

J’ai essayé de rester flou avec mon terme de “citation”, parce qu’effectivement je n’étais pas capable de dire, là comme ça au débotté, si ça relevait ou pas de l’insert direct ou de la copie (millimétrée). Dans les deux cas, ma réflexion demeure a priori la même : faut quand même avoir les bollocks pour se lancer dans ce genre de démarche, c’est-à-dire mettre directement sous les yeux des spectateurs quelque chose qui va forcément appeler la comparaison, avec un niveau de qualité stratosphérique. Vu ce que laisse entendre l’interview, d’une part, et, d’autre part, la confiance que je peux avoir dans le talent de Flanagan d’après ce que j’ai vu de lui jusqu’ici, je veux bien croire que le résultat peut rendre un résultat assez fascinant… mais ça demeure une prise de risque, alors qu’il aurait pu se contenter de tourner sa propre version des événements de l’Overlook Hotel pour les flashbacks et personne ne lui en aurait voulu (surtout quand on sait ce que Stephen King pense du film de Kubrick).

Pas sûr, je pense qu’une frange du public aurait pu au contraire lui reprocher de ne pas s’y frotter du tout.

Et King leur a laissé faire le lien de parenté avec le film de Stanley Kubrick : https://stephenkingfrance.fr/2019/06/doctor-sleep-flanagan-negociation-stephen-king-shining-kubrick-univers/

La bande-annonce finale :

Quand je vois cette bande-annonce, et à l’aune de travaux antérieurs du réalisateur comme « Oculus » (ou « The Haunting Of Hill House », dont j’ai vu et adoré les premiers épisodes ; hâte de boucler ça pour échanger avec Tonton Hermès qui a surkiffé la chose de son côté…), je me dis que Flanagan est vraiment l’auteur idéal pour emballer cette adaptation de « Doctor Sleep » : allers-retours entre passé et présent magnifiés par un sens du montage et du découpage affolant, thématique passionnante de la « matérialité » des images mentales (déjà présente dans « Shining », évidemment)… c’est du pain bénit pour lui.