FREDDY 5 - L'ENFANT DU CAUCHEMAR (Stephen Hopkins)

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REALISATEUR

Stephen Hopkins

SCENARISTES

Leslie Bohem, David J. Schow et Michael DeLuca, d’après une histoire de John Skipp et Craig Spector

DISTRIBUTION

Robert Englund, Lisa Wilcox, Danny Hassell…

INFOS

Long métrage américain
Genre : horreur
Titre original : A Nightmare on Elm Street 5: The Dream Child
Année de production : 1989

Après avoir vaincu Freddy Krueger à la fin du Cauchemar de Freddy, Alice pensait mener une vie tranquille aux côtés de son petit ami Dan. Mais le tueur d’enfants devenu démon des rêves continue de la tourmenter en utilisant les cauchemars de son enfant à naître (d’où la question qu’elle se pose à un moment, « les foetus peuvent-ils rêver ? ») pour réclamer de nouvelles victimes…

Un bébé pour Freddy ? Cela avait été envisagé pour le troisième volet avant d’être écarté au profit de l’équipe des Dream Warriors imaginée par Wes Craven. Les naissances ne se passent généralement pas très bien dans les films d’horreur et l’idée sert de base à la nouvelle renaissance de Freddy (en remontant à ses origines et aux tourments de sa mère Amanda, violée par les fous furieux d’un hôpital psychiatrique) tout en donnant un cadre différent à ce nouveau face-à-face entre Alice Johnson et le monstre au chapeau et au pull rayé.

En cette fin des années 80, la New Line sortait un Freddy par an et comme pour le quatrième épisode, L’Enfant du Cauchemar n’a pas été aidé par une production précipitée. Le scénario a été plusieurs fois remanié et n’était pas encore totalement prêt au début d’un tournage aux délais resserrés. Après Renny Harlin, le studio a choisi un autre nouveau venu à Hollywood, l’australien Stephen Hopkins (qui a ensuite réalisé, entre autres, Predator 2 et Perdus dans l’Espace) qui n’a eu que quelques mois à sa disposition pour préparer, tourner et monter le film. Une expérience dont il ne garde pas que des bons souvenirs, notamment à cause des coupes réclamées par la New Line et la censure qui ont selon lui charcuté son travail.

Stephen Hopkins est un grand fan de bande dessinée et ses influences ressortent dans la plupart des délirants visuels, comme les cauchemars des deux protagonistes masculins. Dan devient une sorte de cyborg qui fusionne avec sa moto tandis que Mark, passionné de dessins, est projeté dans un comic-book où il revêt l’identité du héros qu’il a créé pour combattre un « Super-Freddy ». Le paysage onirique ne manque pas non plus de décors accrocheurs, le dernier acte se déroulant dans un cauchemar à la M.C. Escher.

Mais quelques bonnes scènes et des effets efficaces ne suffisent pas à sauver l’ensemble. La formule s’est indéniablement essoufflée, c’est énergique mais un peu trop chaotique, sans grande cohésion, et Robert Englund cabotine de plus en plus. Son Freddy peut être aussi bien fun, avec des répliques qui tuent, que vraiment lourdingue par moments.

Freddy 5 - L’Enfant du Cauchemar n’a pas aussi bien marché que les autres épisodes au box-office (la « Freddymania » n’a pas duré longtemps). Il fait même partie des chapitres qui ont récolté le moins d’argent. Robert Shaye, le boss de la New Line, s’est alors dit qu’il était peut-être temps d’arrêter les frais. Mais comme souvent avec les icônes de l’horreur, La Fin de Freddy - L’Ultime Cauchemar n’a pas sonné le glas des aventures cinématographiques de Freddy Krueger…

So pick up your foolish pride, no going back
No where, no way, no place to hide

Bring your daughter, bring your daughter to the slaughter
Let her go, let her go, let her go

Bruce Dickinson a signé Bring your Daughter…to the Slaughter pour la B.O. de Freddy 5 avant de reprendre le titre avec Iron Maiden.

Mon premier Freddy

La censure à été un vrai problème pour le film. Si je me souviens bien (d’après des photos de production notamment), ça concerne beaucoup la transformation du motard. Mais il y a des scènes qui me restent en mémoire : le calvaire de la mère de Freddy, et la naissance de ce dernier.