GÉNÉRATION PERDUE (Joel Schumacher)

REALISATEUR

Joel Schumacher

SCENARISTES

Janice Fischer, James Jeremias et Jeffrey Boam

DISTRIBUTION

Corey Haim, Jason Patric, Kiefer Sutherland, Corey Feldman, Jami Gertz, Dianne Wiest…

INFOS

Long métrage américain
Genre : fantastique
Titre original : The Lost Boys
Année de production : 1987

Say hello to the night
Lost in the shadows
Say hello to the night
Lost in the loneliness
Say hello to the night
Lost in the shadows
No one knows

Aux origines du projet Génération Perdue (The Lost Boys en version originale), l’âge des protagonistes devait être plus proche de celui des « Enfants Perdus » de Peter Pan. Dans les premières versions du scénario, les vampires avaient dans les 13/14 ans et leurs Van Helsing personnels, les frères Frog, étaient des louveteaux un peu enrobés de 8 ans. Il y avait un aspect très Goonies voulu par les scénaristes et c’est d’ailleurs Richard Donner qui fut le premier metteur en scène attaché au projet. Mais Donner est finalement passé à L’Arme Fatale, tout en gardant le poste de producteur de Génération Perdue.

Lorsque Joel Schumacher (qui venait de réaliser le drame St Elmo’s Fire avec des stars montantes comme Demi Moore, Emilio Estevez ou encore Rob Lowe) est arrivé sur la production, il a tout de suite demandé à donner un ton plus « sexy et adulte » à l’histoire qui a été remaniée par Jeffrey Boam (Dead Zone). Ce qui est notamment passé par le changement de l’âge des protagonistes (des ados de quinze/seize ans contre des vampires d’une vingtaine d’années) tout en respectant l’analogie aux « Enfants Perdus », le vampirisme en métaphore de ces jeunes qui ne veulent pas grandir.

Suite à son divorce difficile, Lucy Emerson (l’oscarisée Dianne Wiest) emménage avec ses deux fils chez son père dans la ville de Santa Carla en Californie. Le lieu semble paisible, mais Michael (Jason Patric) et Sam (Corey Haim) vont vite se rendre compte que ce n’est qu’une apparence. Le gang de motards qui traîne la nuit entraîne Michael sur un chemin dangereux…et Sam va apprendre l’obscur secret de Santa Carla auprès des excentriques frères Edgar (Corey Feldman, déjà dans Les Goonies) et Allan Frog…

Génération Perdue continuait l’approche de films comme Vampire, vous avez dit vampire ? (qui garde ma préférence), en éloignant le récit de vampires de l’imagerie gothique classique pour l’emmener sur un terrain plus actuel et s’amuser des figures imposées du genre (et elles sont toutes là) en les dépoussiérant. Ici, c’est "Génération MTV", ce qui donne tout de même pas mal de visuels et d’effets tellement ancrés dans cette esthétique années 80 qu’ils ont du mal à supporter le passage du temps.

Mais malgré ses défauts, je m’amuse toujours bien avec Génération Perdue. L’orientation plus « adulte » décrite par Joel Schumacher n’est pas vraiment là, ça reste assez lisse niveau horreur (à part une scène, le sang ne gicle pas vraiment) mais l’atmosphère, entre fantastique et humour, est bien travaillée, le trio formé par le jeune Sam et les frères Frog fonctionne et donne le rythme de la seconde partie du métrage et bien qu’il ne soit pas celui qui a le plus de dialogues, Kiefer Sutherland affiche une belle présence en chef du gang de vampires.

Génération Perdue a connu un bon petit succès à l’été 1987. Joel Schumacher a tenté de monter une suite dans les années 90, sans succès. Cette production Richard Donner est finalement devenue une franchise assez tardivement, avec deux longs métrages supplémentaires sortis directement en DVD en 2008 et 2010, des comic-books et un projet de série TV en développement pour la CW.

200

1 J'aime

Beaucoup entendu parlé, mais jamais vu.

Vu y a longtemps, pas un souvenir emballé, mais c’est bien lointain tout ça…

Jim

Il y a quelques années, tu disais cela sur le comic-shop des frères Frog…^^

Toute la scène du comic shop est sans doute le truc le plus flippant du film. Parce qu’on a l’impression d’être entrés dans une maison de fous, où l’on craint à la fois pour sa santé mentale et pour son intégrité corporelle. Genre, un lieu entre l’antre de dingue et la caverne d’initiés (ou l’inverse).
Cette vision des lecteurs de comics est sidérante (même si elle remplit bien son rôle dans l’intrigue).

Ce Doc m’épatera toujours !
Pratique d’avoir une DeLorean, quand même.

Oui, ça ne m’étonne pas, mais en même temps, c’est si loin que je ne me souviens plus clairement. Mais c’est l’un des passages qui réveille un sentiment vaguement douloureux concernant le film. Et me confirme dans l’idée que je n’ai pas tellement envie de le revoir. Mais je crois que c’est le thème de l’adolescence qui m’enquiquine, en fait. Vu que je déteste Les Goonies et que je trouve Stand By Me soporifique, ce genre de films n’est pas pour moi.

Jim

J’attendais que tu le dises.

Je m’en doutais un peu. Perso, Stand by me fait partie de mes films préférés (et c’est une histoire de Stephen King que j’adore)…et j’aime bien Les Goonies:wink:

Aux Goonies, je préfère mon souvenir de son visionnage dans ma jeunesse : c’est un film qui a pris un sacré coup de vieux, tout de même.
Je l’avais beaucoup aimé à l’époque… En le revoyant récemment, j’ai eu beaucoup moins de plaisir.

Tori.

C’est pas faux, mais il y a encore des choses que j’aime. Pour Stand by me (qui réunissait déjà Corey Feldman et Kiefer Sutherland un an avant Génération Perdue), c’est un film que je revois régulièrement, toujours avec le même plaisir…

Je crois que l’explication est peut-être là : dans les deux cas, je ne les ai pas vus à la sortie (à quinze-seize, impossible d’aller voir un film qui parle de jeunes : ça ne m’intéresse pas beaucoup aujourd’hui, mais quand j’avais presque l’âge des protagonistes, encore moins), et donc je n’ai pas grandi avec, ni vieilli avec (contrairement à, au débotté, Terminator, Indiana Jones, les Star Wars…). Je n’ai pas de rapport nostalgique aux récits, donc aucune affection particulière. Je les regarde avec le décalage des ans, ça n’aide pas.

Jim