Fantastique
Long métrage japonais
Réalisé par Noriaki Yuasa
Scénarisé par Niisan Takahashi
Avec Kojiro Hongo, Kichijiro Ueda, Naoyuki Abe…
Titre orignal : Daikaijū Kūchūsen Gamera tai Gyaosu
Année de production : 1967
Après les résultats en demi-teinte de Gamera contre Barugon, le studio Daiei a fait machine arrière en confiant à nouveau la réalisation à Noriaki Yuasa, le metteur en scène du premier Gamera (qui restera ensuite associé à la franchise pendant toute l’ère Showa), bien décidé à remettre un personnage d’enfant (tiens, encore un gamin à casquette) au coeur de l’histoire et à faire définitivement de Gamera un allié de l’humanité (ce qui n’était pas vraiment le cas auparavant). Un chemin également suivi par le Godzilla de la Toho mais pour Big G le virage vers les films destinés à un public plus jeune n’a pas été pris aussi rapidement…
Si le ton est plus léger, le scénario contient pourtant quelques éléments horrifiques. Gyaos, la menace du film, est un monstre ailé qui ressemble à un hybride de ptérodactyle et de chauve-souris. Dans les premières versions du projet, il était appelé Vampyra car l’idée de Yuasa était de faire de Dracula un kaiju. Et il en reste des traces dans le résultat final car il est dit à plusieurs reprises que Gyaos est assoiffé de sang et ne supporte pas la lumière du soleil. Il dévore même à plusieurs reprises des humains même si la scène est à chaque fois suggérée. Les batailles sont aussi un peu plus violentes compte tenu du rayon supersonique qui sort de la gueule de Gyaos car Gamera est souvent montré en train de saigner (du sang qui n’est pas rouge pour éviter le gore).
Mais à part cela, on est loin de l’ambiance plus sombre du précédent. Le petit Eiichi chevauche Gamora avec un grand sourire (ce qui peut faire penser à L’Histoire sans Fin), il a une place privilégiée auprès des scientifiques et des militaires qui écoutent tranquillement ses suggestions en salle de contrôle…un côté gentiment naïf qui contraste avec le comportement d’adultes pas toujours montrés sous leur meilleur jour (le journaliste couard qui finit bouffé par Gyaos, le conflit entre les ouvriers et les villageois concernant le chantier d’une autoroute)…
Si j’ai préféré le deuxième long-métrage, Gamera contre Gyaos réserve tout de même de bons moments, en équilibrant les péripéties saugrenues (ah, le plan de la toupie) et les morceaux de destruction. Il y a même quelques gags visuels assez croustillants comme celui de la voiture coupée en deux. Gamera est un peu plus visible que lors de sa rencontre avec Barugon et si la tortue géante n’est pas épargnée, elle sait aussi se servir de sa carapace pour varier les coups dans son combat contre un adversaire assez rigide dans ses mouvements.
Et tout ceci se termine sur un générique résumant les trois premiers films et rythmé par le choeur de la première chanson de Gamera, remplacée ensuite par la Gamera March dans Gamera contre Viras en 1968.













