GOLDORAK t.1-4 (Gô Nagai / Gosaku Ota)

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J’ai récemment trouvé les quatre tomes de l’édition Black Box de Goldorak. J’avais déjà l’un des tomes de l’édition Dynamic, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de compléter.

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L’occasion a fait le larron et j’ai pris cette édition. Plus grand format, elle propose des tomes assez jolis, bien reliés, avec un chouette papier. Petit bonus pour l’ancien fan de la série animée, que j’ai vue arriver sur les petits écrans à l’époque, la traduction est refaite, et s’aligne sur les choix de Michel Gatineau, responsable du doublage. Donc, contrairement à l’édition Dynamic, le héros s’appelle Actarus, pas Duke Fleed, par exemple.

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Bon, l’histoire, je crois, est connue : les forces de Vega, un empire extraterrestre conquérant, tournent leur regard vers la Terre, objet de convoitise, et lancent l’assaut. Sur Terre, le professeur Procyon a recueilli un jeune homme, survivant de la lointaine Euphor, qui prendra part à la lutte contre l’envahisseur aux commandes de son robot géant, Goldorak. À ses côtés, il y a Alcor, un Terrien courageux que les Japonais connaissent pour tenir la vedette dans des séries précédentes de Gô Nagai, détail qu’ignorent les jeunes Français de l’époque, pour qui ce dernier est une sorte de faire-valoir tout à fait normal.

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Pour le vieux fan de la série, l’un des trucs les plus intéressants (parce que, au final, le dessin de Gosaku Ota, clair et limpide, rond et souriant, mais sans doute un brin torché quand même, n’est pas le point fort de la série), c’est de comparer les différences entre la série animée et la bande dessinée (qui a démarré après, d’ailleurs, tant la Toei était pressée de lancer un nouveau succès sur le petit écran). Par exemple, ici, Actarus est en partie amnésique, et c’est l’arrivée des forces de Vega qui réveille les souvenirs douloureux qu’il garde de son ancienne vie. Alcor y est présenté comme un dragueur impénitent pas loin du queutard, là où le dessin animé nous le présentait seulement comme un bagarreur un peu emporté. Alors oui, la VF orchestrée par Gatineau avait changé des choses (Hydargos apparaissait plus fourbe et tricheur que dans la VO où il est plus va-t-en-guerre), mais ça ne tient pas qu’à ça. Les péripéties même varient, les situations couvrent un éventail plus large, bref, la tonalité générale est différente.

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Pour ma part, je lis lentement, même si les bulles sont peu nombreuses et l’action omniprésente. En effet, malgré les années qui passent, je ne suis toujours pas rompu à l’exercice consistant à lire dans le sens oriental. Il me faut un effort permanent pour guider mon regard, je me perds souvent et cette concentration sur le sens de lecture se fait au détriment de ma compréhension, si bien que je finis par perdre le fil et donc par relire les séquences qui précèdent. Malgré cela, je prends un plaisir sincère à redécouvrir ce petit univers dans une forme assez proche de ses origines, plutôt que par rapport aux souvenirs que j’avais gardés de la série animée.

Jim

C’est probablement une des raisons du succès moindre de Grendizer par rapport à Mazinger au Japon : le fait que Koji Kabuto/Alcor soit un simple faire-valoir et plus le héros.

Ah, oui, forcément, ça n’aide pas à l’immersion.
En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu aucun souci de ce côté, et je passe facilement d’un sens de lecture à un autre, mais je conçois que ça puisse être compliqué pour certains (d’autant plus quand on a été confronté pour la première fois au sens de lecture japonais à l’âge adulte : c’est un peu comme les langues : il faut commencer à en apprendre quand on a encore un cerveau en formation et malléable, c’est bien plus efficace).

Une petite question concernant Goldorak : as-tu également le one-shot par Gô Nagai seul ?

Tori.

Autre question : est ce que l histoire a un début, un milieu, une fin ? Des arcs ? Est ce une formule qui se répète ?

Oui.

En quatre tomes, c’est un peu court…

Oui et non. Les Golgoths se suivent et ne se ressemblent pas… ~__^

Tori.

Hum … 4 tomes …

Oui, c’est une explication bien souvent avancée, et je pense que c’est vrai. Il y a une logique un peu d’univers partagé (d’ailleurs, le tome 2 joue là-dessus) et j’imagine que les lecteurs ou téléspectateurs qui ont été fan des précédentes séries ont dû le vivre bizarrement.

Voilà.

J’ai pas la chronologie en tête, mais je crois que les premiers mangas édités en France dans le sens de lecture oriental, c’est disons la moitié des années 1990, non ? Auquel cas j’avais 25 ans, ce qui me semble déjà un peu tardif. Et en plus, je n’avais pas beaucoup de ronds, donc les mangas que j’achetais, c’était des suites de séries commencées plus tôt, quand tout était dans le sens occidental. Je n’ai pas eu l’occasion de « m’entraîner ».
Quand j’étais prof, vers 1997-1998, je discutais avec mes élèves collégiens, qui lisaient beaucoup de mangas (et de franco-belge) et passaient sans sourciller d’un sens de lecture à un autre. Pour moi, c’était comme observer un super-pouvoir en action !

Non, j’ai un tome de l’édition Dynamic et les quatre volumes de l’édition Black Box.

Jim

À vue de nez, oui. Je te dis ça quand j’arrive à la fin du tome 4.

Pas tant.
Dans le tome 2, il y a la fin d’une saga dans une civilisation souterraine. Et une histoire avec un monstre, qui mobilise les autres robots géants de l’univers nagaïen.
Donc y a des variations, et des diversions.

Jim

Il me semble que le premier était Dr. Slump, dont le premier tome est sorti le 22 mars 1995.

Un ami à moi suivait des cours d’arabe… Le prof écrivait au tableau dans les deux langues en même temps, chacune d’une main… Là aussi, on avait vraiment l’impression de voir un super pouvoir en action (d’autant qu’écrire dans ces deux langues signifie penser dans ces deux langues en même temps !).

Oui, ça, j’ai bien vu. Le one-shot est sorti chez Black box également… Ah, d’ailleurs, on est sur le sujet du one-shot, en fait, si j’en crois les premiers messages ! ~___^
J’ai rectifié, du coup.

Tori.

Merci pour les réponses.

Je dois avouer que l idée que goldorak ait une histoire et une fin autre que bah ça y est, c était le dernier, frise pour moi le paradoxe conceptuel. Limite rupture d anévrisme.

Ah, ben ne le lis pas, alors : tu risquerais d’y passer…

Tori.

Allez, il faut savoir vivre dangereusement !